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CLERMONT FILM FEST 2016

Les BCCN étaient de sortie ce début de semaine à l’occasion du 38eme festival du court-métrage de Clermont Ferrand. C’est un lieu de rendez-vous unique pour nombre de réalisateurs et producteurs internationaux.

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Pour moi, c’était une première, et une occasion de découvrir ce genre que finalement, je ne connaissais que très peu. Car les courts métrages ne sont pas seulement des films courts, mais ils constituent pour un genre à part entière qui ne répondent pas forcément aux codes et contraintes du cinéma traditionnel.

Beaucoup d’émotion entre les différents courts métrages, d’une immense diversité. Ce festival nous a permis de découvrir des courts de toutes formes et de toutes nationalités. C’est un monde beaucoup plus ouvert que celui du Cinéma. On pouvait facilement discuter avec les réalisateurs et communiquer avec eux via Twitter. D’ailleurs, ce réseau social nous a permis de suivre facilement les impressions des BCCN sur différentes séances, car, malgré ces trois jours de séances intensives, nous sommes encore loin d’avoir tout vu.

A dans deux ans !

Les meilleurs films du festival de Clermont-Ferrand

Voici une sélection de mes coup de cœur du Festival.

« Le dernier des céfrans » de Pierre-Emmanuel Urcun qui a reçu le prix  « Canal + » cette année, est mon coup de cœur parmi la quarantaine de courts visionnés. Il est drôle, bien écrit et son sujet est intéressant et d’actualité. Après le visionnage nous avons pu rencontrer l’équipe du film. Ils nous ont expliqué qu’ils ont du faire preuve de patience pour voir leur projet aboutir (production, distribution…).

 

 

Un autre film que j’ai bien aimé c’est  « Mon bras armé » de Mathilde Nègre court animé de 3 min. La musique ainsi que les dessins m’ont déconcerté.

 

 

Enfin, « Lystopad » (feuilles mortes) de Kondakova, un film ukrainien qui illustre la vie sociale des banlieues dans un pays pauvre et dangereux.

Mon classement !

Pour ma part, la troisième place revient à Mon  bras armé de Mathilde Nègre ! Cette musique est vraiment envoutante, on ne peut pas décrocher notre regard de cette animation des plus saugrenue.

En deuxième position,  on retrouve un court-métrage Tisina Mujo de Ursula Meier. On assiste à un vrai moment de poésie, tout en douceur et subtilité.

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Et finalement la première place revient à Le dernier des céfrancs de Pierre-Emmanuel Urcun. Tous d’abord pour le jeu des acteurs, pour tout l’humour ainsi que l’esthétique des plans contenu dans cette vidéo. On a d’ailleurs eu la chance de rencontrer les acteurs !

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Et enfin motion spéciale à mes courts métrages coups de coeur : Les séances décibels !

Parce que oui même si on connait beaucoup des chansons, ou même les clips.. et bien ça fait plaisir de les voir en grands avec du son pleins les oreilles.

En particulier lorsque c’est du Gessaffelstein… et maintenant profitez  … !

CD.

Le rétropédalage

Cette année au festival de Clermont-Ferrand, ils ont fait honneur aux vélos en leurs consacrant une sélection entière de 24 courts métrages. Que ce soit sous forme de documentaire, d’animation ou de fiction, le deux roues sert de fils rouge au différends sujets de notre société : le besoin de liberté, la solitude, les conflits, l’amour. Dans le cadre de cette édition 2015, plusieurs lieux dans la ville se sont aussi concentrés sur le sujet, notamment la salle Gaillard qui proposait une exposition photo consacrée à la 100e édition du Tour de France, ou encore l’atelier Guidon dans la tête qui présenté « Vélos Volés », une exposition réalisée à partir de travaux d’une vingtaine d’artistes locaux.

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L’école des facteurs (1947) de Jacques Tati,
parmi les films de la série « Vélo »
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Les tendances de l’édition 2015

Si il fallait parler des tendances générales de cette édition 2015, je parlerais tout d’abord de ce qui m’a sauté au yeux en premier lieu : le pessimisme ambiant que l’on retrouvait dans chacune des séance, comme si cette édition était le dernier souffle, un souffle puissant, mais d’une tristesse !! En terme technique il y a certaines méthodes qui ressortaient plus, comme par exemple le suivi de personnage, que l’on retrouvait de manière récurrente. Le dessin était aussi très présent, il y avait au moins une animation par programmation, il servait d’ailleurs souvent à alléger le ton de la séance.

On retrouvait de toute les qualités vidéos, et de tout format, qu’ils soient carré ou large. En majorité, c’étaient le format large, qualité HD, qui l’emporté, mais dans l’ensemble c’était relativement varié. Les sujets récurrents étaient : la prostitution, les problèmes de banlieue, et le conflit israélo-palestinien.

Mes coups de coeur du festival

Mon coup de cœur du Festival du court de Clermont-Ferrand est Jitensha (Le vélo) de Dean Yamada, je l’ai trouvé sensible et drôle. Il m’a semblé qu’il se détachait très largement des autres courts du festival. Dean Yamada réussi à traiter de la morosité de la vie et de la solitude avec humour, en nous offrant en prime un vent d’espoir qui nous sort du pessimisme ambiant qui régnait dans cette programmation 2015.

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S’il fallait faire un classement des meilleurs courts métrages de cette édition je dirais que Sieben Mal am Tag Beklagen Wir unser Los und Nachts Stehen Wir auf, um Nicht zu de Susann Maria Hempel passerait en deuxième position. Il se détache complètement du reste par sa bizarrerie. Il traite des cauchemars d’un vieil homme au passé torturé. L’auteure arrive à rendre poétique ce témoignage macabre et glauque par toute une machinerie fait main qui rythme et ponctue le récit. On passe du dégout au rire en un rien de temps de manière très ingénieuse. 

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Enfin en troisième position je mettrais le documentaire engagé d’ AbdelKarim Al-Haddad, Smile, and the world will smile back, composé de vidéos prisent par un portable, d’une descente de soldat israéliens chez une famille palestinienne. Intenable, ces quelques minutes nous placent dans une situation désagréable, on se sent incapable face à cette situation, révolté.

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Expérience au festival de Clermont-Ferrand

Je suis rentré du festival de Clermont-Ferrand, é-pui-sée! Je ne pensais pas que ce festival serait aussi intense; non seulement d’un point de vue physique car il faut courir d’une salle à l’autre sans cesse, mais aussi sur le plan psychique car ces petits films ne cessent de nous faire passer du rire aux larmes, en passant aussi parfois par l’ennui. Ce festival brasse une quantité incroyable de professionnels du monde entier, j’ai d’ailleurs été surprise par la présence de tant de représentants des différends pays, je me suis même retrouvé à parler avec une de mes voisines de séance, programmatrice pour le festival du court métrage de Bangkok !! Je suis ravie de connaître cet événement dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant, ce fut très enrichissant. Je pense même essayer d’y retourner dans deux ans et me présenter comme jury étudiant.

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1. LA VILLE DU COURT

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Lundi 2 : 

 C’est entre flocons de neiges et applaudissements que j’ai découvert le festival du court métrage de Clermont-Ferrand avec ma classe. Malheureusement retardataire pour la première séance de prévu, je me suis rattrapé par la suite en allant voir la L2, I12 et I11. Ce n’était pas qu’une foule française qui laissait ses traces dans la neige Clermontoise. Le public venu de tout horizon, apportait une ambiance chaleureuse au festival. La visite de la ville rythmait cette journée un peu comme une entracte entre chaque séance de cinéma. La place, le marché du film, la cathédrale Saint Sacrément, L’Electric Palace, les bars étaient parfaits pour une mise en bouche de la ville du court.

Mardi 3 : 

C’est entre la F2, F9 et L5 que j’ai poursuivit le festival auprès de mes camarades de classe. Vous découvrirez les courts métrages à voir d’urgence dans le prochain article. Ce matin, ma classe et moi avons sympathisé avec l’équipe de réalisation du métrage « Le dernier des Céfrans ». Discuter avec eux est une chance que j’ai saisie. Cette journée s’est terminée par une rencontre inattendue que je raconterai dans un prochain poste.

Mercredi 4 : 

C’est entre mélancolie et bon souvenirs que nous sommes repartis aujourd’hui, laissant derrière nous un dossier que nous rouvrirons surement au Canada, celui de notre indépendance, de nos instants festifs et de nos découvertes.

Pour ceux qui veulent plus de dossiers RDV sur : https://twitter.com/search?q=%23creanum&src=typd


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