Tous les articles par Tiphaine

Tiphaine, 18 ans, étudiante en communication et création numérique. Passionnée de photographie, de cinéma, de voyages...

The Boss

Dans le cours de modèles théorique de communication de masse nous avons pu voir de nombreux auteurs. Il était intéressant de mettre en lien les théories des auteurs avec des phénomènes actuels. La plupart des auteurs partagent une certaine révulsion envers le capitalisme et la société actuelle. Leurs idées peuvent être proches  et parfois un peu difficiles à distinguer les unes des autres.

L’auteur qui m’a le plus marqué est Roland Barthes notamment avec La Chambre claire. J’ai trouvé sa réflexion très pertinente, notamment avec le terme de punctum. Si la photographie vous intéresse je ne peux que vous le recommander.

Sur ce, bonnes vacances!

Faites comme Chris… Ah bah non en fait

En 2014 sortait le film American Sniper de Clint Eastwood, un biopic sur le tireur d’élite Américain, Chris Kyle. Cette figure iconique de l’armée américaine avait été encensée. Comme Alekseï Stakhanov en URSS (un homme inventé de toutes pièces par les dirigeants qui effectuait des résultats impressionnants en tant qu’ouvrier) , il est montré comme un homme exemplaire qui peut être un modèle pour les générations à venir. Continuer la lecture de Faites comme Chris… Ah bah non en fait

Vous avez vraiment besoin de ça ?

Attendez…  Vous êtes un homme et vous ne vous brossez pas les dents avec le nouveau Signal White Now Men?  En 2014, la marque a sortie sa gamme de dentifrice men. Il paraît pourtant normal d’utiliser ce produit, s’il existe il y a bien une raison.

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Herbert Marcuse est un philosophe allemand du XX° siècle. Il est considéré comme un des piliers de l’école de Francfort (à l’origine de la théorie critique des médias). Ses deux ouvrages de renom sont : Heros et civilisation (1964) et  L’homme unidimensionnel (1955). Marcuse y critique  radicalement la société contemporaine. Il considère la société comme totalitaire et restrictive alors qu’elle se dit démocratique. Elle fait taire la critique et ne laisse pas vivre ceux qui ne s’adaptent pas à elle. Marcuse souligne trois phénomènes de cette société : la société impose la maîtrise des besoins, l’uniformisation de la société en une grande classe moyenne et pour finir la stérilisation de la culture. 

Le point sur lequel je vais m’attarder est la maîtrise des besoins. En effet, Marcuse explique que la société créé et standardise des besoins qui ne sont pas vitaux. Ces fausses envies nous poussent à acheter plus que le strict nécessaire pour avoir une qualité de vie dans la norme et par conséquent à travailler encore plus pour pouvoir se le payer. Cela alimente la machine économique qui par conséquent recommence. Lorsque les besoins primaires (manger, boire, dormir…) sont satisfaits, il nous paraît important de continuer à acheter des choses qui ne nous sont pourtant pas nécessaires. Le fait d’avoir un confort de vie est bien sûr important mais les marques vont maintenant trouver des alternatives inutiles pour nous faire payer plus cher un produit qui vous correspond soit disant plus ( c’est vrai que les dentifrices basiques ne conviennent pas aux belles dents des vrais hommes).

Un article qui regroupe des produits destinés aux hommes, ils ont tout compris !

L’hyper-réalité des spectacles


Jean Baudrillard est un philosophe français du XX
ème siècle, dont les pensées ont été connues internationalement et appréciées notamment aux Etats-Unis. Baudrillard dans Simulacres et simulation (1981) aborde le sujet de la réalité. De son point de vue, nous sommes entré dans une ère où le réel a disparu pour laisser place à sa copie, tellement réaliste soit dit en passant, que nous ne percevons pas la différence. Il n’existe plus de référentiel, seulement des substitutions. Il qualifie ce phénomène de crime parfait, car personne ne se rend compte de la supercherie. Il met cela en rapport avec notre système de signes (d’images). Il est en effet de plus en plus présent dans notre quotidien, et ce sont ces images qui nous induisent en erreur car elles sont facilement falsifiables.

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Vous ne pourrez bientôt plus perdre votre portable

Marshall MacLuhan est un chercheur canadien marginal du XX siècle. Ses écrits ont d’abord été encensés puis boudés par les intellectuels car considérés comme étant trop expérimentaux et pas assez sérieux. Il a étudié notamment le déterminisme technologique : les médias déterminent une partie des hommes à tel point qu’ils nous renseignent sur l’homme social. Il considère que nous sommes entrés dans la galaxie Gutenberg, c’est à dire une ère de l’électronique et du numérique. Il évoque même le fait que les médias soient une extension de l’individu comme une prothèse que l’on vient greffer au corps. Continuer la lecture de Vous ne pourrez bientôt plus perdre votre portable

JR dans la rue


Récemment JR a fait disparaître la pyramide du Louvre.

Son vrai nom est Jean René et cet artiste français s’est fait connaître grâce à ses différentes séries de collages. Nous pouvons citer dans les plus connus Women are heroes, un projet qui consistait à afficher dans de nombreuses villes du Brésil, Kenya, Liberia, Cambodge, Sierra Leone et d’Inde, le visage de femmes sur des grandes affiches.

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Il a également placardé des photos sur la « barrière de sécurité » c’est à dire le mur qui sépare les Palestiniens des Israeliens. En plus d’être illégale,  l’oeuvre Face 2 Face a beaucoup fait parler d’elle vu que les portraits en question étaient ceux des personnes de l’autre coté du mur faisants des grimaces ( les Israéliens voyaient les Palestiniens et inversement). Il a fait en quelque sorte tomber ce mur en béton avec cette oeuvre. Ces clichés reposent la plupart du temps sur une vision positive du monde qui tend en tout cas à le rendre meilleur. Continuer la lecture de JR dans la rue

Les Hach Winik et la perte d’aura

Hach Winik signifie « vrais hommes » en maya.

chiapasCe peuple, d’indien Lacadon, vit dans le la forêt du Chiapas. Leur culture provient des mayas en particulier leur religion. A l’origine, ils vénèrent Hach Ak Yum (leur créateur) ainsi que  de multiples dieux et déesses en rapport avec la nature. Mais lorsqu’un indien ne veut plus honorer ses dieux il doit alors aller l’enterrer dans la forêt pour qu’il repose en paix. Cependant dans les années 1930, des pasteurs sont venus pour les convertir au catholicisme, ce qui n’a pas toujours été accepté mais petit à petit les Hach Winik ont changé de religion. Certains pasteurs forçaient les indiens à bruler leurs encensoirs et statuettes ce qui était contraire à leur religion. Une minorité de jeunes aujourd’hui ai malgré tout , encore inspirée par les dieux de leurs ancêtres mais la plupart de leurs statuettes ont été détruites ou enterrées.HachWinik08_bigthumb Continuer la lecture de Les Hach Winik et la perte d’aura

Comment gagner $10,000 dollars en seulement 3 heures?

C’est assez simple car aujourd’hui des marques proposent de se faire tatouer leur logo ou leur slogan contre une rémunération. Ce concept américain à la base (oh mais quelle surprise !)  s’est répandu il y a environ 5 ans notamment grâce à la chaîne de casinos « Golden Palace ». Le salaire pour chaque tatouage varie en fonction de son emplacement (le  front est l’endroit qui est le plus rentable) et également  s’il est permanent ou ne reste « que »  3 mois.  Continuer la lecture de Comment gagner $10,000 dollars en seulement 3 heures?

Retour sur mon portrait sonore

Pour mon portrait sonore j’avais décidé d’interviewer Marie Richardier, qui est à l’origine de l’association Handicap International avec son mari Jean-Baptiste. L’angle  que j’avais choisi était la naissance du projet : pourquoi s’être lancé dans cette aventure? Le documentaire devait faire 3 minutes et je me suis vite rendu compte que cela allait être difficile de respecter cette consigne. Quand l’interview a été fini j’avais 13 minutes d’enregistrées, et le montage n’a pas été des plus simple. J’arrivais difficilement à descendre en dessous de 7min car il y avait trop de choses intéressantes et les enlever ne s’avérait pas facile. Ce qui m’a beaucoup plue avec ce portrait, c’est que le sujet m’intéressait et j’ai vite senti que sans l’image, le caractère de Marie serait bien présent.

 

 

Après avoir  fait ce documentaire sonore, j’ai été une peu frustrée de devoir enlever tant de matières, ce qui donne une interview peu aérée. J’ai cependant beaucoup aimé cet exercice car ce fut une rencontre très émouvante et enrichissante. A refaire.