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FESTIVAL CLERMONT FERRAND // compte rendu

Après 1h50 de route, 184 kilomètres, plusieurs dizaines de rafales de vent et une autoroute qui comment dire n’est pas resté droite très longtemps.

Je suis enfin arrivé à Clermont Ferrand. Tout d’abord je n’avais jamais été dans un festival de court-métrage auparavant, donc je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été surprise qu’il y ait autant d’endroits différents pour voir des court-métrages, des expositions ou encore des lieux pour rencontrer les réalisateurs. Ainsi que la qualité des différentes infrastructures mise à notre disposition.

Un certain nombre de séances était projetées en même temps ce qui imposait de faire un choix. Cela donne l’impression de voir très peu de séance, de rater un grand nombre de court-métrage que l’on aurait pu aimer. En plus de la déception lorsque les séances étaient complètes. Cette course aux court-métrages était plutôt épuisante alors, j’ai fait une excursion dans la cathédrale de Clermont Ferrand.

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Lustre cathédrale Clermont Ferrand

 

TOP 5 // FESTIVAL COURT-MÉTRAGE Clermont Ferrand 2016

THE PAVEMENT, court-métrage américain réalisé par Taylor ENGEL en 2015. Il fait partie de la sélection du Prix SNCF DU POLAR, ce sont les voyageurs qui tout au long de l’année vote pour cette sélection de court-métrage. THE PAVEMENT est un court-métrage fragmenté, c’est-à-dire que l’on voit une scène tout d’abord avec très peu de détails. Elle est ensuite reprise plusieurs fois avec de plus en plus de détails pour finir sur une dernière version. Ce qui m’a plu dans cette fiction est que l’on peut imaginer une histoire différente à chaque fois qu’elle recommence, cela nous captive. Le réalisateur donne plus d’informations ce qui permet de nous aiguiller afin d’entrevoir les détails supplémentaires.

HOTARU, court-métrage français réalisé par William LABOURY en 2015. C’est une fiction expérimentale qui a été produite par La FEMIS. Premièrement, l’histoire que nous propose le réalisateur est palpitante. Une jeune fille « Martha » atteinte d’hypermnésie, c’est-à-dire qu’elle se souvient de tout, pourrait transmettre les plus beaux paysages de la terre, toutes ses merveilles à d’autres univers. Ils peuvent être réels ou fictifs. Deuxièmement, les techniques qu’utilise le réalisateur permettent de nous ancrer dans l’histoire. Il emploi des animations 3D pour représenter des monuments ainsi que des glitchs (ce sont des erreurs analogiques, des sortes de bugs) qui modifient les images et les embellient. Ce court-métrage est vraiment très beau.

Voici un lien pour voir quelques images de ce court-métrage

https://www.behance.net/gallery/26871677/REALISATION-Hotaru

UNCANNY VALLEY, court-métrage franco-autrichien réalisé par Paul WENNIGER en 2015. C’est une fiction animée qui a été produite par Films de Force Majeure et KGP. Lorsque le court-métrage commence on se demande comment le réalisateur a pu le faire, avec qu’elle technique. Par la suite, on est happé par la relation qui se crée entre les deux personnages. Savoir si le personnage qui n’est pas blessé va abandonner l’autre qui lui a reçu des projectiles dans la cuisse. On ne s’attend absolument pas à la fin que propose le réalisateur.

Voici un lien pour voir quelques images de ce court-métrage

DES MILLIONS DE LARMES, court-métrage réalisé par Natalie BEDER en 2015. C’est une fiction qui a été produite par Yukunkun Productions. C’est l’histoire de la rencontre de deux personnes, un homme d’une cinquantaine d’année et d’une jeune femme, dans un café sur le bord d’une route. L’homme lui propose de l’avancer dans son chemin. Lors de ce court-métrage on se pose plein de question tel que : pourquoi ?, que va-t-il se passer ? Il est également ponctuer par la météo qui rajoute beaucoup de poésie au court-métrage. La fin du court-métrage permet de comprendre pourquoi l’homme agit comme ça.

PREMIÈRE SÉANCE, court-métrage réalisé par Jonathan BORGEL en 2015. C’est une comédie qui a été produite par Les Fées Productions. Cette comédie est construite sur un quiproquo, ce qui inclut le spectateur d’une certaine façon dans l’histoire. Car même si le spectateur n’est pas au courant de ce qui devrait se passer, on sent bien que quelque chose n’est pas normale. Cela captive le spectateur et le pousse à suivre l’histoire. En soit c’est un court-métrage qui nous fait passer un bon moment et rire parfois.

37 films et des rencontres : Le 38e Festival du court Métrage de Clermont Ferrand

Clermont Ferrand a toujours été pour moi une ville synonyme d’ennui et de mauvais temps. Une pause au centre de la France où il n’y a pas grand choses à faire et où j’ai rarement vu le soleil.

Pourtant, c’est bien en ce mois de février 2016 que j’ai finalement aperçu un petit rayon de soleil. (C’est une image bien entendu, car il a plu pendant 3 jours…). Le festival du court métrage de Clermont Ferrand fut une sacré découverte!

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Des courts métrages qui ne laissent pas indifférent: ma sélection du Festival de Clermont 2016

Si par hasard vous passez en Auvergne, laissez donc nos vieux volcans et faites un crochet par Clermont-Ferrand pour découvrir la programmation du festival du court métrage 2016.

A moins d’y passer la semaine, c’est impossible de voir tous les films. En voici au moins 3 qui pourraient vous plaire…

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Bilan du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Après avoir passer trois jours (un peu pluvieux) à Clermont, il est temps de faire un bilan sur cette nouvelle expérience.

J’aime beaucoup le format de festival car un lieu où nous vivons à un tout autre rythme.  Il est possible de rencontrer des réalisateurs dans n’importe quel café, de croiser des critiques ou créateurs de sites de VOD( vidéo à la demande), tout en profitant d’un nombre considérable de projections. Ce festival regroupe des films de nature très différentes et chacun peut trouver quelque chose qui lui correspond. Les catégories  les plus intéressantes, pour ma part, étaient Labo, Suède et International. Je suis passée par pas mal d’émotions au cours de ses 72h, pas marquée par tout, mais par une petite dizaine de court-métrages.

Ce festival est un concentré d’inspirations pour mes prochains projets et m’a appris de nombreuses leçons que ce soit sur le plan technique ou artistique.

 

Top 3

La Classe de Bachelor de Communication et de création Numérique  a pu aller au festival du court-métrage 2016 à Clermont Ferrand pendant 3 jours. Après une 20 taine d’heures de visionnage voici mon top 3 de court-métrages dans les différentes catégories.

  • Des  Millions de larmes de Natalie BEDER  (National)

des-millions-de-larmesUn homme qui sur la route pour une raison inconnue fait la rencontre d’une jeune fille voyageant seule dans une station service. Débute alors une aventure à deux, un bout de chemin partagé trouvant chacun son compte : la fuite de la solitude. Une ballade le long de paysages pluvieux de la région PACA qui plonge le spectateur dans une ambiance particulière .

Un court métrage plein d’émotions et  tout en retenu qui traite de la relation père-fille d’une autre façon. En effet,  cette relation n’est pas acquise et se crée tout au long du film, ce qui la rend d’autant plus touchante.

  • The Manliest man de Anuj GULATI ( International)

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Au coeur de l’Inde, dans un petit village une famille accueille sa deuxième fille. Une situation délicate car chaque famille doit avoir au moins un fils. Le père est alors accusé et tout le village va faire son possible pour apporter un fils à cette famille. Un court-métrage qui traite de la vie difficile dans les villages isolés, avec les jugements que chacun porte sur les problèmes personnels des autres mais aussi des castes sociales qui influent encore sur la hiérarchisation des villages. Le tout raconté avec des images de très bonne qualité et une morale.

  • The Atom station de Nick JORDAN ( Labo )

519293678Sur des paysages de l’Islande industrielle, W-H AUDEN lit son poème  » Voyage en Islande » (1937) et Ömar RAGNARSSON, un écologiste parle des problèmes actuels de ce pays dus à la pollution. Les paysages naturels sont un support tout à fait adapté aux propos et l’organisation des plans est bien exécutée.

BONUS :

  • Music for one apartement and 6 drummers d’ Ola  SIMONSSON & Johannes Stjärne NILSSON (Suède)

Ce court-métrage musical est bien plus léger. Cinq hommes et une femme s’infiltrent dans l’appartement d’un vieux couple, non pas pour voler des biens mais pour faire de la musique dans les différentes pièces : cuisine, chambre, salle de bain et salon. Si au début leur passage peut passer inaperçu, les dégâts vont crescendo jusqu’a créer un désordre conséquent.  Les morceaux créés sont dignes de musiciens et le résultat, malgré l’image de mauvaise qualité est réussi.

Music for one apartment and six drummers par Naly

Un peu de légèreté…

Top 3: Clermont Film Fest 2016

 

 

Hotaru de Wiliam Laboury

Coup de cœur visuel du festival internationale des courts métrages de Clermont – Ferrand : par son aspect graphique «old gen », son scénario hors du temps alliant science-fiction et réalité.

Oui nous avons déjà envoyé des informations à propos de l’homme dans l’espace, oui le fantasme plane toujours sur de probable civilisations non terriennes. Continuer la lecture de Un peu de légèreté…

Le meilleur de Clermont, IMHO.

Si vous avez bien suivi, vous savez que ma classe revient du festival International de court-métrage de Clermont-Ferrand.

C’est donc l’occasion pour nous d’affirmer nos goûts et de vous faire découvrir des réalisateurs talentueux que nous avons eu le privilège de connaitre durant le festival.

Voilà donc une sélection de trois films que j’ai particulièrement appréciés. L’ordre ne signifie rien.

 

Jamais comme la première fois de Jonas Odell, Suède, 2005

Ce documentaire d’animation (!) propose d’illustrer, avec quatre identités visuelles très différentes, quatre témoignages de première fois (oui, nous parlons ici de sexe).

Quatre personnages, quatre histoires marquantes, car tour à tour touchantes, effrayantes, ou simplement belles. Visuellement, le film est extrêmement réussi grâce à l’équipe d’animation composée de dix personnes. Le tout traite d’un thème forcément universel.

Il est visible sur Vimeo.

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Je n’ai jamais passé autant de temps dans une salle de cinéma

Trois jours intenses, chargés, enrichissant et inoubliables.

Le temps n’était pas au rendez-vous, s’aventurer dehors était une aventure, se perdre dans le tram en était une autre, mais quoi de mieux que de rencontrer des mésaventures pour passer un séjour incroyable.

Je n’ai jamais eu l’occasion de passer autant de temps dans une salle de cinéma. Nous étions face à deux phénomènes nouveaux : la ville et ses fonctionnalités, les cinémas et ce qui nous était présenté.

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Il nous est tous arrivé de nous retrouver face à des courts-métrages, ceux de Pixar par exemple, mais s’y intéresser, se passionner, y consacrer du temps, beaucoup moins. Pour ma part c’était une première, et les séances auxquelles nous avons participé m’ont appris à être critique, à découvrir de nouvelles techniques, à ouvrir mon imagination, à observer la créativité des auteurs, à s’y inspirer.

Passionnant et culturellement riche de part le métissage culturel, ce séjour avait une certaine dimension poétique : la diversité des langues, des lieux, des personnages nous faisaient voyager.

Egalement il était intéressant d’avoir affaire à des formats auxquels nous ne sommes plus habitués tel que le format carré avec le film Reisende Auf Einem Bein (Voyager sur une jambe) de Alexandru Petru Badelita ou même lorsque nous redécouvrions des films tels que Star Suburb, La Banlieue des Etoiles sorti en 1982 et tourné en 16mm.

Participer à un festival comme celui-ci donne des idées, des envies de continuer, d’entretenir notre culture qui commence à se forger petit à petit. Clermont Ferrand nous a donné beaucoup de possibilités ;

  • d’un point de vue  sociale, vivre pendant trois jours avec des personnes de la classe ne fait que renforcer des liens,
  • passer trois jours à enchainer des séances, à se faire plaisir assis sur un fauteuil confortable et devenir critique n’est que bénéfique pour la suite de nos études
  • avoir l’opportunité de rencontrer des réalisateurs (parfois jeunes), de leur parler les yeux dans les yeux, de leur poser des questions sur leur travail, sur leurs intentions dans leur film, nous donne une certaine confiance et une proximité rassurante avec les réalisateurs.

Merci encore pour ces trois jours, nous en ressortons tous des étoiles dans les yeux.

Se faire un film – compte-rendu du Clermont Film Fest

Du 8 au 10 février notre classe de bachelor communication et création numérique a pu se rendre au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand.

C’était pour moi une première expérience dans un festival de cinéma, et je n’ai pas été déçu.

Cela a d’abord été l’occasion de passer trois journées à regarder des films, ce que l’on a rarement l’occasion de faire, et encore moins dans le cadre des cours. En moyenne, j’ai passé entre quatre et six heures dans les différents amphithéâtres et salle de cinéma mises à disposition du festival. Il y avait donc d’abord un plaisir cinématographique à y aller, et les sélections  comportaient en général au moins deux films que j’ai aimés. Rares sont les films que j’ai eu du mal à supporter -c’est l’avantage du court-métrage, qui excède rarement la demi-heure.

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