Tous les articles par Julien

18 années d'existence, je suis depuis cette année 2015 étudiant en BCCN (Le Bachelor de L'Institut Marc Perrot en Communication et Création Numérique). Désireux depuis longtemps de pouvoir mettre en forme mes velléités de création, mais n'ayant ni les outils, ni les compétences, je me sens particulièrement heureux dans cette formation. Passionné de plein de choses différentes, avec des préférences pour le cinéma, les jeux vidéos et le contact humain, j'attendais depuis longtemps de pouvoir faire des travaux motivants en groupe, et je suis comblé ! En espérant que vous ayez plaisir à me lire, salutations chaleureuses ! Julien <3

Interactivité et participation du public a l’art numérique

Pour le premier cours d’interactivité, nous avons eu un texte à étudier et à résumer en quelques mots. Le texte suivant, tiré du chapitre premier du livre « Interfaces Numériques » dirigé par Imad Saleh, traité de la présence du numérique comme nouvelle forme d’art. Mais cette nouveauté est différente des formes d’art « classiques » au sens où souvent l’interface, c’est à dire l’aspect technique de la chose, sera plus spectaculaire que le résultat en lui même. Là où la beauté dépend du ressenti de celui qui admire, ici la beauté dépendra de l’expérience de « l’utilisateur » de l’objet numérique. Un pendant doit être trouvé par les artistes entre fonctionnalité et esthétique, afin de combler au mieux les clients. De plus en plus, la relation entre utilisateur et « œuvre », œuvre qui finalement est jeu vidéo, film 3D, installation, etc.. est au centre de l’attention des concepteurs/artistes. La question sera autant de former un lieu presque théâtral ou l’utilisateur pourra bouger, mais en donnant une profondeur nécessaire a l’oeuvre dans le même temps.
Internet à servi, depuis sa création, à émanciper ces oeuvres, et plusieurs sortes d’expériences ont vu le jour : l’envoie de mails artistiques, la création de jeux en ligne, en temps réel, comme des sortes d’enquêtes, le Web-Documentaire,  Oeuvres collectives sur Internet, etc…
Le net art doit être tangible, logique, doit être doté d’une communication solide, et ainsi doit fidéliser son public, pour arriver à la finalité où le public s’est approprié son oeuvre et va la faire vivre, la partager.
Il y a plusieurs façons de vivre ces expériences, une linéaire, à la manière d’un livre, d’autres plus participatives, immergeant le visiteur dans une histoire, le responsabilisant, etc..

De mon point de vue, ce genre de dispositifs crée un intérêt nouveau à Internet, et dans ma vision de la création numérique, me semble essentiel. Après tout, la « Création » numérique renvoie autant à l’art qu’à des besoins plus commerciaux de ces capacités de création. Ainsi, le cours qui commence à l’air intéressant, dans des domaines que je ne connaissais pas encore, et j’ai hâte de poursuivre sur cette voie. Cela peut aussi aider à comprendre le concept de nat art, et certaines œuvres d’art contemporain qui se servent de cette création numérique en ce sens. Pouvoir donner un sens autre à l’utilisation de la suite Adobe me semble être une idée intéressante.

Conclusion des cette analyse sur les Mass Medias 9/9

On a pu observer et découvrir au long de ce semestre de nombreux auteurs peu étudiés en Europe, et il est assez intéressant de nous y pencher en essayant de créer des parallèles avec notre réalité contemporaine

J’ai apprécié l’étude de ces auteurs, et je continuerai de m’y intéresser, les liens avec des problèmes crées par la sur-médiatisation, l’avènement de la pop-Culture/consommation (et je pèse mes mots !) et les réseaux sociaux rendant ces réflexions presque illimitées, et en bien cette fois ci !

Une expérience instructive =)

Guy Debort, Mass Media 7/9

Guy Debort est un essayiste, poète, écrivain, théoricien français, qui écrit en 1967  « La société du spectacle« . Cet ouvrage va nous intéresser, car il théorise le spectacle. Critique virulent de la société du spectacle, il y décrit la vie comme dominée par la marchandisation.

Dans la droite lignée des auteurs traitant de la frontière entre réalité et irréel, tel Baudrillard, qu’il a d’ailleurs connu, il parle de la société de consommation comme « société de spectacle ».

Ici est facile le rapprochement avec notre dur quotidien : Les réseaux sociaux sont l’incarnation de la société de spectacle, dont photoshop est le fer de lance. La culture de la sur-représentation est omniprésente, chaque membre d’un réseau social se devant d’être le plus beau possible, le plus sexy, le mieux habillé…

Cette obligation de bien présenter conduit à des dérives, une starification exacerbée, et de nombreux soucis qui en découlent.

Jean Baudrillard, Hyper-Réalité et craintes. Mass Media 6/9

Gourou, philosophe, poète, on ne le sait pas. Il se définissait comme un penseur, et est décrit comme « théoricien de la société contemporaine ». Jean Baudrillard, un français, est l’auteur de vastes réflexions dans des domaines différents. Il critique aussi la société de consommation, mais refusait de se donner une quelconque couleur politique.

« Simulacres et simulations« , daté de 1981, est l’ouvrage sur lequel nous allons nous pencher ici, il est l’auteur qui conceptualise « L’Hyper-Réalité ». Ici se pose une question cruciale, la question de la distinction entre imaginaire et réalité.

De nombreuses œuvres ont traité de ce sujet, telle que « Alice in Wonderland » (« Alice au pays des merveilles »), de Lewis Carroll. L’écrivain britannique met en scène Alice dans un monde où les lois de la physique n’ont pas cours, traitant de la notion de réalité, et d’imaginaire surtout. Le domaine des rêves est aussi intéressante, le principe de rêve lucide coïncide bien avec ce sujet.

La question est d’actualité, car en effet la réalité virtuelle ne cesse de prendre de l’importance : De nombreux jeux vidéos tentent au mieux de reproduire la réalité, quel que soit leur genre : Simulations en tous genres, jeux de sport, de guerre, les ennemis et intrigues, ainsi que les PNJ (Intelligences artificielles qui interagissent avec le héros), se doivent d’être de plus en plus réalistes. Ces simulacres de vie posent la question des intelligences artificielles.

Ces questions éthiques sont de plus en plus préoccupantes.

Sigfried Kracauer, la notion de Réalité. Mass Media 5/9

Sigfried Kracauer est aussi un penseur de l’École de Francfort, il écrit dans les années 50 autour du cinéma. Comme les autres penseurs de l’École de Francfort, il est Marxiste d’influence, et parlera du cinéma comme moyen de décrire la psychologie de la société allemande de son siècle.

Dans « De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du film allemand », il ouvre la voie à la sociologie du cinéma, car le film est selon lui : « le genre le plus apte à saisir la réalité dans ce qu’elle a d’illimité, de transitoire et de dispersé ». La notion de réalité est quand même une constante dans l’histoire du cinéma, qui comporte des exceptions toutefois :

la première exception est évidemment le cinéma non réaliste, alors me direz vous : « le cinéma est rarement réaliste », certes. Mais certains genres créent de nouvelles réalités, des réalités alternatives, des réalités futures ou passées, des univers merveilleux où apocalyptiques encore, où l’homme tient une bonne place, que cela soit dans la problématique du « produit culturel » (englobe tout types d’œuvres, audio-visuelles, livres, etc), ou par métaphore.

Enfin, je voulais citer le film « The Truman Show », qui lui crée une méta-réalité effrayante. Dans ce film, Truman ( »L’homme vrai », en anglais, quelle ironie douce-amère) est un habitant heureux, avec une vie heureuse, mais qui s’avère n’être qu’un simulacre télévisuel. Ce film soulève deux questions, quelle est la réalité, jusqu’où va-t-elle, et quel rôle joue la télé-réalité ici ?

La réalité, par le cinéma, se doit, selon Kracauer, d’être saisie par le spectateur, mais dans ces cas là, ce film, et le nouveau spectateur voyeur proposé par la télé-réalité, la réalité ne me semble pas vraiment saisissable. Un exemple qui aurait pu être pertinent aussi, et que je me ferais un plaisir de débattre en commentaires, Matrix !

A vos commentaires =)

 

Source : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/29/gros-plan-sur-un-monde-en-miettes_1344342_3260.html

Herbert Marcuse, la Perte de Liberté. Mass Media 4/9

Marcuse est un Philosophe de l’école de Francfort, pleinement. Allemand donc, né en 1898 et mort en 1979, il écrira lui autour de Marx et du capitalisme, prônant des idées libertaires. Il aura une influence très marquée sur les mouvements étudiants de la fin des années 60 en Europe et aux États-Unis.

Il critique les répressions opérées et par le communisme, par la bureaucratisation, et par le capitalisme, par la consommation, qui prive de liberté. Dans son Ouvrage « L’homme Unidimensionnel », écrit en 1964, et publié en français en 1968 (tiens, hasard?), il explique l’intégration de la classe ouvrière dans le capitalisme.

A l’heure où les Trente Glorieuses battent leur plein, il parle de la consommation, en lien direct avec l’influence des mass média : Si la consommation à outrance est rendue possible, c’est parce que les mass medias permettent de savoir qu’il y a de quoi consommer ! Il aura beaucoup étudié Freud, et lie la psychanalyse avec son analyse du marxisme.

Se crée ainsi pour Marcuse une uniformisation des désirs et des besoins par le capitalisme, et étant donné qu’il a théorisé le désir, (inventeur du concept selon lequel le sexe serait en fait « Eros », et serait instrumentalisé (image de la femme dans la pub, par exemple)), la réflexion est intéressante. Les individus s’asservissent eux-même, et reproduisent cet asservissement (au fond, consommer, est-ce grave?).

Son influence aujourd’hui est prépondérante aux États-Unis, il est toujours considéré comme un penseur majeur. Néanmoins, en France sa pensée n’a pas le même impact, et pourtant les notions de « consommation » et de « mass media » n’ont jamais été autant présentes. La consommation aujourd’hui tient du domaine audio-visuel. L’invention d’Internet permet à qui veut d’accéder à des vidéos partout, tout le temps,et de manière quasiment infinie (Chaque minute, 100h de vidéos sont chargées sur la plateforme de partage de vidéos « Youtube »). Cette sur-consommation, gratuite, enferme les gens dans un cercle vicieux, et je m’inclus ici dans le lot, il m’est arrivé de perdre deux heures sur Youtube, en regardant vidéos sur vidéos. La question de la perte de liberté est plus que jamais d’actualité.

Sources : http://www.zones-subversives.com/2015/07/herbert-marcuse-philosophe-radical.html

Marshall McLuhan, Quel écho à l’heure de L’hyper-communication ? Mass Media 3/9

Marshall McLuhan, canadien de son état, écrit sur les médias, et la communication. Un auteur qui nous intéresse de fait, car forcément lié aux mass medias. McLuhan traite lui du concept de « médium » : le médium est le moyen, l’outil de communication, et McLuhan développe la thèse selon laquelle le média prend plus d’importance que le message.

Son postulat principal repose sur l’éducation, par ce qu’il appelle « l’équilibre des sens », équilibre des sens perturbé par l’apparition des médias/médiums appelés « traditionnels », en vogue à l’époque de ses réflexions : la télévision. Il considère le média comme une extension du corps, et déclare que « le message, c’est le médium », dans son ouvrage « Undersanding medias » (« Pour comprendre les médias », traduit en français en 1968), publié en 1964.

Les nouveaux médias, donc les nouveaux médiums, seraient autant de messages ? La question est intéressante à l’heure où les informations données par les médias, auparavant l’apanage de la télévision, des journaux et autres radios, sont données par les « médiums réseaux sociaux ».

Pour reprendre la réflexion de McLuhan, les médiums donc omniprésents dans notre quotidien numérique sont messages, ou porteurs de messages propres, et leur influence parfois néfaste vient le confirmer. L’heure est à l’hyper-communication, et ce tsunami d’informations nuit à notre équilibre des sens.

Source : http://www.marshallmcluhan.com/

Walter Benjamin, l’Aura et la reproduction de l’œuvre . Mass Media 2/9

Dans la lignée de mon article introductif, je commence ma série d’article autour des « Mass Médias » en parlant du penseur vu en premier, Walter Benjamin.

De son nom complet ‘Walter Bendix Schönflies Benjamin’, c’est un penseur Allemand, philosophe et critique littéraire et d’art, qui est rattaché à la pensée de l’école de Francfort. Il théorisera autour de l’histoire, et de son propre siècle. Très lié à l’art et à la littérature par l’école de Francfort, il est notamment le traducteur en allemand de Baudelaire et Proust.

L’œuvre de son cru qui nous intéressera est « L’art à l’époque de la reproductibilité technique ». Par rapport à la notion de perte de sens que j’avais évoquée, Benjamin parle lui du concept « D’Aura » d’une œuvre, Aura qui est un ensemble d’éléments se rattachant à une œuvre, comme sa location, son unicité, sa beauté, son auteur, éléments créant une rareté et une valeur à l’œuvre, son aura. Un exemple peut être pris avec « La Joconde », œuvre qui est mondialement connue. Cette œuvre est localisée à Paris, au musée du Louvre, faite par Leonardo Da Vinci, à une beauté, un esthétique reconnue, et est unique. Walter benjamin s’interroge sur la reproductibilité des œuvres de son temps, telle que la « fontaine » de Marcel Duchamp, œuvre reproduite 14 fois, présente à plusieurs endroits, et dont l’original est perdu.

Un rapprochement de cette question se crée avec le cinéma, et les « Produits » (œuvres, qui ont un marketing associé à leur nom, et une culture particulière liée aux mass medias) audio-visuels. L’avènement d’internet, avec lui le partage, l’accès à l’information et à tout produit numérisable instantanément ou presque, implique le fait que les œuvres crées aujourd’hui, et les anciennes œuvres crées soient reproduites. Dès l’arrivée des VHS (si, ces petites cassettes noires de notre enfance !), la reproductibilité des films a été possible, car avant, outre les copies pour les cinémas, peu de reproductibilité était possible, par rapport aux contenus trouvables sur internet aujourd’hui.

Quelle est l’aura d’une œuvre audio-visuelle aujourd’hui ? Son prix est celui de sa copie, sa valeur cinématographique. L’aura tient plutôt aujourd’hui de la réputation du film que de son unicité et de la difficulté d’y accéder.

Sources : https://en.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin

Une perte de la culture ? Mass Medias 1/9

Le “mass media” est un concept ayant émergé dans les années 20, et est très liée à la massification des échanges ayant explosé dans les années 50. Il crée une « Mass Culture » qui à ses propres règles, et sa propre histoire.

La période des « Trente Glorieuses », l’avènement du capitalisme, le cinéma de plus en plus présent, le monde de la musique, l’apparition de la pop culture, et enfin aujourd’hui la présence massive des réseaux sociaux dan notre quotidien sont autant d’effets de la mass culture.

Cette culture de masse est liée à différents auteurs traités plus tard sur ce blog, et peut être rapprochée de la pop culture, culture qui si elle fut méprisée par le passé, prend de l’importance de plus en plus. Je me pose ici la question de la perte de sens, de la perte de culture, notions aussi traitées plus tard à travers les futurs auteurs.

Cette massification de la culture aboutit à une massification des connaissances autour d’un produit culturel tel que pourrait l’être une saga filmique comme Harry Potter, où une série télévisée comme Game of Thrones : Ces « produits » culturels deviennent des références communes à beaucoup de personnes, et ainsi créent une perte de la signification profonde que pourraient avoir ces Œuvres (je fais référence ici à la notion de « Philistins » dont parlera Hannah Arendt).

Je vais donc présenter une série d’articles sur le sujet, en essayant d’y apporter mon éclairage personnel.

Au plaisir de vous lire en commentaire, bonne lecture à vous !