Tous les articles par Thibaut Peloux

Télévision ou Télémouton ?

A notre époque, l’information est la base du pouvoir politique et économique : c’est l’enjeu principal.

Ceux qui contrôlent l’information contrôlent ceux qui la lisent. Or, en 2015, l’information passe par la télé, les journaux, la radio et surtout, internet. Il faut savoir qu’il y a 96% des foyers français qui possèdent un poste de télévision en 2014, et 61% de la population française possède un smartphone en 2015 (donc un accès a internet), soit environ 36 millions de français. Tous ces outils technologiques qui permettent de partager l’information sont appeler médias de masse car ils permettent de passer un message à un nombre extrêmement large de la population.

Les médias de masse permettent : la communication de masse ; donc d’instaurer une culture de masse. La culture de masse permet à celui qui contrôle l’information d’influencer la façon de penser d’une population. En France on peut citer les journaux officiels tel que TF1, France 2 et France 3, cette liste n’étant pas exhaustive.

On sait maintenant que les grandes chaines de communication de l’information sont subventionnées par des sociétés très puissantes dans le monde (n’oublions pas que celui qui contrôle l’information à le pouvoir) tel que Bouygues, Total, Lagardère, Monsanto, Nestlé, etc.
Voici un schéma montrant les sociétés qui contrôlent les médias français, ça fait froid dans le dos… carte-du-parti-de-la-presse-et-de-l-argent

Bourdieu a écris un livre intitulé Sur la Télévision, dans lequel il démontre que les émissions télévisées sont structurées de façon à censurer les informations. Tel événement important sera montré comme ordinaire et tel événement ordinaire sera montré comme extra-ordinaire.

Le téléspectateur, ainsi que le lecteur pour les journaux, doit se faire sa propre idée sur l’information. Il est de son devoir de trier les sources en faisant des recherches par lui-même afin d’avoir sa propre façon de penser, son propre avis et non celui que les médias de masse lui donne.

Soyez critique ! Osez les débats en soirée ! N’ayez pas peur d’exprimer votre façon de penser !

Guy Debord en guerre contre les économistes libéraux ?

Guy Debord année 60-70.

Le spectacle est une idéologie économique. Une idéologie c’est quand tout un peuple va penser la même chose. Il va nous montrer que la société dans laquelle il vit, toute la société pense la même chose à cause des médias, de la politique, de l’administratif qui vont tous divulguer une même idée.

Un objet est montré comme extra ordinaire dans les médias, et une fois qu’on a cet objet, il devient désuet étant donné qu’un nouvel objet débarque sur le marché.

L’être humain a toujours été touché par la souffrance et l’ennui. Il souffre d’un manque, et d’un ennui une fois qu’il a combler son manque. C’est un cercle vicieux.

Guy Debord est qualifié d’astre noir de la littérature. Il n’a jamais voulu passer a la télévision. Il dissimulait sa personnalité derrière des ragots et il n’a jamais voulu apparaître au grand jour.

De Caligan à Hitler, par Kracauer

Le cinéma allemand, son effet sur le régime nazi ?

Kracauer a fait des études de journalisme. Il a un fort intérêt pour la société, les faits divers qui s’y déroulent. Il a des idées marxistes et est anti capitalisme. Il va en Allemagne en 1933. En 1937 il va aux Etats-Unis.

Il est à l’origine de l’effet Schüfftan, effet spécial, le concept est de rajouter une image sur l’image. Cela permet de créer des effets spéciaux pour ses films.

Il montre la présence du coeur dans le travail de ses ouvrier.

Il y a le cerveau, les mains, et le médium : le coeur.

Ils ont influencé dans le fond et la forme la façon de pensée des allemands. Les films portent les symptomes de l’avenement du Reich. A partir d’un corpus de film qu’on va analyser à posteriori on va pouvoir démontrer l’évolution de pensé de la société allemande.
Y-a-t-il un lien entre l’évolution de la société et la culture audiovisuelle ?

Consomme ! Ça te rend intelligent.

« On vit dans une société totalitaire qui manipule les besoins « .

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Le contrôle des besoins par le pouvoir. Marcuse montre la société contemporaine comme un énorme piège qui tente de nous uniformiser, et de nous abrutir pour avoir une main sur nous. Créer de nouveaux besoins pour nous faire dépenser plus et produire plus et travailler plus, bilan on n’a plus de temps à nous et on ne peut plus remettre en cause la société dans laquelle on vit.

Les faux besoins sont ceux qui vont justifier un travail pénible et faire naître de l’agressivité chez les gens. Le fait d’être dans un confort de vie, on ne réfléchit plus réellement. Les besoins que la société nous crée peuvent être la mode, les vagues de modes avec de nouveau vêtement et jeter les anciens alors qu’ils nous vont encore. Consommation quand tu nous tiens…

Je veux être Hipster : Comment dois-je m’habiller ?

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Selon Mc Luhan, le vêtement est un prolongement de la peau. C’est à dire qu’il permet de communiquer un physique autre que celui du corps humain. Le corps humain est universel, neutre et pur. Alors que les vêtements permettent à l’individu de s’identifier à une classe sociale. Classe sociale qui est définie par la Mode éphémère d’une époque. La production intensive permet d’avoir à disposition une multitude de vêtement. Plus il y a de vêtement, plus il y a de classe auxquelles on peut s’identifier.  A notre époque, il n’est pas rare que la bourgeoisie et la classe populaire s’habille de la même manière, les marques seront là pour maintenir une frontière identitaire mais l’esthétique restera similaire. L’individu cherche plus à s’identifier à un genre, un caractère ou une éthique de vie plutôt qu’a une classe sociale comme faisait à leur insu les nobles et les paysans à la Renaissances.

Aujourd’hui un bourgeois et un jeune issue d’un milieu modeste aura autant de faciliter à devenir un Hipster. Jean troué, barbe, bonnet, petite veste en jean et chemise a carreaux. Les prix ? Ca dépend du magasin mais entre un American Apparel et un Celio vous ne verrez pas la différence.
Avez-vous été hipsterisé ?

L’art industrialisé reste-t-il de l’art ?

Au 21ème siècle l’art est en danger. On peut désormais acheter une toile que l’on pense être faite à la main, alors que celle-ci a été peinte de façon mécanique. Il peut s’agir d’un poster sur lequel on ajoute un film plastique qui donne un effet de brillance et qui donne l’impression d’une peinture à l’huile. Il existe plusieurs procédé qui permette de rendre une toile authentique.  C’est pareil pour les sculptures…

Walter Benjamin dénonce la reproductibilité d’une oeuvre d’art. Il compare l’art à un instant précis qui ne peut être vécu qu’une seule fois. Par exemple un couché de soleil sur un paysage montagnard. Le moment ne sera vécu qu’une seule fois et ne peut être copié. C’est l’aura du moment, de l’instant présent. Pour l’art c’est pareil. Une oeuvre d’art a une aura, mais lorsque celle ci est copié, la copie perd son aura. En d’autre terme elle perd sa magie, son authenticité, sa particularité.
Sauvons l’art en soignant notre société de consommation et la théorie des économistes libéraux ! L’excès de productivité n’amène pas à la satiété mais à l’excès de consommation et à la disparition générale de la matière au sens propre et figuré !

http://www.minutefacile.com/vie-pratique/conseils-juridiques/19313-reconnaitre-une-reproduction-de-tableau/

Peut-on tout accepter ?

Lors de ce festival de Clermont-Ferrand, j’ai pu découvrir de merveilleux courts-métrages, très intéressants, divertissants ou prenants. Mais certains courts-métrages m’ont interpellé. Je me demandais ce qu’il y avait d’artistique, de divertissant ou de technique dans ces réalisations. Certains films ont même été sifflés lorsque les lumières s’allumaient. Je ne souhaitais pas être à la place de ceux qui ont payé pour assister à des courts métrages sans histoire et dans lesquels il ne se passait rien. Je parle d’une salle de projection particulière : la salle LABO. Chaque court métrage est un défi lancé aux spectateurs. Ce ne sont pas des réalisations « classiques », elles sont faites pour que le spectateur se pose des questions et réagisse. C’est mon cas.

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DeepSpace

Par exemple, Deep Space de Bruno Tondeur (2014), un film d’animation dans lequel un astronaute part en mission sur une planète pour ramener une espèce intelligente sur la Terre. Ce court-métrage est bien fait artistiquement mais l’histoire est absurde… Il n’est pas précisé aux grands-parents qui emmènent leurs petits-enfants à une séance qu’ils pourront peut-être en ressortir traumatisés aux vues des scènes obscènes. Vraiment j’ai été déçu, je ne vous en dis pas plus.

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HillBrow

HillBrow, film de Nicolas Boone, 2014. C’est un court métrage de 32 min (s’il vous plait!!) où l’on suit des citadins dans le quartier de HillBrow en Afrique du Sud. Il est réalisé en plan séquence. Chaque plan doit durer entre 5 et 7 min. Et … on s’endort. Trois plans auraient suffi, mais 5 ou 6 plans – sachant qu’il n’y a pas d’histoire et qu’on ne s’attend à rien – c’est lassant. Ce film peut être apprécié en effet mais le spectateur n’attend pas 32 min pour apprécier un film comme celui la. Un plan suffisait largement pour apprécier le travelling du steadycam et le travail du caméraman. Le reste n’est que répétition et on se lasse très vite. Surtout lorsqu’on ne s’attend pas à tomber sur ca… C’est l’un des seul film qu’y a été sifflé dans la salle de projection… C’est pour dire !

Mon coup de cœur !

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Le Dernier des Céfrans

 Mon coup de coeur durant ce festival est sans hésiter le film de Pierre-Emmanuel URCUN, Le Dernier Des Céfrans. C’est l’histoire d’un jeune d’une vingtaine d’année qui habite dans une cité de Saint-Ouen. Il est le dernier français à n’être pas partie de la banlieue et il peine à annoncer à ses amis qu’il va s’engager dans l’armée. Ce film à toutes les qualités requises pour passer un très bon moment. Les acteurs sont très attractifs, d’une simplicité et d’un humour bien placé, on se sent directement avec eux. On ne s’ennuie pas une seule seconde, tous les plans sont importants et on à un sentiment de satiété lorsque les lumières se rallument.  Ce court métrage a répondu à toutes mes attentes de spectateur. Encore mieux, les acteurs étaient présents lors de la projections et nous avons eu la chance de discuter du film avec eux en fin de séance. Nous avons appris des détails sur la construction d’un projet comme le leur (un an de préparation, plus de 80 000 € de budget, douze jours de tournage, le parcours de l’équipe du film … Vraiment un très bon moment et un très bon court métrage, il mérite sa place de premier. Il a aussi gagné le prix Canal+ 2015 lors du festival.

Mon Top 3  sans compter Le Dernier Des Cefrans :

1. Guy Mocquet, Demis Herenger, 2014 : l’histoire d’un jeune de banlieue qui souhaite embrasser une fille de la cité au milieu d’un lac artificiel situé au centre de la banlieue pour faire comme dans les films. Un baiser romantique mais qui ne plait pas forcément à tout le monde…

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Guy Mocquet

2. Daphné ou la Belle Plante, Sébastien Laudenbach et Sylvain Derosne, 2014 : C’est un documentaire animé avec pour images visuelles de simple bouts de bois qui sont taillés pour faire apparaître les formes d’un corps de femme. Accompagné de la voix off d’une femme (strip-teaseuse) qui nous parle de son travail et de sa relation avec son corps. On ne voit jamais la femme, seulement les morceaux de bois.

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Daphné ou la Belle Plante

Les bouts de bois sont tailler mais de façon très artistiques, on ne voit jamais un outil rentrer en contacte avec la matière mais celle-ci disparaît petit à petit en stop motion. L’image est exceptionnellement esthétique grâce aux mini travelling gauche droite et à l’éclairage.  Je trouve que le réalisateur à très bien réussi à nous faire ressentir des émotions via son accord Image-Son.

 

3. The Nostalgist, Giacomo Cimini, 2014 : C’est l’histoire d’un homme qui vit avec son fils dans une époque future idyllique. On se rencontre par la suite que le monde qui l’entoure n’est qu’un mensonge issue des lunettes qu’il porte. En réalité son fils est un robot et il mène une vie miséreuse…
Ce court-métrage m’a fait penser à la série Black Mirror, la relation que l’homme peut avoir avec les écrans. Ici il préfère posséder un gadget qui lui fait miroiter une vie qu’il n’a pas… Je trouve le sujet très bien trouvé et un film pourrait être adapter. J’ai vraiment apprécier le concept.

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The Nostalgist

– Festival de Clermont-Ferrand 2015 – by Thibaut Peloux

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Je connaissais de nom le festival du court métrage à Clermont-Ferrand mais je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller. Ces trois jours passés en compagnie de la classe de Création Numérique fut très plaisant. Nous pouvions assister a trois séances par jours minimum a l »aide d’un pass all access. Il y avait une quinzaine de salle de projections et 70 séances proposées chaque jours. Une séance avait une durée moyenne  de deux heures et comprenait 5 courts-métrages. Il y avait tous les genres, styles et formats de réalisation. Du dessin, de l’image de synthèse, du stop motion, du time lapse, des plans séquences, des plans panoramiques etc. J’ai pu découvrir les différentes familles de courts-métrages et identifier le style de certains réalisateurs. Bien sûr tout ne m’a pas plu. La salle de projection nommée LABO proposait des courts-métrages qui changent complètement vis-à-vis d’un court métrage classique avec une histoire. C’était intéressant de pouvoir débattre avec les élèves de la classe à chaque sortie de séance et d’entendre les avis de chacun.
Le Festival fût une très bonne expérience grâce au pass All Access. Si l’occasion se représentait j’y retournerait volontiers.

Thibaut P

 

 

Documentaire Sonore – Thibaut Peloux

Bonjour à tous,

Pour mon documentaire sonore j’ai longuement hésité sur plusieurs sujets. En premier lieu je souhaitais interviewer deux joueurs expérimentés de billard après une partie commune pour ensuite comparer leur retour  (qui a le mieux joué, le meilleur coup, le niveau de l’adversaire, etc) afin d’en ressortir l’avis de l’un et l’autre. Puis j’ai pensé à montrer la Une d’un Charlie Hebdo, s’attaquant à la religion, à un imam et à  un prêtre. Ce sujet pouvait être intéressant mais je n’étais pas emballé car je devais trouver obligatoirement deux avis opposés … Je ne souhaitais pas y participer.
Finalement j’ai interviewé François,  ingénieur chez Bosch et amateur de slackline. Un sport qu’il nous décrit à sa manière durant l’interview. Il nous raconte comment il a connu ce sport, toutes les disciplines que l’on peut pratiquer autour, et son accident qui l’immobilisa pendant plus d’un an …

Thibaut