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Comprendre et trouver une explication personnelle dans mon rapport aux médias. Thomas Lopez, 19 ans, étudiant en communication et création numérique.

Venus project

Au début des années 1950, Georges Bateson, Donald deAvilla Jackson, John Weakland et bien d’autres penseurs, psychologues, psychanalyste… forment l’Ecole de Palo Alto. Implanté en Californie le courant de pensée devient une référence en psychologie, communication et sociologie faisant référence aux concepts de la cybernétique.

Ces nouveaux modes de pensés et de fonctionnement vont s’intéresser aux interactions et échanges à l’intérieur d’un système, humain, animal ou même robotique.
Dès le XIX ème siècle, Wallace, naturaliste anglais définit la sélection naturelle comme autorégulée qui maintient la stabilité de l’écosystème.
Le projet Venus est une société visant à matérialiser la pensée futuriste de son créateur : Jacques Fresco. Cette vision est basée sur un système ou l’homme vit en harmonie avec la nature grâce à la technologie. Ce projet a une visée futuriste, qui prend conscience des problèmes actuelles de fonctionnement de notre société pour les redistribuer ensuite, par exemple projet Venus est entièrement dépendant d’un système socio-économique permettant l’accessibilité des richesses à chaque habitant ou peuple terrestre. L’argent représente une convention sociale non nécessaire à la survie de l’homme sauf si celui ci en a fait une source vitale, c’est ce que Jacques Fresco veut faire comprendre par une économie des ressources, créer de l’échange et des responsabilités sociales permettant l’éveil d’une reconnaissance naturelle du milieu qui nous entoure.
Tous ces principes seraient donc gérés sous une forme de réseau cybernétique connectant chacune des actions grâce à la science.

Ce projet fondé à partir de 1994, représente 75 ans de recherches scientifiques. D’une certaine manière, ce projet possède aussi une certaine étude psycho-socioéducative, comment générer des relations assainies par la méthode scientifique et dans le cadre du respect de l’environnement mais aussi de la vie intelligente.
Les recherches se penchent sur des technologies d’imprimerie 3D, de robotique et d’automatisation, d’intelligence artificielle… Toutes ces recherches permettraient par exemple de créer des villes intelligentes pouvant parfaitement échanger par un biais de réseau entre elles sans aucune censure. L’humain est-il cependant prêt à abandonner son confort, une société de consommation régulé par les lois du capitalisme libérale.

Isaac Asimov, un des plus grands auteurs de science fiction du XXème siècle se penche notamment sur la question. Science fictive, elle permet de prédire l’Histoire à partir des connaissances sur la psychologie et les fonctionnements sociaux des hommes. Dans son ouvrage Cycle de Fondation, l’auteur américain présente l’Histoire de l’Empire galactique. Il dira lui même s’être inspiré de la décadence de l’Empire romain. (à lire, fortement conseillé)

Je finirais par cette citation de Jacques Fresco : « Nous avons les cerveaux, le savoir faire, la technologie et les compétences pour bâtir une toute nouvelle civilisation ».

L’art et le numérique : un système co-actif

Des nos jours, le numérique tient une place motrice dans le fonctionnement de notre société, et grâce à son renouvellement perpétuel, celui ci est étroitement lié au monde des Arts, visuels, du spectacles, sonores, cinématographiques…

Depuis les années 1990, de nombreuses oeuvres multimédias apparaissent et établissent une nouvelle relation avec le spectateur qui abandonne sa condition d’observateur et interagit directement avec l’oeuvre.

L’ordinateur traduit les informations à l’homme et donc se base sur une action/réaction comme à la manière d’un système organique basé sur le stimulus et la réponse mécanique qui s’ensuit. 
Grâce au nouveau questionnement sur l’intelligence artificielle et sa mise en oeuvre dans l’art, l’ordinateur se rapproche de notre condition d’humain grâce à des connexions engendrant certains évènements. L’évolution cybernétique suit son cours et les systèmes intelligents poussent à devenir auto-organisés.
La machine fascine l’artiste depuis la révolution industrielle et on peut voir comment celui ci s’est inspiré pour ses créations ( on peut penser à Marcel Duchamp et son urinoir retourné). 
Plusieurs interactions naissent alors d’oeuvres d’arts, les interactions endogènes intérieur au développement du programme et les exogènes, des dispositifs mis en place pour faciliter l’immersion du spectateur et sa participation à la création.
La question de « co-auteur » est introduite ici dans ce genre d’oeuvres puisque chaque spectateur aura une expérience unique et apportera donc au système de nouvelles émergences et nouvelles réactions de la machine.
L’évolution de ces technologies vient remuer l’art traditionnel et classique, en effet le rapport d’hybridation entre l’artiste, le spectateur et l’oeuvre devient unique et permet aussi de relier entre eux les différents arts.

Nombreux penseurs et théoriciens ont eu tendance à donner de l’évolution numérique une pensée péjorative, ne voyant que la perte de l’homme dans celle-ci. 
Je pense que l’évolution du numérique fait partie intégrante de notre propre évolution. L’homme possède le pouvoir de créer des systèmes indépendants régit par des programmes informatiques inspirés parfois par la Nature.
Ce renouvellement de l’art est une vision optimiste de mon point de vue, chacun peut prendre part à la construction et la création d’une oeuvre indépendante qui traduit son mode de pensée et son analyse spécifique. Pour ma part la connexion avec l’oeuvre va plus loin que la simple co-participation du spectateur, l’auteur joue sur l’analyse critique et imaginative du cerveau humain aussi pour permettre l’émergence de nouvelles idées ou systèmes. 
De plus la liaison est très enrichissante pour les jeunes générations qui deviennent désintéressées par l’art avec les nouvelles technologies, k’aime l’approche que celle ci permet, une ouverture à de nouveaux concepts et un partage.

Dernièrement Google à fait l’acquisition d’un ordinateur quantique capable de modéliser les comportements d’une molécule de dihydrogène, chose extrêmement difficile puisque ces atomes sont caractérisés par les lois de la physique quantique. 
Voilà donc l’évolution aujourd’hui du numérique, elle permet l’émergence de nouveaux systèmes intelligents mais aussi de développer chez l’homme une nouvelle manière de penser et de se comporter. On peut penser aux soirées de musiques électroniques ou les vibrations et le vidéo-mapping s’allient pour faire ressentir à l’homme l’immersion totale et le voyage.

Mon regard sur les médias

Retour sur un cours enrichissant à la fin de l’année. Ce cours m’as permis de développer un aspect plus critique, et de pouvoir mieux connaître les auteurs défendeurs de toutes ces idées.

L’impact et l’utilisation des médias est un phénomène connu par chacun d’entres nous aujourd’hui. Il est ancré dans notre société et les avancées technologiques poussent à de nouveaux moyens de diffuser l’information. Il est donc à chacun de mesurer l’impact personnel que celui ci peut avoir sur notre comportement.
Je reste sceptique à l’utilisation parfois excessive de ces moyens pour vulgariser des sujets complexes et parfois méconnu du grand public qui pousse à uniformiser les modes de pensées et les modes sociales.
L’homme est un animal avide de connaissance qui le poussera au delà des limites connues, cette envie de dominer le monde et l’univers va de pair avec la connaissance absolue, mais rappelons nous que nous ne sommes qu’un petite planète qui se perd dans les limbes de notre Univers. L’homme est une espèce doté de conscience et d’intelligence supérieur qui font de lui un animal dangereux pour les autres espèces. Chaque année, notre cupidité détruit notre planète et notre patrimoine tout en détruisant la Terre qui nous accueille et qui il y 4,5 milliards d’années a permis l’émergence de la vie.

Retrouver les vrais bases qui nous lient au monde et à notre existence sont des questions qui je me pose sans cesse et que j’aimerais pouvoir exploiter de manière plus prononcée. C’est pour cela que j’envisage très sérieusement l’année prochaine, pouvoir vivre avec un peuple amérindien pendant quelques temps. Cela me permettrait de découvrir une culture complètement différente, qui arrive à se détacher de la technologie et voue un réel culte à la Nature, mère de toute chose et mère de la vie.

Rappelons nous que notre passage n’est qu’infime sur Terre, à nous d’en faire une belle expérience et merci à ce cours de m’avoir apporter une connaissance plus grande.

La télévision, monstre affamée d’une pensée dictée

Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde Diplomatique et écrivain franco-espagnol se place dans la continuité de pensée de l’Ecole de Francfort. Celui dénonce l’utilisation des médias, de la télévision par les institutions à des buts lucratifs.
Dans sou ouvrage, « Propagandes Silencieuses » publié en 2003, celui ci montre à quel point ce phénomène est ancré dans notre société. Qu’il s’agisse par exemple des séries télévisées conditionnées par les spots publicitaires ou encore sur les Westerns italiens des années 50,60.

Je ne trouve pas que celui apporte d’éclairage nouveau sur les critiques déjà fortement prononcé par d’autres auteurs plus au moins pessimiste sur le sujet tel qu’Adorno ou encore Horkheimer.

Selon Pierre Bourdieu, un des plus grands sociologues français du XXème siècle, la télévision appelle à une certaine dramatisation, elle met en scène en images, accentue l’importance et le caractère tragique.
Charlie Brooker utilise cette notion dans sa série Black Mirror, qui dresse la mise en oeuvre d’une technologie dystopique. En effet par exemple dans le premier épisode de la saison 1, un homme capture la princesse du Royaume Uni menaçant de la tuer si il n’obtient pas ce qu’il veut. Tout est constitué d’un engrenage médiatique, le premier ministre étant le seul à pouvoir agir pour la sécurité de la personnalité royale.
Ici ce personnage atypique représente l’utilisation malsaine des médias et de la télévision sans en tirer profit (il se suicide à la fin de l’épisode). Cette série apporte un éclairement sur cette utilisation des médias. La tension dramatique est exagérée ensuite par les moyens de diffusion de l’information anglais, ce qui rend la population tendue. La médiatisation de l’affaire s’immisce dans la vie de chacun et en devient même un mauvais ressenti.

« La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d’une partie très importante de la population. »
P. Bourdieu (1930-2002)

Les Etats-Unis, maître de l’illusion et des faux semblants

En 1974, le président Richard Nixon démissionne de ses fonctions en raison de son implication dans l’affaire du Watergate. En effet des journalistes du Washington post et un indic mystérieux font tomber le voile de la vérité sur une affaire d’espionnage des plus douteuses.
Impliqué dans le scandale, Nixon quitte la présidence après sa réélection de 1972, 2 ans plus tard.

En 1947, est créée la plus grosse agence de renseignements au monde :  la CIA.
Celle ci va jouer un rôle dès sa création dans les affaires internationales, notamment en Amérique du Sud.
En plaçant des hommes de confiance à la tête de certains pays comme Cuba avec Baptista ou encore Noriega au Panama, qui sera jugé dans les années 90 pour traffic de drogues et meurtres.

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A la base double agent de la CIA, Manuel Noriega se retrouve piégé par les serres de l’aigle impérialiste Américain, lorsque celui ci fait importer illégalement des tonnes de cocaïne sur les côtes floridiennes. Cet exemple montre bien à quel point les Etats Unis sont maîtres de l’illusion et dresse un portrait de la première puissance économique aujourd’hui, tandis qu’ils sont aussi en partie responsable de certains problèmes politiques, religieux (CIA en Afghanistan dans les années 80, formant les premiers talibans) mais aussi sociaux (réouverture du blocus Cubain détruisant d’ici peu la culture de l’île au profit de la marchandise et du rapport bénéfique qu’ils vont pouvoir à nouveau en tirer).

L’exemple dernier est bien entendu la première visite d’un président américain Barack Obama au Japon, à Hiroshima pour la commémoration des attaques à la bombe nucléaire 71 ans auparavant. Première visite en 71 ans dans une ville encore bien meurtrie par les actes perpétués.
« La mort est tombé du ciel », annonce-t-il. Les japonais attendant cet évènement avec impatience, sont heureux de la prise de décision mais reste marqué surtout lorsque Barack Obama n’apporte aucun éclairement sur l’utilisation du nucléaire durant son mandat.

Dismaland, une représentation sarcastique de la société capitaliste

Né d’un mouvement culturel à la fin des années 60, le street art est devenu aujourd’hui un art à part entière qui garde l’idée de défendre une cause ou de se révolter contre la société en place. Actuellement le street art reste interdit en France sous peine d’amendes (Blek le rat en ayant fait les frais à de nombreuses reprises dans les années 90).

Banksy est aujourd’hui un des street artistes les plus engagés dans son art. Avec son utilisation de pochoirs à travers le monde, l’anglais nous livre un véritable combat. Il a pour habitude de dénoncer la société de consommation capitaliste libéral.
Un de ces plus gros projets reste encore cette oeuvre éphémère de 2013 : Dismaland. Une dystopie du produit de la société du spectacle de Disneyland.
A travers les thèmes d’actualités, l’auteur de cette gigantesque oeuvre à quelques kilomètres de Bristol, sa ville natale, prouve que cette oeuvre est un moyen immersif de prendre du plaisir et de comprendre les vrais enjeux et non de se laisser avoir par la simple marchandisation de l’art ou des biens. Par exemple, plusieurs activités sont proposées comme la pêche aux canardes, du moins aux boat people qui permet de sauver de manière fictive des réfugiés.

Guy Debord, grand écrivain, cinéaste et révolutionnaire français publie en 1967, La société du spectacle, un essai pour le moins pertinent puisqu’il connaîtra un franc succès après les révolutions de mai 68.  Dans cet ouvrage, vient dénoncer entre autres la marchandisation des biens en ce qu’il appelle une société spectacle, tout est alors basée sur l’industrialisation et le marchandisage.

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles.  »

Disneyland peut donc être considéré comme cette société du spectacle avec la capitalisation de ses biens à travers le monde, l’ouverture de plusieurs parcs immenses, flouant notre conception de la réalité. 

Dismaland, busement park est donc plus qu’une simple oeuvre de l’artiste Banksy, elle permet la réflexion sur les priorités sociales et contemporaines. De plus l’artiste prouve encore à quel point il est possible d’organiser un évènement artistique majeur sans l’utilisation d’argent public et l’idée de but lucratif est écartée car la plupart sont bénévoles ou d’autres artistes venant aider leur partenaire dans sa cause.

« C’est des trucs qu’on se passe entre bardes ça ! »

Si je vous dit Kaamelott, nombreux d’entres vous penseront à la bande de bras cassés d’Alexandre Astier dans sa quête du fameux graal.
Dans l’épisode « Des Nouvelles du Monde » du livre 1, un barde partage la table du roi et offre ses services de musicien et de chanteur en échange de victuailles.
Piètre chanteur et encore moins bon musicien, le barde fait allusion aux chansons transmises entre artistes et autres conteurs, réadaptées ou imitées.

Voilà ou mon raisonnement, ma comparaison se poursuit.  Dans « La Poétique » du philosophe grec Aristote, celui-ci donne une définition de cet art poétique comme une imitation. Il entend par la que celle-ci, est le fruit d’une imitation, d’une imitation, d’un objet ou d’un instant présent de la Nature, une pâle copie de son essence (l’idée ou la forme). L’art en lui même est donc reproductible et de piètre valeur puisque très éloigné de la vérité.
Il reprend notamment le concept de mimesis développé par Platon  dans la République (arts de l’imitation, formes et littérature pour représenter le réel). Il fait allusion à Ion, un rhapsode, un artiste voyageant de ville en ville et contant des poèmes épiques écrits par d’autres aux populations.

Walter Benjamin, penseur et sociolgue allemand du vingtième siècle va de même s’appuyer sur la question de reproductibilité d’une oeuvre d’art et la notion d’aura. Il donne pour exemple l’observateur qui admire une chaîne de montagnes, la sensation qu’il ressentira à ce moment donné ne peut pas se reproduire. L’oeuvre d’art est donc le produit d’une sensation qui perd son aura propre.

Ainsi l’oeuvre devient un objet commercial. Le barde chante en fonction de l’argent qu’il pense gagner, à son propre profit.
De mon point de vue, je trouve ces idées limitées et contestables. L’oeuvre d’art dans sa définition se construit en idées et prend vie en forme grâce à l’action de l’homme, certes l’inspiration émane souvent de la Nature, mais la beauté de l’acte reste unique.
L’impressionnisme est un mouvement artistique du XIXème siècle que je trouve intéressant de confronter avec ces idées. Un renouveau veut se créer, s’éloignant de l’art moderne et académique, un renouveau de la peinture plus fluide, libre, qui se construit davantage sur des instants présents, des scènes de la Nature, des impressions fugitives.
L’art se renouvelle sans cesse dans ses techniques et avec les avancées technologiques, de nouvelles questions se posent. Notamment celle de la possibilité de peinture ou de graff en réalité virtuelle par exemple.

La notion de la copie d’une oeuvre d’art est certes petite dans l’exemple présenté plus haut. Mais l’idée de faire partager un épisode d’une série drôlement plaisante m’as prise d’avance sur un billet plus conventionnel ou un exemple plus marqué.
Et « Au roi Loth mort dans son lit ! »

http://streamay.com/series/kaamelott/saison-1/episode-7/des-nouvelles-du-monde

 

La conscience voilée

Depuis sa naissance, l’Homme s’interroge sur son arrivée fracassante dans l’Univers faisant de lui l’espèce dominante de notre planète bleue. En effet depuis l’élévation de la conscience, les hommes n’ont jamais arrêtés de questionner les fondamentaux (compréhension du monde alentour, compréhension de sa création, notions scientifiques et psychiques…) et le rapport que nous entretenions avec ceux-ci.
On peut donc dire que l’homme se détache de son évolution animale et acquiert au fur et à mesure une conscience plus accrue, plus critique et l’irréfutable recherche de soi ne peut s’arrêter à la superstition ou aux suppositions.
Selon Théodore Adorno et Marx Horkheimer, pères fondateurs de l’école de Francfort, l’homme se détache de la Nature par sa raison mais vient naturellement la domination de l’Homme par l’Homme.

Actuellement la domination se fait à toute échelle, contrairement aux deux sociologues qui voyaient celle ci uniquement dans la société capitaliste occidentale. Leur vision pessimiste s’arrête au domaine des médias mais je pense qu’il est important de spécifier que cette domination se fait depuis l’élévation de l’homme au stade d’être pensant et réfléchi. La société capitaliste ne voit que le profit d’une économie libérale stable et durable, les régimes totalitaires subsistant aujourd’hui exercent une domination sur leur peuple, le scientifique dans sa quête de vérité et de recherche infinie domine le citoyen lambda, les classes sociales les plus avantagées dominent les plus pauvres…

Je pense que cette vision parfois trop pessimiste s’explique aussi par le contexte historique des hommes fondateurs.
Cependant, les deux sociologues allemands vont développer un aspect des plus intéressants. Ils parlent alors de Standardisation de l’industrie culturelle. Regardez donc toutes ses suites interminables ou nouveaux volets de films de super héros, ou encore l’adaptation en film de grands dessins animés (Alice aux pays des Merveilles, Le livre de la jungle prochainement).

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Depuis l’apparition de ces nouveaux moyens de communication et de diffusion, l’Homme veut donc essayer d’exercer une domination sur son prochain de manière plus ambigüe et plus massive. L’homme n’est qu’un objet de la société moderne de progrès asservi et aliéné par les médias de masse. Dans l’ouvrage « Dialectique de la Raison », les penseurs allemands vont alors même s’interroger sur la liberté propre de l’homme. Il est vrai que cette vision pourrait coller avec l’ère ultra médiatique dans laquelle nous plongeons, ne serait ce pas dénuer d’envie et d’espoir notre existence mineure, celle qui nous ai donné par les miracles des molécules et des atomes, composantes mères de nos vies et de la vie dans notre Univers. Dans son merveilleux cycle cosmique, l’arrogance humaine se perdra dans la déflagration infinie de notre système qui posera de nouvelles bases pour une « vie prochaine » envisageable.

Ne laissons pas le progrès technique faire de nous de simples machines, nous créons sans cesse, innovons en masse… Nous sommes composés de notre propre Univers. A nous d’en faire quelque chose de censé et de trouver un sens à toute cette machinerie régit par les lois de la physique.

« L’homme n’a vraiment un passé que si il a conscience d’en avoir un, car seule cette conscience introduit la possibilité du dialogue et du choix. »
Aristote.

Mc Luhan, visionnaire ou penseur controversé des temps modernes

Figure emblématique de la communication de masse dès les années 60, son analyse révolutionnaire et atypique sur les médias de masse vont faire de lui un des plus grands penseurs du XXème siècle du domaine.
En effet le sociologue canadien va notamment étudier l’incidence des moyens de diffusion sur notre société. « The medium is the message », fameuse phrase qui retrace son étude plus expérimentale et intuitive sur le lien entre le contenu et le canal qui l’achemine. Selon lui le média a plus d’influence sur nous que le message en lui même.

Plus tard dans ses expérimentations, Mcluhan théorisera la pensée et conscience humaine reliées par des audioprothèses. Il voit un système formé de câbles biomécaniques reliant l’homme aux machines (plus spécifiquement aux ordinateurs). Une pensée destructurée pour cette époque vous me direz. Lui appelle ça Village Global.
Mc Luhan voyait une société ou l’ère technologique serait déterminante pour créer des bases utopiques.

Steven Spileberg dans Minority Report explore un peu ce point de vue je trouve. Dans un futur cyberpunk, en 2054 une unité d’élite « Précrime » réussit à éradiquer la criminalité grâce aux prémonitions des précogs, êtres humains en état de stase reliés aux machines de décryptage du système.
Est ce le système qui devient utopique ou les résultats obtenus ? Bonne question, puisque ici la déontologie du traitement de ces humains est outrepassée et la faille du système faisant de Tom Cruise un futur meurtrier révèle les failles et accentue sur un idéologie dystopique. L’homme se distingue des autres espèces vivantes sur Terre pour ressentir des émotions, bonnes ou dangereuses. Vouloir contrôler une société de telle sorte ou l’égalité est primaire repartirais sur des bases de recherche d’un pouvoir plus important pour certains et donc l’utopie s’oublie dans les fondements de la dystopie.

Mc Luhan a eu un impact et non des moindres dans le domaine des études médiatiques. Malheureusement, ses recherches ont souvent été controversées et le chercheur se perd dans les limbes de la société visuelle qu’est la nôtre, ses arguments Mclunatisme ne sont que superstitions et l’imagination d’un chercheur dérangé pour beaucoup de spécialistes du champ d’étude.

 

Maxime, jeune étudiant voué au Print

Plus qu’un simple son, le projet m’a séduit par l’utilisation de ce média. L’expérience d’interview sonore était bénéfique sur la bonne compréhension de l’axe à suivre, comment créer un personnage juste avec du son et au final réussir à bien mener son sujet.

J’ai aimé la sensation que procure ce genre d’exercice, en effet il s’agissait d’un vrai travail d’écriture journalistique avant tout, et le fait de mêler cet aspect avec du son et non en image permet une autre vision et une autre réflexion.
Après quelques problèmes avec mon premier intervenant, je ne suis pas déçu d’avoir choisi Maxime. Son implication et son excitation a aussi était un point positif sur la bonne réalisation, et des réponses claires malgré quelques manques d’exemples concrets.
La rencontre avec un personnage est très importante avant de se lancer dans l’interview, il faut bien savoir le cerner et réussir à accéder à des points plus intéressants de sa personnalité tout en posant les bonnes questions.

J’ai voulu récréer une ambiance de celle d’un designer grattant pour une recherche graphique de logo, ou encore avec l’imprimante en marche (édition d’une affiche par exemple). Mon problème est de peut être avoir voulu faire trop et les sons ambiants sont parfois envahissants.
Pour conclure je pense avoir compris l’exercice demandé et suis ravi de la réalisation de mon projet qui n’était pas gagné d’avance avec ces empêchements de dernières minutes. L’axe d’analyse est très bien construit par la vocation de Maxime pour le Print et ensuite ses convictions et envies professionnelles. Travail très bénéfique sur l’écriture d’un personnage.