Tous les articles par Nina Dépagneux

Etudiante en Bachelor Communication et Création Numérique

Erick, photographe

Erick Saillet à débuté dans le domaine de l’audio-visuel avec un brevet technique multimédia. En 1991, il reçoit le 1er prix du festival du film d’entreprise de Biarritz.

Il créé son studio en 1993 et embauche son bras droit Benoit Ravier-Bollard en 2004 en tant que second photographe, assistant numérique et retoucheur photos. Son studio – situé à Lyon dans une ancienne usine réhabilitée en loft – englobe autant la pratique extérieure de la photographie d’architecture que le travail en studio, en faisant aussi des prises de vues de design et de décoration.

Passionné par son travail, Erick dédit ses journées à la photographie, qu’il aime partager à travers plusieurs ouvrages sur l’architecture et la ville.

Clac clac !

Bonjour à tous,

J’entame aujourd’hui ma deuxième semaine de stage dans les Studios Erick Saillet, une entreprise menée par les deux associés, Erick Saillet et Benoit Ravier-Bollard. L’entreprise s’est spécialisée depuis 1993 dans la photographie d’architecture, de décoration et de design.

Depuis le 08 Juin j’ai pu observer comment démarcher des clients, faire des devis, entreprendre un projet, et retoucher des photos. Je m’exerce donc à utiliser photoshop. Je suis aussi partie deux fois en prises de vues, à Confluence et dans le sud de Lyon. Enfin, j’ai pu observer comment réaliser des photographies pour des publicités, en studio cette fois-ci, ce qui constitua alors un travail très minutieux.

Erick capte la bonne lumière pour faire ressortir les détails d'un petit objet.
Erick capte la bonne lumière pour faire ressortir les détails d’un petit objet.

J’ai pu constater que le métier de photographe présente plus de contraintes qu’il n’y paraît, les rendez-vous sont durs à fixer, une prises de vues peut prendre longtemps, et le travail dépend aussi beaucoup de la météo.

Mon stage se déroule très bien et j’apprend plus de jours en jours. J’espère faire dans les semaines à venir, de belles prises de vues en extérieures.

A bientôt pour un deuxième bilan,

ND

Baudrillard sur les sites de rencontres ?

 

Afin de bien clôturer l’année, je vais relier mon projet de recherche du premier semestre à notre travail philosophique du seconde semestre.

Le sites de rencontres sont des plateformes qui permettent de rentrer en contact avec des inconnus afin de créer une relation amicale, amoureuse ou érotique.

Il s’agit dès l’entrer sur ce site de remplir une « profil » permettant de se présenter, c’est à dire de partager des informations nous concernant. Il est alors possible pour eux de ce créer une nouvelle réalité(identité) si la leur ne leur convient pas. Ils peuvent s’inventer un nom, une nationalité, une passion, une taille, même une personnalité…

Leur réalité n’existe plus mais est remplacée par les signes embellis de celle-ci. Le site de rencontre est alors à la fois un objet de consommation et de masses médias, ainsi que l’illusion d’un vrai monde. Nous devenons des objets de consommation sur une plateforme constituant notre nouvelle réalité. La question est : si une nouvelle réalité est créée, les relations qui naissent grâce à ces sites seraient alors elles aussi une illusion ?

ND

Billy & Butler

Judith-ButlerJudith Butler est une philosophe féministe américaine, connue pour ses positions audacieuses. Ses raisonnements exprimés à travers des mots ardus mais soigneusement choisis empruntent parfois des sentiers inhabituels.

Dans son dernier livreVers la cohabitation: Judéité et critique du sionisme la philosophe précise la distinction entre le sexe (naturel, biologique) et le genre (social, construit) et enfin le désir (ou la sexualité).

La philosophe montre qu’il n’y a pas de lien nécessaire entre ces trois pôles : on peut-être femme au niveau biologique, mais s’inventer un genre d’homme et ressentir un désir homo, hétéro, bi ou même asexuel. Pour elle, si notre identité sexuelle est un rôle social, libre à nous de l’interpréter à notre guise. Continuer la lecture de Billy & Butler

Disneyland Paris : objet masse médiatique et illusion

Jean Baudrillard est un philosophe Français du 21ème siècle. Bien que celui-ci laisse derrière lui les traces d’un parcours singulier, sa thèse est simple.

« La consommation est devenue un moyen de différenciation, et non de satisfaction. » En effet, nous ne savons plus si l’homme vit dans et à travers ce qu’il consomme, ou si ce sont les objets qui le consomment. Ce sont en effet les médias qui créeraient le besoin chez l’homme.

A travers cette réflexion nous pouvons déjà lier la pensée de l’auteur à celle de Debord, mais c’est ensuite liée à celle de Walter Benjamin qu’évolue la thèse de Baudrillard. Désormais, le monde réel aurait disparu selon lui ; remplacé par des signes du réel, venant donner l’illusion du vrai monde.

Selon cette ligne directrice, Disneyland Paris représenterait alors à la fois un objet de consommation et de masse médias, ainsi que l’illusion d’un vrai monde. Chaque année plus de 15 millions de personnes franchisses les portes de ce parc dans l’espoir de voir leurs rêves devenir réalité.

Or, nous ne sommes pas sans savoir que les dessous de cette firme ne sont pas aussi rose que ses contes de fées. Continuer la lecture de Disneyland Paris : objet masse médiatique et illusion

Tiranía de la comunicación

Ignacio Ramonet est un sémiologue du cinéma et un journaliste espagnol du XXème siècle. Il est actuellement le directeur de l’édition espagnole du Monde diplomatique.

Ce journaliste est connu pour avoir réutilisé l’expression de
« pensée unique » énoncé avant lui par Jean-François Kahn. Ce terme est généralement utilisé dans le monde politico-médiatique afin de dénoncer le conformisme des idées majoritaires. Il faut ce méfier du cinéma et des spots publicitaires. En effet, les médias seraient en partis responsables de ce phénomène. Ils diffuseraient une pensée unique, absorbée et intégrée par les individus de toute une société. Bien plus qu’un simple produit, les médias véhiculent alors une façon de penser, de vivre, de voir le monde.
La pensée unique est le fruit d’une domination idéologique qui affiche certaines idées comme les seules légitimes et qui dépossède l’homme de tout discernement personnel.

Ce phénomène peut être confronté et expliqué par la définition d’Edgar Morin : « La culture de masse est la culture produite en fonction de sa diffusion massive s’adressant à une masse humaine, c’est-à dire à un aggloméra d’individu considéré en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale ».

ND

Addiction

« On est passé d’un demi-siècle de l’écran-spectacle à l’écran- communication, de l’écran-un au tout-écran, voici l’époque de l’écran global. L’écran en tout lieu et à tout moment »

Gilles Lipovetsky est un essayiste et professeur de français agrégé en philosophie. Nous parlons du dernier chapitre de son livre ; Tous les écrans du monde. Cette partie propose une description de la nouvelle « écranocratie ». L’écranocratie est l’omniprésence de l’écran dans la société. Les écrans seraient devenus des objets indispensables à notre vie, qui semble nous diriger, pire nous dominer.

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(Image trouvée sur : http://cedricaudinot.com/portfolio/serie-de-portraits/)

Datant de 2007, cet ouvrage décrypte assez bien nos rapports addictifs aux écrans. « L’homme d’aujourd’hui et de demain, relié en permanence par son mobile et son ordinateur à l’ensemble des écrans, est au cœur d’un réseau dont l’extension marque les actes de sa vie quotidienne ». Continuer la lecture de Addiction

Une course effrénée

Pierre Bourdieu est l’un des sociologues Français les plus importants du 20ème siècle, et un acteur majeur de la vie intellectuelle Française. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales et a toujours été en évolution. Sur la télévision est un ouvrage retranscrivant le contenu de deux émissions télévisées avec Gilles L’Hôte en 1996 : Sur la télévision et Le champ journalistique. Cette émission traite de l’emprise du journalisme sur la population et sur les nouveaux médias.

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Voici l’une de ses observations. Pierre Bourdieu constate qu’une « auto-censure » est toujours présente sur nos écrans de télévision mais que le spectateur lambda n’est pas capable de le percevoir, seuls les journalistes le perçoivent.

Qu’elles sont-elles ? Les chaines télévisions choisiraient leurs sujets en prenant en compte ce qui intéresse ou non le monde : les faits divers. On cherche donc le scoop et on ne décrit pas la banalité. Il y a alors une opposition entre la télévision et l’école.

Par conséquent, les différentes chaînes en viennent alors à diffuser toutes les mêmes informations exclusives. Nous observons un phénomène d’homogénéité de l’information. Pour briser ce cercle il faut alors faire un coup médiatique.

En effet, nous nous retrouvons face à ce phénomènes médiatique tous les jours sans vraiment se rendre compte des enjeux de cette quête -plus qu’à l’information- au scoop. Pierre Bourdieu nous ouvre alors les yeux sur la course effrénée à laquelle participent les médias depuis quelques temps.

ND

Où était-il ?

« Appartenant à la génération des intellectuels juifs contraints d’émigrer lors de la montée  du nazisme, Siegfried Kracauer aura vécu sa vie dans un exil permanent tant du point de vue théorique que géographique. »

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« Les figures de l’exil ou, du moins, celles de l’étrangeté, de la non-appartenance apparaissent dans l’œuvre de Kracauer dès les années 1920. » En effet, pendant les années 30, Siegfried Kracauer semble s’être tenu à l’écart des polémiques politiques et symboliques qui agitent les exilés, et ne pas avoir participé à la grande mobilisation anti-fasciste, dont Paris est à l’époque l’épicentre.

Ceci peut paraître étonnant, puisque Kracauer s’était beaucoup exposé au monde sous la République de Weimar et avait suscité des réactions violentes.

Plusieurs raisons peuvent expliquées cette absence.

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Tout d’abord, le sociologue avait encore de la famille proche en Allemagne -comme sa mère ou sa tante- dont il ne voulait pas mettre la vie en danger. De plus, les autorités françaises demandaient expressément aux exilés de ne pas s’engager contre leur pays d’origine. A cette époque, Kracauer souhait s’intégrer en France. Par ailleurs, on peut penser qu’il n’a pas été beaucoup sollicité. Enfin, il dit avoir eu lui même l’impression de subir la vengeance des victimes qu’il avait autrefois offensées. Il est dit que Kracauer a considéré son exil comme définitive, qu’il s’est installé dans cet exil, et n’a pas envisagé le retour dans une « bonne » Allemagne. Toutes ces raisons politiques expliquent en partie la discrétion politique du critique Kracauer dans les années trente.

Mais si Kracauer s’est si bien installé dans l’exil, c’est finalement que cette situation faisait écho à sa pensée intellectuelle : en effet, « Kracauer était existentiellement un exilé avant de connaître matériellement la situation de l’exil ».

ND

Un cercle vicieux

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste, poète et révolutionnaire français. En 1967, l’auteur publie son principal ouvrage, la « Société du spectacle » qui est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie.

Voici une étude du paragraphe soixante-neuf du livre  » La société du spectacle « , à 28min50 dans le film. 

Ce passage dénonce la publicité mensongère et les faux besoins crées par celle- ci. En effet, “ l’objet dont on attend un pouvoir singulier n’a pu être proposé à la dévotion des masses que parce qu’il avait été tiré à un assez grand nombre d’exemplaires pour être consommé massivement”. Cet objet présenté comme extraordinairement singulier par la publicité devient vulgaire à l’instant où il entre chez le consommateur, c’est à dire, sans grande utilité, sans aucune élévation, prosaïque, bas et commun. Celui-ci révélant alors sa pauvreté au consommateur, ce dernier n’a pourtant même pas le temps de s’en rendre compte puisqu’un autre objet attire immédiatement son attention.

C’est à la thèse de Shoppenhaeur qu’il faut se référer. En effet, le philosophe présentait déjà au 19ème siècle une thèse -bien pessimiste- donnant l’explication de cette surconsommation produite par l’homme. En effet, l’être humain était aliéné à cette consommation dans le sens ou il subit une oscillation permanente entre la souffrance et l’ennui : soit il souffrait de ne pas posséder quelque chose, soit il s’ennuyait de ce qu’il possedait déjà.

En liant ces deux théories ayant pourtant un siècle d’écart, nous pouvons tirer une conclusion à propos de cette surconsommation : c’est alors ce bonheur impossible qui aurait poussé l’homme, puis la société tout entière à donner ce spectacle économique.

ND