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Une réalité spectacle

Depuis 2001, la téléréalité est en pleine ascension. De la nouveauté dans les scénarios , on en demande toujours plus. Ces émissions télévisées consistent à filmer la vie quotidienne de personnes précédemment sélectionnées pour y participer, mais pourquoi ont-elles une telle popularité ? En effet, le but de la production étant de faire monter l’audimat, elle influence les participants pour créer des situations, souvent tendu afin de capter l’attention du spectateur, sans oublier le montage qui joue un rôle important dans la retranscription de cette « réalité ».

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Avec le temps, la société évolue et finit par demander de plus en plus de provocation. Entre  nudité, tromperie et violence, il s’agit avant tout de créer de buzz. « L’ile de la tentation » en est un exemple parfait, il y a quelques années ce phénomène était déjà présent avec « Love Story », la première téléréalité française, mais il ne fait que
s’accroitre tendant à faire disparaitre la perception de ce fossé entre réel et téléréalité. La téléréalité s’adapte à son temps,  techniquement et sociologiquement parlant, dans le but de produire plus d’argent.

Ici les médias renforcent les effets du spectaculaire en rendant futile et stérile tous les débats, fondés uniquement sur le divertissement. Assujettis au pouvoir, ils constituent, pour Debord, écrivain théoricien marxiste et cinéaste, les meilleurs pGuy Debordropagandistes de la société du spectacle, via la pratique de la rumeur et de la désinformation en manipulant les individus, les maintenant ainsi dans l’ignorance.

Selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme, il est un pendant concret de l’organisation de la marchandise. Plus précisément le spectacle est une idéologie économique. Elle légitime la pratique d’une vision unique de la vie. A travers les sens et à la conscience de tous, ou encore via une sphère de manifestations audio-visuelles tel que la téléréalité, par exemple. Le « spectacle » est à la fois l’appareil de propagande de l’emprise du capital sur les vies, aussi bien qu’un « rapport social entre des personnes médiatisé par des images ». Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.

Le Scoop, une histoire d’UBM.

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Le principal souci d’un journaliste ou d’une chaîne de télévision est de créer du « buzz ». C’est une stratégie qui s’évalue en UBM (Unité de bruit médiatique). Il faut se dire que c’est notre société actuelle qui a créé cet instrument de mesure pour permettre aux organismes publics d’évaluer leur impact dans les médias. Le scoop c’est le moteur des journalistes, le critère d’excellence du milieu. La pépite est dure à dénicher et à garder pour soi : il faut que l’information soit de source sure, la vérifier et la recouper.

On peut également noter que la peur du ratage peut devenir une obsession qui enferme les rédactions dans une surveillance perpétuelle et stressante. De plus, si il y a un raté, la seule façon à la rédaction de se rattraper et redorer leur blason est d’effectuer un autre scoop, et cette fois-ci en « béton ». Le scoop c’est cependant ce que recherches les journaux télévisés et lorsqu’il est la, le sensationnel dure rarement à l’écran : les médias n’aiment pas ce qui dure car les spectateurs s’ennuient et s’enlisent donc et ceci à des répercussions sur l’audimat de la chaîne. Le cercle est vicieux et le restera car les bases sont bien implantées das l’esprit de la population.

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Est-il possible de trouver une solution à ce problème ? Tel Pierre
Bourdieu, je n’ai pas la réponse à la question, car ceci n’est qu’un constat…