Tous les articles par Gabriel Musset

« Théorie du film »… Un titre difficilement accessible.

41E2+gbN7qL._SY344_BO1,204,203,200_

Publié par le journaliste et critique de film Kracauer en 1960 aux États Unis, ce gros volume rencontre plusieurs problème impliquant directement la communication de se titre.

  • Projeté en 1940 sur la base d’une expérience de spectateur de cinéma des années 1920-1930, écrit dans les années 50 et donc publié dans les années 60 aux Etats Unis ainsi que bien plus tard en France : Cet ouvrage rencontre un décalage temporel important qui dévalorise ses propos dans un contexte d’une autre époque. La ou il est depuis longtemps un classique, il s’avère nouveaux dans la parution française.

  • La deuxième difficulté est qu’il se dresse face à l’ombre de son géant « De Caligari à Hitler » qui le domine de tout sa puissance sociale. C’est donc très difficile de promouvoir la « Théorie du film » parmi le reste de ses œuvres.

  • Ensuite vient le fait notoire relié à la première cause ; il est difficile de comprendre l’auteur. Il faut presque le redécouvrir car le moment ou il à écrit et pensé cet ouvrage, il n’avais pas le même courant de réflexion que lors de la parution du livre. En effet à ses début Siegfried était fortement influencé par la sphère culturelle de la Weimar ce qui est naturellement normal.

Il est donc pas évident pour les lecteurs de se plonger dans cette « théorie du film » toute chamboulée par le temps…

Tolérance répressive, toujours est-elle ?

tolrance

C’est le nom d’un essai rédigée par Herbert Marcuse en 1965. En effet le titre est clair et parle donc de tolérance et de répression. Mais qu’est-ce que la tolérance répressive politique ? La réponse à cette question peu être de même clairement formulée : c’est une démocratie totalitaire.

La violence et la répression sont adoptées, pratiquées et défendues aussi bien par les gouvernements démocratiques qu’autoritaire. Leur tolérance n’est que formelle et permet à la société de laisser croire qu’elle offre des libertés comme celles de se rassembler, de penser, de s’exprimer, etc… mais ceci n’est bien qu’une illusion. Les gouvernements ne tolèrent que ce qui ne tolère pas l’action révolutionnaire ; La tolérance est étendue à des politiques, des états et des modes de comportement qui ne devraient pas être tolérés parce qu’ils font obstacle au changement tout simplement. La répression y est finalement totale.

Un exemple concret s’est produit du vivant de Herbert Marcuse et qui a radicalement changé son rythme de vie. Selon lui, c’est la tolérance répressive qui a autorisé la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne. Cette sorte de tolérance renforce la tyrannie de la majorité d’un parti contre laquelle se sont élevés les libéraux authentiques.

En France à aujourd’hui, lorsque l’on dispose d’une démocratie démocratique bien assise ; faudrait-il se poser la question de savoir si la tolérance répressive règne ? La réponse est toujours claire. La France rentre doucement dans la description…

Média chaud ? Ou média froid ?

hotcold

Le média chaud est caractérisé par McLuhan comme étant un média qui apporte tellement d’informations, que finalement celui ci n’engage qu’une très petite participation du spectateur. En effet on utilise le mot spectateur plutôt qu’auditeur car le média chaud se focalise essentiellement sur le visuel alors que le média froid sur l’audition. Cependant ce dernier (le froid) requiert une forte participation intellectuelle et cognitive pour suivre et comprendre ce média, on peut prendre l’exemple de la radio dont l’information sensorielle de l’ouïe est plus dur a restituer que le visuel.

Cependant les concepts de média chaud et de média froid restent incertains et peu élaborés et même critiqués. Par définition, en classifiant un média dans une catégorie, celui ci ne peut pas aller dans un autre ; ceci pose problème pour les nombreux lecteurs sidérés concernant des média comme la télévision qui est classé par McLuhan dans les médias froid. En effet la télévision suscite d’ordinaire une participation moindre que celle qu’exige la radio. Finalement la télévision, c’est aussi bien de l’acoustique que du visuel…

Mais où se cache Liu Bolin ?

Lors de notre vadrouille dans les rues de Clermont Ferrand, entre deux séances de court métrage, nous sommes tombé nez à nez devant une exposition présentée par la mairie: Mais où se cache Liu Bolin ?

Liu Bolin est un artiste Chinois de 42 ans, sculpteur et photographe. Issu des Beaux Art de Shandong et Pékin, il expose à aujourd’hui dans le monde entier. Son exposition de Clermont Ferrand reflète et traite de son surnom; c’est à dire « l’homme invisible ».

En effet, ce petit tour fort enrichissant nous montrait un Liu Bolin caché dans le  paysage urbain grâce au maquillage et à la peinture. Certaines photos étaient plus saisissante que d’autre mais globalement, on peut dire qu’il excelle dans l’art du camouflage.

Je ne regrette pas cette petite pause culturelle.

liu-bolin-forklifts-ny1

 

Liu-Bolin-série-cacher-dans-la-ville-Italie

Tendance cinématographique – Édition 2015

Même si je ne suis pas allé auparavant aux ancien festivals de Clermont Ferrand, ni suivit les tendances cinématographique des courts métrages en général, je dirais que beaucoup de réalisateurs sont sortis des sentiers battus pour aller se risquer à l’inconnue et à l’audace. Je dirais que quelques un se sont orientés vers la dénonciation de la prostitution qi était un sujet très abordé, mais au final ce n’est pas évident à traiter car ils nous en montrent tout autant…

Mise à part ça, je trouve que les séances labo sont bien présentées mais pourrait être encore mieux valorisées ; je pense sincèrement que ces nouvelles tendances seront les précurseurs du cinéma de demain, en restant dans le registre art et essais bien entendu. Ceci reste à voir…

Mon top 3 des meilleurs courts métrages de CF-2015

En première place, « People are strange » – 2014

clermont-2015-regardez-le-court-metrage-people-are-strange-de-julien-hallard,M195466

Ce métrage est bien adapté au court, même si on en redemande car la mise en scène et le scénario sont très bien ficelé et apporte bien à l’humour piquant de Julien et Aldo ; deux bras cassés essayant de dissimuler les os de Jim Morrison en dépit de la loi. Un petit film plein de fraîcheur et de naïveté.

En seconde place, « Loop Ring Chop Drink » de Nicolas Ménard -2014« LOOP RING SHOP DRINK »

Court métrage d’animation présentant la vie complexe de quatre habitants d’un immeuble. Ceux-ci présentent chacun une particularitée spécifique comme une « accro » aux jeux internet, un cleptomane alcoolique, un solitaire dépressif et un homme au cœur brisé. Cette petite histoire, efficace aussi bien en humour décalée qu’en graphisme flat-design avec un petit grain pour un rendu parfaitement rodée.

En troisième place, « Think Big » de Mathieu Z’Graggen – 2013

safe_image

Michel, technicien de surface dans un club de vacances pour chats, ne supporte plus son entourage et décide de partir… nulle part. Le travail sur la personnalité des personnages est bien construite, ce qui apporte à l’intrigue principale une touche de comédie bien dosée. Michel ne sait pas où aller et ne le saura jamais…

Bilan du Festival de Clermont Ferrand – 2015

Festival intense et riche en émotion, Clermont Ferrand nous propose pour cette année 2015 un panel de courts métrage très variés et intéressants sur le plan narratif, découpage, montage, son et idées.

Pendant ces 3 jours d’errance entre une salle de cinéma à une autre, nous avons pu découvrir les nouvelles tendances cinématographiques et essais afin de nous remplir la tête de plein de bonnes choses. Notamment pour les séances labo qui ne payent pas de mine; ce sont des courts métrages débordant de créativité assez subjectifs et ne pouvant pas plaire à tout le monde évidement…

En effet, celles-ci nous font sortir des sentiers classiques permettant de développer une nouvelle ouverture d’esprit. Si cela reflète une part du « nouveaux cinéma », j’en suis !

Que dire de plus sinon ? Ce fut une superbe expérience, à refaire. Je vous le conseille vivement !

Portrait Sonore: Un senior connecté…

Gérard Arletti. 85 ans, retraité et connecté.

Ce samedi 31 janvier, je m’infiltrerais dans son domicile pour étudier et comprendre comment ce grand père a découvert la technologie et quel intérêt celle-ci à pour lui. A-t-il appris tout seul ? S’est-il entouré de personne pour l’aider dans cette nouvelle aventure dans le nouveaux monde ? Que fait-il de ses longues journées sur internet ?

Toutes les réponses à ces questions que je me pose, permettront de compléter ma recherche sur l’adaptation des personnes âgées dans le monde des nouveaux média, de manière plus directe et intrusive.

Il ne reste plus qu’à attendre le jour J…

Happy Papy !

Pour finir cette série d’article, je souhaite à présent vous faire partager une vidéo.

Lorsque la chanson Happy de Pharell Williams est sortie, de nombreux groupe de personnes ont refait le clip en s’inspirant de l’original. En restant en lien avec mon sujet de recherche, vous pouvez facilement deviner que ce groupe de personne est sans nulle doute des personnes âgées.

« Happy Papy », c’est donc une vidéo/clip qui reprends la chanson Happy dans une maison de retraite. Au début il est mentionné : « Vous avez peur de vieillir. Mais vous n’avez sans doute jamais visité les maisons de retraite du GROUPE SOS SENIORS ». En effet ceci est assez originale car ça reprend l’idéologie de flash mob et suit les tendances des nouveaux média, à n’importe quel âge qui plus est ! Évidemment ce clip à un autre sens, bienfaiteur pour les personnes âgées de cette maison de retraite, mais aussi pour promouvoir le Groupe Sos Seniors qui s’occupe de redonner de la joie et de la bonne humeur dans des lieux où celle ci n’est des fois, pas présente.