Tous les articles par turjanen

Cinéphile, cinéaste, musicien, rôliste, Tolkienologue, culture de geek, et d' autres... =) Tdv ; Frenchnerd Fan Forum.

La communication de masse, à travers les réseaux sociaux.

A l’heure où le gouvernement défend ses lois plus sur internet qu’IRL (In Real Life/ dans la vraie vie), on peut se poser la question de l’importance des média de masse et de leur légitimité dans notre société.

En effet, dans notre exemple, une pétition est lancée en ligne contre la « Loi Travail ». Elle bat actuellement les records de mobilisation des foules, dépassant une autre pétition visant, et ayant influencé le président de la République. De plus, un collectif de vidéastes de l’internet (Usul, confessions sociales, Klaire, Dany Caligula,… ) traitant chacun à leur manière de sociologie et de politique, s’est regroupé autour d’une vidéo dénonçant ce texte de loi, et en lançant aussi le mouvement OnVautMieuxQueCa sur les réseaux sociaux.

La réaction que s’est empressée de prendre le Gouvernement fût d’embaucher un Community Manager afin de créer et de gérer un compte Twitter “Loi Travail” tentant de sympathiser avec nous, les citoyens, de manière très naïve -ou très hautaine- en forçant la sympathie par l’utilisation d’outils numériques non-maitrisés. -extrait du compte : le 1er tweet et ses réponses-

Tel Nick Dunne dans le film « Gone Girl » de David Lynch, le Gouvernement va -tente de- faire ce que les média vont retenir, plus que les choix qui nous tiennent vraiment à cœur.

Clermont-Ferrand, un bilan mitigé

Juste un mot, bref retour sur ces trois jours passés au festival de Clermont-Ferrand. Tout d’abord le plaisir de recevoir son propre badge à son nom, donnant accès à absolument tout dans le festival, y compris aux transports en commun. Notamment le tram, que nous avons bien pris pendant 1h30 le premier jour pour nous rendre à l’hôtel, après s’être trompé  de sens.

De manière générale, j’ai l’impression d’avoir vécu en plein accord avec le festival : le film que je voulais le plus voir est celui que j’ai vu le plus se faire applaudir, durant la projection de celui que j’ai le moins aimé, une femme a fait un malaise. Même au niveau de l’espace Expresso, où se passent les rencontres avec les professionnels, je n’avais pas vu seulement un film de tout ceux dont les réalisateurs et/ou producteurs sont venus présenter. Et j’ai quand même pu échanger des points de vue avec le producteur de ce film.

Seul regret, avoir loupé deux séances déjà complètes lors de mon arrivée. Clermont-Ferrand restera un agréable souvenir, et une motivation sûre pour y retourner dès que possible.

Ces films que vous n’avez (peut-etre) pas vu

Numéro trois, la soucoupe et le perroquet :

Film franco-belge de 1993 réalisé par Frédérique Siaud, ce documentaire nous présente la vie tranquille de Suzanne et de son fils Jean-Claude à la campagne, tandis que celui-ci construit son propre vaisseau spatial.

Ce film assez loufoque nous a laissé perplexe, mes amis et moi, car on a pas arrêté de se demander si c’était une fiction ou un documentaire. En effet, on a du mal à y croire tellement ce film est loufoque. Mais une seule conclusion : si c’est vrai, c’est tellement fou que c’est pour ça que je veux vivre.

 

Mon second choix sera attribué à Har Gaf Sayfan, film égypto-allemand de 2015, réalisé par Sherif El Bendary.

Lors d »un été particulièrement chaud et sec, Shawky, un vieil homme devant aller passer des examens pour son cancer va rencontrer en chemin dans le taxi qui le conduit à l’hôpital, Doaa,  une femme sur le point de se marier.  Leurs péripéties vont les rapprocher malgré eux, alors qu’ils n’ont apparemment rien à partager au premier abord.

Une comédie qui m’a entraînée avec elle jusqu’au bout, et qui a même réussi à m’émouvoir.

La bande-annonce

 

Enfin, mon film préféré :

Kung fury, film qui s’inscrit parmis une sélection de films Suédois traitants majoritairement de totalitarisme, dont le grand méchant de l’histoire (la Grande comme celle du film) est Adolf Hitler.

On suit Kung Fury, détective à Miami et grand maître des arts martiaux, qui décide de remonter le temps afin de tuer Hitler, qu’on appel « Kung Führer ». J’avais envie de voir ce film car j’en avais beaucoup entendu parler sur internet d’où vient le film. Il a été en efet produit via kickstarter, plateforme de financement participatif, et son engouement en France a été notament relayé par le youtubeur Bob Lennon.
Ce film est un vibrant et comique hommage aux productions des années 80, des séries et film d’action policier, des nanards dont les grands vilains sont les nazis, des bornes d’arcades, de l’électro pop épique, de survirilité des hommes et sursexualité des femmes, de violence aussi bien gratuite que jouissive.
Réalisé par David Sandberg, dont c’est le premier film.
De tout le festival, c’est le film auquel j’ai assisté qui a reçu le plus
d’applaudissements dans la salle.

La promesse, le tour, le prestige

Cet article est un bilan des précédents articles que j’ai écris.

Je vois le présent article un peu comme un tour de magie forcé :

 

Un tour de magie se déroule en trois parties : La Promesse, le Tour, et enfin, le Prestige.

La Promesse, c’est que j’ai -nous ; élèves du BCCN de l’Institut Marc Perrot- posté des sujets divers tout le long du semestre.

Le Tour, c’est ce que vous voyez : vous constatez l’activité de ce site ; il y a en effet une évolution : de rien, il y a eu des articles que vous n’aviez pas lu puis une fois que vous les avez lu, c’est bien que vous avez parcouru encore du chemin.

Le Prestige, c’est la conclusion. Là où le public (vous) êtes époustouflés (ou non d’ailleurs) Ma conclusion, vous êtes en train de la lire. Vous sentez où je veux en venir ? Pas très bien ? Moi non plus. Toujours est-il que j’ai l’impression d’être un magicien qui achève maladroitement une illusion présentée pour servir votre intérêt, auquel le magicien n’y croit pas.

Le tour de magie est fini, je vous l’ai présenté, le public est content, c’est l’essentiel ; youpi, tout le monde est content.

Chuis chaud

Marcuse est un philosophe et économiste allemand du XX°S qui postule que chaque civilisation s’est construite en tant que domination organisée. Or notre civilisation occidentale est conditionnée par la sexualité ; on y trouve une forme de domination par la sexualité. Notre société occidentale est gérée de manière patriarcale, par continuité historique. C’est donc l’homme, et principalement le père qui domine. Cependant, ce système soulève un (très) grand nombre d’inégalités. En effet, rien qu’au niveau du salaire, à travail égal, une femme est généralement payée 30% de moins qu’un homme. Autre exemple ; dans une clinique, on a habillé un nourrisson de couleur jaune -c’est à dire d’une couleur non représentative comme le bleu ou le rose- que l’on a présenté en train de pleurer à différents groupe de gens, en leur faisant croire que le bébé en question était soit un garçon soit une fille. Dans le premier cas, l’enfant était considéré comme fort, comme sachant ce qu’il veut ; en revanche, dans le second cas, la fille était vu comme faible, pénible, et contraignante pour la société.

Aujourd’hui, le mouvement Féministe tend à rehausser l’image de la Femme. Petit point grammatico-historique : Par féminisme, on entend trouver un équilibre entre les hommes et les femmes, pas inverser les rapports de domination entre hommes et femmes. Les femmes souhaitant ce cas dernier cas de figure sont généralement désignées (notamment sur internet) comme «feminazi». Non, l’idée de ce qu’on appelle le Féminisme est égalitaire, et par ce fait, on devrait, et on le trouve déjà un peu sous cette appellation, le nommer Égalitarisme.

La série courte «Bloqués» a consacré un épisode à ce sujet :

Quand on est con, on est con

Hanna Arendt est une philosophe du XX°S qui a nottement étudié la question que pose l’écart entre scientifiques et une population de gens moins cultivés. En effet, elle pense qu’à force de développer du Savoir pour le Savoir et non pour l’Homme, l’écart entre ceux qui sauront et les autres va aboutir à une rupture sociale.

Les gens inteligents savent qu’ils sont inteligents, alors que les gens moins inteligents n’ont pas assez de recul, ou de culture pour se rendre compte qu’ils sont moins inteligents. De ce postulat, les scientifiques ont pleinement conscience de leur savoir. Et le reste de la population doit d’abord prendre conscience de son manque de culture afin de pouvoir observer le problème, et donc devenir intelligent ; auquel cas il n’y aurait plus de problème.

Je vous met ici le lien d’une émission de radio universitaire qui parle de cette population que l’on appelle les « surdoués » et qui traite de la question :

Les moyens de pression et le jugement des autres, ou l’humour français.

Michel Foucault est un écrivain et prof de philosophie. Il a notamment travaillé sur les concepts de surveillance et de punition. Il y a toute une sociologie développée autour de l’image des gens et du regard que l’on y porte.

On a souvent entendu dans nos écoles «N’hésitez pas à répondre à la question même si c’est faux ; on ne se moque pas» en observant malgré tout une réticence de la part des élèves à participer. Ce phénomène est en parti dû au fait que si, on se moque. Cela fait parti de notre culture, de notre humour français de rire des plus faibles, des gens qui ne savent pas faire et qui tentent quand même, avec leurs moyens (bien souvent) inappropriés.

C’est l’image de Louis de Funes, Coluche ou encore de Kaamelott, Pierre Desproges,…                                                                                                     Des petits exemples :

On cherche toujours à regarder chez les autres et à dénoncer ce qui ne va pas, ce qui ne nous plait pas. Effectivement, c’est marrant ; mais quand ça reste de la fiction. Or la culture qui nous berce depuis notre enfance a forcement une influence (souvent de manière inconsciente) sur notre manière de voir les choses, et c’est ainsi que l’on fini par retranscrire, mais cette fois dans la réalité, les jugements méprisant envers les autres.

Un dernier point pour conclure, l’exemple de la télé-réalité : on regarde une bande de jeunes paumés filmés 24h/24, en train de s’embrouiller à longueur de journée pour des problèmes aussi épineux et passionnants que « il n’y a plus de jambon dans le frigo » et nombre de personne vous dirons pourtant « Nan mais j’aime pas, hein ; je regarde parce que ça me fait rire ».

Pas de billard pour Bob Lennon

Contextualisation : Bob Lennon fait parti de cette communauté de personnes que l’on appelle «Youtubeur» c’est à dire de personne qui gagnent leur vie en postant des vidéos sur la plate-forme de vidéos en ligne Youtube. Il possède avec son ami et associé Fanta les chaînes FantaBobGames et TheFantasio974. C’est sur cette dernière que l’on peut trouver la série «Crusoé» réputée pour permettre aux deux animateurs d’offrir du contenu vidéoludique basé sur le jeu Minecraft, tout en ayant des discussions profondes de philosophie de comptoir.

Jacques Derrida est un phénoménologue et philosophe français du XX°S. Il a travaillé sur l’impact des nouvelles technologies -Internet et la télévision- sur notre société. Dans notre cas, la production de contenu sur Internet, on se retrouve face à un producteur (de contenu) et au public. Il y a bien sûr «son» public, le public visé, c’est à dire les habitués, les abonnés à sa chaîne ; mais aussi le reste du monde, n’importe qui, puisque la vidéo est accessible au monde entier. Et cela, représente donc notre société. Nous allons voir comment cette société conditionne le producteur de contenu.

Passons à l’extrait vidéo. Bob Lennon exprime la pensée de son père, qui lui a confié son inquiétude car il a l’impression que son fils ne se dévoue qu’à son travail, et non à sa vie, à sa femme, à des voyages etc. Fanta et Bob s’accordent sur le fait que le père de Bob a raison. Sauf que Bob apporte la nuance : tout les gens individuellement lui diront sincèrement de se reposer parce qu’il bosse trop, mais c’est bien là le piège : en groupe et en communauté, Internet et Youtube ne toléreraient jamais qu’il s’arrête. Ce n’est qu’une apparence sociale. C’est exactement le même principe que quand tu dis à ta chérie «Chérie, j’vais passer ma soirée au bar avec mes potes et faire du billard et passer un bon moment en général» et qu’elle te dit «Ok ok, ouais, vas-y, c’est bon» et toi t’es là «T’es sûr, ça va ? -Nan mais c’est bon, tu peux y aller, y’a pas de PROBLÈME. Y’a aucun problème tu peux y aller ; je t’en voudrais JAMAIS.. !» Et elle te le fait payer sur dix générations. Ce à quoi, la seul réponse possible pour la paix des ménages est «Finalement, je vais rester avec toi» et tu vois tes potes se barrer avec le billard, et t’es là : «Bon bah tant pis». C’est pareil avec Youtube. En apparence on te dira qu’il n’y a aucun problème, mais en général, on te dira que tu bosses pas, que tu laisses tomber ta communauté, etcaetera etcaetera ; car on s’est habitué à une diffusion massive périodique en oubliant qu’Internet plus qu’autre part en un espace de liberté.

L’extrait en vidéo :

Introduction au langage non-verbal 4/4

Le Langage Non-verbal : Part. 4 – Althusser

Articles connexes sur le langage. L’article ci-dessous est la suite de trois articles, l’un sur De Saussure, le deuxième sur Jakobson, et le dernier sur Barthes. Il n’est pas indispensable mais est néanmoins recommandé de les avoir lu avant.

Tout d’abords, posons un peu le personnage sous l’angle tel que nous allons l’aborder. Membre du Parti Communiste, il va diffuser la pensée marxiste contre le capitalisme naissant. Pour Althusser, la manipulation des médias en un élément décisif, par l’impact qu’ils ont sur le peuple, de la pensée collective. Contrôler les médias, c’est conditionner le peuple ; et dans l’idéologie capitaliste, il s’agit de créer le besoin.

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C’est dans cette même optique que l’on peut plus facilement faire croire ce que l’on veut aux gens. En effet, comme son nom l’indique, le langage non-verbal n’est (généralement) pas directement perçu consciemment. L’émetteur qui en maîtrise les codes peut donc faire comprendre inconsciemment à quelqu’un le message qu’il désire lui faire passer. Par exemple : quelqu’un qui croise les pieds sous la chaise sur laquelle il est assis démontre ainsi par son corps le fait qu’il a envie de quitter la pièce. Une personne attentive à cela peut alors agir en conséquences afin de le laisser partir, ou au contraire, de le garder encore plus longtemps. La plupart de ces signes peuvent néanmoins s’avérer être totalement banaux : la personne peut croiser les jambes car y elle trouve là une position confortable. Lorsque l’on cherche des indices non-verbaux, il faut toujours chercher la confirmations d’au moins trois indices dont les significations se recoupent.

Introduction au langage non-verbal 3/4

Le Langage Non-verbal : Part. 3 – Barthes

Articles connexes sur le langage. L’article ci-dessous est la suite de deux articles, l’un sur De Saussure, l’autre sur Jakobson. Il n’est pas indispensable mais est néanmoins recommandé de les avoir lu avant.

Roland Barthes affirme qu’un mythe est n’importe quel objet que la société s’est attribué. On se fait la représentation de ce que l’on veut voir dans ce que l’on nous transmet (de manière orale ou visuelle). La visualisation d’un concept de manière inconsciente permet de conditionner le récepteur du message, qui va associer inconsciemment l’idée explicite au sentiment qu’on veut lui inculquer. C’est le mode de fonctionnement de nombreuses publicités. C’est aussi le fonctionnement des images subliminales. Ici dans notre exemple, on associe le sexe (notion a priori positive) de manière inconsciente, à cette bouteille de Gin, objet que l’on veut vendre et que l’on nous montre donc explicitement.

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