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L’art dévoile

On doute souvent de l’artiste. Il est vu comme un être marginal qui vit dans un monde que lui seul connaît. Cette faculté de former, de créer des images d’objets non perçus ou d’objets irréels, de faire des combinaisons nouvelles d’images, appelé imagination, est ce qui nourrit cette distance que nous mettons entre une œuvre et non même. Mais si finalement l’artiste était « celui qui voit mieux que les autres » ? Si sa perception du monde était celle qui dépeint le réel ? Un réel que l’on ne connaît pas ? Que l’on ne perçoit pas ?

Bergson, un philosophe français, définissait l’art comme une puissance de dévoilement nous aidant à retrouver le simple et le pur. En cela il faudrait alors faire confiance aux artistes et non plus être critique face à leur création. Il faut créer un lien entre l’œuvre d’art et nous afin de dévoiler les codes que l’artiste à utiliser. C’est ainsi que l’on aiguisera notre regard pour se rapprocher du réel.

 

Feedback de mon projet

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Cette recherche m’a beaucoup apporté, notamment sur des thèmes que je n’aurais pas envisagés.
En effet j’ai pu approfondir mes connaissances sur la culture religieuse catholique, à travers mon investigation sur l’imagerie chrétienne. Pour exemple le 2nd Concile de Nicée ainsi que la proclamation de l’édit de Milan ont été des phases majeures dans la construction de notre société d’image,  organisée grâce à la religion, ce que j’ignorais.
Dans un même temps mon approche de la culture artistique s’est vue enrichie que ce soit dans le domaine de l’histoire de l’art, des arts numériques et du cinéma.
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Le livre  » L’Art et l’Illusion : Psychologie de la représentation picturale » m’a donné une perception différente d’un sujet que j’affectionne et m’a permis de découvrir un artiste comme John Constable et ses tableaux naturaliste.s J’ai pu concevoir la peinture comme une science de l’observation et non plus comme une représentation purement esthétique. C’est une facette de l’art méconnue pour ma part  que j’ai pu aborder.

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J’ai aussi démystifié ma vision idéalisée du 7ème art, à travers des articles concernant le travail du philosophe Henri Bergson sur le temps. Le caractère fallacieux de l’espace temps cinématographique m’a rendu plus apte à comprendre le point de vue biaisé du cinéma.

Bear, 1993, installation view

Au contraire, l’ouvrage  » Arts et nouveaux médias » recommandé  par mon camarade Côme Bouvant, m’a éclairé sur la branche de l’art numérique dont j’ignorais les artistes majeurs et courants ( fluxus).
Les installations videos  de Steeve Mc Queen m’ont beaucoup plu, personnalité que je ne connaissais qu’en tant que réalisateur.