Tous les articles par Lukas Manuguerra

Les tendances du CFF15

Au Clermont Film Fest, on en a pour tous les goûts : séances de labo, séances en piscine, en relief, lectures de scénario, concerts, expositions et rencontres.

Mais tâchons de dégager une tendance des courts métrages que j’ai pu voir : une tendance à traiter de la prostitution, avec « S », ou « Hot Nasty Teen », si bien que certaines personnes choquées durent quitter la salle. Aussi, je peux témoigner d’une forte recrudescence des films d’animation, avec « Phasm », « Small People With Big Hats », ou encore « Loop Ring Shop Drink ».

Mes coups de coeur du Festival du Film de Clermont Ferrand

1- « LOOP RING SHOP DRINK » de Nicolas Ménard

« LOOP RING SHOP DRINK »

Un excellent film d’animation avec des personnages typés, du suicide, de la violence et un peu d’amour.

 

2- « The Nostalgist », par Giacomo Cimini

nostalgist

Coup de coeur SF du festival, The Nostalgist raconte une histoire touchante entre un père et son fils, mais on s’apercoit très vite que ce dernier n’est pas vraiment ce que l’on pense…

3- « A Ciambra « , de Jonas Carpignano

a ciambra

Un court métrage sur les relations fraternelles. Très puissant.

Clermont FF15 : Mon expérience

Le Clermont Film Festival fût mon premier festival de court métrage, et je ne repars pas décu.

On y assiste à un grand nombre de séances, disséminées dans plusieurs grands lieux de Clermont. Les séances de « Labo » furent mes favorites : elles comprenaient uniquement des courts-métrages ne suivant pas un schéma narratif classique, ce qui pouvait donner du mauvais mais aussi du très, très bon court-métrage. Mais aussi de l’incompréhensible, du rire, et de la compassion.

En bref, c’est un festival que je recommande vivement, que ce soit aux amateurs comme aux experts du cinéma.

Mon projet de documentaire sonore : Laslò raconte leur dernier concert

Je vais rencontrer Sacha, Rodolphe et Naemi, membres de « Laslò », groupe lyonnais de pop psychédélique et de trip hop, constitué de 4 membres ayant de grandes différences d’âge et donc une différente appréhension vis-à-vis de la vie de groupe. Ils me parleront d’eux, de leur parcours, et me raconteront leur dernier concert, qui d’après eux s’est plutôt mal passé…

Auditorium, un jeu interactif basé sur le son et l’image

Auditorium est un jeu développé par Cipherprime. Simpliste et interactif, il permet de voyager à travers le son et l’image : on déplace un curseur pour rediriger les ondes sonores dans la jauge. Ce jeu est un exemple intéressant des possibilités qu’offrent aujourd’hui les arts numériques, allant jusqu’à intégrer le spectateur dans l’oeuvre.

Auditorium, c’est ici

Ce que mon projet de recherche m’a apporté

Je ne connaissais que très peu de choses au sujet de la notion d’art numérique avant de débuter mon projet recherche. Ce dernier m’a permis de gagner en repères historiques, mais surtout de développer ma culture artistique. En effet, j’ai ainsi pu explorer les artistes pionniers des arts numériques, les techniques utilisées, les différents courants et les différentes formes d’expression.

« L’art numérique », d’Edmond Couchot et Norbert Hillaire, 2003 : un ouvrage décisif dans ma réflexion

« L’art numérique », écrit par Edmond Couchot et Norbert Hillaire et publié pour la première fois en 2003 chez Flammarion, fut un ouvrage décisif dans ma reflexion. Dans le livre, les deux auteurs essaient d’analyser la nature des bouleversements profonds que les technologies numériques apportent à la culture artistique. Toute la réflexion porte sur le fait que pour la première fois, grâce à Internet, aux Cd rom et aux DVD, l’art est potentiellement à la portée de tous, même pour une brève période, même pour un seul instant sur Internet ou au théâtre. En effet, l’art numérique modifie de nombreux points de repères, de nombreuses certitudes utilisées depuis le début du siècle en remettant en jeu la conception même d’avant-garde et d’expérience artistique. Les deux auteurs établissent un constat à propos de la difficulté d’établir un état de l’art numérique : où en est-il, c’est difficile à dire vue la prolifération d’œuvres d’une part, et la diffusion culturelle très réduite dont elles disposent d’autre part.

L’exemple de la mutation des pratiques artistiques

L’utilisation et l’introduction des nouvelles technologies dans l’art conduisent-elles vers une mutation des pratiques artistiques ? Vers l’apparition d’une discipline autonome et nouvelle ?

Dans « Art de la scène, art du numérique. Enjeu dramaturgique, enjeu de représentation, enjeu de position », Michel Simonot traite du rapport « texte-théâtre- technologies numériques », ce en partant d’une de ses réalisations scéniques. Comme il le revendique à plusieurs reprises, la question de savoir « comment élaborer une écriture, une langue, un texte qui permette, aujourd’hui, de traiter du réel sur scène a été sa motivation principale. À partir d’arguments résultant de cette confrontation des genres, il indique sans détour que le numérique n’est en rien incompatible avec la dramaturgie, d’autant que celui-ci permet d’enrichir le vocabulaire scénique. En effet ,« les signes que les outils numériques permettent de générer sur scène ne sont pas différents de tous les autres signes, texte, geste, lumière, etc. Ils étendent, par contre, leurs registres pour ouvrir l’écriture scénique. Le numérique permet de générer une logique de stimuli sensoriels en relation programmée avec d’autres stimuli physiques »

Les premières oeuvres numériques

Les années 1950 furent le théâtre de créations à partir de dispositifs mécaniques. Ben LAPOSKY, artiste et mathématicien américain, est le premier à avoir développé des images graphiques générées par une machine électronique, dites « créations analogiques ». Ces images étaient crées sur ordinateurs à partir d’oscilloscopes. Oscillon 4 est donc le fruit de son travail de manipulation des ondes afin de donner une visualisation graphique.

Résumé de chacune des parties de mon projet de recherche

La première partie de mon projet de recherche relate les divers procédés qui ont permis la création des arts numériques. On peut citer comme exemple l’œuvre de Ben LAPOSKY, premier à avoir effectué une visualisation graphique sur écran d’ordinateur.
La deuxième partie de mon projet de recherche traite des différentes formes qu’ont pris les arts numériques au cours de leur évolution : à la télévision, sur cassette à bande magnétique, sous forme projetée (exemple de Mona HATOUM), ou encore sous forme d’installation.
La dernière partie de mon projet s’orientait sur la popularisation des arts numériques, avec pour exemple le festival VideoFormes se tenant à Clermont-Ferrand, manifestant donc l’importance qu’ont pris les arts numériques.