Tous les articles par Théo Simeon

Une semaine dans le calme

Bonjour/bonsoir tout le monde!

Ca y est, ma première semaine de stage est passée. Pour rappel, je travaille dans les bureaux regroupant plusieurs entreprises, ainsi qu’une association, Nuées d’Images, pour laquelle je dois réaliser le site web.

L’ambiance est sympatique, les collègues sont intéressants. Malheureusement, mon maître de stage ne pouvait pas être présent cette semaine, ce qui m’a valu 5 jours plutôt calmes où je travaillais sans trop savoir où j’allais.

Mais par chance, à son retour, il a pu constater que mon travail en solitaire correspondait à ses attentes. Ouf!

Maintenant que je suis plus cadré, j’ai pu commencer une nouvelle semaine plus productive que la précédente, et avancer dans la bonne dirrection.

Sword Art Online et eXistenZ, même combat : celui de Baudrillard

Connaissez vous Sword Art Online? Connaissez vous eXistenZ? Si ce n’est pas le cas, laissez moi vous résumer la chose.

sword-art-online-wallpaperSword Art Online (que nous appeleront SAO par la suite) est un manga dans lequel on suit l’histoire d’un jeune homme, Kirigaya Kazuto, qui se retrouve enfermé dans un jeu vidéo à réalité augmenté dont il est relié directement au cerveau.

existenzeXistenZ, sorti bien avant, en 1999, est très siilaire. Sans entrer dans les détails de l’intrigue, il s’agit de personnes qui jouent à un jeu du même type, en branchant directement la console à un port bionique greffé aux joueurs.

Dans un cas comme dans l’autre, les personnages perdent le contrôle le leur corps pour vivre dans celui d’un avatar, d’un personnage numérique.

Mais là où SAO se contente de construire une simpe histoire dans un jeu vidéo, eXistenZ est quant à lui une véritable critique de la société digne des réflexions du philosophe Jean Baudrillard, qui dénonce la volonté de la société à vivre dans une simulation de vie plutôt que de profiter du monde tel qu’il est.

La télévision avant la réflexion

À quoi bon réfléchir et avoir sa propre opinion si on peut le faire à votre place? Après tout, la télévision offre tout un panel de services destinés à soulager votre cerveau de toutes ces contraintes! Émissions, télé-réalité, journaux télévisés, reportages, documentaires… Tout un tas de personnes sont payées pour laisser à vos neurones assez d’énergie pour réfléchir à des problèmes VRAIMENT importants, comme le choix de votre nouveau téléphone ou si ça vaut le coup de rajouter du sucre sur vos fraises à midi.

Et vos enfants ! Il faut très vite les habituer à ce nouveau remède, qu’il n’aient jamais à connaître la souffrance des réflexions politiques, sociales ou morales!

tele-vide-tete-L-XyXTS4Avez-vous saisi l’ironie de mes propos? Si oui, c’est qu’il n’est pas trop tard et que votre réflexion vous appartient encore.

Du moins, c’est ce que vous dirait Stiegler s’il était devant vous. En effet, dans son ouvrage philosophique La télécratie contre la démocratie, il nous met en garde sur un point malheureusement bien trop répendu de nos jour: la télécratie, à savoir la surconsommation de la télévision.

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Cet excès de programmes télévisés a pour conséquence de formater notre cerveau, et à réfléchir à sa place, et c’est le meilleur moyen pour les politiciens d’injecter des idées (bonnes ou mauvaises) aux téléspectateurs trop télécrates pour faire la part des choses.

Ne tombez pas dans le piège.

Une vie d’écrans

monitor icons with social media signs on screenBeaucoup de choses apparaissent sur des écrans. Des films aux journaux d’information, en passant par la publicité ou les clips musicaux, que ce soit à la télévision, sur un ordinateur, un téléphone portable ou un écran de cinéma, nous y sommes confrontés tous les jours.

Quelle importance me direz-vous? Après tous, si on veut s’informer, se divertir ou découvrir de nouvelles choses, c’est plutôt une bonne chose!

Mais attention tout de même… Car selon Gilles Lipovestky, un philosophe français contemporain, il se pourrait que nous soyons influencés, volontairement ou non, par ce flux constant qui sort de nos écrans.

Que ce soit notre mode vestimentaire, notre façon de parler,  nos habitudes alimentaires ou hygiéniques, jusqu’à notre point de vue, tout peut être manipulé par ce que l’on regarde à la télévision, au cinéma ou sur internet.

violence_art-1323523852Sans dénoncer une manipulation manifeste de tout ce que nous regarons, il faut garder à l’esprit que même un film ou une série pourtant destinée au divertissement peut régir la façon dont nous vivons.

Mais après tout, libre à chacun de s’inspirer de ce qu’il voit autour de lui comme dans médias, c’est comme cela que l’on se forge une opinion sur le monde.

La télévision nous mentirait?

Quoi, comment ça? La télévision nous cacherait des informations, voire même nous mentirait?

J’en tombe dénu.

jean-yves-le-gallou-par-eloiEn effet, la télévision, et plus précisément les journaux d’informations, ne montreraient de l’actualité  que la partie émergée de l’iceberg.

C’est en tout cas ce qu’affirme Pierre Bourdieu, un sociologue français majeur de la deuxième partie du XXème siècle, dans son ouvrage Sur la télévision, publié en 1996.

Comme un exemple vaut mieux qu’un long discours, voici comment nous pourrions illustrer ses propos:

Un journal télévisé est sponsorisé par un grand groupe pétrolier. Ce dernier est alors impliqué dans la fuite d’une plateforme de pompage, répendant d’énormes quantités de mazoux sur les côtes à proximité, ayant un impact écologique important.

Affiche_Desentubages002-6e213Ce journal peut-il se permettre de s’étendre sur le sujet, pouvant mettre en péril la crédibilité voire l’économie de son sponsor?
Il existe plusieurs cas de figure: il peut tout simplement ne pas parler de l’incident. Mais pour des événements d’une grande importance qu’il serait trop suspect de passer à la trappe, une autre méthode consiste à cacher cette information en la couvrant derrière de nombreuses autres information d’importance moindre.

A10-828Mais outre les soucis économiques de la chaîne de télévision, cette désinformation peut aussi provenir du gouvernement lui-même, s’ils désirent qu’une information politique ne soit pas ébruitée.

Alors, pouvez-vous vraiment faire confiance à la télévision, et peut-être même aux autres médias?

Si tu t’ennuies, achètes!

Arthur Schopenhauer le disait: une fois l’objet de tes désirs obtenu, tu t’en lasses et un autre désir apparait.

03-16-consommationVision très pessimiste mais pas moins juste de notre société actuelle. Et encore, notre cher philosophe tenait ces propos il y a plus d’un siècle et demi! Très en avance sur son temps, l’Arthur.
Mais sa thèse était moins axée sur le comportement de la société que d’un point de vue purement philosophique.

763059571Guy Debord, lui, est déjà plus proche de notre époque lorsqu’il écrit « La société du spectacle » en 1967. Proche de la thèse de Schopenhauer, il critique crûment cette société de consommation qui nous entoure.

Sommes nous réellement manipulés et aliénés par la consommation, qui nous pousse chaque jour à acheter encore plus?

Pensez-y, ça vous fera peut-être faire des économies…

Après la politique du cinéma, le cinéma dans la politique

Je vous épargnerai l’image douteuse d’une croix gammée pour cet article: je me sens d’humeur joyeuse, ce serait dommage de tout gâcher!

DucknaziCependant, c’est bien du nazisme dont je vais vous parler. Plus particulièrement de l’utilisation du cinéma dans la propagande du NSDAP.

Siegfried Kracauer traite ce sujet en tant que spectateur de la dictature Allemande de la seconde guerre mondiale dans son oeuvre « De Caligari à Hitler, une histoire de psychologie allemande ».

En effet, il décrit comment le cinéma Allemand durant la guerre fait resortir toute la puissance et la structure nazie.

BDDefinition-MetropolisUK-15-1080L’exemple le plus frapant, bien que sorti bien avant la guerre, est l’esthétisme et le fond du film Metropolis.

 

Et maintenant, le cinéma actuel dépeint-il une autre forme de dictature?
Il faut que j’arrête de vous mettre  des idées saugrenues en tête, moi…

 

Fais pas ci, fais pas ça…

Et si on nous contrôlait? Et si quelqu’un, ou quelque chose de plus puissant que nous, tiraient les ficelles depuis son balcon, la haut? Et si nous n’étions pas libres de nos choix et de nos goût?


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N’ayez crainte, aucune entité surnaturelle ou extraterrestre ne semble avoir posé le pied sur Terre pour nous contrôler, du moins pour le moment…


Si nous ne sommes pas dans un de ces blockbusters de science-fiction américaine , alors de quoi est-ce que je peux bien parler?

Il s’agit en fait d’une théorie d’un certain Herbert Marcuse. Mais de quoi parle-t-il donc?

C’est très simple. En 1964, Marcuse publie un de ses ourages les plus célèbres, « L’Homme Unidimensionnel », dans lequel il soulève l’idée selon laquelle la population serait formatée et standardisée par la société économique et industrielle.

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En effet, avec l’essor de l’industrie et le développement de l’économie liée avec l’explosion démographique des années précédentes, nous serions peu à peu formatés sur nos besoins et nos envie afin de nous pousser à consommer.

Nous serions alors dans ce cas enfermés dans une illusion de liberté dirrigée par l’argent, ce qui tend à être le cas depuis ces dernières années. Serons-nous un jour guidés au point de devenir des hommes unidimensionnels?

Ce soir, je regarde un médium

-Tu fais quoi ce soir?
-Je regarde la télé.
-Et tu vas regarder quoi?
-Ben, la télé.

C’est comme cela que l’on pourrait interpréter cette citation de Marshall McLuhan, grand littéraire et théoricien du XXème siècle,  tiré de son ouvrage « Pour comprendre les médias », paru en 1964: « Le message, c’est le médium ».
En effet, ce que McLuhan veut dire par là, c’est que le médium, c’est-à-dire l’outil de transmission d’un message, porte autant si ce n’est plus de sens que le message lui-même.

Prenons par exemple cette personne
mamie

 

-Ah, encore des fous qui tuent des pauvres innocents!

télévision

 

 

et cette personne.

-Tout le pays retient son souffle devant les images de ce nouvel attentat…

 

 

Ils parlent du même sujet, et transmettent un même message : celui de la peur face au terrorisme. Pourtant, l’impact est loin d’être le même: la valeur des propos est totalement inégale.

C’est ainsi que nous pouvons exliquer simplement le point de vue de McLuhan, car dans cet exemple ainsi que dans bien d’autres, c’est bien le médium qui est le message.

Le Festival, toute une histoire!

1982 – C’est cette année qu’est né le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand.

D’abord officieux, ce festival débute à partir de 1979 sous la forme de « semaines du court-métrage », organisées par le CCUC.

Devant le succès de ces petites éditions, une association, Sauve qui peut le court métrage, est fondée en 1981 et l’année d’après, le Festival est créé.

C’est en 1988 que le festival devient internationnal. Au fur et à mesure des années, le nombre de visiteurs augmente:

graphiques entrées

 

C’est depuis devenu la manifestation sur le court métrage le plus important au monde, et s’est vu décerner le titre de Meilleur Festival Internationnal lors des FILMAD Awards en 2009.

En bref, ce festival, c’est du béton!