Tous les articles par Lukas Manuguerra

L’orientation du genre par les instances de socialisation ?

Judith Butler, philosophe d’origine américaine née en 1956, publie son premier ouvrage en 1990, intitulé Trouble dans le genre. Elle obtient le prix Adorno en 2012.

Inspirée par Foucault, sa théorie est la suivante : le genre n’est pas qu’un système binaire.
En effet, elle met en doute l’originalité du genre dans son sens propre et définit 3 critères :

  • Le sexe (biologique)
  • L’identité du genre (ressenti)
  • Performance du genre (comment on le montre)

Elle dénonce le fait suivant : dans notre société, tout est fait pour qu’à la naissance, un garcon apprenne à devenir un garcon, qu’une fille devienne une fille.
On peut rattacher sa pensée au concept d’objet mass médiatique.
En effet, les médias de masse contribueraient à la formation d’une structure imitative,  en définissant le genre comme une répétition, une imitation de codes sociaux. Citons comme exemple la publicité :

Top 8 des jouets les plus sexistes par Topito

 

Ignacio Ramonet, Le Chewing Gum des Yeux (1979)

« Le cinéma vend un mode de vie »

Ignacio Ramonet est un sémiologue du cinéma (celui qui analyse et décrypte les signes visuels et sonores), journaliste et écrivain Italien.

Il édite « Le Chewing Gum des Yeux » en 1979, réedité sous le nom de « La Propagande Silencieuse » en 2000. Il y évoque le lien étroit entre cinéma et spots publicitaires .

Pour lui, les images laissent des traces subliminales qui finissent par affecter notre comportement : c’est le concept même de la communication de masse.

Il évoque ensuite la pensée unique, concept apparu à la fin du XIXe siècle, qu’il reprend. Il part du néo libéralisme qui favorise la consommation : tout est fait pour que les individus consomment.

Les medias sont donc des outils qui nous poussent à consommer, œuvre de grands organismes financiers.

Pierre Bourdieu

Pierre Bourdieu est l’un des sociologues français les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

Par ailleurs, du fait de son engagement public, il est devenu, dans les dernières années de sa vie, l’un des acteurs principaux de la vie intellectuelle française. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales, en particulier sur la sociologie française d’après-guerre.
Sociologie du dévoilement, elle a fait l’objet de nombreuses critiques, qui lui reprochent en particulier une vision déterministedu social dont il se défendait.

Gilles Lipovetsky : Les sequels et préquels sont-ils nécessaires ?

Dans notre société médiatisée, les écrans occupent une place non négligeable. Cette importance des écrans tire sa source de l’invention du cinéma, qui fut le premier écran jamais inventé.

Dans « L’écran Global », G. LIPOVETSKY fait l’étude des sequels et prequels : en effet, il constate la présence d’une logique commerciale comme dans la série de films Rocky par exemple, avec 6 opus, le premier datant de 1976 et le dernier en date datant de 2006 : on a donc ici une logique commerciale.

Toutefois il observe aussi la pertinence des séquels ou prequels : on a un dialogue complexe entre le premier et le plus récent, cela peut même proposer une vision différente du film. Citons comme exemple James Bond, pour qui Casino Royale signifie a fin des gadjets et autres voitures volantes.

Herbert Marcuse : L’Homme Unidimensionnel

 

Herbert Marcuse est philosophe et sociologue marxiste et américain du XXe siècle.

Dans son essai « L’Homme Unidimensionnel » publié en 1964, il propose une critique du monde moderne au XXe siècle : il remet donc en question capitalisme et marxisme.
Ainsi observe-t-on l’apparition du concept de « société industrielle avancée », qui crée le besoin chez l’individu pour l’intégrer à la société de consommation.

Il termine son oeuvre par une citation de Walter Benjamin : « Nur um der Hoffnungslosen willen ist uns die Hoffnung gegeben » (L’espoir ne nous est donné qu’autour des désespérés).

 

Le situationnisme de Guy Debord

Guy Debord est un écrivain et cinéaste français du XXe siècle.

Il est à l’origine de l’Internationale Situationniste ou Situationnisme.

« Vivre sans temps mort et jouir sans entrave. »

Le situationnisme désigne un mouvement contestataire philosophique, esthétique et politique incarné par l’Internationale situationniste, « plate-forme collective ». Dans son document fondateur, « Rapport sur la construction de situations… », Guy Debord exprime l’exigence de « changer le monde » et envisage le dépassement de toutes les formes artistiques par « un emploi unitaire de tous les moyens de bouleversement de la vie quotidienne ».

Siegrfried Kracauer

 

 

 

Siegfried Kracauer est un philosophe allemand du XXème siècle.

Il écrit le livre « De caligari à Hitler, une histoire psychologique du film allemand. » en 1947.

Il démontre dans son oeuvre que le cinéma allemand pourrait avoir eu une influence sur le nazisme.

Il prouve son point de vue à travers l’étude de nombreux films comme Metropolis de Fritz Lang.

 

Marshall McLuhan : le medium est le message

Marshall McLuhan est un chercheur et philosophe canadien. Ses deux ouvrages majeurs sont les suivants : La Galaxie Gutenberg (1962) et Pour comprendre les médias (1964)

Pour lui le médium est le message : en effet, la perception d’un objet par un individu dépendra de la présentation de l’objet.

Il s’intéressera aussi aux effets des médias de masse sur l’individu et en déduira que l’on distingue 3 mouvements dans le processus de communication : le stade primitif, la galaxie Gutemberg, la galaxie Marconi.

Palmarès condensé du CFF15

Le Clermont Film Festival, c’est surtout une compétition. Au bout, il y a une remise de prix, et voici un condensé des gagnants de cette année :

Grand Prix : « Ton Cœur au Hasard », d’Aude Léa Rapin

tonkeur

 

 

 

 

Prix du Public : « Guy Moquet », de Demis Herenger

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Prix du Rire Fernand Raynaud : « Tarim le Brave Contre les Mille et Un Effets », de Guillaume Rieutarim