Tous les articles par Rémi Opalinski

Marshall Mc Luhan : le prophète médiatique !

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La formule la plus célèbre de McLuhan est   » le médium est le message  » . Figure clé des défricheurs des sciences de la communication, c’est un visionnaire dans son domaine.
Nous allons donc essayer d’expliquer son concept majeur résumé dans la formule ci-dessus :

On considère généralement l’aspect du fond et de la forme d’un message, d’un écrit. Dans la communication, on s’attache souvent au sens, au contenu du message. McLuhan met en évidence que le média par lequel est véhiculé le message est tout aussi important.
Le canal de communication ( imprimerie, journal, téléphone, télévision ) a un rôle fondamental dans la force, du message. Autant que son contenu.

Le médium est une composante clé de la valeur de nos messages, et de leur portée. L’imprimerie de Gutenberg a permis par exemple la diffusion de la Bible.Et les grands bouleversements de notre monde sont liés aux bouleversements techniques.C’est pourquoi aujourd’hui, on parle de révolution du XXIeme siècle, quant à l’arrivée du canal internet. Ce sont la les grandes bases de la théorie de Mc Luhan qui vont lui permettre de developper son discours,  lui qui est considéré comme le père de l’électronique,

Les Nouveaux Soliloques

Bonjour bonjour,

voila après moult péripéties j’ai réussi à finir mon projet de documentaire sonore, qui s’est un tantinet transformer, les 2 personnes interviewées forment la trame principale d’un montage composé de voix de 4 personnes. Assez de mot je vous laisse juger par vous-mêmes :

Autour du festival : Exposition Anatomie du Labo

Le festival de Clermont n’est pas seulement tourné vers le 7 ème art, il cherche aussi à saisir l’occasion pour mettre en avant des artistes d’autres branches. Une exposition mettait  en scène des sérigraphies inspirées par des séances du programme laboratoire.

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Cette exposition se tenait au centre Camille Claudel, elle m’a marquée car j’avais vu certains films dont les dessins étaient en questions et d’autre non, je les ai vu par les suite. J’ai été agréablement surpris par la vision torturé de certains dessinateurs comme pour cette illustration du film « He’s the best » de Tamyka Smith, cela m’a fait penser à du R.Crumb dans le trait.

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D’un autre côté, beaucoup d’artistes avaient choisit d’illustrer le film « Caravan » de Keiran Watson-Bonnice que je n’avais pas vu avant l’exposition et j’etais intrigué de voir ce qu’il en était, et j’ai été décu de voir autant d’artistes s’attarder sur ce court alors que je l’ai trouvé sans saveur.
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C’est cette relation entre ma perception et celle des artistes par rapport aux courts-métrages que j’ai trouvée intéressante. Leurs visions complètement fantasmées du film vient se mélanger à la mienne pour construire une nouvelle image du film.

Savant mélange : les tendances du Clermont film fest !

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Nous voici une semaine après les festivités et il est l’heure d’essayer de voir quelles ont été les grandes lignes qui se dégagent de cette édition 2015 du festival de court-métrage de Clermont-Ferrand.

A mon sens j’ai repéré 3 singularités  à travers le flot de films que j’ai put voir :

-L’animation :  j’avais au préalable discuter autour de moi de la teneur de ce festival dans le genre de court-métrages diffuser et à priori l’animation prend  une place de plus en plus significative dans les programmations. Ce que j’ai pu constater vu que chaque séance était pourvu d’un court d’animation minimum, je trouve cela intéressant qu’elle retrouve enfin grâce aux yeux des gens. Cette technique souffre souvent d’un à priori puéril alors qu’elle est un formidable forme d’art, dur à maitriser et elle permet d’éclairer des thèmes repoussant avec une nouvelle approche.

-Le film concept : j’ai remarqué que  plusieurs court-métrages ont été construit en se basant sur une notion cinématographique ou un outil scénaristique. Comme par exemple le film « Hillbrow » de Nicolas Boone,  5 plans séquences de 3 à 5 minutes nous font découvrir le quartier le plus malfamé de Johannesburg , ou encore « Cams « – Carl Johan Westergard dont j’ai parlé dans mon top 3, court qui est fait qu’avec des plans panoramiques.

-Et pour finir c’est plus un sentiment général que j’ai perçu sur les films du festival et qui n’engage que moi, mais j’ai trouvé que la majorité des films étaient très sombres. Bien sur les drames recèlent plus souvent de ressorts narratifs mais les dénouements des histoires étaient souvent au mieux cyniques voir sans espoir. Cela n’a rien enlevé à la qualité des films mais je regrette de ne pas avoir vu plus de « feel-good moovie ».

Voila, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires par rapport a vos ressentis, qu’ils soient contradictoires ou non.

Clermont court-métrage : mon Top 3 et coup de coeur du festival

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N° 3 :  The Hole – BongSu Choi- Corée du Sud – Programme Labo L3

Tout première séance que je fais au Clermont film fest mais ce court d’animation reste mon favori dans son genre. Le traitement mature et fantastique de l’histoire ainsi que l’habileté sur le jeu du noir et blanc m’ont conquis. L’auteur de ce court renverse avec dextérité l’espace de son monde binaire et nous offre une fin surprenante, inscrite dans lignée des contes macabres asiatiques.

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N° 2 :  Cams – Carl Johan Westergard – Suède – Prog. Labo L5

Pour ce court-métrage je n’ai pas eut le temps de lire le résumé sur le catalogue qui donne parfois des clés de compréhension. J’ai donc été, après une courte période de lassitude, surpris par l’apparition des monstres mais aussi séduit par le concept de film entièrement en plan panoramique. Je trouve la réalisation sobre et intelligente dans la gestion des effets spéciaux, ce court est vraiment bien construit à mon goût.

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N° 1 : Tehran-Geles – Arash Nassiri – France – Prog. Labo L3

Ce court fait aussi partie de la première séance que j’ai faite à Clermont,  et après un retour sur l’ensemble de mes visionnages et avoir bien réfléchis je trouve qu’il est indéniablement le plus audacieux et soigné court métrage que j’ai pu voir. De très belles images d’une ville fantasmée, la caméra se promène  à travers cette mégalopole à l’architecture américaine mais à l’habit sémite, on entend que des conversations téléphoniques en arabe. Je pense que c’est le seul film qui dans le même temps m’a plu esthétiquement mais m’a permis une réflexion sur notre monde et sur un possible renversement des valeurs qui le dirigent. En somme cette uchronie poétique prend des risques sur la forme et sur le fond ce qui la démarque à mes yeux des autres productions.

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Coup de coeur :
Beauty- Rino Stefano Tagliafierro – Italie – Prog. InternationaI I6

Un court d’animation expérimentale ou les tableaux des grands maîtres prennent vie. De Rubens à Vermeer, Rino Stefano Tagliafierro donnent chair à l’onirisme des célèbres peintres, un travail technique épatant qui décuple les émotions ressentis faces aux toiles.

Epicentre de la création filmique : 37 ème Clermont Film Fest

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Première expérience au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand et il n’y a qu’un seul mot : enrichissant. Le court-métrage est un genre que j’avais très peu abordé et ce avec regret désormais. Son format et ses contraintes inhérentes ( techniques, financières, temporelles…) mènent souvent à  une narration, une écriture et une réalisation innovante en opposition aux trames toutes faites des films distribués dans nos salles de cinéma.
Les différentes programmations permettent d’avoir un œil sur une grande diversité de nationalités de court-métrages mais aussi de genres de court-métrages et c’est cette diversité qui est appréciable dans une séance : on passe d’une fiction, à une animation expérimentale pour finir sur un documentaire.
J’ai tout de même eut une préférence pour les séances laboratoires qui sont pour moi, un vrai terrain de jeux et d’observations pour tout étudiant qui touche au cinéma. J’ai ainsi pu faire l’ensemble des séances de cette programmation.
Mon seul regret me concerne, je n’ai eut aucun contact avec des personnes travaillant dans ce milieu, que ce soit pour un stage, un projet ou même juste pour m’enrichir. J’ai manqué d’initiative à ce sujet.
Malgré cela l’expérience reste plus que positive, j’ai pris énormément de plaisir à participer à cette ambiance effervescente et si j’ai l’occasion je retournerais sans hésitation à ce festival.

Mon projet de documentaire sonore : Nouveaux Soliloques

Bonsoir,

pour un exercice sur le son je dois dresser soit le portrait sonore d’une personne ou réaliser une interview croisé qui dépeint un sujet de manière auditive. Ceci dans le cadre de mon cours de scénarisation et réalisation.

Pour rester dans la continuité de mon projet portant sur l’image et les nouveaux médias, comment ils nous influencent, je souhaite m’attarder sur la propension humaine à parler tout seul.Partir d’un angle large pour enfin arriver à nos relations avec nos différents écrans et nouvelles technologies. J’aimerais voir de quelle manière et jusqu’à quel point ces médias ont prit une place importante dans notre vie, jusqu’à  modifier certaines caractéristiques humaines.

Pour cela je vais interviewer deux personnes qui ont développer une certaine forme d’addiction à leurs écrans :

-Mathilde, étudiante, elle ne peut pas vivre sans son ordinateur, au point qu’une relation quasi-charnelle existe entre elle et son pc portable.

-François, plaquiste, les jeux vidéos sont sa manière de se détendre après une journée de travail.

J’essayerais de capter quelle somme de bruits répond leur monologue, voir les différences d’émotions qu’ils expriment selon le contexte et en quoi leur aparté changent avec les nouveaux médias.

R.Opalinski

Terrence Malick : le retour du sacré

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Après ces recherches faites sur le lien entre l’image et le sacré, j’ai poser un regard nouveau sur les films de Terrence Malick. Son dialogue intime avec la spiritualité comme dans   » The tree of life » pourrait passer pour une bondieuserie mais il se révèle être en fait un objet cinématographique proche  de l’iconographie cultuelle.
En effet, ce film nous transporte dans des émotions universelles, à travers des histoires épiques qui ne sont pas sans rappelées l’imagerie spirituelle. Terrence Malick nous rassemble avec des représentations qui traitent de thèmes universelles, par cela il touche à l’ineffable comme le fait la religion.

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Par cela il réconcilie les critiques faîtes au cinéma comme étant un art commercial qui ne cherche pas la subversion et qui par son caractère technique perd l’aura conféré aux oeuvres artistiques. Digne héritier de Kubrick et son  » 2001 :  l’odysée de l’espace » , il remplit certaines des attentes que l’on plaçait  dans le cinéma comme art total.

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En nous rappelant les questions existentielles propre à la condition humaine le cinéma de Terrence Malick nous rapproche de nos semblables avec une amplitude du geste plutôt saisissante.
Mon projet de recherche avait pour but de comprendre comment l’image nous a façonnée plus que l’inverse, et j’ai pu observer les méfaits de notre société de l’image, mais je trouve que des réalisateurs comme Malick, Kubrick permettent de garder espoir, ils sauvegardent le lien qui nous unit tous, à savoir notre humanité.

Le prochain film de Terrence Malick, reflexion sur notre société de star, qui s’annonce encore très intense au niveau visuel.

Feedback de mon projet

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Cette recherche m’a beaucoup apporté, notamment sur des thèmes que je n’aurais pas envisagés.
En effet j’ai pu approfondir mes connaissances sur la culture religieuse catholique, à travers mon investigation sur l’imagerie chrétienne. Pour exemple le 2nd Concile de Nicée ainsi que la proclamation de l’édit de Milan ont été des phases majeures dans la construction de notre société d’image,  organisée grâce à la religion, ce que j’ignorais.
Dans un même temps mon approche de la culture artistique s’est vue enrichie que ce soit dans le domaine de l’histoire de l’art, des arts numériques et du cinéma.
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Le livre  » L’Art et l’Illusion : Psychologie de la représentation picturale » m’a donné une perception différente d’un sujet que j’affectionne et m’a permis de découvrir un artiste comme John Constable et ses tableaux naturaliste.s J’ai pu concevoir la peinture comme une science de l’observation et non plus comme une représentation purement esthétique. C’est une facette de l’art méconnue pour ma part  que j’ai pu aborder.

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J’ai aussi démystifié ma vision idéalisée du 7ème art, à travers des articles concernant le travail du philosophe Henri Bergson sur le temps. Le caractère fallacieux de l’espace temps cinématographique m’a rendu plus apte à comprendre le point de vue biaisé du cinéma.

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Au contraire, l’ouvrage  » Arts et nouveaux médias » recommandé  par mon camarade Côme Bouvant, m’a éclairé sur la branche de l’art numérique dont j’ignorais les artistes majeurs et courants ( fluxus).
Les installations videos  de Steeve Mc Queen m’ont beaucoup plu, personnalité que je ne connaissais qu’en tant que réalisateur.

W.Benjamin : « une bombe lancée sur le spectateur »

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Pour Benjamin, la « reproductibilité technique » est le concept clé d’une compréhension de l’art moderne. De la fonte des bronzes antiques à la lithographie, en passant par les diverses formes de gravures et l’imprimerie, l’histoire de l’art est jalonnée par le développement de la reproduction.

Mais, la modernité voit s’accomplir une double rupture : la lithographie fait entrer l’image dans l’actualité quotidienne des journaux et la photographie décharge la main de la tâche artistique au profit de « l’oeil fixé sur l’objectif ». La technique introduit à la fois une transformation de notre regard et un changement de notre rapport au temps. A l’éternité, elle substitue l’actualité, à la durée, l’instant ; le rythme accéléré de la reproduction des images, que le cinéma ne fait qu’amplifier, suit la cadence des paroles. Si l’image traditionnelle se caractérisait par l’unicité et la durée, la reproduction est fugacité et répétition.

Le phénomène de reproductibilité prend un double sens : les techniques de reproduction modifient la réception des oeuvres du passé, mais surtout les nouvelles techniques de production d’images et de sons s’imposent comme des formes nouvelles d’art : la photographie et le cinéma sont, si l’on peut dire, reproductibles par essence et non par accident. La technique entraîne à la fois la suppression de l’unicité de l’oeuvre d’art et la perte par l’individu de son unicité identifiable dans l’ère de la masse. La technique de la caméra rend possible la destruction de l’espace intérieur et de la faculté subjective de perception spatio-temporelle de l’individu.

La reproduction technique ruine l’idée même d’authenticité, c’est-à-dire l’ici et le maintenant de l’oeuvre, l’unicité de sa présence. Mais il faut souligner l’aspect récent d’une telle valeur que la science historique et les analyses physico-chimiques ont contribué à renforcer. Benjamin convient lui-même que, pour l’homme du Moyen Age, une vierge peinte ou sculptée n’est pas « authentique ». C’est le XIXe siècle qui inventera le culte de l’attribution. Mais la dévaluation de l’authenticité de l’oeuvre d’art est essentiellement l’effet d’une transformation du regard et de la réception.

Par de nouveaux procédés, angles de vues, agrandissements, ralentis, la technique de la caméra surpasse la vision naturelle et introduit un progrès de connaissance. La reproduction transporte l’oeuvre à domicile ; elle rapproche l’oeuvre du spectateur ; elle confère à l’oeuvre une actualité qui menace son pouvoir de témoignage historique et la détache du domaine de la tradition. La reproductibilité est la technique de l’âge des masses.