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Au terme…

Suite à la série d’articles que j’avais déjà écrit dans le cadre du cours Introduction aux études médiatiques, j’avais enfin pu lancer une chronique culturelle sur mon propre site internet. Cinéma, séries télévisées, expositions… Patchwork se porte plutôt bien (malgré que la fin du second semestre m’empêche d’être aussi actif que je le souhaiterais). Néanmoins, je souhaitais pouvoir aborder des sujets plus denses et jusqu’à présent, je ne savais pas tellement comment m’y prendre.

Mais le cours de Modèles théoriques de la communication de masse m’a permis de saisir un peu plus la démarche à entreprendre pour pouvoir sortir un article qui parle de manière sérieuse d’un sujet sans reprendre exactement ce qui s’est déjà dit ailleurs sur la Toile. J’ai saisi la différence qu’apporte une recherche dans des livres, dans une bibliothèque, par rapport à une recherche faite uniquement sur Internet.

Une autre chose que le cours m’a apporté… Depuis plusieurs années, j’ai pour habitude de « refaire le monde » certains soirs. On parle alors de tous les sujets, mais celui des médias de masse revient plutôt souvent. Avec ce cours, j’ai donc pu mettre des notions et des noms sur ces réflexions du soir. J’ai l’impression d’avoir désormais un bagage qui me permet de faire évoluer ces discussions, d’avoir une base concrète sur laquelle repartir pour encore mieux « refaire le monde ».

Le Spectacle de la Vie

Le scandale de la projection du film Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou au festival de Cannes (avril 1951) marque le jeune Debord et lui ouvre le champ de création qu’est le cinéma, le poussant à participer aux activités du mouvement lettriste, participation qui prendra fin en novembre 1952 à la suite d’un autre scandale, le « scandale Chaplin ».

Les « internationaux » lettristes incarnent une sorte de Saint-Germain des Prés souterrain, loin des projecteurs braqués sur le Tabou et Les Deux Magots, vivant de façon clandestine leur refus de la norme sociale dans un Paris de l’après-guerre.

Les urbanistes pour lequel ces lettristes se passionnent, y voyant le décor possible, à condition de l’étendre et de l’aménager, pour une future civilisation du jeu qui semble à même de se réaliser dans l’avenir.

Le bar Chez Moineau, rue du Four à Paris, devient leur quartier général. Plusieurs livres témoignent de cette période, notamment écrits, comme ceux de Jean-Michel Mensiondans Le Temps-gage ou de Patrick Straram dans Les bouteilles se couchent, ou de photos, comme celui du Hollandais Ed van der Elsken Love on the left bank. Debord.

« Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade. »

 

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Debord

Marcuse marque sa cause révolutionnelle

En tant que philosophe, il est avec Herbert Marcuse et Max Horkheimer l’un des principaux représentants de l’École de Francfort, au sein de laquelle a été élaborée la Théorie critique.

En tant que musicien et musicologue, il est représentant de laseconde école de Vienne et théoricien de la Nouvelle Musique. Et c’est en tant que philosophe (esthétique), sociologue, musicologue et musicien qu’il introduit avec Max Horkheimer la notion interdisciplinaire d’industrie culturelle, première traduction en français du titre de l’essai fondateur Kulturindustrie dans La Dialectique de la raison.

La participation d’Adorno à la vie politique de la République fédérale d’Allemagne est marquée par ses désaccords avec la gauche allemande. Se trouve alors mise en cause la possibilité même de son enseignement et de la théorie critique en tant que celle-ci ne serait précisément qu’une théorie de la société, à quoi les étudiants marxistes ou maoïstes opposent l’activisme de la pratique.

Les étudiants ont le sentiment qu’ils sont formés à la théorie critique pour devenir ensuite « des alibis de l’État autoritaire ».

Adorno est pris dans une contradiction, car il refuse de suivre les contestataires, ce qui reviendrait à ruiner la possibilité de la démocratie qui se construit péniblement en Allemagne sur les ruines du national-socialisme, comme il refuse également de faire le jeu des forces réactionnaires en ne reconnaissant pas les raisons du mouvement révolutionnaire.

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Marcuse

Les chiffres peuvent parler !

Les chiffres arabes que nous utilisons tous les jours s’inscrivent complètement dans nos dialogues et nos écrits. Mais lorsqu’on les note de manière littérale (vingt-trois plutôt que 23), ils n’ont plus le même message. C’est-à-dire que lorsque la forme change et que le fond reste le même, l’information que délivre le nombre n’est plus tout à fait la même.

Si l’on écrit « 12 », on pense plus au nombre mathématique, à sa dénotation statistique, au fait qu’il soit divisible par 2, 3 et 4, et à son côté dénombrant. Alors que si l’on écrit « douze », le côté littéral fait plus penser à la symbolique de ce nombre, on pense plus particulièrement aux apôtres qui furent douze par exemple dans la mythologie Chrétienne.

McLuhan est un intellectuel canadien qui fondit des études contemporaines sur les médias. Ce qui retient notre attention c’est justement qu’il a dit : « Le message, c’est le medium. ».

Selon lui, le canal de communication constitue le premier message de l’information. Si l’on parle de nombres oralement, on pensera directement que la discussion traite de statistiques, d’argent ou de sciences communément. Donc la forme est une information à part entière.

Les nombres parlent d’eux-mêmes, ils ont une « dimension tactile » qui nous rapproche de ce que nous dénombrons. Les journalistes utilisent les statistiques afin de mieux « palper » l’information, de la traduire en visuel d’effectifs.

Dans Pour comprendre les médias, McLuhan cite Baudelaire.

« L’ivresse est un nombre. Le plaisir d’être dans les foules est une expression mystérieuse de la jouissance de la multiplication du nombre. » – Charles Baudelaire

 

 

Références et sources :

McLuhan, M. (1968). Pour comprendre les médias. New-York : McGraw-Hill.

Baudelaire, C. (1887). Mon cœur mis à nu.

Wikissimo.aim.asso.fr. http://wikissimo.aim.asso.fr/lib/exe/fetch.php?media=mcluhan_m_pour_comprendre_les_medias.pdf

Premier bilan d’un travail sur la communication de masse

L’étude des modèles théoriques de la communication de masse m’a permit de découvrir de nouveaux concepts comme les mass médias et la masse culture, l’étude de la technologie et sa réception médiatique, l’école de Francfort, les mass médias à l’ère post-industrielle et en tant que propagande télévisuel et enfin l’étude des cultural et gendrer-studies.

Ce balayement de toutes ces notions ont permit de mieux comprendre les contextes historiques et sociaux de ces modèles. Ces critiques de penseurs sur différents domaines comme la sociologie, la politique et l’économie permettent l’appréhension des comportements des masses face à des situations qui sont toujours contemporaines. J’ai aimé travailler cette matière puisqu’elle touche à la sociologie et d’une manière à la psychologie. En tant que futur communicant, il est nécessaire de cerner son public et son comportement afin de pouvoir répondre efficacement à ses demandes. De plus cette matière s’illustre parfaitement dans de nombreux domaines de la culture ce qui permet de l’illustrer et de se questionner sur le fond des oeuvres que nous voyons.

Au final, la communication de masse m’aura amené à réfléchir d’avantage sur ce que je voie ou j’entends avec un sens plus critique.

Mr. Marketing se croit tout permis !

Comment créer une relation entre le consommateur et le vendeur afin d’optimiser les ventes à long-terme ?

C’est la question que se pose Mr. Capitalisme, qui souhaiterait augmenter ses apports et ses rendements.

Petites explications autour des démarches de diffusion marketing :

De manière populaire, la culture des entreprises, c’est-à-dire leurs démarches et productions, se répand communément dans la foule grâce au marketing physique (les magasins, les prospectus, les cartes de fidélité, etc.…), c’est une pratique avérée ancestrale que l’on voit tous les jours.

Sur internet, en revanche le marketing est immatériel et se propage par le biais de fichiers informatiques (photos, vidéos, texte). La publicité passe par les réseaux-sociaux (Facebook, etc…), par les sites internet informatifs (Konbini, Le Monde, etc…), par les plateformes de contenu vidéo (YouTube, Viméo, etc…), et enfin par les sites officiels sur les boutiques en ligne. Toutes ces communications étant potentialisées grâce aux systèmes de sauvegarde de données d’internet qui permettent de mieux cibler les produits en fonction des consommateurs référencés.

Mais pour nouer une relation producteur-consommateur, il est nécessaire d’obtenir un contact individualisé à long terme, comme dans les relations humaines. Les mails répondent à cette attente et constituent un moyen de marketing qui illustre parfaitement la notion de culture de masse.

La masse correspond à un ensemble d’individualité qui ne partage pas les mêmes préférences. C’est un agglomérat global d’individus potentiellement consommateurs considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale. Dans l’idée du marketing, la culture de masse va chercher à obtenir le plaisir du public pour attirer à la consommation tout en prenant en considération son hétérogénéité.

Les mails permettent d’envoyer à une masse d’individus des informations individualisées selon des algorithmes travaillés pour que la communication ait un impact sur la vie privé du consommateur. On appelle cela le Marketing de Permission, c’est-à-dire que le consommateur et le producteur vont se lier dans une relation purement commerciale qui profite aux deux parties.

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Cette relation est artificielle car les mails envoyés par l’entreprise sont issus d’algorithmes mathématiques. Seulement le contenu de ces mails tend à montrer une certaine part d’humanité afin de saisir l’attention du consommateur. Les formules de politesse utilisées permettent de faire comme si une réelle interaction avait lieu et il arrive même parfois que des inexpérimentés d’internet répondent à ces mails pourtant diffusés en masse !

Cela reflète l’intérêt de la culture de masse, à opposer avec la culture populaire.

Seth Godin est un entrepreneur américain né en 1960 qui a travaillé de manière théorique sur le marketing et qui a notamment popularisé cette notion de marketing par permission.

 

“Before a marketer can build trust, it must breed familiarity. But there’s no familiarity without awareness. And awareness—the science of letting people know you exist and getting them to understand your message—can’t happen effectively in today’s environment without advertising.” 
― Seth Godin.

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marketing_par_courriel

Godin, S. (1999). Permission Marketing: turning Strangers into Friends and Friends into Customers. 

Marshall McLuhan & Charles Foster Kane

marshall-mcluhanIntellectuel canadien, professeur de littérature anglaise et théoricien de la communication, Marshall McLuhan (1911-1980) va bouleverser de manière radicale l’étude des médias et des médias de masse par ses expérimentations théoriques. Préoccupé par la technique et la technologie mais également la culture, il est l’un des premiers auteurs à se rendre compte de la puissance visuelle des médias. Il part d’un constat très simples : l’impact des médias se mesure à la fois à l’échelle collective et à l’échelle individuelle en ce qu’ils influent sur le plan historique, culturel et personnel. A partir de ce constat il va développer la thèse suivante : les médias nous renseignent sur l’homme social en ce que ces médias contribuent à le déterminer.

A cet égard, Orson Welles nous donne une idée de l’impact qu’on les médias sur la société américaine dans son premier film Citizen Kane (1941). Relatant l’histoire du magnat de la presse Charles Foster Kane, le film est rythmé par des unes de journaux annonçant d’importants événements de la vie de ce dernier. Ainsi, les titrages plus ou moins provocateurs influenceront fortement la manière d’être, d’agir, de penser de la société. Alors que Kane s’engage dans la vie politique, ce dernier voit son avenir diplomatique ruiné par la presse, et par la suite, par l’opinion publique.

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Charles Foster Kane et son compagnon

En effet, alors marié à Emily, Charles Foster Kane est surpris chez sa maitresse Susan, chanteuse d’opéra. L’histoire paraitra rapidement dans les journaux, précipitant ainsi le candidat dans les abîmes de la décadence. Baignant dans l’immoralité, le mensonge, l’adultère ; la société se basera vite sur les faits relatés par la presse, ne cherchant à aller plus loin pour constater par eux-mêmes si Kane mérite ces rumeurs haineuses. A cet égard, les médias déterminent, modèlent, façonnent la société et influencent les modes de connaissance et de perception.

Fin d’année arrivée, possibilité écartée

En entrant dans la formation, je ne connaissais pas l’histoire de la communication de masse ni ses pratiques utilisées. Grâce aux cours de modèle théorique de la communication de masse, j’ai découvert beaucoup de choses sur la société actuelle et sa stratégie de communication dans son ensemble.

J’ai également pu me forger un avis personnel sur la société dans laquelle j’évolue, notamment grâce à la comparaison des différents avis des auteurs sur le sujet des médias de masse.

Il m’a aussi permis de me rendre compte que le monde de la communication n’est pas le mien. Bien que le sujet m’intéresse et que notre monde est aujourd’hui centré sur les médias de masse, je ne pense pas en faire mon métier. Je trouve qu’il n’est qu’un monde fictif qui se sert de son statut pour manipuler la population.

Une année qui m’aura alors beaucoup apporté au niveau personnel comme intellectuel.

The medium is the message

Intellectuel canadien, Marshall McLuhan est un des pionnier de l’étude des médias, en créant notamment The center for Culture and Technology à l’université de Toronto. Connu pour sa pensée visionnaire, il s’interroge sur le pouvoir des médias et les impacts

Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)
Marshall McLuhan outside St. Michaels College, University of Toronto. (CP PHOTO) 1999 (Stf-P.J. Salkovitch)

qu’il peuvent avoir sur l’être humain. La thèse qu’il défend est simple : “The medium is the message”, une courte phrase qui en dit long. C’est le principe même de la communication médiatique. Pour faire passer un message, le support utilisé est tout aussi important que le message en lui même, voire plus, dans le sens où il va provoquer des émotions chez l’individu visé.

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Dans cette publicité datant de 2008, le but est de sensibiliser. Pour ce faire, la Sécurité routière cherche un moyen d’attirer l’oeil, d’être visible à propos de l’obligation de détenir un gilet et un triangle dans son véhicule. Pas simple de promouvoir le port d’un gilet jaune, ainsi, pour cela quoi de mieux que de choisir Karl Lagerfeld, icône de la mode ?

Il adapte ici une posture à son habitude, droit, sérieux, lunettes de soleil, costume. La phrase fait tout la puissance de la publicité “c’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie”. C’est comme si le couturier allemand s’adressait directement à nous. L’agence de publicité choisit ici le ton de l’autodérision pour mieux toucher et sensibiliser le public (ce qui est le véritable message). 

La thèse de McLuhan s’applique ici, on utilise la moquerie et une figure majeure de la mode pour faire passer un message beaucoup plus sérieux, celui de la sécurité sur la route.

Cette publicité a eu énormément de succès, et a valu au gilet jaune le surnom de « Lagerfeld Jacket » en Angleterre.

Communiquons plus qu’il n’en faut

L’appellation « mass média » est un terme récurrent à notre époque, mais somme-nous capable de le définir dans sa totalité et dans sa «réalité» ?

Les média de masse définissent une culture produite en fonction de sa diffusion massive, s’adressant à un agglomérat d’individus considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale.  Autrement dit ce sont les médias capable d’atteindre et d’influencer une large audience.

Les médias sont répartis en différentes catégories mais nous allons nous intéresser plus particulièrement aux médias de communication tel que le smartphone.

Le mobile est une des plus grande opportunité en terme de média. De nos jours c’est une interface possédant une multitude d’entrées et de sorties, à commencer par le téléphone. Nous détenons la possibilité de communiquer une information en live à plusieurs personnes à la fois, donnant ainsi naissance au « mass-self communication », une communication à la fois massive et individuelle.

Au delà de tout ca le téléphone de nos jours, appelé smartphone, offre un accès à l’information et à la diffusion de l’information bien plus étendu qu’auparavant. L’accès à internet, aux application telles que WhatsApp ou Skype, aux journaux en ligne et j’en passe.

Il est difficile, à notre époque, de se retrouver avec soi-même sans contact avec « l’extérieur », ne restreignons pas ainsi quelque peu notre liberté de penser ?