Tous les articles par Stacy Dolbeau

Le slogan publicitaire selon Jakobson

Jakobson, un linguiste très influent du XXe siècle affirme que pour créer un rapport de communication entre deux êtres nous faisons appel à une fonction particulière du langage. La publicité est un exemple qui illustre assez concrètement son affirmation. Il existe six différentes fonctions du langage pour lui.

Premièrement la fonction expressive, qui réfère aux sentiments du locuteur.  On retrouve dans certains slogans publicitaires cette fonction. Il cherche alors à faire du récepteur l’acteur même du message, comme l’Oréal par exemple « L’Oréal, parce que je le vaux bien ».

La fonction poétique, elle, contient l’essentiel du message dans la forme même du texte. La structure même du message est l’objet d’attention. On y retrouve des jeux de mots, des répétitions ou encore des effets de styles. Cette fonction est omniprésente en publicité, elle aide à la mémorisation due entre autre à sa simplicité. Lapeyre par exemple reprend le jeu de mot dans son slogan : « Lapeyre, y’en a pas deux », mais il n’est pas le seul à utiliser cette fonction.

La fonction référentielle contient un message qui renvoie lui même au monde extérieur, à l’objet même du discours. Cette fonction permet de donner une information, dite objective, sur le produit tel que : « Seb, c’est bien ! »

La fonction conative est elle relative au récepteur. On appelle également cette fonction la fonction d’incitation, qui de toute évidence est très utilisée en publicité. Ainsi une marque s’adresse directement à la cible, lui posant des questions auxquelles elle offrira des réponses. Citroën par exemple fait référence a cette fonction : « Vous n’imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous ! »

La fonction métalinguiste trouve l’objet du message dans le code lui même, c’est l ‘explication qui permet la compréhension. Les slogans se devant d’être courts et simples, il est rare d’utiliser cette fonction en publicité.

Et finalement la fonction phatique est utilisée pour mettre en place ou pour maintenir la communication. Il est difficile de mettre en œuvre cette fonction en publicité car il n’y a pas de contacts physiques entre la marque et la cible, sauf, supposons, en cas de vidéo.

Le langage est communication, et selon Jakobson la communication est un processus, un processus qui se doit d’être maitrisé pour être pertinent, notamment en publicité.

 

La sémiologie et la signification

« La sémiologie c’est la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale » selon Ferdinand de Saussure dans l’ouvrage « Cour de la linguistique générale de 1906 à 1911 ». Autrement dit c’est un système de signe destiné à la communication.

La sémiologie se trouve partout. Au cinéma par exemple, cette discipline est utilisée dans l’analyse de film. Cependant il ne faut pas se tenir à la définition de base car « la signification », objet même du cinéma, déborde le domaine du signe et de la communication. Cette discipline est encore jeune et elle doit à la linguistique autant ses notions que ses méthodes. Cependant la sémiologie cinématographique a des limites, et ces limites sont d’autant plus gênante qu’elles sont liées à « la signification » : perçue comme un des fondements même du cinéma.

Le sémiologue cinématographique le plus important est Christian Metz avec « Essais sur la signification au cinéma » dans lequel on peut trouver l’article « Trucage et cinéma » qui nous permet de saisir les racines linguistiques et les développements psychanalytiques au cinéma.

 

Voici une vidéo qui reprend cet article présenté par Marc Vernet :

Christian Metz, “Trucage et cinéma”, 1973… par forumdesimages

 

Une société d’image manipulatrice

Barthes affirmait que nous nous trouvions dans une société d’écriture plus que dans une société d’image, cependant on peut affirmer avec certitude que la société a bien changé et que l’image a pris le pas sur tout le reste. Le problème avec cette nouvelle ère est que le texte, indispensable à l’ « encrage » comme le dit Barthes, disparaît peu à peu. La publicité c’est avant tout des images. Des images auxquelles on donne un sens à travers des codes qui font référence, par exemple : les codes sociaux. Il s’agit finalement de modifier la réalité afin d’atteindre plus de clientèle.

La photographie par exemple est un des médias les plus utilisé en publicité. Le problème avec cette dernière c’est qu’elle renvoie toujours à un point de vue : celui de l’auteur. Elle ne peut pas être un simple enregistrement de la réalité. Il y a toujours cette question : qu’est ce que veut renvoyer celui qui l’a prise. La photographie dirige l’observateur vers une position à adopter, sans oublier que très souvent, pour ne pas dire tout le temps, la photographie est modifiée et stylisée pour attirer d’avantage l’œil de la population. Elle nous permet de voir très clairement la manipulation qu’exerce la société de l’image dans laquelle on vit et ce à travers tout les médias dont elle est pourvue.

Alors que nous pensions vivre dans un monde libre, il se trouve que nous sommes sans cesse soumis à la manipulation tous autant que nous sommes. Finalement, peut être que l’artiste et le créatif possèdent un des pouvoirs les plus influent du moment, ils ont surpassé les auteurs et les journalistes, tout passe par eux désormais, ils marquent les esprits se rendant ainsi indispensable. Qu’en pensez vous ?

« Que la force soit avec toi »

Nous connaissons tous cette citation culte tirée de la saga Star Wars de George Lucas. La Force, à laquelle il est fait référence, est ce dont tout provient, ce en quoi tout existe. Cette « Force » est fondement même du Jediisme. Une philosophie qui contient des concepts de plusieurs religions et spiritualités, la rendant ainsi universelle.  C’est une discipline qui permet quiconque veut y adhérer de développer tout son potentiel physique, mental et spirituel. Le Jediisme n’est pas que fiction, il est reconnu comme spiritualité à par entière. Les Jedi partagent un ensemble de valeurs fondamentales essentielles à leur voie. La plupart des Jedi suivent un code de conduite similaire au code de la chevalerie, le Code Jedi.

Cependant, parce qu’il n’y a pas de voie unique ou de livre saint dans le Jediisme, il y a beaucoup de codes, tous plus ou moins basés sur la philosophie, codes et leçons de Star Wars.

Mais plus qu’une philosophie, le Jediisme peut se transformer en foi.  On pourrait penser que défendre le Jediisme comme une religion, c’est répéter les mêmes erreurs que tous les groupes religieux. Althusser, philosophe et communiste, dénonce le concept d’idéologie due à la mainmise qu’elle porte sur l’individu. Une mainmise qui constitue la structure de toute idéologie, interpellant les individus en sujet au nom d’un sujet unique et absolu et assurant ainsi son fonctionnement. Le Sujet Absolu occupe la place unique au centre et interpelle tout autour de lui. « Dieu y reconnaitra les siens », c’est à dire ceux qui auront reconnu Dieu et se seront reconnu en lui, seulement ceux là seront sauvé.

On pourrait avoir peur, maintenant que le Jedaiisme est reconnu comme existant de manière réelle et pratiquée dans le monde, que certains hommes reprennent ce processus idéologique faisant ainsi de cette spiritualité une religion tout aussi faussée que les autres la fondant également sur l’adoration. Le Jediisme tel que Star Wars nous le décrit est bien loin de tout ça. C’est un voyage, un idéal, une image vers laquelle je dois m’élever.

Il existe des jedi chrétiens, hindous, musulmans, bouddhistes, taoïstes… Plusieurs voies, plusieurs visions, mais un objectif commun : accepter les points de vue des autres. Être tolérant, c’est une marque de leadership dans la communauté, et c’est ainsi que cela devrait rester.