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Des effets néfastes de la culture sur un jeune homme naïf

C’est le dernier article, et pour finir j’aimerais penser les notions abordées par rapport à notre environnement et ses nouveaux déterminismes numériques qui ont accentuées certaines notions de évoquées de la communication de masse. Par exemple la consommation devient un critère majeur d’identification individuelle. Sur facebook, la personne se décrit à travers les livres, la musique, les films et les séries qu’elle consomme. La culture devient « à la fois le résultat et le projet du mode de vie existant », souligne Guy Debord. Nous devenons chacun nos propres entreprises culturelles individuelles, faisait son auto promotion et vouant son propre culte. Chacun gère son blog et son compte facebook pour devenir son propre capitaliste, en croyant devenir sa propre star, son propre héros mais surtout son propre unique fan.

Désormais, même le temps libre doit se soumettre à la logique marchande. La culture, les loisirs, les divertissements, le sport, la télévision participent à l’aliénation dans la vie quotidienne. Par exemple la promotion de la culture pop valorise la forme et les postures au détriment du contenu, le style prime sur la vraie réflexion. On attache plus d’importance aux vêtements, aux accessoires. Il suffit de regarder brièvement le top 50 des charts musicales,  ce sont des chansons superficiels, dénuées de toutes recherches ou complexités et qui se ressemblent beaucoup pour la plupart, qui sont les plus rentables. On ne recherche que l’efficacité.

On valorise aussi souvent  le postmodernisme et la pop culture qui se contentent de transgressions formelles, comme les films de Quentin Tarrantino qui adoptés par le plus grand nombre grâce à l’habile recette qui mêle référence, hyper-violence et dialogues léchées pour en faire des œuvres dites cultes. Mais en soi ses films sont devenu des objets complètement conformes au standards du capitalisme, il n’y a plus vraiment d’âme, ni de contenu profond dans ces films.

Le constat global que j’en tire est assez négatif,  jusqu’ici mais n’étant pas quelqu’un de fataliste  je désire finir cette année sur une note légère mais tout en réfléchissant sur la modifications de nos comportements par rapport au capitalisme et aux médias :

La société du spectacle, Guy Debord

Hola hola,

La Société du Spectacle, cela vous évoque-t’il quelque chose? C’est ce cher Guy Debord qui nous en parle en 1967. Tout au long de cette oeuvre, il ouvre nos yeux sur la société de consommation, qu’il qualifie de société de spectacle. Il s’agit d’une critique radicale : la marchandise est dominante et atteint la vie de chacun.

Cette critique avait déjà été appréhendée par Boris Vian. Dans sa chanson La Complainte du Progrès évoquait déjà un panel de produits imposant à travers une énumération de produits éléctroménagers, de produits tout simplement commercialisés, montrant ainsi l’omniprésence de ces derniers. Il dénonce le système par le biais d’une plainte de la complexité de ce dernier, avant tout était plus simple en amour, maintenant il est question de cadeaux, et de produits dont le besoin a été crée dans l’esprit des gens.  Cette chanson est sortie en 1956, elle précède donc celle de Debord.

Bien à vous amigos,

CD