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Cachez ces penseurs que je ne saurais voir.

Le semestre qui vient de s’écouler fut marqué par un cours à l’intitulé mystérieux : nous devions y étudier les « modèles théoriques de la communication de masse ».

Marshall McLuhan, le canadien

Je repars de ce cours avec la découverte d’une grosse dizaine de penseurs dont je n’avais jamais entendu parler. Benjamin, McLuhan, Kracauer, Adorno, Marcuse (dont j’ai acheté et prévu de lire L’homme unidimensionnel), Baudrillard ou Lipovestsky me reviennent en tête au moment d’écrire ce billet.

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Bilan du cours

Ce cours critique sur les médias de masses m’a permis de connaitre les penseurs du XXème siècle qui ont marqués durablement l’étude de ce domaine et de développer un esprit critique vis à vis de tous ces outils communicationnels très présent aujourd’hui.

Jean Baudrillard a particulièrement attiré mon attention cette année de par ces théories  saugrenues qui avait pour but de faire réfléchir et remettre en cause les croyances de chacun.

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Je suis particulièrement heureux d’avoir pu participer à ce cours théorique qui est à mes yeux très important de par l’actualité des thématiques abordées. J’en tire que du positif malgré certains penseurs très pessimistes voir nihilistes.

Exploration de la communication de masse

Rédiger ses billets de blog m’a permis de développer mes connaissances dans la culture de masse et la société. Découvrir de nouveaux sociologues, philosophes m’a ouvert à un nouvelle univers. Cette culture général me serviras plus tard dans de nouvelles créations. Avoir des références tel de Baudrillard, Deleuze ou encore Morin est un atout non négligable. Ma vision critique du monde s’est vu développé à force de recherches et d’analyse.

Comment j’ai développé mon esprit critique

Il est tentant de boire les paroles des grands penseurs tels qu’Adorno, que McLuhan, que Baudrillard etc. Il est facile de partir du principe qu’ils ont raison, ça nous évite de réfléchir et nous pouvons briller en soirée en critiquant les médias avec une aisance folle.

Mais dans le cadre du cours Modèles théoriques de la communication de masse, j’ai appris à critiquer. Et non pas à critiquer les médias (ah si, en fait), mais à critiquer les auteurs et leur pensée. Chose que je ne me serais pas permise de faire avant. J’ai beaucoup appris grâce à leurs théories, mais j’ai encore plus appris en les remettant en question.

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Les médias d’encore plus près

Le cours de Modèle théorique de la communication de masse, m’a tout d’abord largement sensibilisé sur cette culture de masse dans laquelle nous vivons. Ne croyons pas tout ce que nous voyons et ne nous laissons pas mener par le bout des doigts par le médias. La découverte de tout ces auteurs, ayant tous des thèses différentes, et utilisant les exemple ou mots différent, nous ramène toujours au même point : à savoir la peur de l’influence de cette société hautement numérisés, où l’information est facilement accessible.

Il est important de garder un regard critique sur ce que l’on voit, lit ou entend afin de ne pas se restreindre à une pensée unifiée. Car oui c’est avec nos différences et nos divergence d’opinion qu’on est plus fort. Il est important de se rendre compte de son individualité, sans pour autant rejeter le reste. Il faut apprendre à manier les informations avec intelligence aussi bien que les mots. Dans une filière tel que la notre, l’étude des médias est d’autant plus intéressante et importante qu’un jour nous en ferons surement parti.

Guns N’ Roses : une soif d’argent ?

adorno_theodorPhilosophe, sociologue, musicologue et musicien ; Theodor W. Adorno (1903-1969) incorpore l’idée d’industrie culturelle dans l’oeuvre Dialektik der Aufklärung (1947). Cet essai à quatre mains de Horkheimer et Adorno convertit l’idée de médias de masse en « industrie culturelle ». Selon lui, les masses seraient les productrices mêmes de cette culture alors qu’Adorno considère qu’elles en sont les victimes. Grand mélomane, il compare cette idée à la musique : la musique populaire moderne n’a plus rien à voir avec son statut d’antan, mais est seulement produite par des entreprises prônant la consommation de masse.

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En effet, si des noms d’artistes subsistent dans le monde de la musique aujourd’hui, c’est parce qu’ils parviennent à sortir régulièrement de nouveaux titres. Certains pour leur passion, d’autres pour la rentrée d’argent. D’autres encore ne produisent plus rien mais organisent encore des concerts par exemple. C’est le cas notamment des Guns N’ Roses, groupe de Hard Rock américain qui se reformait il y a quelques mois pour un festival de deux jours en Californie, avant d’annoncer une vingtaine de dates de concerts aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Nombreux sont ceux qui pensent que le groupe s’est rétabli pour l’argent avant même leur passion. Comme le suggère Adorno, le son des Guns n’aurait donc plus cette même étincelle qu’autrefois, lorsque le groupe était à son apogée. Transformés en « machine à fric », l‘argent passe avant la musique pour les artistes, et inversement pour les fans. Ces derniers sont prêts à consommer la musique, quelqu’en soit le prix. Nous en arrivons donc à une consommation de masse musicale.

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MCLUHAN à l’ère du numérique

L’ère du numérique est aujourd’hui bien avancé et bien présente dans notre quotidien, il se définit sous plusieurs système électronique tel que le téléphone, la radio, la télévision, les ordinateurs etc. Chacun de ses appareils sont pour nous un moyen de communiquer et de partager des informations, des nouvelles ou simplement de parler ; seulement leur but est souvent le contrôle de l’information et des contenus diffusés pour pouvoir donner des images précises.

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Par exemple la télévision est le moyens le plus utilisé pour transmettre des informations, c’est aussi celui qui est le plus contrôlé. En effet les informations que l’on peut voir à la télévision voient généralement leur contenus surveillé par des individus ; parfois celles-ci sont romancées ou cachées, on retrouve une limitation des droits de diffusions. On façonne littéralement notre vision du monde et de ce qui s’y passe, on diffuse des émissions qui donne une certaines images idéal à suivre.La télévision est ainsi un moyen simple et efficace de transmettre des idées reçus ; mais c’est également le moyen choisi par les entreprise, agence etc. pour pousser les gens à consommer ; en effet aujourd’hui les publicités sont présentent sur toutes les chaînes de la télévision et ont toutes pour but de créer du besoin et de façonner l’envie des individus comme bon leur semble.

Kiev, Ukraine - May 20, 2013 - A social media logotype collection of well-known social network brand's placed on modern computer keyboard. Include Facebook, YouTube, Twitter, Google Plus, Instagram and more other logos.

On retrouve également l’influence très prononcé du réseau internet notamment par les réseaux sociaux. En effet les réseaux sociaux sont là pour établir une communication entre individus ; c’est aussi un bon moyen pour les communautés de transmettre des informations. Seulement ces réseaux sont très vite devenu un outils de communication de masse et est devenu l’objet de la création d’image. Chaque individus utilisant ces réseaux peut divulguer de manière très libre un nombre d’informations illimités et se donner une images qui elle est généralement façonner par les médias d’aujourd’hui qui sont une influence très prononcée.

pes_1086462Marshall MCLUHAN, un chercheur Canadien avait, à son époque, prédit l’asservissement médiatique que l’on a aujourd’hui et l’avènement des nouveaux médias issus des nouvelles technologies. Pour lui les médias nous déterminent, nous modèles, nous façonnent ; il part du constat que l’impact des médias se mesure à la fois à l ‘échelle collective et à l’échelle individuelle en ce qu’ils influent sur le plan historique, culturel et personnel. Il a également fait une étude des effets des médias sur l’homme au niveau de la réflexion mais également de la consommation ; c’est par la suite qu’il va déterminé trois grand temps dans le processus communicationnel : le stade primitif : la parole domine ; la galaxie Gutenberg : naissance de l’imprimerie ce qui entraîne une massification et une parcellisation et la galaxie Marconi : annonce l’ère électronique avec la radio, la télévision, le téléphone etc. On retrouve donc ainsi cette idée que le numérique tel que la télévision nous manipule et donne à voir un monde faussement vraie qui tente de nous façonner à son image. La société se crée une nouvelle identité et tente de donner une image précise à souivre, comme le dit MCLUHAN les médias nous façonnent. 

On relève donc que MC LUHAN voyait déjà cette emprise technologique allimenté par les médias de masse et la fascination des individus pour ceux-ci.

Ça ne fonctionnera que si ça vient de nous

Maintes et maintes techniques ont été testées dans le but de convaincre les masses d’une idée ou d’une autre: la force, la menace, la propagande. Peu importe, ça ne fonctionne pas. Ces moyens de persuasion effrayeront la population ; on remarquera donc un réel rapport de force. Mais la répression ne fonctionne pas, du moins, pas efficacement, ou seulement sur le court-terme.

Il faut faire mieux. Manuel Castells, professeur en sociologie, explique qu’il est plus judicieux de forger un esprit, plutôt que de le restreindre. C’est-à-dire, que toute pensée d’un individu doit sembler propre à celui-ci. S’il a l’impression qu’on lui a ‘bourré le crâne’, ses réelles positions seront toujours présentes dans son esprit et l’effet de persuasion désiré produira l’effet contraire.

Poussant cette théorie à l’extrême, Aldous Huxley écrit Le meilleur des mondes en 1932, un roman de science fiction montrant une société créée de toute pièce par un pouvoir dominant. En effet, dans ce livre est décrit comment ce pouvoir arrive à conditionner un esprit dès sa naissance, en lui inculquant des goûts, des désirs et des peurs par divers stratagèmes, sans que l’individu lui-même s’en rende compte. N’imaginant même pas que ces envies ne viennent originellement pas de lui, l’individu vivra heureux dans l’environnement dans lequel il réside. Et quoi de mieux qu’une société heureuse? Une société en accord avec elle-même ne se posera même pas la question d’un quelconque conditionnement.

Bien sûr, ce serait rabaisser l’Homme à l’état de simple animal de laboratoire que de penser qu’il est aussi facilement manipulable, sans oublier que ces dirigeants sont, eux aussi, des êtres humains. Cela relève d’une volonté, saine ou non, de pouvoir et d’emprise sur les autres.

Heureusement, tout cela relève de la fiction mais la mode est de plus en plus aux médias de masse individuels, notamment avec les technologies de communication (internet, téléphones mobiles etc.) et ses milliards d’utilisateurs quotidiens.

 

Des effets néfastes de la culture sur un jeune homme naïf

C’est le dernier article, et pour finir j’aimerais penser les notions abordées par rapport à notre environnement et ses nouveaux déterminismes numériques qui ont accentuées certaines notions de évoquées de la communication de masse. Par exemple la consommation devient un critère majeur d’identification individuelle. Sur facebook, la personne se décrit à travers les livres, la musique, les films et les séries qu’elle consomme. La culture devient « à la fois le résultat et le projet du mode de vie existant », souligne Guy Debord. Nous devenons chacun nos propres entreprises culturelles individuelles, faisait son auto promotion et vouant son propre culte. Chacun gère son blog et son compte facebook pour devenir son propre capitaliste, en croyant devenir sa propre star, son propre héros mais surtout son propre unique fan.

Désormais, même le temps libre doit se soumettre à la logique marchande. La culture, les loisirs, les divertissements, le sport, la télévision participent à l’aliénation dans la vie quotidienne. Par exemple la promotion de la culture pop valorise la forme et les postures au détriment du contenu, le style prime sur la vraie réflexion. On attache plus d’importance aux vêtements, aux accessoires. Il suffit de regarder brièvement le top 50 des charts musicales,  ce sont des chansons superficiels, dénuées de toutes recherches ou complexités et qui se ressemblent beaucoup pour la plupart, qui sont les plus rentables. On ne recherche que l’efficacité.

On valorise aussi souvent  le postmodernisme et la pop culture qui se contentent de transgressions formelles, comme les films de Quentin Tarrantino qui adoptés par le plus grand nombre grâce à l’habile recette qui mêle référence, hyper-violence et dialogues léchées pour en faire des œuvres dites cultes. Mais en soi ses films sont devenu des objets complètement conformes au standards du capitalisme, il n’y a plus vraiment d’âme, ni de contenu profond dans ces films.

Le constat global que j’en tire est assez négatif,  jusqu’ici mais n’étant pas quelqu’un de fataliste  je désire finir cette année sur une note légère mais tout en réfléchissant sur la modifications de nos comportements par rapport au capitalisme et aux médias :

Some like it hot : précurseur de la théorie du genre

Judith Butler est une philosophe américaine, née en 1956 aux Etats-Unis, elle a signée Trouble dans le genre (1990 ) qui a fait d’elle l’une des figures de proue des gender studies. En s’appuyant sur les acquis de autres disciplines ( sociologie…) sur le genre, elle va le définir à son tour comme une performance. La sexualité serait un effet dut à la répétition.  Ce qui va être l’un des fondements des théories sur l’identité sexuelle. Son ouvrage a eut fort retentissement 20 ans après sa sortie, après de nombreuses récupérations politiques, beaucoup se sont offusquées des idées avancé par Judith Butler. Alors que ces idées étaient déjà présente dans des films grands publics, bien antérieures à l’ouvrage de Judith Butler.

C’est le cas du célèbre film de Billy Wilder  » Some Like it Hot », sortit en 1959. Les personnages masculins principaux sont certes dans une performance  de déguisement théâtrale plus que dans le drag. Mais une analyse factuelle de la narration révèle une critique de la norme hétérosexuelle. Le film adopte une vue performative du sexe, du genre et de la sexualité. On peut noter trois couples qui défient les structures de la romance hétérosexuelle. La fameuse réplique de fin du personnage interprété par Jack Lemmon  » Nobody’s perfect » s’inscrit dans la pensée de Judith Butler car elle repense le genre avec humour. C’est d’ailleurs probablement ce ton léger qui à permis d’avancer des idées si novatrices sur la sexualité.