Archives pour la catégorie promo 2015-2016

Guy Debort, Mass Media 7/9

Guy Debort est un essayiste, poète, écrivain, théoricien français, qui écrit en 1967  « La société du spectacle« . Cet ouvrage va nous intéresser, car il théorise le spectacle. Critique virulent de la société du spectacle, il y décrit la vie comme dominée par la marchandisation.

Dans la droite lignée des auteurs traitant de la frontière entre réalité et irréel, tel Baudrillard, qu’il a d’ailleurs connu, il parle de la société de consommation comme « société de spectacle ».

Ici est facile le rapprochement avec notre dur quotidien : Les réseaux sociaux sont l’incarnation de la société de spectacle, dont photoshop est le fer de lance. La culture de la sur-représentation est omniprésente, chaque membre d’un réseau social se devant d’être le plus beau possible, le plus sexy, le mieux habillé…

Cette obligation de bien présenter conduit à des dérives, une starification exacerbée, et de nombreux soucis qui en découlent.

Méfiance des médias

A travers toutes les idées et tous les ouvrages que nous avons vus, je prends maintenant du recul sur les médias.

Après avoir étudié les idées de différents sociologues, intellectuels, etc… on se place plus par rapport aux médias. Je me pose plus de questions : cette information tient-elle d’une réalité ? est-ce une mise en scène ? pourquoi avoir choisit le cinéma comme médium et quelles technique l’art du cinéma apporte au film ?

Cependant, je me suis également positionnée par rapport aux idées reçues. Par exemple : certes les médias tentent de reproduire une réalité, mais chaque personne a sa réalité personnelle, sentimentale; celle des médias est la pour accompagner celle-ci.

Même si les médias ont désormais une grande influence sur l’humanité, cela n’enlèvera jamais à l’humain ce qu’il est.

Jean Baudrillard, Hyper-Réalité et craintes. Mass Media 6/9

Gourou, philosophe, poète, on ne le sait pas. Il se définissait comme un penseur, et est décrit comme « théoricien de la société contemporaine ». Jean Baudrillard, un français, est l’auteur de vastes réflexions dans des domaines différents. Il critique aussi la société de consommation, mais refusait de se donner une quelconque couleur politique.

« Simulacres et simulations« , daté de 1981, est l’ouvrage sur lequel nous allons nous pencher ici, il est l’auteur qui conceptualise « L’Hyper-Réalité ». Ici se pose une question cruciale, la question de la distinction entre imaginaire et réalité.

De nombreuses œuvres ont traité de ce sujet, telle que « Alice in Wonderland » (« Alice au pays des merveilles »), de Lewis Carroll. L’écrivain britannique met en scène Alice dans un monde où les lois de la physique n’ont pas cours, traitant de la notion de réalité, et d’imaginaire surtout. Le domaine des rêves est aussi intéressante, le principe de rêve lucide coïncide bien avec ce sujet.

La question est d’actualité, car en effet la réalité virtuelle ne cesse de prendre de l’importance : De nombreux jeux vidéos tentent au mieux de reproduire la réalité, quel que soit leur genre : Simulations en tous genres, jeux de sport, de guerre, les ennemis et intrigues, ainsi que les PNJ (Intelligences artificielles qui interagissent avec le héros), se doivent d’être de plus en plus réalistes. Ces simulacres de vie posent la question des intelligences artificielles.

Ces questions éthiques sont de plus en plus préoccupantes.

Perspective critique au sujet de la perspective critique

Perspective critique, c’est le nom donné au cour de Mme. Dittmar qu’elle mène avec beaucoup d’entrain et de volonté.

Je vais essayer ici de percevoir objectivement mon bilan personnel quand à ce cours.

On va pas se mentir, j’ai été surpris en ce deuxième trimestre par l’attention que notre professeur portait aux notions du cours et par son dynamisme et optimisme constant.

En revanche, j’ai été moins surpris par mon manque de participation et de curiosité durant les cours.

Concept of stressed busibnessman at work; Shutterstock ID 124904114; PO: aol; Job: production; Client: drone

Je ne me souviendrais peut-être pas de grand chose mais il y a certains points qui me sont bien rentrés dans la tête.

Baudrillard est un auteur hors du commun , un véritable chaman en son temps et je pense que l’on peut en effet si’inspirer de ses théories futuristes avec brio. J’aime bien son idée d’hyper réel.

McLuhan et sa théorie sur la forme : je la trouve assez poussée tout de même mais en soi c’est vraiment intéressant comme démarche.

 

Je doute que dans mon avenir toutes les notions de culture sociale (assez intellectuelles tout de même) que j’ai appris me servent à quelque chose. Hormis dans le cas du dîner mondain où je devrais montrer mon essor en matière de sociologie dans un milieu raffiné.

Personnellement, ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé. Je vois bien que je ne me soucis pas vraiment de l’actualité, de la politique et du tout qui forme le mot société. Du coup j’ai plus de mal à suivre la vision critique que nous livrent ces auteurs modernes.

 

(Mon choix pour la couverture reste injustifié. Je ne sais pas quoi en penser. Je pense qu’on peut peut-être faire un rapprochement avec ce que je dis plus haut, je ne sais pas…)

La théorie du complot ou la liberté de se sentir illusionné

 

)Il est courant dans l’esprit de l’homme de se demander s’il est pris au piège quand il ne semble pas l’être. Si une quelconque forme de pouvoir le nuit en lui faisant croire des choses qui sont fausses, en l’immergeant dans une illusion.

Descartes s’est lui-même tellement demandé cela qu’il s’est mis à douter de sa propre conscience, de sa propre existence et s’est enfermé seul dans sa maison pour y réfléchir pendant de longs moments. Sa pensée logique en a conclu que même si une quelconque forme d’esprit « diabolique » pouvait le plonger dans l’illusion la plus totale, le simple fait qu’il essaie de le faire prouve que Descartes existe car on cherche à le nuire en tant que personne.

La question que je me pose est : si l’on fait le postulat qu’on est trompé, doit-on se sentir malmené ou ne peut-on pas l’appréhender en fonction du bonheur que l’on a et du bonheur qu’on donne : la seule finalité qui compte vraiment.

Baudrillard est un écrivain qui fut en vogue dans la créativité des artistes aux Etats-Unis car il émit de nombreuses théories en rapport avec l’illusion dans la société de manière assez provocatrice. Selon lui, nous vivons dans des simulacres, c’est-à-dire dans des simulations que nous nous faisons qui sont bien réelles et modélisés par l’homme mais qui remettent en cause la différence entre le vrai et le faux.

Le monde est élargi à une vision abstraite hyperréaliste où tout est signes, pertes de repère s et modèles orchestrés dans une disposition gigantesque à la simulation, c’est-à-dire à la « substitution » du réel par des signes du réel.

On peut voir cela dans le célèbre Matrix : la matrice est un programme informatique modélisés de signes qui illusionne des humains afin qu’ils croient vivre une vraie existence dans les années 90 alors qu’ils sont en réalité utilisés en pâture dans un monde post-apocalyptique où règnent des machines.

Dans l’idée, Néo et sa bande se batte pour leur liberté, pour la vérité mais surtout pour sauver la véritable humanité du contrôle des machines.

Mais un personnage n’a pas les mêmes préoccupations. Cypher connait tout de la matrice et sait que c’est un leurre mais préfère y rester afin de vivre sur une terre enrichie de plaisir plutôt que de vivre dans son monde actuel en désolation. Cela est moral, mais ce qui ne l’est pas, cher Cypher, c’est de dénoncer ses amis afin de pouvoir devenir riche sur Terre dans la matrice.

maxresdefault (1)

Je pense qu’il ne faut pas voir le monde partout, et que toute illusion n’est pas forcément un mal en soi, que l’on peut l’accepter. La recherche de la vérité est un idéal pour tout homme qui croit en la justice. Mais la quête du bonheur est une nécessité pour tous.

 

 

Sources et  références :

Wachowski, L. Wachowski, L. (1999). Matrix. USA : Warner Bros,
Village Roadshow Pictures, Groucho II Film Partnership, Silver Pictures.

Sigfried Kracauer, la notion de Réalité. Mass Media 5/9

Sigfried Kracauer est aussi un penseur de l’École de Francfort, il écrit dans les années 50 autour du cinéma. Comme les autres penseurs de l’École de Francfort, il est Marxiste d’influence, et parlera du cinéma comme moyen de décrire la psychologie de la société allemande de son siècle.

Dans « De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du film allemand », il ouvre la voie à la sociologie du cinéma, car le film est selon lui : « le genre le plus apte à saisir la réalité dans ce qu’elle a d’illimité, de transitoire et de dispersé ». La notion de réalité est quand même une constante dans l’histoire du cinéma, qui comporte des exceptions toutefois :

la première exception est évidemment le cinéma non réaliste, alors me direz vous : « le cinéma est rarement réaliste », certes. Mais certains genres créent de nouvelles réalités, des réalités alternatives, des réalités futures ou passées, des univers merveilleux où apocalyptiques encore, où l’homme tient une bonne place, que cela soit dans la problématique du « produit culturel » (englobe tout types d’œuvres, audio-visuelles, livres, etc), ou par métaphore.

Enfin, je voulais citer le film « The Truman Show », qui lui crée une méta-réalité effrayante. Dans ce film, Truman ( »L’homme vrai », en anglais, quelle ironie douce-amère) est un habitant heureux, avec une vie heureuse, mais qui s’avère n’être qu’un simulacre télévisuel. Ce film soulève deux questions, quelle est la réalité, jusqu’où va-t-elle, et quel rôle joue la télé-réalité ici ?

La réalité, par le cinéma, se doit, selon Kracauer, d’être saisie par le spectateur, mais dans ces cas là, ce film, et le nouveau spectateur voyeur proposé par la télé-réalité, la réalité ne me semble pas vraiment saisissable. Un exemple qui aurait pu être pertinent aussi, et que je me ferais un plaisir de débattre en commentaires, Matrix !

A vos commentaires =)

 

Source : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/29/gros-plan-sur-un-monde-en-miettes_1344342_3260.html

Doit-on se libérer du libéralisme ?

Lipovetsky remet en cause le concept de post-modernité considéré comme ambigu et même inadéquat. En réalité, c’est une hyper-modernité, une « modernité superlative » et effrénée qui caractérise, à ses yeux, le nouveau moment historique des sociétés libérales.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

L’hypermodernité se présente ainsi sous le signe de l’excès, d’une montée aux extrêmes dans les sphères les plus diverses de la vie sociale et économique,médiatique, artistique et sportive (dopage). Même la vie individuelle n’y échappe pas comme en témoignent la boulimie, les « anarchies » alimentaires et addictions en tout genre.

Pour Lipovetsky, la seconde révolution individualiste s’exprime dans les mœurs, dans la mode, mais aussi dans la sphère éthique marquée par l’effondrement des idéaux sacrificiels et la montée d’une éthique indolore et circonstancielle, plurielle et émotionnelle.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

 

Sources et références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky

le fast thinking

Pierre BOURDIEU est un sociologue français, il est considère comme étant un des plus importants de la second moitié du XXème siècle. En 1996, il écrit un court essai Sur la télévision dans lequel il présente les différents mécanismes qui composent la télévision.

Il explique par exemple qu’il y a une apparition du règne de l’égo, de l’apparence car les intervenants ne viennent plus pour exposé leurs idées mais pour tout simplement être vu. Ou encore que la circulation de l’information ne fonction plus, puisque les medias qui sont leader d’opinion choisissent qu’elles informations seront prioritaires, seront traité. Cela influe sur les autres médias qui vont principalement répéter les informations  que medias leader d’opinion auront choisies, en quelque sorte les gros titres restent les gros titres même pour différents medias.

Par exemple, lors de la diffusion de journaux télévisés des personnes peuvent être interviewé, en utilisant la méthode des micros-trottoirs, pour répondre à une question de société, une question d’actualité ou encore pour témoigner d’un évènement arriver près de chez elles, cela n’apporte pas vraiment de plus-value pour le spectateur car le plus souvent la question a été traité antérieurement et dans certain cas la réponse de la personne interviewée n’a pas de rapport avec le sujet traité.

Cet exemple permet de développer un autre argument  de Pierre BOURDIEU dans son essai Sur la télévision : le « fast thinking », ce serait une pensée en kit dans lequel les informations se chevauchent avec un manque de recherche puisque l’information doit être donnée rapidement, c’est l’essence même du « fast thinking ».

Pour BOURDIEU, la télévision est un outil au service du capitalisme et qu’elle soit devenu un danger pour la culture et pour la politique car son utilisation a été détourné c’est devenu un outil anti-informatif.

avatar

Zhangjiajie.National.Forest.Park
parc naturel
1324665578340_image
parc naturel et image du film

Avatar est un film réalisé par James CAMERON en 2009, l’histoire de ce film se passe sur une planète imaginaire nommé : PANDORA. Lorsqu’on regarde un film tel que Avatar,  les décors sont vraiment impressionnant, majestueux comme par exemple les montagnes volantes nommé les montagnes Hallelujah dans le film, ont les croient irréels totalement créée par ordinateur.

Mais lorsqu’on s’intéresse un peu plus aux différents décors, on peut se rendre compte qu’en réalité une partie de ses décors n’ont pas été inventé, sortie de l’imaginaire de CAMERON mais qu’ils existent, du moins une bonne partie sur notre planète. Pour reprendre l’exemple des montagnes volantes, elles ont été inspirées d’une forêt de pierres dans la province de Hunan en Chine dans le parc naturel forestier de Zhangjiajie.

PHOb8fc9f28-1190-11e4-8417-4ecf14de1584-805x453
parc naturel

Cet exemple permet d’illustrer la pensé de Jean BAUDRILLARD, notamment lorsqu’il explique le règne de la simulation et de l’hyperréalité. L’hyperréalité est caractérisée par la façon dont la conscience interagie avec la réalité. Particulièrement lorsque la conscience perd sa capacité à distinguer l’imaginaire de la réalité, par ce fait elle s’introduit dans le monde de l’hyperréel, qui est caractérisé par une amélioration de la réalité. Pour BAUBRILLARD la réalité n’existe plus, il fait une distinction absolue entre le réel et la fiction, des modèles permettent d’engendrer le réel.

La province du Hunan serait, dans cet exemple, la conscience qui perdrait sa capacité à distinguer la réalité de l’imaginaire et le monde de l’hyperréel serait les montagnes volantes Hallelujah sur Pandora.