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Time to get out

Lorsqu’on achète un portable, ou que l’on décide d’acheter un nouveau canapé, on a l’habitude de prononcer ces mots « j’en ai besoin ». Souvent pour se justifier cela démontre une fois de plus notre dépendance au matériel. De nos jours, que serait notre vie sans moyen de communication matériel ? Que serait elle sans le confort d’un lit ? Il semble difficile de le concevoir, cependant une question reste en suspend : de quoi avons nous réellement besoin. Si l’on se réfère au besoin vital, manger, dormir et boire sont les seuls. Mais d’un point de vue psychologique, construire un herbert-marcuseavenir, être amoureux,fonder une maison, autrement dit « a home », s’épanouir, est ce qui semble essentiel. Ceci la société l’a bien compris, elle semble jouer de ces besoins profondément vitaux pour en créer de nouveaux, du moins c’est ce que Herbert Marcuse, philosophe et sociologue renommé affirmait. La société capitaliste crée de faux besoin dans le but de faire marcher la machine économique. Le film de Andrew Niccol illustre cette critique avec efficacité.

Dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Cependant, à partir de cet âge, il faut « gagner » du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps, les autres volent afin de gagner quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Plus que jamais, chaque minute compte.

On y retrouve une allégorie du capitalisme sauvage et de ses effets dévastateurs. D’immondes spéculateurs s’enrichissent scandaleusement alors que le reste de l’humanité est un prolétariat contraint de gagner péniblement le droit de vivre un jour, voire une heure de plus. Time Out dénonce donc les horreurs du capitalisme avec les moyens de sa séduction.
Une fois de plus on peux se demander si la liberté est réellement possible dans une société comme la notre.

Herbert Marcuse, l’Homme unidimensionnel

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous parle de Herbert Marcuse et de son livre « L’homme unidimensionnel ».

La société industrielle avancée est, pour lui, une société totalitaire. « Elle manipule les besoins au nom d’un faux intérêt général ».

Marcuse traite des différents/nouvelles formes de contrôle de la masse dans la première partie de son livre. Pour lui, la société contemporaine est un énorme piège qui tente de nous uniformiser. Elle cherche également à nous abrutir pour avoir la main sur nous. Elle nous créée de nouveaux besoin pour que l’on consomme plus.

Pour lui les faux besoins (produire, consommer, par exemple : la mode, les loisirs) vont justifier un travail pénible, qui fait naître l’agressivité des gens.

L’art crée une société bidimensionnelle, puisqu’elle parle d’un autre monde, d’une autre réalité. Mais aujourd’hui la réalité dépasse la culture. L’idéal est devenu accessible et nous n’avons plus besoin de l’art pour y parvenir, l’art est aujourd’hui « classique ».

CD

 

Marcuse imbriqué dans l’énorme piège de la société

 

Herbert Marcuse,

est né le 19 juillet 1898 à Berlin. C’est un philosophe marxiste et sociologue.  Il fût membre de l’École de Francfort. Marcuse mourra le 29 juillet 1979 à Starnberg. 

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L’essai « L’homme unidimensionnel » écrit par le philosophe sera publié en 1964 aux Etats-Unis et en 1967 en France. Il y décrit une société manipulant les besoins de masses en donnant un caractère essentiel à des biens futiles. Marcuse différencie alors les faux des vrais besoins. 

« Nous pouvons distinguer de vrais et de faux besoins. Sont « faux » ceux que des intérêts sociaux particuliers imposent à l’individus : les besoins qui justifient un travail pénible, l’agressivité, la misère, l’injustice. […] Le résultat est alors l’euphorie dans le malheur. Se détendre, s’amuser, agir et consommer conformément à la publicité, aimer et haïr ce que les autres aiment et haïssent, ce sont pour la plupart de faux besoins. »

Comment la société arrive-t’elle à guider les opinions?

La société contemporaine serait qualifié « d’énorme piège » puisqu’elle tente d’uniformiser et d’abrutir les masses pour avoir la main sur eux. L’être humain ne se retrouvant plus dans des besoins personnels, se retrouve embringué dans une course à la consommation.

Il dénonce ainsi le fait que la société cherche de nouveaux besoins pour créer de nouveaux métiers.

ND