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Doit-on se libérer du libéralisme ?

Lipovetsky remet en cause le concept de post-modernité considéré comme ambigu et même inadéquat. En réalité, c’est une hyper-modernité, une « modernité superlative » et effrénée qui caractérise, à ses yeux, le nouveau moment historique des sociétés libérales.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

L’hypermodernité se présente ainsi sous le signe de l’excès, d’une montée aux extrêmes dans les sphères les plus diverses de la vie sociale et économique,médiatique, artistique et sportive (dopage). Même la vie individuelle n’y échappe pas comme en témoignent la boulimie, les « anarchies » alimentaires et addictions en tout genre.

Pour Lipovetsky, la seconde révolution individualiste s’exprime dans les mœurs, dans la mode, mais aussi dans la sphère éthique marquée par l’effondrement des idéaux sacrificiels et la montée d’une éthique indolore et circonstancielle, plurielle et émotionnelle.

Toutes les anciennes entraves à la modernisation sont tombées et il n’existe plus de système alternatif crédible et légitime à la modernité démocratique et marchande : c’est le temps de la modernité achevée, sans contraire, dérèglementée et globalisée.

Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-science, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même. Ce qui veut dire toujours plus de concurrence, toujours plus de compétition, de marchandisation, de mobilité et de flexibilité.

 

Sources et références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Lipovetsky

Kriegspiel !

Echiquier

Le Jeu de la Guerre (Kriegspiel) est un jeu de société breveté par Guy Debord en 1965 et commercialisé 10 ans plus tard. C’est un jeu de société, stratégie militaire avec une forte composante de stratégie de télécommunication basé et établie par la théorie de la guerre de Clausewitz qui est une référence en matière stratégique. Ceci a donc pour modèle historique la guerre classique du XVIIIe siècle, prolongé par les guerres de la Révolution de l’Empire.

Ce jeu de société oppose deux adversaires sur un plateau de 500 cases proposant un champ de bataille modifiable composé de montagne, col, deux arsenaux et trois forteresses. Chaque joueur a un réseau de lignes de communication qui doit être maintenu et protégé. Ces lignes de communication irradient des deux arsenaux de chaque joueur, sur les lignes verticales, horizontales et diagonales. Chaque joueur dispose aussi de deux unités de transmissions qui ont la capacité de réfléchir les lignes de communication. Les unités combattantes d’un même camp doivent rester en liaison avec ce réseau ou elles risquent d’être capturées. Les lignes de communication peuvent être interceptées par l’ennemi, et ont donc une importance stratégique primordiale

Le but du jeu est de détruire l’ennemi, soit en éliminant toutes ses unités combattantes, soit en prenant ses deux arsenaux.