Tous les articles par Margot Adnet

Bonjour à tous! Faisons les choses dans l'ordre: je me présente, je m'appelle Margot Adnet, j'ai 19 ans et je suis une des heureuses étudiantes du BCCN. Sortant d'un bac littéraire, j'ai appris à ouvrir mon esprit à tout type d'art: l'art de la littérature comme l'art de l'image. Depuis toujours intéressée à l'image et sa création, j'ai décidé d'emprunter cette voie qui traite le sujet dans tous ses axes (cours de cinéma et réalisation, de graphisme ou encore d'histoire de l'art classique et contemporain).

Art et technologie

L’art est une activité humaine pratiquée depuis le début de notre existence. Son but et sa pratique a évolué au cours des siècles car de nouvelles techniques sont apparu et se sont immiscées dans cette activité . Le texte d’Edmond Couchot Comment la technologie vient au monde de l’art? nous parle de cette évolution et plus particulièrement de l’arrivée de la technologie au sein de l’art.

Ici, l’auteur nous parle de « l’art numérique », celui-ci regroupant une certaine catégorie d’art utilisant le langage numérique. Il apparait à la fin des années 1970 et fait naitre « l’interactivité ». Pour définir très simplement ce terme, on peut dire que c’est un échange entre un  ordinateur et son utilisateur par le biais d’un écran. Trouvant des solutions de plus en plus subtiles et immédiates, elle a permis une grande découverte du monde technique et a alors engendré de nombreux questionnements chez certains chercheurs.

On découvre ainsi que l’ordinateur, après une certaine évolution, peut se doter de propriétés propre à l’homme, tel que des connexions engendrant certains évènements ou comportements. On dit même qu’il est capable de réfléchir ou de mémoriser certains faits qu’il aurait produit auparavant. Bref, on découvre à ce moment là la puissance de cette machine et toutes les capacités qu’elle met à notre disposition.

À partir de là, deux approches artistiques font apparition: l’interaction « endogène » intérieure au programme, et l’interaction « éxogène » où des dispositifs sont mit en place pour que le spectateur puisse être entièrement immergé et acteur dans l’oeuvre proposée. Ce développement de l’interactivité permet alors à l’ordinateur et ses projections de ne plus être perçues comme un miroir mais comme une machine dotée d’intelligence capable d’apprendre et de s’instruire de ses expériences vécues.

Dans le principe d’interactivité, le spectateur fait partit de l’oeuvre d’art et devient « auteur-aval » en s’introduisant dans le développement de l’oeuvre d’art pour la faire évoluer. Il donne alors une notion de singularité car chaque spectateur apporte son expérience, qui est unique et fera réagir l’ordinateur d’une manière particulière.

On peut alors observer le bouleversement des pratiques classiques de l’art grâce à la technologie numérique. Celle-ci à totalement changé le lien spectateur – oeuvre – artiste en créant une connexion entre ces trois résultant d’une oeuvre singulière qui dépendant de chaque élément.

Je trouve cette révolution artistique incroyable car ingénieuse et pleine de richesses. Qui aurait cru que l’on pourrait un jour interagir avec une oeuvre d’art? Qui aurait cru que l’on pourrai même être acteur de la création d’une oeuvre grâce à la technologie? Qui aurait cru qu’un ordinateur serait doté d’une telle intelligence?

Cette technique permet un lien entre technologie, art et homme. L’interactivité rajoute alors une proximité entre ces trois acteurs et nous permet, nous spectateurs, de nous sentir artistes et créateurs de quelque chose. Ces oeuvres interactives sont maintenant omniprésentes dans notre société, car utilisées dans beaucoup de lieux publics. Elles offrent alors à toute personne sensible à ce type d’art, ou tout personne curieuse, l’opportunité d’exprimer sa créativité et de faire partit de ce mouvement. Finalement, c’est une manière d’intéresser les gens à l’art numérique mais également un moyen pour ceux qui n’ont pas les capacités techniques, de participer à la création d’oeuvres.

Il y a par exemple de plus en plus d’expositions participatives et donc en interaction avec les spectateurs. Pour en avoir fait une, je trouve ce concept bien plus prenant qu’un simple musée. Dans ces expositions, le spectateur est un artiste en rajoutant juste un détail ou partageant sa connaissance.

Cette démarche à alors comme intention d’intéresser la population à l’art en liant la technologie actuelle et une activité dont certains parlent mais ne pratiquent pas. L’art fait un pas en avant, mais ne doit pas oublier de garder en tête sa propre nature.

 

Prit à leur propre jeux

De nos jours, le nombre de chaine de télévision ne cesse d’augmenter, tout comme les émissions qui y sont présentes. En effet, si l’on fait attention au programmes télévisés, on remarque qu’ils se ressemblent à peu près tous et proposent les mêmes sujets. Que ce soit sur les chaines d’informations ou de divertissement, les journalistes abordent les mêmes thèmes en pensant se démarquer de leurs concurrents.

Pierre Boudrieu, l’un des sociologues français les plus important de la seconde moitié du XXème siècle, nous explique qu’à la télévision, la concurrence est tellement présente qu’elle tend à uniformiser les émissions.

En effet, à force de brasser les informations que l’on nous dévoile, mais aussi à force de vouloir tout le temps être le premier à divulguer l’information croustillante du moment, les chaines ne cessent de répéter ce qui se dit tous les jours.

À force de vouloir uniformiser la population, les médias de masse finissent par s’uniformiser eux-même, c’est triste!

Fin d’année arrivée, possibilité écartée

En entrant dans la formation, je ne connaissais pas l’histoire de la communication de masse ni ses pratiques utilisées. Grâce aux cours de modèle théorique de la communication de masse, j’ai découvert beaucoup de choses sur la société actuelle et sa stratégie de communication dans son ensemble.

J’ai également pu me forger un avis personnel sur la société dans laquelle j’évolue, notamment grâce à la comparaison des différents avis des auteurs sur le sujet des médias de masse.

Il m’a aussi permis de me rendre compte que le monde de la communication n’est pas le mien. Bien que le sujet m’intéresse et que notre monde est aujourd’hui centré sur les médias de masse, je ne pense pas en faire mon métier. Je trouve qu’il n’est qu’un monde fictif qui se sert de son statut pour manipuler la population.

Une année qui m’aura alors beaucoup apporté au niveau personnel comme intellectuel.

Beauté réelle et imaginaire

« L’hyperréalité » est, d’après Baudrillard, la façon dont la conscience perd toute notion de réel ou d’imaginaire. À cause de cela, elle s’engage dans l’imaginaire sans forcément avoir de recul sur ce qu’elle fait. C’est à ce moment là qu’elle s’inscrit dans l’hyperréel.

L’hyperréel est un fait une amélioration de la réalité opérée par la société de masse sur la population. L’exemple de la publicité est la plus flagrante. En effet, les images qu’elle emploi ne sont que des prototype de ce que la société veut que l’on soit.

Par exemple, les images présentes dans les publicités sont pratiquement toutes retouchées par photoshop. Les plus flagrantes sont celles reprenant le culte de la femme. Celles-ci montrent un portrait type de la femme séduisante de notre époque. Elle projette l’image d’une femme « parfaite » (selon les critères de la société), ce qui influence la pensée de la population. 

Voyant ces publicités au quotidien, le peuple se fie à ces images et ne fait pas la distinction entre la réelle beauté d’une femme qui n’est pas conditionnée par des critères, et la beauté que nous renvoie les médias de masse.

L’art du « spectacle » par Debord

Le situationnisme est un mouvement d’avant garde né dans les années 1950. Il suit la lignée d’autres mouvements avant-gardistes tel que le dadaïsme, le surréalisme ou encore le lettrisme. Il représente une révolte contre l’empire capitaliste et la marchandisation.

Guy Debord est à l’origine de ce mouvement et incarne la lutte « à mort » contre la société post-industrielle, mais aussi la guerre contre la société capitaliste et ce qu’il estime être des simulacre ou autrement dit « le spectacle ». Le spectacle est pour lui le rapport social entre des individus médiatisés par des images données par la société capitaliste.

Son oeuvre La Société du spectacle (1967) est une critique radicale de la domination de la marchandise sur la vie de la population qu’il voit sous forme d’aliénation de la société de consommation. Il prône alors une mise en acte de la conscience que nous avons de notre propre vie contre une vie illusoire que nous impose la société capitaliste apparu notamment après guerre.

À la suite de cela, le street art se développe et devient un moyen efficace de dénoncer les lieux où s’exerce le contrôle de l’empire capitaliste. De nos jours, le street art est devenu un des moyens les plus employé pour se rebeller contre la société. Banksy par exemple est un artiste peintre revendicateur portant intérêt pour tout phénomène social. Il allie pochoirs et texte afin de scander haut et fort son opposition à certains faits sociaux ou certaines situations politiques pour  ainsi marquer l’esprit des passants.

Malheureusement interdit en France, le street art reste un des médium (si on peut l’appeler comme cela) les plus utilisés pour faire passer un message, qu’il soit pour ou contre les idées de la société dans laquelle il s’inscrit.

L’architecture sous l’oeil d’Adorno et Horkheimer

Dans les régimes totalitaires ou démocratiques, la culture impose une standardisation et une uniformisation esthétique.

En effet, Adorno et Horkheimer en parlent. Ils sont deux figures incontournables de l’École de Francfort proposant des idées très pessimistes au sujet des médias de masse et de leur influence sur la société. Ils affirment que « les films, la radio et les magazines constituent un système. Chaque secteur est uniformisé et tous le sont les uns par rapport aux autres ».

Ils parlent alors de l’impact de la logique marchande sur le secteur de l’art et de la culture. Au niveau architectural, les bâtiments se ressemblent tous. Il est alors difficile d’innover dans un monde où tout aspire à faire comme le reste de la population, donc comme le gouvernement nous incite à faire.

Pourtant, à Dubaï, l’art et notamment l’architecture ne sont réprimandés malgré le régime politique du pays. En effet, les habitants n’ont aucun pouvoir politique, il n’y a pas de suffrage, d’élections ou encore de parlement: ils n’ont aucun mot à dire et se plient à ce que les politiques leur imposent. Malgré cela, l’architecture de ce pays est très développée et n’a même aucune limite. Elle présente les grattes-ciel les plus haut du monde (tel que la tour Burj Khalifa mesurant 828 mètres), des bras de mer et des îles artificielles… Bref, la création de nouveaux monuments ne cesse de croitre. Elle va alors contre les pensées d’Adorno et d’Horkheimer, qui eux affirment que « pour le moment, la technologie n’a abouti qu’à la standardisation et à la production en série, sacrifiant tout ce qui faisait la différence entre la logique de l’œuvre et celle du système social ».

Des propos peut être limités, mais à remettre dans leur contexte.

Sensorium perturbé

Selon une étude de l’Éducation nationale, la télévision serait le média qui pénalise le plus les collégiens, notamment à cause de la téléréalité. D’après les chercheurs, le visionnage de ces programmes ferait perdre aux jeunes spectateurs quelques points dans leur moyennes.

Marshall McLuhan, un chercheur canadien du XXème siècle, fait partit des auteurs dits « visionnaires » de son époque. Il bouleverse de manière radicale et violente l’étude des médias de masse par ses expérimentations théorique, et marque l’histoire avec ses écrits qui ne ressemblent à rien de ce qui avait été fait auparavant.

Au sein de ses écrits, il déclare que « l’enfant très jeune est comme le primitif : ses cinq sens sont utilisés et ont trouvé un équilibre. Mais les technologies changent cet équilibre ainsi que les sociétés ». Il explique alors que le « sensorium », qui désigne la somme et l’interaction des divers sens, se retrouve perturbé face à l’arrivée de nouveaux médium.

En effet, si l’on compare notre génération née dans l’aire numérique et la génération de nos parents, on se rend compte que de nos jours, les jeunes enfants on plus tendance à s’amuser avec des objets électroniques qu’avec des objets manuels. De ce fait, l’enfant ne s’amuse plus de la même manière et perd ce côté innocent qu’il pouvait y avoir auparavant. Aujourd’hui il a accès à tout, n’importe où et n’importe quel moment grâce aux médias de masse qui sont omniprésent dans notre société actuelle.

Deux postulat peuvent alors se présenter. Le premier affirmant le fait que les médias les aide dans leur développement, notamment grâce au fait que du coup tout le savoir leur est accessible. Et le second, qui rejoint les idées de Marshall, prônant le fait que ces médias interviennent trop tôt dans leur développement et qu’ils changent donc leur équilibre. Les médias de masse peut alors leur faire découvrir certaines choses qui pourrait briser leur innocence.

Consumerism

« La libre satisfaction des besoins instinctuels de l’homme est incompatible avec la société civilisée ». Herbert Marcuse dénonce ici la société occidentale actuelle qui fera l’objet de la thèse de son ouvrage L’Homme Unidimensionnel. 

En effet, dans son oeuvre, l’auteur met en avant le fait que la socété occidentale contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social à l’échelle collective mais également individuelle. Selon lui, elle veut avant tout assurer la pérennité de sa logique capitaliste en assimilant en elle-même toutes les forces contraires. Cela nous donne alors une illusion de liberté de pensé et d’action, mais fait taire toute critique afin de garder une uniformité de pensée.

Le film American Psycho, réalisé par Mary Harron, illustre parfaitement les propos de l’auteur. Il raconte l’histoire de Patrick Bateman, un homme riche, beau, flamboyant golden-boy de Wall Street au sein de la société d’Amérique des années 1980. Le réalisateur dénonce, la société de consommation (ou « consumerism »). Voici ci-dessous un extrait des plus explicites:

Dans cet extrait, on remarque que le quotidien du personnage principal est présenté comme une publicité. Il fait cela chaque matin afin de répondre aux attentes de la société dans laquelle il évolue.

Au cours du film, on peut noter que chaque personnage est en compétition avec ses collègue afin d’avoir le dernier produit à la mode. Par exemple, une scène met en scène Bateman et ses collègues avant une réunion d’affaire. Ceux-ci comparent minutieusement leurs cartes de visite et la voix off représentant les pensées de Bateman nous font remarquer que la compétition est omniprésente dans ce monde de consommation… ci-dessous l’extrait:

De ce fait, le film illustre très bien la société de consommation d’Amérique ou « consumerism », où l’homme est uniformisé et condamné à entrer dans un moule.

La Joconde, un bien culturel?

Walter Benjamin nait en 1982 à Berlin. Il est l’un des grands penseurs européens du XXIème siècle, spécialiste d’auteurs littéraires mais aussi grand connaisseur de la culture française. Il est l’un des premiers auteur à penser ce qu’est la modernité mais aussi les principes fondamentaux et les caractéristiques culturelles de notre société industrialisée.

Dans ses oeuvres, Benjamin cherche à questionner et à faire avancer la notion de l’oeuvre d’art et donc de création pour nous faire prendre conscience que dès les années 30, la notion d’oeuvre d’art à muté pour aller vers celle de « bien culturel ».

Il explique que ce qui caractérise l’oeuvre d’art est « l’authenticité », c’est à dire sont statut original d’oeuvre d’art. C’est à la fois un objet physique unique situé en un lieu (« hic ») et un temps (« nunc »), mais également un objet inscrit dans une culture spécifique reconnue et entretenue par cette dernière.

Du coup, la reproduction d’oeuvres d’art et donc ses conditions techniques  vont dévaluer son aura et « détacher l’objet reproduit du domaine de la tradition ».

Illustrons cela avec un exemple: La Joconde de Leonard de Vinci. Cette oeuvre est unique, elle n’est disponible qu’au Louvre à Paris et nulle part d’autre. De ce fait, l’aura de l’oeuvre reste alors intact et inscrit dans son époque. 

Malheureusement, la société d’aujourd’hui est devenue tellement consommatrice que cette oeuvre est reproduite pour être vendue à des milliers de personnes qui souhaitent pouvoir l’avoir chez eux. Le système de reproduction a alors détruit la notion d’aura et l’oeuvre d’art devient un objet de masse culture. Elle devient un bien culturel que toute personne peut avoir chez elle.

Cela nous amène à nous demander s’il reste des oeuvre d’art unique, et non reproduite? La culture de masse à-t-elle tout « détruit » sur son passage?

Culture de masse et télévision

Qu’est ce que la culture de masse? À quoi correspond-t-elle vraiment? Edgar Morin, un sociologue et philosophe français nous en donne une définition simple mais efficace. Pour lui, la culture de masse est une culture produite en fonction de sa diffusion massive, s’adressant à une masse humaine, c’est à dire à une agglomération d’individus considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale.

Malheureusement, cette culture est influencée et diffusée grâce aux médias omniprésents dans notre société actuelle. En effet, à cause du développement de la télé, la population est principalement renseignée par ce médium et par les chaines d’informations qui leur sont proposées. De ce fait, la société est informée par des courants de pensées catégorisées par les différentes chaines présentes à la télévision.

Edgar Morin soulève alors un point intéressant: la culture n’émane pas seulement des médias de masse, mais aussi des inter-influences des cultures. Pourtant, les médias de masses sont, généralement, les principaux canaux de cette culture de masse, elle relève ainsi d’une massification de l’ensemble des maillons de la chaine culturelle: production, diffusion et réception.

À cause de cela, beaucoup de personnes ne se créent pas leur propre culture et se contentent d’écouter et de gober ce que la télévision peut leur raconter. Pour moi une culture est personnelle, elle vient d’ouvrages lus, de films visionnés, de voyages réalisés, de rencontres faites… Chaque experience vécue apporte une valeur ajoutée à notre culture qui nous est propre. Malheureusement, au cours de notre siècle, on assiste à un aveuglement de la population, dirigé par les personnes à la tête de la société.

La dernière fois je regardais la télévision, ce qui m’arrive rarement, et je suis tombée sur une chaine d’information. J’avoue avoir eu envie de pleurer en la regardant: toutes les informations données sont à propos de catastrophes naturelles ou humaines. Tout est vu d’un aspect négatif, et presque rien de jovial ne nous est communiqué. En l’éteignant je me suis dis que cette société était plongée dans le négatif, on y brasse des informations effrayantes ou on nous vend du rêve avec la publicité. Même les programmes fait pour nous divertir et certifiés « réalistes » sont écrits et organisés en amont.

Pour moi, on nous manipule, tout simplement.