Tous les articles par Stacy Dolbeau

Les médias d’encore plus près

Le cours de Modèle théorique de la communication de masse, m’a tout d’abord largement sensibilisé sur cette culture de masse dans laquelle nous vivons. Ne croyons pas tout ce que nous voyons et ne nous laissons pas mener par le bout des doigts par le médias. La découverte de tout ces auteurs, ayant tous des thèses différentes, et utilisant les exemple ou mots différent, nous ramène toujours au même point : à savoir la peur de l’influence de cette société hautement numérisés, où l’information est facilement accessible.

Il est important de garder un regard critique sur ce que l’on voit, lit ou entend afin de ne pas se restreindre à une pensée unifiée. Car oui c’est avec nos différences et nos divergence d’opinion qu’on est plus fort. Il est important de se rendre compte de son individualité, sans pour autant rejeter le reste. Il faut apprendre à manier les informations avec intelligence aussi bien que les mots. Dans une filière tel que la notre, l’étude des médias est d’autant plus intéressante et importante qu’un jour nous en ferons surement parti.

Ne bourdons plus

Vous connaissez tous les débats politiques télévisés, notamment lors des présidentiels française ou américaine. Il est devenu habituel pour les principaux candidats de s’engager dans un débat télévisé. Il est souvent questions d’aborder des sujets d’actualité. Ils ont généralement lieu vers la fin de la campagne électorale, une fois que les deux partis ont désigné leurs candidats. Retransmis en direct à la télévision et à la radio c’est un évènement politique et médiatique à la fois récurent et important des élections. En effet les politique ont pour cible les indécis, afin de les convaincre à quelques semaines des élections. La télévision y joue ici un rôle important, censé être un outil démocratique, elle se doit de retranscrire d’importante promesse dans l’espoir d’un futur meilleur.

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Cependant selon Pierre Bourdieu, sociologue et philosophe, la
télévision est complètement l’inverse. Sa logique capitaliste cherche l’audimat. A la télévision, on retrouve le règne de l’ego qui prime sur le reste. Les intervenant viennent généralement pour être vu et reconnu. Dans le cadre des élections les candidats sont à la recherche de ces quelques voix qui feront la différence. Il est courant que les débats change le cours des élections. Les informations se chevauchent, nous empêchant ainsi de les assimiler proprement. On se fit alors à notre instinct et à celui qui nous semble le plus sympathique, ou bien dans le meilleur des cas, celui qui aura des idées qui semblent pertinente, pour peu qu’ils aillent lire leur programme. Et si on confiait nos pays à n’importe qui ?

Une réalité spectacle

Depuis 2001, la téléréalité est en pleine ascension. De la nouveauté dans les scénarios , on en demande toujours plus. Ces émissions télévisées consistent à filmer la vie quotidienne de personnes précédemment sélectionnées pour y participer, mais pourquoi ont-elles une telle popularité ? En effet, le but de la production étant de faire monter l’audimat, elle influence les participants pour créer des situations, souvent tendu afin de capter l’attention du spectateur, sans oublier le montage qui joue un rôle important dans la retranscription de cette « réalité ».

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Avec le temps, la société évolue et finit par demander de plus en plus de provocation. Entre  nudité, tromperie et violence, il s’agit avant tout de créer de buzz. « L’ile de la tentation » en est un exemple parfait, il y a quelques années ce phénomène était déjà présent avec « Love Story », la première téléréalité française, mais il ne fait que
s’accroitre tendant à faire disparaitre la perception de ce fossé entre réel et téléréalité. La téléréalité s’adapte à son temps,  techniquement et sociologiquement parlant, dans le but de produire plus d’argent.

Ici les médias renforcent les effets du spectaculaire en rendant futile et stérile tous les débats, fondés uniquement sur le divertissement. Assujettis au pouvoir, ils constituent, pour Debord, écrivain théoricien marxiste et cinéaste, les meilleurs pGuy Debordropagandistes de la société du spectacle, via la pratique de la rumeur et de la désinformation en manipulant les individus, les maintenant ainsi dans l’ignorance.

Selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme, il est un pendant concret de l’organisation de la marchandise. Plus précisément le spectacle est une idéologie économique. Elle légitime la pratique d’une vision unique de la vie. A travers les sens et à la conscience de tous, ou encore via une sphère de manifestations audio-visuelles tel que la téléréalité, par exemple. Le « spectacle » est à la fois l’appareil de propagande de l’emprise du capital sur les vies, aussi bien qu’un « rapport social entre des personnes médiatisé par des images ». Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.

Pop it real

« Les artistes pop faisaient des images que tous les passants Broadway pouvaient reconnaitre en un quart de seconde : des bandes dessinées, des tables de pique-nique, des pantalons, des personnages célèbres, des rideaux de douche, des réfrigérateurs, des bouteilles de coca. » C’est ce qu’Andy Warhol, célèbre artiste et leader du mouvement pop-art, nous dit de ce courant. Apparut au Etat Unis dans les années 60, le pop-art s’intéresse aux objets de consommation tel que le Coca-Cola, ou bien des images médiatiques AndyWarhol1tel que des star de cinéma ou des publicités. On les reprends, les contourne, les déforme, les agrandi, les décolore, et les multiplie, offrant ainsi un tout nouveau sens. Andy Warhol reproduisait ses oeuvres par centaines, parfois même par milliers d’exemplaires, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une oeuvre sa valeur car elle est unique. Dans son oeuvre les stars sont souvent profanées. Il les traite comme n’importe quelle autre image mettant ainsi en avant le fait que la répétition d’une même image, lui fait perdre une partie de son impact émotionnel. L’art devient ansi un produit de consommation comme l’est l’image de Marilyn Monroe, un produit médiatique et industriel à l’image de la société américaine des années 1960. Ce movement artistique est une parfaite illustration des propos de Jean Baudrillard, philosophe français, sur notre société.

En effet, dans son œuvre Simulacres et simulation, pour lui la simulation se veut être l’expérience du réel à travers ce qui nous en est rapporté, le simulacre en étant la représentation figurée (l’objet, l’image). Selon Baudrillard, les sociétés se sont à ce point reposées sur ces simulations, se sont à ce point constituées sur la base de ces signes, qu’elles en ont perdu le contact avec le monde jean_baudrillardréel. Le simulacre, d’abord reconnu comme représentation du réel, s’est vu multiplié, systématisé par l’avènement industriel, contribuant à brouiller les repères entre l’image et ce qu’elle représente, jusqu’à ce que, dans la société post-moderne, le simulacre ne finisse par
précéder et déterminer le réel. 

Les objets de consommation ont donc une valeur-signe, ce qui signifie qu’ils indiquent quelque chose au sujet du propriétaire, dans le contexte d’un système social. Alors que les valeurs-signes deviennent plus nombreuses, l’interaction devient de plus en plus basée sur des choses sans signification intrinsèque. Ainsi, la réalité devient de moins en moins importante, alors que l’échange des signes prend l’ascendant. De la même façon, quand la valeur-signe devient plus complexe, la réalité se transforme en hyperréalité et il devient alors de plus en plus difficile de distinguer ce qui est « réel ». L’hyperréalité est significative comme paradigme éclairant la condition culturelle américaine. Elle trompe la conscience en la détachant de tout engagement émotionnel réel. A la place, elle opte pour des simulations artificielles et des reproductions sans fin d’apparences fondamentalement vides, c’est d’ailleurs ce qu’on peut observer dans les oeuvres de Warhol.

Une soumission revendiquée ?

En 1920, une référence du cinéma expressionniste Allemand fit son apparition : Le Cabinet du Dr. Caligari. Réalisé par Robert Wiene, il raconte l’histoire d’un psychopathe hypnotiseur (Werner Krauss) qui utilise un somnamtumblr_lnqkdgn7rN1qzdvhio1_r5_1280bule (Conard Veidt) pour commettre des meurtres. Le film est visuellement très sombre et dérangeant, entre ombre et trainé de lumière. Le script est directement inspiré des expériences de Janowits et Mayer, deux pacifistes qui sont devenus retissant à l’autorité depuis leur expérience de la guerre. Ce film semble peindre la brutalité et l’irrationalité que peut avoir l’autorité. Le Dr. Caligari est le gouvernement allemand et Cesare symbolise un homme soumis à sa position, tel un soldat, et ce dans le but de tuer.

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Selon Kracauer, un journaliste, sociologue et critique de film allemand, affirme que ce film est une prémonition de l’ascension duReich avec Hitler et le nazisme. Son livre From CaliAutorenfoto-Kracauer-cSuhrkamp-Verlag-e1364925713334gari to Hitler expose cette théorie. Pour lui le film reflète un besoin inconscient, dans la société allemande, d’un tyran. Ce film est pour lui un exemple de l’obéissance que peuvent accorder ce peuple à l’autorité et leur incapacité à se rebeller contre l’autorité. Les contrastes que ce film évoque, entre aliénation et santé mentale, la réalité devient subjective face à une dualité de la nature humaine. 

Time to get out

Lorsqu’on achète un portable, ou que l’on décide d’acheter un nouveau canapé, on a l’habitude de prononcer ces mots « j’en ai besoin ». Souvent pour se justifier cela démontre une fois de plus notre dépendance au matériel. De nos jours, que serait notre vie sans moyen de communication matériel ? Que serait elle sans le confort d’un lit ? Il semble difficile de le concevoir, cependant une question reste en suspend : de quoi avons nous réellement besoin. Si l’on se réfère au besoin vital, manger, dormir et boire sont les seuls. Mais d’un point de vue psychologique, construire un herbert-marcuseavenir, être amoureux,fonder une maison, autrement dit « a home », s’épanouir, est ce qui semble essentiel. Ceci la société l’a bien compris, elle semble jouer de ces besoins profondément vitaux pour en créer de nouveaux, du moins c’est ce que Herbert Marcuse, philosophe et sociologue renommé affirmait. La société capitaliste crée de faux besoin dans le but de faire marcher la machine économique. Le film de Andrew Niccol illustre cette critique avec efficacité.

Dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Cependant, à partir de cet âge, il faut « gagner » du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps, les autres volent afin de gagner quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Plus que jamais, chaque minute compte.

On y retrouve une allégorie du capitalisme sauvage et de ses effets dévastateurs. D’immondes spéculateurs s’enrichissent scandaleusement alors que le reste de l’humanité est un prolétariat contraint de gagner péniblement le droit de vivre un jour, voire une heure de plus. Time Out dénonce donc les horreurs du capitalisme avec les moyens de sa séduction.
Une fois de plus on peux se demander si la liberté est réellement possible dans une société comme la notre.

L’ère numérique nous définit-elle ?

Lorsque que la vidéo prend le pas sur la vie réelle, finissant pas nous conditionner nous éloignant ainsi de notre humanité et de notre liberté. C’est ce que nous illustre le film de Cronenberg, Vidéodrome, sorti en 1983. Brian O’Blivion, personnage central du récit, théoricien des médias ne communique plus que par le biais de la vidéo.

Brian accepte une interview télévisée, à la seule condition qu’il soit montré dans un télévision. On comprend rapidement que le professeur O’Blivion s’est inspiré d’un chercheur connu : Marshall McLuhan. C’est un théoricien Candien travaillant sur les médias de masse. Il est perçu comme un visionnaire. Il a prédit l’apparition de la « galaxie Marconi », ou l’ère numérique, près de 35 ans avant son apparition réelle. Cette ère numérique serait introduite par la radio, la TV et la cybernétique reposant sur un message global et simplifié.

McLuhan cherche avant tout à forger de nouveaux outils de réflexion car, pour lui, ce passage d’une ère industrielle à une ère médiatique doit nécessairement se penser à l’aide de nouveaux modèles théoriques car l’enjeu est majeur ; rien de moins que déjouer cet adage que McLuhan considère essentiel mais dangereux : « nous devenons ce que nous regardons ».

Je n’ai donc qu’une seule question : L’ère numérique nous définit-elle ?

Mon portrait sonore : Le Jeu

Lors de cette exercice j’ai décidé de traiter « Le jeu » en me basant sur la boutique et association de joueurs Tollune.

La prise de son était quelque peu difficile due aux nombreux joueurs de l’association qui, une fois dans leur élément, sont assez bruyant.. Il a donc fallut que l’on se mette à l’écart. L’interview a durée environ 20 min, tout d’abord j’ai cherché à créer un relation de confiance entre elle et moi afin qu’elle évite de se censurer au maximum. Cet échange était enrichissant, elle a finit par me donner envie d’essayer ! Je peux dire que c’était une vraie rencontre et qu’elle s’est avérée très touchante.

Le montage fut plus compliqué à cause de la longueur de la prise de son. Il s’agit d’être pertinent dans nos choix et nos envies pour que l’auditeur y prête attention et c’est parfois difficile de prendre assez de recul pour s’en rendre compte. Lors du montage j’ai tenté de jouer avec le média que j’avais à disposition. Je voulais instaurer un doute sur le sujet, néanmoins je ne m’y suis pas prise correctement. 

Au final, je suis plutôt déçu de mon travail car il manquait clairement un paysage sonore à cet interview qui aurait pu servir au sentiment de doute que je voulais mettre en place. Cependant je peux remercier mon sujet, car c’était une vrai rencontre et ceci a réellement servi à l’interview.

Mon projet de portrait sonore : Trollune, la boutique de l’imaginaire

Je compte interviewer une personne en charge de la boutique « Trollune ». Ce lieu est considéré comme le lieu de l’Imaginaire à Lyon. Les joueurs et autres adeptes des univers imaginaires viennent y assouvir leur passion dans sa salle de jeux et de lecture.

Interviewer cette personne nous offrira une vue d’ensemble sur cet univers inconnu pour de nombreuses personnes. Etant en charge de l’association et de la boutique, il connait les habitués, s’ouvrant ainsi à pleins de monde différents et unique.

Mon angle d’interview sera d’envelopper complètement l’auditeur dans ce lieu qui nous semble hors de la réalité. Pourquoi ces gens sont-ils attiré vers ces univers hors du temps ? Qu’est ce que cette association leur offrent-ils ? Comment sont-ils devenu des adeptes ?

Entre vibration mystique et culture de masse

« A la plus parfaite reproduction il manque toujours quelque chose : l’ici et le maintenant de l’œuvre d’art, — l’unicité de sa présence au lieu où elle se trouve. C’est cette existence unique pourtant, et elle seule, qui, aussi longtemps qu’elle dure, subit le travail de l’histoire. »

  • Walter Benjamin, 1936, L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique

 

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La reproductibilité technique fait perdre à l’oeuvre d’art son aura. La perception des oeuvres d’art par l’Homme change, ainsi que les techniques artistiques en elles-mêmes.

Walter Benjamin estime que la vibration de l’oeuvre unique était propre à une communication mystique, qui finit par se perdre avec l’apparition des oeuvres issues de la production/culture de masse, tel que la photographie, l’imprimerie ou encore le cinéma.

La perception du spectateur ayant changé, il lui parait que l’art soit plus accessible, en partie grâce à la facilité avec laquelle on peut y avoir accès. L’art n’est plus qu’une simple valeur culturelle mais elle devient un réel moyen d’expression politique et social.

N’est-ce pas finalement un mal pour un bien ?