Tous les articles par turjanen

Cinéphile, cinéaste, musicien, rôliste, Tolkienologue, culture de geek, et d' autres... =) Tdv ; Frenchnerd Fan Forum.

Je ne suis pas plus intelligent, je suis de moins en moins con.

Sympathique adage de mon cru que j’ai coutume d’utiliser pour moi-même. En effet, la culture est une qualité que je trouve primordiale. Savoir décrypter les codes de communication et connaître les plus grandes idées de nos penseurs sont quelques unes des clés pour comprendre le monde dans lequel on évolue. C’est pourquoi j’ai toujours apprécié le cours de ‘Modèle théorique de la communication de masse’, même si ça fait seulement 10 jours que je retiens l’intitulé. J’ai eu et ai encore plaisir à expliquer mon cours à diverses personnes afin de partager mon savoir. J’ai passé un semestre fort agréable avec ce cours.

En r’tard, en r’tard, j’ai rendez-vous quequ’part

Gilles Lipovetsky (1944-…) est à l’origine de la mutation culturelle la plus importante, à partir du concept d’écranocratie on vit ou l’écran règne. On vit dans une société régit par le capitalisme, la mondialisation et consommation touche à tout : individualité, spiritualité, objets qui va de paire avec le sentiment d’urgence.

Toujours connectés, l’information en direct, actualisation constante des réseaux sociaux,… Nous vivons dans un monde de l’urgence de l’information. On a envie de savoir ce que fait un tel, ce qui se passe à cet endroit,  qui est concerné par quoi,.? que ce soit de près ou de loin, ce sont nos nouvelles questions du quotidiens, dont le manque de réponse entraîne une frustration démesurée, et dont l’angoisse est « j’ai plus de réseau, j’ai plus de batterie, j’ai plus de place dans ma mémoire,..! »

Aujourd’hui, plus un enfant ne veux aller à la campagne, car « y’a pas de réseau, je vais m’ennuyer, je vais pas pouvoir jouer ». Avant, le jeu c’était de parcourir cette campagne.

C3-PO, Jiminy Cricket, le chat du cheshire, Astérix, Winnie l’ourson ; tous les mêmes.

Adorno (1903-1969) est un philosophe de l’école de Francfort, au même titre que Marcuse ou Horkeimer.

Adorno critique très sévèrement ce qu’il appelle « l’industrie culturelle ». La pensée d’Adorno est centrée sur une critique de la Raison, au sens où celle-ci est à la fois considérée comme émancipatrice et dans le même temps comme instrument de domination.

Le lien avec les personnages de fictions que je cite en titre de cet article ? Roger Carel, un immense comédien de doublage français, dont je ne cite là que quelques rôles des plus fameux. Il est l’exemple de l’artiste qui sait varier son art tout en  gardant le même outil de travail : sa voix.

Il y a là du point de vue d’Adorno exprimé au travers du prisme de ma pensée, une manifestation de la reproduction de l’art,  du manque d’originalité, et un artifice capitaliste à renouveler toujours la même voix, pourquoi s’embetter, pour ce qu’elle fait et non pour ce qu’elle est.

Devant vos yeux ébahis, ce cochon va disparaître !

Pierre Bourdieu est un des sociologues français majeur. Il dénonce la télévision comme un danger pour le champ culturel mais aussi pour la politique. La télévision aurait du être un outil démocratique alors qu’elle est complètement son inverse. Sa seule logique est capitaliste et elle se recherche par l’audimate. La banalisation de l’information télévisuelle (mêmes codes visuels, sonores). Ce phénomène de banalisation ne laisse plus de singularité. On entame avec le spectaculaire et enfin le suivi.

Les présentateurs de journaux télévisés ne prennent plus de risques aujourd’hui, car dans notre monde de l’information nationale, la quasi totalité des médias (télévision, radio, journaux) est dirigée de très près par les pouvoirs politiques.

David Pujadas, présentateur du JT de France 2 l’a dit lui-même : tout les jours au bureau, le premier truc qu’on fait, c’est annoncer le nombre de points d’audience d’écart avec TF1 du JT de la veille. Or TF1 qui est une boite privée fait dans le divertissement, le spectaculaire. Et pour rattrapper la place du premier JT de France, France 2 s’y est mit aussi, délaissant l’information impartiale à de la manipulation audiovisuelle afin de rameuter du client.

Je vous laisse en lien cette très bonne vidéo de Uusl sur David Pujadas et son JT.

Euro 2016 ?

Guy Debord (1931-1994) est à l’origine du courant dit « Situationnisme » (1952-1972) qui est une actualisation d’une pensée Marxiste. Inclassable, ni philosophe ni sociologue, il se définit comme rebelle, stratège, engagé. Il défend sa pensée comme radicale, hors-norme, contre la société et l’institutionnalisation. « Les philosophes ne font qu’interpréter le monde à leur manière, ce qui compte, c’est de le transformer » ; « La lutte, c’est sortir dans la rue ».

C’est bien connu : que demande le peuple ? Du pain et des jeux. En ce moment, c’est plutôt des jeux et des jeux. En France, où la situation politique prend de plus en plus une tournure de guerre civile, où l’on cherche de l’argent pour pouvoir garder un minimum de dignité de notre pays face au reste du monde, on nous propose actuellement de passer en sujet d’importance prioritaire la coupe d’europe de football 2016. Mais monsieur (ou madame ; aucune distinction sexiste dans mon propos) et les milliers de personnes qui défilent dans les rues ? Faites en sorte qu’elles n’y soient plus. En réglant leur problèmes ? Non quand même pas, il ne faut pas exagérer.

Aujourd’hui, les manifestants se battent aussi contre l’Euro 2016. On ne veut pas claquer des sommes astronomiques d’argent dans du foot tant que les problèmes majeurs qui concernent tout les citoyens ne sont pas réglés.

Dans le même genre, le scandale du Stade de la Coupe du Monde de foot au Brésil. Le Brésil est un pays où la pauvreté est omniprésente et où le Capitalisme puise des matières premières en pillant le pays. Les Brésiliens ont besoin d’argent pour leurs hôpitaux et leurs écoles, pas pour construire des stades qui vont coûter des millions, qui vont servir deux mois, et seront obsolète à la fin de l’été.

Mais que voulez-vous ? Cela permet de créer suffisamment de divertissement, pendant qu’on controverse le stade, on ne controverse pas autre chose ; et comme de toute façon, les politiques, les « grands de ce monde » se fichent d’écouter les revendications du peuple, et bah on aura droit à regarder de beaux match de foot tout les deux jours. Parce que on râle, on râle.. Mais on est pas bien, là, sur le canap’ avec des cacahuètes et une binouze ?

Kracauer VS Captain America

Dans De Caligari à Hitler une histoire du cinéma allemand Siegfried Kracauer montre comment le cinéma expressionniste allemand préfigure l’avènement du nazisme. Comme le cinéma est un média de masse, il est plus à même d’être un vecteur d’une culture nationale et de toucher un maximum de monde.

Aujourd’hui, l’expressionnisme allemand n’est plus un courant en vogue, et du moins au cinéma, on peut assister à ce qu’on appelle une «Marvelisation des films». En effet, la notion de Soft Power est un outil largement répandu à travers le monde, afin d’asseoir cette doctrine capitaliste qu’est la mondialisation, et plus particulièrement, l’américanisation. La société Marvel de production de films adaptés de ses propres comic book étas-uniens, s’est lancé dans une quête d’extension de son univers, en proposant depuis ces dernières années et pour de nombreuses années à venir, une multitude de films qui se font écho tous les uns et les autres, certains étant siplement pendant tout le film, l’introduction d’un autre film suivant. Bien qu’une partie de ces films se trouvent être dans le top 10 des films les plus chers au monde (et sachant qu’une partie d’autres sont aussi des films de super-héros, mais de la société DC) leur impact est bel et bien réel au niveau du publique, puisque ces mêmes films, ainsi que d’autres de la licence, qui viennent s’ajouter à la liste, font parti des films les plus rentables au monde.

L’aspect financier et la qualité parfois vraiment médiocre de certains films, et pour la plupart, sans grande importance culturelle cinématographique est en train de tuer la culture.

Oui, grâce à (à cause de ?) Marvel, les gens connaissent Asgard, Thor, Loki et Odin, mais bon, c’est pas encore le Kalevala…

La diffusion et l’instauration de la peur à travers les média

Chercheur Canadien, Marshall McLUHAN était un visionnaire de la mondialisation et d’internet. Il va bouleverser fortement l’étude des média et des médias de masse par ses expérimentations et a été le premier à prédire les médias de masses liés à la technologie, et l’asservissement médiatique d’aujourd’hui.

Dans l’émission de France 5 «Violences, les écrans en accusation» on peut voir Michael Moore, lanceur d’alerte et réalisateur -notamment de Fahrenheit 9/11 (palme d’or 2004)- tenir les propos suivant lors d’une interview : «Vous commencez à devenir comme des Américains. Vous commencez à opprimer vos pauvres, à accabler les immigrés. Maintenant votre journal télévisé commence comme ainsi : «Cette nuit dans un quartier de Paris, trois arabes ont agressés une vieille dame» et cela apporte la peur dans le cœur du publique français. Alors pourquoi en est-on arrivé là ?»

Effectivement, pourquoi en sommes-nous arrivé là ? Pour faire grimper les audiences, au journal télévisé, rien de tel que des faits divers atroces. Alors que selon une étude dans l’émission «Salut les Terriens» diffusée sur Canal +, ces dix dernières années, le nombre de meurtres commis en France a baissé de près de 40%, alors que le nombre de sujets consacrés à des faits divers sordides dans les journaux télévisés ont augmentés de 70%.

Mais attention : ces informations que je vous relate sont, vous l’aurez remarqué, divulguées par la télévision elle-même, qui nous dit de nous méfier de la télévision. «Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien», disait Socrate. C’est pourquoi je ne peux que vous prodiguer ce conseil : efforcez vous de savoir par vous même les informations, et surtout, multipliez les sources, en ayant un regard critique sur leurs émetteurs.

Retour sur mon projet de portrait sonore

J’ai trouvé cet exercice enrichissant car pour la première fois de l’année, je n’ai eu qu’à traiter du son. J’ai bien sûr déjà été preneur son, mais c’est à chaque fois au milieu d’une équipe, où le travail se fait d’une manière que je trouve complètement différente.

Le montage est assez intéressant, la structure que j’ai choisi pour ce portrait commence avec des extraits que j’ai enregistré à la fin de mon interview, et plusieurs ont été intervertis.

Bien que le lieu d’enregistrement fut remplis de tapis, de tableaux et se trouvait au 4ème étage, on entend malgré tout des bruits de circulation qui nuisent à la qualité du son. Ils viennent remplir un paysage sonore de base inexistant, ce qui est un choix de ma part en écho aux conditions d’enregistrement (des plus calme) et au sujet abordés.

Bonne écoute !

Le portrait sonore est à écouter ici

Mon projet de portrait sonore : Claire, histoire d’une vie

Je compte interviewer Claire Coissy, une femme aujourd’hui retraitée, qui a quitté sa famille et sa région pour aller faire sa vie dans le sud de la France, en faisant construire sa maison par son mari architecte. Son mari meurt durant la période de finalisation de leur maison, comment à t’elle réagencé sa vie et l’éducation de ses deux filles ?

J’ai choisi cette personne car je trouve qu’il trace un destin d’une femme et de ses filles, éloignée du reste de leur famille, dans une France des années 70 à aujourd’hui, face aux épreuves pas banales de la vie.

Mon angle sera basé sur une surprise des auditeurs face à un sujet tel que bâtir sa vie autour d’un décès.

Benjamin, la reproduction artistique et La Joconde.

Walter Benjamin est un penseur allemand du XX°S ayant travaillé sur les œuvres d’art, et l’impact de leurs reproductions.

Si je vous dit « Louvre » il y a trois choses qui vous viennent à l’esprit, dans l’ordre d’importance : Vénus de Milo ; Pyramide ; et bien sûr, Joconde. La Joconde est un tableau représentant le buste de Mona Lisa, une jeune femme souriante, peinte entre 1503 et 1506 par Léonard de Vinci. Exposé au Musée du Louvre à Paris, ce tableau est l’attraction majeure des visiteurs. Or, depuis quelques année, dû à l’usure du tableau par la lumière de son éclairage et par les flash photographiques des visiteurs, il est remplacé à l’exposition par une copie, et l’œuvre originale est gardée dans les réserves du musée. Cependant, cette toile attire toujours autant les foules. On peut se poser alors la question de la légitimité de l’œuvre originelle, comme de la copie exposé ; il y a la un paradoxe : on vient voir un tableau qui n’est pas exposé, et dont la copie prend la place, attirant toujours autant de monde.

Et cette femme, Mon Lisa, qui est-elle ? N’est-ce pas elle l’œuvre d’art originelle dont on a reproduit le buste ? Ses proportions ayant servi de modèle à l’artiste, son sourire énigmatique, sont d’abord les propriétés du corps de la jeune modèle avant d’être reproduite sur une toile. Bien sûr, on ne peut exposer une personne telle qu’elle pendant des siècles dans un musée, d’où la nécessité de la reproduction (en l’occurrence sur toile) afin d’exposer le sujet de l’artiste, bien que le tableau soit aussi là pour démontrer les compétences dudit artiste.