Archives pour l'étiquette 2016

Euro 2016 ?

Guy Debord (1931-1994) est à l’origine du courant dit « Situationnisme » (1952-1972) qui est une actualisation d’une pensée Marxiste. Inclassable, ni philosophe ni sociologue, il se définit comme rebelle, stratège, engagé. Il défend sa pensée comme radicale, hors-norme, contre la société et l’institutionnalisation. « Les philosophes ne font qu’interpréter le monde à leur manière, ce qui compte, c’est de le transformer » ; « La lutte, c’est sortir dans la rue ».

C’est bien connu : que demande le peuple ? Du pain et des jeux. En ce moment, c’est plutôt des jeux et des jeux. En France, où la situation politique prend de plus en plus une tournure de guerre civile, où l’on cherche de l’argent pour pouvoir garder un minimum de dignité de notre pays face au reste du monde, on nous propose actuellement de passer en sujet d’importance prioritaire la coupe d’europe de football 2016. Mais monsieur (ou madame ; aucune distinction sexiste dans mon propos) et les milliers de personnes qui défilent dans les rues ? Faites en sorte qu’elles n’y soient plus. En réglant leur problèmes ? Non quand même pas, il ne faut pas exagérer.

Aujourd’hui, les manifestants se battent aussi contre l’Euro 2016. On ne veut pas claquer des sommes astronomiques d’argent dans du foot tant que les problèmes majeurs qui concernent tout les citoyens ne sont pas réglés.

Dans le même genre, le scandale du Stade de la Coupe du Monde de foot au Brésil. Le Brésil est un pays où la pauvreté est omniprésente et où le Capitalisme puise des matières premières en pillant le pays. Les Brésiliens ont besoin d’argent pour leurs hôpitaux et leurs écoles, pas pour construire des stades qui vont coûter des millions, qui vont servir deux mois, et seront obsolète à la fin de l’été.

Mais que voulez-vous ? Cela permet de créer suffisamment de divertissement, pendant qu’on controverse le stade, on ne controverse pas autre chose ; et comme de toute façon, les politiques, les « grands de ce monde » se fichent d’écouter les revendications du peuple, et bah on aura droit à regarder de beaux match de foot tout les deux jours. Parce que on râle, on râle.. Mais on est pas bien, là, sur le canap’ avec des cacahuètes et une binouze ?

Et avant les perches, c’était comment ?

Marcuse est un pilosophe, sociologue marxiste. Américain il est né en Allemagne. Il est l’un des trois membres de l’école de Francfort.

Il pense que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social car elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste. La société crée de faux besoins en uniformisant les pensées et les modes de vie qui vont être véhiculé par la culture de masse. Ses besoins font marcher la machine économique capitaliste.  La pub et les phénomènes de sociétés vont pousser les consommateurs à acheter des services, des produits dont ils n’ont pas besoin.

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Je vais prendre l’exemple des perches à selfies. Ils en existent de toutes sortes (perches wifi, bluetueeth, à bouton télécommandé etc…)  alors qu’elles servent toutes exactement à la même chose. Se prendre en photo. Dans une société où la population est de plus en plus individualiste, où l’image de soi est primordial ce gadget a réussi à faire le tour du monde.

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Les Stars aussi s’y mettent, le selfie le plus célèbre est celui pris par Bradley Cooper pendant la cérémonie des Oscars.. Le mot selfie est même rentré dans le dictionnaire. Les compagnies ont profité de cette mode pour créer des perches. La population mondiale arrivaient à faire des selfies avant l’arriver des perches, alors pourquoi en acheter ?

Clermont Film Fest 2016: des réalisateurs pas à court d’idées

Lundi 8 février à 12h00: rendez-vous à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand pour notre première séance du Festival du court-métrage. Je découvre une salle immense et pleine à craquer. Les lumières s’éteignent ; ça y est, ça commence.

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Après trois jours passés au Festival du court-métrage 2016, je reviens sur Lyon avec des images plein l’esprit. Des films d’animation, des films suédois, d’autres africains, des courts-métrages expérimentaux ; je ne sais plus où donner de la tête. Tout se mélange un peu, je n’arrive pas à me souvenir de tout. N’oublions pas que nos journées se résumaient à minimum 6 heures de visionnage par jour.

Même si les souvenir sont confus, certains sont très clairs. J’ai été émue, perturbée, mal à l’aise, émerveillée. J’ai été choquée de certaines civilisations inconnues pour moi : Anuj Gulati réalise dans The Manliest Man un court-métrage bouleversant montrant un homme détruit par sa culture. Avec tous ces courts-métrages tant différents les uns que les autres, ces trois jours pourraient se résumer à un nombre incalculable ‘d’ascenseurs émotionnels’.

Le fait qu’il y ait autant de catégories (internationale, régionale, polars, labo) m’a permis d’ouvrir mon esprit à d’autres cultures, aux idées osées de certains réalisateurs, aux projets délirants de d’autres. J’ai d’autant plus apprécié ce festival que je me suis surprise à faire attention à des détails cinématographiques pendant les séances. La machine est lancée ; je suis désormais capable d’appliquer certains de mes cours de cinéma pendant que je regarde un film, et ce sans m’efforcer de le faire.

 

Mon point de vue du Clermont Fest Film 2016

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Ce festival m’a permis de découvrir des réalisateurs talentueux comme Tim Ellrich, qu’il n’y a pas besoin d’un gros budget pour faire un bon court métrage il d’avoir the Idée (La baignoire de Tim Ellrich). Apprendre à réinvestir des procédés cinématographique ingénieux qui marchent comme le mouvement de caméra arrière sur des objets d’une personne décédé ( El Adios de Clara Roquet ). L’ambiance était agréable, il était possible de discuter avec des réalisateurs après une séance simplement, leurs demander pourquoi ils ont fait tels ou tels choix. Je me suis rendu compte que ce que les producteurs nous servent à la télévision et au cinéma est très bridé. Ici beaucoup de liberté était présente pour notre plus grand plaisir. Malgré que certains courts métrages soient assez long, répétitif, lent. C’était pour nous une chance de les visionner car si il n’y avait que de “bon” court métrage on ne pourrait pas les situer, les différencier ou autant les apprécier.

où sont les toilettes ?

Comment peut-on comprendre un pays dont on ne parle pas la langue ? Grâce aux symboles et aux images !

W.J.T Mitchell a écrit Iconologies, un ouvrage qui reprend la théorie du langage à travers l’esthétique.

A travers les idées de l’image se retrouvent le langage : celles-ci de natures diverses permettent une compréhension universelle. De nos jours, on appelle cela la visual culture.

Mais alors comment l’humain sait que les toilettes des hommes sont à gauche et ceux des femmes, à droite ?

Capture d’écran 2016-01-13 à 21.20.36

On définirait cela par la notion d’image : ici une image perceptuelle, c’est à dire que les formes sont sensibles à chacun d’entre nous, tout le monde les connait. Ainsi, lorsque l’on voit plusieurs rectangles assemblés avec un rond au sommet, on devine que c’est un homme; et lorsqu’on y ajoute un triangle au centre, on sait que c’est une femme. Ces images symboliques permettent l’universalité du langage.

Cependant, les toilettes pourraient également être indiqués par une image graphique, avec notamment le dessin :

Capture d’écran 2016-01-13 à 21.27.00

Avec ce dessin par exemple, on voit déjà plus qui est la femme et qui est l’homme, ce n’est pas une image avec des formes connues, c’est tout simplement la représentation d’un homme et d’une femme, distingués de par leurs habits, cheveux, etc…