Tous les articles par Tiphaine

Tiphaine, 18 ans, étudiante en communication et création numérique. Passionnée de photographie, de cinéma, de voyages...

Mon projet de portrait sonore : création d’un projet humanitaire qui a réussi

Marie Richardier est à l’origine avec son mari Jean-Baptiste, de l’association Handicap Internationnal. Le projet de deux personnes, qui s’est construit au cours d’un voyage à la base touristique. Aujourd’hui Marie ne fait plus partie de l’entreprise et revient sur le début de l’aventure.logo

Je trouvais intéressant d’interroger cette jeune femme, qui alors qu’elle n’avait aucune expérience médicale a posé des prothèses à des centaines de personnes.

Mon angle sera : comment cette aventure a commencé ? J’en profiterais également pour l’interroger sur la création de son métier.

Bilan du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Après avoir passer trois jours (un peu pluvieux) à Clermont, il est temps de faire un bilan sur cette nouvelle expérience.

J’aime beaucoup le format de festival car un lieu où nous vivons à un tout autre rythme.  Il est possible de rencontrer des réalisateurs dans n’importe quel café, de croiser des critiques ou créateurs de sites de VOD( vidéo à la demande), tout en profitant d’un nombre considérable de projections. Ce festival regroupe des films de nature très différentes et chacun peut trouver quelque chose qui lui correspond. Les catégories  les plus intéressantes, pour ma part, étaient Labo, Suède et International. Je suis passée par pas mal d’émotions au cours de ses 72h, pas marquée par tout, mais par une petite dizaine de court-métrages.

Ce festival est un concentré d’inspirations pour mes prochains projets et m’a appris de nombreuses leçons que ce soit sur le plan technique ou artistique.

 

Top 3

La Classe de Bachelor de Communication et de création Numérique  a pu aller au festival du court-métrage 2016 à Clermont Ferrand pendant 3 jours. Après une 20 taine d’heures de visionnage voici mon top 3 de court-métrages dans les différentes catégories.

  • Des  Millions de larmes de Natalie BEDER  (National)

des-millions-de-larmesUn homme qui sur la route pour une raison inconnue fait la rencontre d’une jeune fille voyageant seule dans une station service. Débute alors une aventure à deux, un bout de chemin partagé trouvant chacun son compte : la fuite de la solitude. Une ballade le long de paysages pluvieux de la région PACA qui plonge le spectateur dans une ambiance particulière .

Un court métrage plein d’émotions et  tout en retenu qui traite de la relation père-fille d’une autre façon. En effet,  cette relation n’est pas acquise et se crée tout au long du film, ce qui la rend d’autant plus touchante.

  • The Manliest man de Anuj GULATI ( International)

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Au coeur de l’Inde, dans un petit village une famille accueille sa deuxième fille. Une situation délicate car chaque famille doit avoir au moins un fils. Le père est alors accusé et tout le village va faire son possible pour apporter un fils à cette famille. Un court-métrage qui traite de la vie difficile dans les villages isolés, avec les jugements que chacun porte sur les problèmes personnels des autres mais aussi des castes sociales qui influent encore sur la hiérarchisation des villages. Le tout raconté avec des images de très bonne qualité et une morale.

  • The Atom station de Nick JORDAN ( Labo )

519293678Sur des paysages de l’Islande industrielle, W-H AUDEN lit son poème  » Voyage en Islande » (1937) et Ömar RAGNARSSON, un écologiste parle des problèmes actuels de ce pays dus à la pollution. Les paysages naturels sont un support tout à fait adapté aux propos et l’organisation des plans est bien exécutée.

BONUS :

  • Music for one apartement and 6 drummers d’ Ola  SIMONSSON & Johannes Stjärne NILSSON (Suède)

Ce court-métrage musical est bien plus léger. Cinq hommes et une femme s’infiltrent dans l’appartement d’un vieux couple, non pas pour voler des biens mais pour faire de la musique dans les différentes pièces : cuisine, chambre, salle de bain et salon. Si au début leur passage peut passer inaperçu, les dégâts vont crescendo jusqu’a créer un désordre conséquent.  Les morceaux créés sont dignes de musiciens et le résultat, malgré l’image de mauvaise qualité est réussi.

Music for one apartment and six drummers par Naly

La où les grands esprits se rencontre

Pour mes articles je me suis largement inspirée des oeuvres que j’avais pu voir lors des Rencontres de la Photographie d’Arles. Cet évènement créé par Lucien Clergue en 1970, est une exposition de photos à travers toute la ville. J’ai assisté aux deux dernières saisons et depuis j’ai bien l’intention d’y retourner chaque année. En effet, les artistes exposés sont connus ou non (ce qui permet d’en découvrir de nombreux) et les photos sont regroupées par thèmes dans les différents bâtiments. Cela permet de visiter la ville qui est très chaleureuse !

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Lucien Clergue a créé cet évènement avec des amis photographes et mLCalgré leurs doutes au début, il remporte aujourd’hui un franc succès. Leur idée de départ était simple: rendre sa juste place à la photographie qui à l’époque n’était pas considérée comme un art.

Aux murs sont accrochés des oeuvres de figures de la photographie mais aussi des amateurs  proposant des clichés retenus par le jury. On y retrouve par exemple Martin Parr, Sandro Miller ou encore Stephen Shore, des univers très différents mais chacun très intéressant.

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Stephen shore
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Stephen Shore
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Sandro Miller
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Sandro Miller

Je vous recommande sincèrement cet évènement ( qui en plus est gratuit pour les mineurs !) et qui mérite le coup d’oeil.

La frontière entre la propagande et la vie réelle

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Harvest Time

La Corée du Nord reste un pays assez obscure pour les occidentaux. Isolé , il ne transmet pas ou peu de données ce qui ne permet pas de pouvoir considérer la vie quotidienne là-bas…

Alice Wielinga est une jeune photographe néerlandaise est partie en 2013 en Coréen du Nord. Avec un traducteur ( qui était là pour l’éloigner des sujets sensibles plus que pour lui permettre de communiquer) elle a visité des hôpitaux, des marchés et a parcouru les recoins de ce pays qui reste un mystère. Au cours de son séjour, elle a pu capturer des instants et des scènes de la vie quotidienne .  Elle a choisit ensuite de retravailler ses clichés en mêlant photos et cartes de propagande. Ses cartes sont censées représenter la vie des Nord-Coréens, du moins c’est ce que l’Etat veut faire croire au monde. Continuer la lecture de La frontière entre la propagande et la vie réelle

Argent et grosses fourrures

Nous vivons pour notre argent. 

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C’est un des problèmes qui est régulièrement évoqué de nos jours. Herbert  Marcuse (1898-1979), un allemand philosophe,mais aussi sociologue qui étudiait également l’économie politique a travaillé sur ce sujet. La plupart de la population n’agit que pour s’enrichir car être riche voire très riche est toujours bien vu. Des modes sont lancées et il est « normal » de dépenser des milles et des cents pour obtenir ce qui est tendance, qui plait à la société et qui permet de s’intégrer sans faire de vagues. Marcuse, qui s’appuyait entre autre sur les travaux de Marx, dénonçait violemment le capitalisme et l’aliénation (le fait d’être étranger à soi même) qui lui était propre. La société veut faire croire que cette aliénation est saine et nécessaire alors que ce n’est pas forcément le cas. 

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Réserve d’organes

Le monde doit il toujours aller plus loin ?

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Le film The Island (2005) de Michael Bay propose d’imaginer que serait le monde s’il existait une assurance vie qui serait sous la forme de clones. Chaque clone correspond alors à un individu en particulier et lui sert de réserve d’organe en cas d’accident. Nous évoluons aux cotés des clones sans savoir leur origines, ils semblent seulement être les seuls survivants d’une catastrophe naturelle et sont par conséquents enfermés dans un bâtiment. Le film dénonce  l ‘égoïsme et  la cruauté des « vrais »  humains qui considèrent que les clones sont que des vulgaires machines et n’ont aucune pitié envers eux. Ils n’ont pas de d’intérêt pour le monde à par faire vivre d’autres personnes. Le spectateur est alors touché et ému par le destin de ces personnes condamnées à mourir sans avoir vraiment vécu.

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Parce qu’on l’aime bien notre planète

Notre société est de plus en plus confrontée aux problèmes qui concernent l’environnement.  La COP 21 qui va bientôt avoir lieu en est une bonne preuve. Pour limiter les dégâts, il faudrait freiner l’augmentation des températures à 2°C sur les 100 prochaines années. Pour cela, l’Etat met en place des restrictions et des amendes, qui depuis quelques années sont prises plus au sérieux et ont augmenté poussant alors les entreprises à préférer la dépollution aux taxes.

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Derrida face à Barthes

Jacques Derrida est un philosophe post-structuraliste français qui a entre autre été professeur à l’ENS ( Ecole Normale Supérieure). Il est également très connu aux Etats-Unis principalement pour sa théorie sur la décontraction mais également pour ses thèses sur la différance ou encore sur la phénoménologie. La déconstruction vise en effet à disséquer le texte pour trouver son sens caché, ce qui lui permet d’être intéressant en fin de compte.

Un texte n’est un texte que s’il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d’ailleurs toujours imperceptible. »

Cette théorie a été de nombreuses fois remise en cause mais elle reste l’oeuvre centrale de Derrida. Déconstruire ce n’est pas détruit, au contraire, c’est analyser pour trouver l’essence même du texte.

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