Tous les articles par Stacy Dolbeau

Communiquons plus qu’il n’en faut

L’appellation « mass média » est un terme récurrent à notre époque, mais somme-nous capable de le définir dans sa totalité et dans sa «réalité» ?

Les média de masse définissent une culture produite en fonction de sa diffusion massive, s’adressant à un agglomérat d’individus considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale.  Autrement dit ce sont les médias capable d’atteindre et d’influencer une large audience.

Les médias sont répartis en différentes catégories mais nous allons nous intéresser plus particulièrement aux médias de communication tel que le smartphone.

Le mobile est une des plus grande opportunité en terme de média. De nos jours c’est une interface possédant une multitude d’entrées et de sorties, à commencer par le téléphone. Nous détenons la possibilité de communiquer une information en live à plusieurs personnes à la fois, donnant ainsi naissance au « mass-self communication », une communication à la fois massive et individuelle.

Au delà de tout ca le téléphone de nos jours, appelé smartphone, offre un accès à l’information et à la diffusion de l’information bien plus étendu qu’auparavant. L’accès à internet, aux application telles que WhatsApp ou Skype, aux journaux en ligne et j’en passe.

Il est difficile, à notre époque, de se retrouver avec soi-même sans contact avec « l’extérieur », ne restreignons pas ainsi quelque peu notre liberté de penser ? 

Clermont-Ferrand Filmfest

Pendant 3 jours, les BCCN, s’immiscent à l’intérieur du festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. Je viens vous faire le retour de mon expérience.

Ce court instant à été ce qu’on peut dire on ne peut plus intense. Séances après séances, rencontres après rencontres, nous nous sentons de plus en plus enrichie à chaque fois. Notre curiosité s’accroit, notre créativité est sans cesse alimentée et notre sens critique s’impose.

12666384_10208159440360952_38607079_n (2)La présence de certains films plus que dérangeant retirent les barrières que nous nous étions nous même fixé en terme de création. Il nous pousse à dire autre chose que « je n’aime pas ». Nous échangeons les uns avec les autres après chaque séance et également avec les réalisateurs ce qui nous permet d’avoir une vision moins concise et de pouvoir exprimer nos ressenties et impressions avec plus de clarté et de raison.

Malheureusement nous étions contraints à voir certaines compétitions ce qui nous a finalement empêché de voir des court métrages phares ou vraiment tentant lors de notre présence la bas.

Ce moment est vraiment intéressant et nous pousse finalement vers l’échange et la critique intelligemment construite ce qui est vraiment important tout les jours et plus spécialement dans notre filière.

Je vous recommande vivement d’y aller l’an prochain.

Top 3 court-métrage // Clermont-Ferrand Filmfest

Du 5 au 13 février la ville de Clermont-Ferrand organise le 38ème Festival international du court métrage où nous avons eu la chance d’y assister. Parmi la centaine de court-métrages diffusés, chacun d’entre nous avons été plus ou moins marqué par certains d’entre eux. Je vais donc vous faire partager mon top 3, en espérant vous donner l’envie d’y assister, ou qui sait, de présenter vos films, l’an prochain.

Le premier est : « Hotaru », un film de William Laboury de la compétition Labo. C’est un film expérimental qui traite de la mémoire, la plaçant comme la clé de tout ce qui nous entoure. La façon dont le réalisateur a conçu le film peut paraitre assez troublante. Entre images fictives et images réelles, 2D et 3D, l’univers de ce film est hors du temps.

Le deuxième de ma sélection personnel est : « Uncanny Valley », un film franco-autrichien de Paul Wenninger, participant à la compétition national. C’est un film de fiction animé sur la première guerre mondiale. Le réalisateur cherche à montrer les souffrances et les futilités de la guerre, partagé entre conflit, survie et fraternité. L’absence de paroles ne manque pas, l’image suffit. La façon dont elle est animée et ce qui est montré, nous permet de comprendre de façon très claire le désespoir et l’atrocité de la guerre et de ces cicatrices.

Pour finir le film « Homebodies » de Yianni Warnock, est un film de fiction australien, faisant parti de la compétition international. C’est l’histoire d’un couple qui bat de l’aile, une femme assouvissant ses besoins sexuels sur internet et le mari au bord du suicide. La présence d’un comique de situation, tend à rapprocher ces deux personnes. Ce stratagème simple est très efficace. La simplicité du film et de la chute est ce qui le rend agréable à regarder et facile à apprécier. 

L’art dévoile

On doute souvent de l’artiste. Il est vu comme un être marginal qui vit dans un monde que lui seul connaît. Cette faculté de former, de créer des images d’objets non perçus ou d’objets irréels, de faire des combinaisons nouvelles d’images, appelé imagination, est ce qui nourrit cette distance que nous mettons entre une œuvre et non même. Mais si finalement l’artiste était « celui qui voit mieux que les autres » ? Si sa perception du monde était celle qui dépeint le réel ? Un réel que l’on ne connaît pas ? Que l’on ne perçoit pas ?

Bergson, un philosophe français, définissait l’art comme une puissance de dévoilement nous aidant à retrouver le simple et le pur. En cela il faudrait alors faire confiance aux artistes et non plus être critique face à leur création. Il faut créer un lien entre l’œuvre d’art et nous afin de dévoiler les codes que l’artiste à utiliser. C’est ainsi que l’on aiguisera notre regard pour se rapprocher du réel.

 

On ne croit que ce que l’on voit

On se borne à décrire le monde d’aujourd’hui comme un monde d’image, bientôt dirigé par la génération Y, nous poussant vers une utilisation excessive de la technologie, allant ainsi vers un manque de réflexion et d’analyse, dans un monde virtuel dominé par les images.

Mais finalement les images ne sont elles pas là depuis le début ? S’inscrivant dans notre société depuis bien plus longtemps ? Selon Mitchell les images ne sont pas que des objets inertes empreints de significations, mais bien des êtres animés par des désirs, des besoins et des revendications.

091214064441385005055821Depuis la nuit des temps les image sont autour de nous. Elles nous transportent, nous nourrissent et nous influencent. Le dessin par exemple était un moyen de communication avant l’apparition des mots. C’est elles qui nous transmettent le savoir sur des civilisations disparues telles que les égyptiens avec leurs hiéroglyphes. D’autant plus que c’était une civilisation en avance en bien des domaines, peut être que le principe de représentation en était une également, boostant ainsi la créativité et en cela la génération d’idée et d’innovation. La religion se rapproche également des images avec les icônes come dans l’église Byzantine créant ainsi un lien et une appropriation plus aisément à travers ces représentations.

En cela un monde sans image serait impossible, puisqu’elles sont interdépendantes de nous et de la vie qui nous entoure, digne de croyance.

Dominé par un acte libéré

En 1976 une publicité de Perrier avait été retiré car certaine personne se disaient « horrifiés » par l’image que cela renvoyait.

 

 

Depuis de nombreuses années maintenant la publicité utilise la sexualité comme investissement de vente afin d’atteindre la publique, tel que Orangina ou Schweppes par exemple.

Ce rapport au sexe ou à la sensualité est récurant dans la société d’image qu’est la notre, cependant le faite que la sexualité soit exprimé de façon si libre produit l’effet inverse sur la société. Elle est censée être libre mais finalement la société la rend non libre et nous conditionne dans cette sexualité. Tel que le dit Marcuse, philosophe Allemand et auteur de l’ouvrage « Eros et civilisation » (1955), ce rapport à la sexualité est une nouvelles forme de domination de la société sur nous. Une société qui utilise un des emblème les plus grand de la liberté pour nous contraindre et nous manipuler une fois de plus.

Battlestar Galactica : un futur à craindre ?

La conquête de l’espace réveille l’idée que nous devons quitter le monde de nos sens et de nos corps et ce non en imagination mais en réalité. La science se rapproche dangereusement du point de non retour, c’est à dire qu’elle s’approche du point ou les symboles mathématiques transcende le comportement humain.

La série Battlestar Galactica créée par Ronald D. Moore est un exemple parfait pour illustrer ces propos.

Les derniers survivants de l’espère humaine tentent d’échapper à des robots tueurs, les Cylons, tout en recherchant une planète perdue appelée la Terre. La série aborder beaucoup d’intrigues politiques et mystico-religieuses, et d’histoire de trahisons et de paranoïa à travers des personnages aux défauts passionnants. Battestar Galactica prouve aussi une bonne fois pour toutes que lorsqu’on aura créé des robots suffisamment « humain », l’humanité couchera avec, peu importe qu’ils essaient de nous exterminer ou non.

Autrement dit l’homme a transgressé une limite qui réduit, voir même détruit la dimension de l‘Homme. C’est la these que défent arendt dans son ouvrage « la crise de la culture » lorsqu’elle traite de la conquete de l’espace. Elle nous met en garde contre la perte du sens du monde, voir même la perte de l’homme lui même, qui constitue un risque inhérent au progrès technologique. 
 Devons nous craindre un tel avenir ?

Le poids du temps

 

En cours de création graphique il nous était demandé de réaliser un photomontage. L’exercice consistait à se mettre en scène portant un objet. Nous devions, dans notre rendu, établir une histoire.

Voilà ma production : « Le poids du temps »

 

Le poids du temps

 

Rendant ainsi compte du poids de cette société de consommation dans laquelle on vit. Une société éphémère qui se conduit a sa propre perte. Le temps est lourd sur nos épaules, mais nous nous devons d’être les témoins de ces erreurs, dans le but de changer ce futur que nous ne désirons pas.

La télévison : une âme trompeuse

On entend bien souvent dire que les médias nous manipulent. Mais si finalement ils ne nous manipulaient pas complètement ? Si finalement l’objet, faisant office de diffuseur, était trompeur malgré lui ?

Notre présent intuitif ou phénoménologique, c’est à dire l’étude des phénomènes, de l’expérience vécue et des contenus de conscience, est-ce qu’on appel le présent vivant censé être immédiat.

Photo prise le 28 février 2008 du plateau du journal du 19/20 de France 3, dans l'immeuble de France Télévisions à Paris. AFP PHOTO JOEL SAGET

Or la télévision, un des premiers médias ayant instauré « l’écran », fait croire que ce que nous voyons en direct est identique à la chose reproduite. Cependant, comme la photographie, ce média renvoie toujours un point de vue, celui de l’auteur. Ce qui semble présent, ce qui se réinscrit ici dans son immédiateté, est déjà mort. Ce n’est qu’un enregistrement de fait avéré.

Selon Derrida, par exemple, la télévision est un instrument de nivellement de la pensée et que le citoyen doit la transformer dans le sens de la rupture de préjugés, de la diversité. Il y voit une absence de liberté entre le journaliste et le spectateur induite par l’écran.

La prison : un acharnement mental

Il est nécessaire pour l’homme d’échanger avec autrui. Mais alors qu’en est-il des détenus ?

Quand on se retrouve dans un endroit où il nous est impossible de communiquer, du moins plus comme on a l’habitude de le faire, le quotidien devient difficile à vivre. L’homme ressent le besoin d’être en constante interaction avec ce qui l’entoure : le monde et les êtres qui le peuple. Les 5 sens sont sans cesse en éveille et nous pousse à toucher, transmettre et donner. Communiquer, notamment dans la société d’aujourd’hui, est indispensable. L’information fuse et les moyens de communication sont en plein essor, créant une certaine dépendance vis a vis de ces derniers.

Alors comment vivent les détenus ? Comment vivent-ils ce dépaysement ?

N’oublions pas que la prison est faite pour punir le détenu afin d’éviter qu’il recommence, cependant, avons-nous le droit de les priver de ce besoin vital pour rester sain d’esprit ? Un esprit qui se retrouvera de nouveau dans notre société, vivant avec nous. Pensez-vous, qu’en le rendant sénile il se repentira sur ses actions passées ? Ne pensez-vous pas que cela ne pousserait qu’à alimenter sa rage et ses vices ? Car un des rares actes de communication qu’ils reçoivent sont les pratiques de surveillance et de punition exercée par l’Etat.

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Michel Foucault, grand intellect psychologue et philosophe, pointe du doigt ces institutions. Il est important de garder en tête que ce sont des êtres humains qui se doivent d’être écouté et compris afin d’exercer sur eux une punition et non un supplice. Il faut évoluer avec le temps et les considérer comme des êtres humains du 21ème siècle.