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Gilles Lipovetsky ou l’un des rares optimistes !

Auteur d’importants essais, Gilles Lipovetsky fait autorité sur les questions de l’hypermodernité, de l’hyperconsommation ou de l’individualismecontemporain.

La thèse développée dans son ouvrage Écran Global est loin de signer la mort du 7e art. Il nous parles au contraire du phénomène qui existe désormais de plus en plus dans cinéma : la réadaptation de film. C’est à dire que le cinéma possèdes désormais ces films classiques et il est donc possible de les retourner avec un regard nouveau. Ce qui d’ailleurs fait grands débats entre les puristes et ceux à la pensée plus contemporaine disons. 

Par exemple, prenons le film Breakfast Club de 1986 de John Hughes il a été plusieurs fois questions d’une suite mais finalement c’est la formule du remake qui a été retenue avec Bumped qui sortira courant 2015-2016. Avec la même intrigue : 5 lycéens, coincés ensemble pour une après-midi refont le monde . Seul le lieu change, du coup la question ce pose quel est l’intérêt de refaire le même film pour juste changer le lieu ? 

Et bien pour le coup la je dit NON. Certains classiques doivent rester tels qu’ils sont …

Même exemple et avis, avec le film Footlose… Non.

CD.

 

Réalité ou Film – Cinéma ou réalité

Gilles Lipovetsky écrit avec Jean Serroy L’écran global en 2007. Ils critiquent l’époque du tout-écran. Les écrans organisent notre société, ils nous entourent au quotidien. Nous sommes rentrés dans l’ère hypermoderne.

Dans cette nouvelle société, ils développent notamment la notion de l’hypercinéma : un cinéma de l’hyperbolisation. Il consiste en trois critères. Prenons donc l’exemple du dernier film de Quentin Dupieux : Réalité  sorti en février 2015.

NO SPOIL

Nous avons :

  • L’image-excès qui consiste à donner du contenu violent et spectaculaire.

Dans le film, une petite fille cherche une cassette VHS dans les boyaux d’un sanglier mort. La scène est psychologiquement choquante pour le spectateur.

  • L’image-multiplexe qui est une dérégulation, une déstructuration des scénarios. C’est une  liberté que prennent les jeunes réalisateurs aujourd’hui.

Dupieux ne suit pas une structure narrative classique. Les éléments de son histoire sont dans le désordre. Il est difficile de saisir l’intrigue. Les actions causes conséquences se transforment en actions conséquences causes. Aucune explication possible de l’histoire.

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  • L’image-distance ou le clin d’oeil

Dupieux s’attaque au style de film « mindfuck » ou WTF en les imitant. Tout particulièrement les films de Christopher Nolan ( Inception et Memento). Le spectateur est poussé à l’analyse mais finalement…

Gilles Lipovetsky et Jean Serroyinfluence se rendent compte que le cinéma influence fortement nos vies : vêtements, relation amoureuse, les médias, le spectacle, les vidéos amateurs ou le sport.

Alors nos vies deviennent des films…   Et, où est la Réalité ?