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Bonheur de l’Homo consumericus ?

Gilles Lipovetsky est née en 1944. C’est un essayiste et professeur de français. Il est professeur agrégé de philosophie, membre du Conseil d’analyse de la société et consultant de l’association Progrès du Management. En 2006, il publie un livre réédité en 2009 « Le bonheur paradoxal ». Beaucoup de personnes se déclare heureux alors que le est remarquable grâce à des études. En 2005, une étude à été mené l’INPES, près de 8% des français de 15 à 75 ans ont vécu une dépression au cours des douze derniers mois précédant l’enquête et 19% des français de 15 à 75 ans ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. Continuer la lecture de Bonheur de l’Homo consumericus ?

Le bonheur paradoxal.

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Gilles Lipovetsky, essayiste et professeur de français, est aussi un professeur agrégé de philosophie. Son travail, à la frontière de la philosophie, de la sociologie et de l’histoire contemporain lui permet d’établir des analyses sur l’évolution des mentalités, des pratiques et des mœurs, et à restituer la signification des phénomènes sociaux. Ce qui nous amène à son ouvrage : « le bonheur paradoxal » publié en 2006 dans lequel il se penche plus particulièrement sur la société d’hyper-consommation. C’est un livre qui porte un regard critique, mais non manichéen, sur les rapports à la consommation. Il n’est sans nul doute pas inutile de rappeler que Lipovetsky voit plutôt le verre à moitié plein, contrairement à ses prédécesseurs , les penseurs de l’école de Francfort qui sont plus sur la réserve et pessimiste.

L’auteur distingue plusieurs phases dans l’histoire de la société de consommation. D’après lui, nous serions dans la 3ème, c’est à dire la phase ou émerge la figure de l ‘« hyper-consommateur » dont la condition est paradoxale. Le citoyen hyper-consommateur est certes plus informé qu’autrefois et plus libre dans ses choix, il est cependant encore plus dépendant des modes de vie, des plaisirs et des goûts qui sont de plus en plus sous la dépendance du système marchand. En clair, les nouveaux modes de consommation sont plus « émotionnels » et on consomme davantage en loisirs tandis que la publicité met de moins en moins les avantages techniques et fonctionnels des produits que ce pourquoi ils sont vendus initialement. En effet, ceci pose problème…