Tous les articles par Margot Adnet

Bonjour à tous! Faisons les choses dans l'ordre: je me présente, je m'appelle Margot Adnet, j'ai 19 ans et je suis une des heureuses étudiantes du BCCN. Sortant d'un bac littéraire, j'ai appris à ouvrir mon esprit à tout type d'art: l'art de la littérature comme l'art de l'image. Depuis toujours intéressée à l'image et sa création, j'ai décidé d'emprunter cette voie qui traite le sujet dans tous ses axes (cours de cinéma et réalisation, de graphisme ou encore d'histoire de l'art classique et contemporain).

La prison: la solution?

Michel Foucault, grand philosophe de son siècle, s’est intéressé aux prisons et à leur fonctionnement durant une majore partie de sa vie. En effet, il décrit la prison comme un lieu d’incarnation de fautif auprès des loi et le condamné serait alors perçu comme différent des autres hommes.

Bien qu’aillant dans le but de “punir” les criminels, ils restent tout de même des être humain et certaines choses devraient être à améliorer si l’on veut vraiment que les détenus en ressortent changés. Tant que le respect de la personne et les conditions de travail pitoyables ne seront pas changés, aucune évolution ne sera possible.

De ce fait, beaucoup de réalisateurs se sont intéressés aux conditions de vies au sein des prisons. La série Orange is the new black s’y est intéressé et dénonce de manière implicite la situation des prisonnières d’une prison américaine. On y voit en effet la présence de trafic de drogues, de téléphone, de produits alimentaire autorisés par les surveillants pénitentiaires corrompus par les détenues. De plus, les viols y sont banalisés mais malheureusement bien présents, tout comme l’hygiène de la prison qui nous est montrée comme déplorable.

La prison devient du coup comme un cercle vicieux: on enferme une personne pour un mauvais comportement, on ne le traite pas à sa juste valeur au sein de la prison, et quand il ressort, rien ne lui aura donné envie de se comporter d’une manière différente. Alors, à la vue de cela, des mesures ne seraient-elles pas bonne à prendre?  

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L’idéologie de la femme

L’idéologie est un vaste sujet que le célèbre auteur Atlhusser a étudié pendant de longues années. En effet, définie comme l’ensemble de croyances, d’idées caractéristiques d’une personne, d’un groupe ou d’une société à un moment donné, on peut l’appliquer à la femme.

Par là je veux dire que de nos jours, la vision de la femme est totalement différente des siècles précédents. Il est vrai qu’à l’époque de Louis XIV et bien avant, la femme parfaite avait des rondeur, ce qui la rendait séduisante.

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Tableau de Gustave Courbet

Or, depuis quelques années déjà, la vision de celle-ci a bien évoluée. Elle doit être mince, grande, avec un sourire blanc et si elle n’a pas tous ces critères, elle est critiquée et mal vue.

Cette idéologie crée le malaise chez beaucoup d’entre nous. En effet, pour en avoir connu, certaines jeunes femmes se sentent, à cause de ces critères, mal dans leurs peaux et cherchent à tout prix à ressembler à cette vision idéale que la société nous montre dans les publicité, films ou encore défilés de mannequinat. Une vision presqu’illusoire et difficile à atteindre.

Du coup, il est vrai de dire que cette idéologie de la femme entraine (malheureusement) chez beaucoup d’entre elles des maladies tel que l’anorexie ou la boulimie. Si nous prenons les chiffres exacts, en France, à peu près 1,5% de la population féminine (de 15 à 35 ans) est annorexique, ce qui représente environ 230 000 femmes à travers le pays. Des chiffres effrayants, que nous aimerions changer en un claquement de doigts…

 

Jackobson à travers Hollande

Les mots blessent, touchent, attaquent. Ils sont surement une des plus grandes armes de l’humanité. Tout peut être réalisé grâce à la combinaison de ceux-ci: manipulation, menace, tendresse, attaque…

Roman Ossipovitch Jakobson évoque dans son ouvrage Essai de linguistique générale la présence de 6 fonctions du langage, que nous allons étudier à travers un exemple. En effet, nous avons ce week-end, eu le droit à un discours du Président de la république, suite aux attentats du 13 novembre. À travers ce discours, nous allons mettre en évidence les 6 fonctions du langage dont nous parle Jackobson.

Tout d’abord, voyons la fonction expressive qui représente l’expression des sentiments du locuteur. Ici, on voit qu’à travers son discours, notre président est ému, mais également révolté par les évènements. Du coup, ils nous transmet ses émotions à travers son discours, et nous touche directement, il nous met inconsciemment (ou pas d’ailleurs) dans l’intimité.

Ensuite, abordons la fonction conative. Elle est utilisée par le locuteur afin que le récepteur agisse sur lui-même afin de s’influencer. Dans ce cas, François Hollande utilise un ton stricte, afin que l’on comprenne que la situation n’est pas à prendre à la légère, et qu’il faut nous sentir concerné.

Viens alors la fonction phatique, qui elle a dans le but d’établir un lien entre l’émetteur et le récepteur de l’information. Dans cet exemple, cette fonction est représentée par « mes chers compatriotes » avec lequel le président commence son discours.

 Maintenant, venons en à la fonction référentielle du langage. Comme le dit son nom, elle implique le contexte de l’histoire dans le discours. Ici, elle fait référence aux attentats de Daesh du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, mais aussi aux mesures prise par l’Etat Français pour la sécurité des français.

Enfin, la fonction poétique représente plutôt la forme esthétique et la mise en place des éléments dans le discours. Dans notre exemple, détailler toutes les étapes du discours serait beaucoup trop long, en deux mots, François Hollande nous annonce les faits, puis les mesures prise, pour en venir aux condoléances et à la notion d’uniformité de la France.

On remarque alors que ces 6 fonctions du langage sont essentielles à la bonne construction et le bon fonctionnement d’un discours.

La musique en tant que langue universelle

L’homme a su se créer un langage, c’est à dire, d’après Ferdinand de Saussure, un système de communication qui passe par des signes vocaux ou encore graphiques. Approprement dit, le langage est le propre de l’homme qu’il a su exploiter sous tous ses angles.

Du coup, si l’on définit la langue en tant qu’unité de langage, on peut affirmer que la musique est une langue universelle. En effet, bien que présentant des paroles de langues différentes, la musique a toujours eu pour faculté de rassembler les gens, mais aussi de faire passer des messages dans le monde entier. Si nous prenons pour exemple l’artiste Bob Marley, la musique devient une langue à part entière. En effet, celui-ci fait passer des messages de paix et de révolution dans le monde entier. Aujourd’hui il apparait pour certains comme un Dieu porteur d’une voix sainte.

De plus, une association prouve bien cette théorie. Son nom? Playing for Change. Elle est une organisation à but non lucratif destinée au développement d’écoles de musique à travers le monde entier. Sa particularité? Enregistrer des artistes du monde entier pour ensuite mixer toutes ces voix et instruments afin d’en faire un titre. Ces vidéos permettent alors de faire le lien entre les pays du monde entier, grâce à la musique. 

Cette organisation permet alors à chacun de s’unir pour une cause, malgré notre langue qui nous différencie, le langage, lui, est universel, et permet la création de liens et de mouvements diverses et variés.

La manipulation par l’image

L’image a toujours été employée en temps que moyen d’expression. En effet, à travers le photographie, le dessin, l’affiche, on réussit à faire passer un message personnel ou non.

Roland Barthes, grand critique littéraire et sémiologue français, nous explique que les images ont un sens et qu’elles comportent trois messages: le message linguistique, le message dénoté et enfin le message connoté. Afin d’avoir un idée claire de ce que ces trois messages représentent, prenons comme exemple une affiche de propagande.

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Cette affiche date des années 1940, jamais diffusée, elle représente la fin de la IIIème République et le commencement du régime de Vichy.

Ici, nous avons plusieurs “messages linguistiques”. Le principal: “Révolution nationale”, faisant référence à la rupture entre la IIIème république et le Régime de Vichy. Pétain nous invite ici à nous révolter contre l’ancien régime caractérisé par la faillite et le malheur des citoyens.

Ensuite, on remarque l’opposition de deux mondes: l’un fait de “paresse”, “d’égoïsme” et de “désordre”, et l’autre bâtit sur les notions de “discipline”, “d’ordre” et de “courage”.

Ce qui nous amène alors au “message connoté”. Ici on voit deux maisons, l’une en ruine et instable sur un fond poussiéreux, et l’autre neuve et chaleureuse secondée d’un ciel bleu. De plus, le nuage de poussière derrière la maison de gauche nous présente la IIIème république comme un rêve, un mauvais cauchemar, une époque révolue. C’est l’image en elle même et tous ses signes derrière qui nous donnent l’information. Libre à nous de l’interpréter de telle ou telle manière. À ce moment là, l’image nous renvoie à ce que l’on a envie de voir, et nos codes sociaux ont alors un impact sur notre avis.

Enfin, le “message dénoté” est ici les maisons qui représentent l’endroit où l’on vit, donc notre quotidien. Ce message nous atteint alors directement, ce qui nous rend concerné par la situation.

Grâce à cette analyse on remarque que l’image permet de nous faire croire ce que l’on veut croire. Elle peut être utilisée à bien ou à mal et peut servir comme moyen de manipulation.