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Les médias de masse, de l’avènement d’Hitler à aujourd’hui

Dans les années 30 la propagande politique était un des secteurs dans lequel la diffusion de masse avait son intérêt. Les moyens de communication de l’époque n’étaient pas tous favorables à une vaste diffusion, dixit le téléphone. En revanche, la radiodiffusion en plein essor depuis plusieurs années touchait déjà une grande partie de la population. Depuis toujours l’image quant à elle, véhiculée par l’affichage déjà bien ancré dans les mœurs de l’époque, a permis de toucher un maximum de gens. La modernité affirma le cinéma, le rendant accessible dans un premier temps, à un nombre intéressant de personnes, lui permettant ainsi de rentrer dans le top 3 des médias favoris de l’époque. Grâce à ces trois principaux médias, le nazisme a eût la possibilité de prendre une ampleur très rapide et massive.

A cette époque la façon de filmer que je considère d’une mode lente et la vitesse de transmission de l’information également très lente (un film doit être envoyé à son destinataire par moyens de transports divers), à cette époque le conscient des individus est pleinement visé à l’instar de leur subconscient (images statiques et plans fixes suivant un rythme lent laissant place à la réflexion).

Très vite tout s’est accéléré. En effet dès les années 1950/60, d’abords aux États-Unis, le son jusque là véhiculé par la radio a été supplanté par la télévision, amenant ainsi l’image et le son simultanément à une vitesse radiophonique. Là encore la mode et la politique en ont largement profité.

Tout ne s’arrêta pas là, car dès les années 1980 le téléphone vint jouer les trublions avec le minitel. C’est une vraie révolution car on accède enfin à l’interactivité.

Dès le début des années 1990 l’apparition d’internet fut très vite la symbiose du minitel, de la télévision, du cinéma et de la radio. Son développement a permit d’atteindre des vitesses de communication toujours plus grandes, ce qui en fait aujourd’hui le média de masse le plus populaire au monde. sa rapidité toujours plus croissante permet aujourd’hui grâce à des images furtives (on parle de millisecondes) de toucher non plus le conscient mais l’inconscient des individus. Là encore c’est une véritable révolution qui concerne pleinement le phénomène de masse où la rapidité fulgurante du partage de l’information prend tout son sens.

Langage « and » Coca-Cola

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.Philosophe, traducteur, critique littéraire, historien et critique d’art aguerri, Walter Benjamin (1892-1940) courtise l’esthétique aux fondements allégoriques et analytiques de l’oeuvre de Goethe.  Il confie que « Paris est la grande salle de lecture d’une bibliothèque que traverse la Seine ». Benjamin va élaborer une philosophie du langage en s’attachant à developper ses fonctions irrationnelles. Il considère que le traducteur ou le critique se doit de « libérer le pur langage captif dans l’oeuvre », chose qu’il s’applique à mettre en oeuvre dans son travail.

Capture d’écran 2016-02-23 à 18.18.43Considérant que « le langage est tout simplement l’essence spirituelle de l’homme », celui-ci se décline sous différentes formes. Les affiches murales ont un langage particulier et se doivent de délivrer un message à autrui. En effet, cette publicité imaginée par Coca-Cola a pour vocation de soumettre au destinataire (soit n’importe quel individu susceptible de la voir) que la boisson devient un élément indispensable au repas, appuyé par la conjonction de coordination « et » « and ». Ce n’est plus un choix que peut faire autrui mais presque un devoir que de boire du coca au déjeuner ou au dîner, qui remplacerai presque l’eau à en croire l’affiche.

Ainsi, l’homme décline un langage sous différentes formes dans le but de l’exploiter et d’en varier sa nature tout en restant fidèle à sa signification.

Capter l’attention par l’image

Une des bases des différentes stratégies de communication est d’identifier ces trois éléments importants : la cible, le message délivré et sous quel support il sera transmis. L’étude du schéma de Roman Jakobson en communication permet de comprendre les différentes fonctions du langage permettant son application afin de réaliser une étude de marché pertinente. Il définit donc plusieurs fonctions :

  • la fonction poétique, elle délivre le message
  • la fonction expressive, elle est donnée au récepteur par l’émetteur, elle informe ce dernier sur ses opinions
  • la fonction conative, elle est utilisée par l’émetteur sur le récepteur, elle influence ce dernier
  • la fonction référentielle, elle s’occupe de ramener l’information dans son contexte
  • la fonction phatique, elle doit maintenir le contact entre émetteur et récepteur
  • la fonction méta-linguistique, elle permet de s’assurer que le message a bien été compris et qu’il est décodé.

Dans la publicité et la presse les différentes fonctions du langage ont une application directe. Par le biais d’une affiche par exemple le publiciste doit attirer l’attention du public par la fonction phatique puis convaincre ou informer par la fonction conative, il peut y remédier en utilisant la fonction référentielle qui utilisera des faits concrets ou la fonction expressive touchant la sphère de l’affect. Enfin le but étant le passage à l’action de la cible, il sera réalisé grâce à la fonction référentielle et conative.

Pour illustrer ces propos nous pouvons étudier une affiche utilisée pour la campagne de recrutement par l’armée de terre.

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Ici le but est de faire naitre une vocation ou de développer l’appel que peuvent ressentir des personnes face à la défense du territoire. La fonction référentielle rappelle le contexte de guerre, on voit des militaires en position de combat avec un hélicoptère en arrière plan. La deuxième partie de l’image pose seulement un texte écrit en blanc sur un fond au motif de camouflage. L’émetteur tente d’influencer le destinataire et de l’inclure dans son propos par l’utilisation de la première personne, cette affiche utilise aussi une part de l’affect en prônant des valeurs telles que le service pour les autres et la volonté de vaincre le mal. A travers ces images se transpose la symbolique du héros, laissant deviner la fonction expressive. Les jugements exprimés par ce texte traduisent la fonction qui est centrée sur l’émetteur. On retrouve donc ici facilement des fonctions conatives et expressives.