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Un peu de légèreté…

Top 3: Clermont Film Fest 2016

 

 

Hotaru de Wiliam Laboury

Coup de cœur visuel du festival internationale des courts métrages de Clermont – Ferrand : par son aspect graphique «old gen », son scénario hors du temps alliant science-fiction et réalité.

Oui nous avons déjà envoyé des informations à propos de l’homme dans l’espace, oui le fantasme plane toujours sur de probable civilisations non terriennes. Continuer la lecture de Un peu de légèreté…

Voyages à la court-métrage

 

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Un festival sous la pluie !

Trois jours à Clermont-Ferrand pour le festival du Court-métrage, ça développe le sens de l’orientation ! Prendre le tram, se délacer dans la ville, trouver la salle de cinéma, retourner sur ses pas pour la prochaine séance. S’approprier le plan c’est une chose, découvrir de nouvelles formes filmiques, parfois très libres ou un peu plus retenues, c’en est une autre !

Les court-métrages en compétition nationales étaient portés sur un thème sociétal relatant les difficultés dues au chômage, aux moyens auxquels ont recours les famille pour subsister en tant de crise, à la retraite.  A cet égard, le court-métrage Des Racines réalisé par Jeanne Traon-Loiseleux révèle l’histoire d’un fils d’immigré italien qui, après avoir pris sa retraite récemment, souhaite retrouver ses racines. Le temps sinistre, un filtre ajouté pour insisté sur la froidure hivernale mais également de la situation. Angelo ne cesse de faire des allés-retours au garage où il travaillait, ne sait pas vraiment quoi faire de son temps. Ce court-métrage ne suit pas de trame narrative classique, mais s’emploie à relater des faits réels, ce que chaque personne passionné de son travail vit au moment de la retraite. Les plans séquences insistent sur l’ennui que ressent le retraité, devant combler son excès de temps libre, ennui que le spectateur peut ressentir à un moment ou à un autre pour le personnage dans ses entreprises.

N’appréciant pas vraiment le cinéma asiatique, j’ai été particulièrement et agréablement surprise par le premier programme collections proposant huit court-métrages coréens. La fiction A Race de Hyun-zo Kim est un plan séquence filmant de A à Z un jeune homme suivant Seul, une jeune coréenne, alors qu’elle fait du vélo. S’entame alors une course entre les deux. Les mouvements de la caméra, tremblotante, montre la perplexité que ressent Seul et l’inconfort dans lequel elle se retrouve face à ce garçon qui se met à la suivre.

Enfin, ce même programme collections dévoile le rapport qu’on les asiatiques avec leur famille. Le court-métrage Hurdle de Sung-jin Bak révèle à travers des plans moyens et des plans d’ensemble la lourde charge qu’à une jeune femme de s’occuper de sa mère, atteinte d’Alzheimer.

http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=104&c=3&id_film=200048194&o=178&ancre=

Par conséquent, ce festival m’a permis de découvrir de nouveaux univers mais surtout de constater que contrairement aux films réalisés et a destination du grand public, les réalisateurs n’ont aucune contrainte quant au sujet, au montage, au tournage ou encore au scénario. Même si les séances durent environ 1h30, ceci permet au spectateur d’apprécier un cinéma qu’il lui est inconnu, de renouveler sa vision des choses à chaque nouveau court-métrage et de voyager à travers différents pays, différentes cultures. En en plus, on croise des stars !

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Maïmouna Douîcouré, réalisatrice du court-métrage « Maman(s) », prix du Best Short Film International Fiction 2016 du Sundance Festival

Clermont Filmfest 2016 // Top 3 des courts métrages

Au cours du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand 2016, j’ai eu l’occasion d’apprécier le visionnage de plus de 40 courts métrages. Certains furent excellents comme d’autres, moins, où j’étais un peu plus dubitatif.

Top 1 : Uncanny Valley, de Paul Wenninger

L’histoire montre le parcours de deux soldats, essayant de survivre dans l’atrocité de la première guerre mondiale, sujet important à mes yeux pour ma France et ma patrie. Détonations, coups de feu, grenades, sifflements donnent tout un rythme au chant (champs) de guerre. Le réalisme est au rendez-vous.

Les bruitages sonores sont parties prenantes de ce court-métrage, donnant une excellente immersion, ce qui m’as notamment beaucoup influencé dans le choix difficile de ce top 1 du Filmfest 2016. Mais mon critère de sélection le plus décisif à été l’image.

En effet, la totalité du film à été tournée en stop motion, plus précisément en hyper-lapse, technique de time-lapse (plusieurs prises de photos mises à la suite pour donner du mouvement) dans laquelle la caméra ou appareil photo est en mouvement continu. Pour l’anecdote j’ai découvert cette technique tout juste deux jours précédent le visionnage d’Uncanny Valley.

Paul Wenninger  m’as convaincu dans ce court métrage où la technique m’as particulièrement plu, étant passionné de la façon dont est tourné un film.

Voici la bande annonce qui montre bien l’importance du son et le façonnement de ce court métrage :

Top 2 : Coucou-les-nuages, Vincent Cardona

Après les techniques très intéressantes de Paul Wenninger, j’ai été charmé par le scénario de Coucou-les-nuages. Cette comédie dramatique, conte l’histoire d’un groupe de personnes qui partage la même passion : la conquête de l’espace. Il est intéressant de voir comment ces personnes, avec peu de moyens, veulent réaliser leur projet d’envoyer une sonde dans l’espace.

Ce qui m’as particulièrement plu dans ce film est le monde créé par Vincent Cardona. Je retrouve l’esprit et le mode de vie des peuples de l’Est, présent dans les long-métrages d’Emir Kusturica comme La vie est un miracle ou encore Chat noir, chat blanc. Ce sont des films que j’apprécie beaucoup.

Par ailleurs, le rêve d’enfant du personnage Hans, est touchant. Il veux partir dans l’espace. Malgré sa fin tragique, j’ai beaucoup aimé ce personnage mystérieux qui va au bout de ses rêves. Hans nous donne alors l’envie de réaliser nos propres rêves d’enfant.

Coucou-les-nuages m’a vraiment bercé avec son scénario passionnel et drôle, le rythme soutenue où le stress ne redescend jamais m’a laissé accroché à l’accoudoir du fauteuil.

Le court métrage, que je recommande grandement, est disponible à ce lien :

Top 3 : 2037, Enric Pardo

Dans un cadre plus comique, la fiction 2037 m’a beaucoup fait sourire.

Le principe de la société de voyage dans le temps dans un cadre plutôt détendu rend déjà le court métrage déjanté.

L’intrigue tourne autour de Marc, un employé qui à plusieurs reprises viol les règles de l’entreprise pour ses propres bénéfices. Attiré par sa chef, il invente toute une histoire saugrenue afin de coucher avec elle. La façon tordue dont Marc arrange les choses à son avantage et la boss qui tombe dans le panneau, prête à quitter son mari pour lui, est vraiment à mourir de rire.

La chute m’as vraiment achevé quand la directrice se rend compte de la supercherie mais  encore plus quand il y a apparition de sabre laser.

Le scénario d’Enric Pardo est réellement génial de par son utilisation d’un humour plutôt lourd mais qui reste très bien tourné, rendant l’histoire fine.

Mes coups de coeur du festival

Mon coup de cœur du Festival du court de Clermont-Ferrand est Jitensha (Le vélo) de Dean Yamada, je l’ai trouvé sensible et drôle. Il m’a semblé qu’il se détachait très largement des autres courts du festival. Dean Yamada réussi à traiter de la morosité de la vie et de la solitude avec humour, en nous offrant en prime un vent d’espoir qui nous sort du pessimisme ambiant qui régnait dans cette programmation 2015.

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S’il fallait faire un classement des meilleurs courts métrages de cette édition je dirais que Sieben Mal am Tag Beklagen Wir unser Los und Nachts Stehen Wir auf, um Nicht zu de Susann Maria Hempel passerait en deuxième position. Il se détache complètement du reste par sa bizarrerie. Il traite des cauchemars d’un vieil homme au passé torturé. L’auteure arrive à rendre poétique ce témoignage macabre et glauque par toute une machinerie fait main qui rythme et ponctue le récit. On passe du dégout au rire en un rien de temps de manière très ingénieuse. 

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Enfin en troisième position je mettrais le documentaire engagé d’ AbdelKarim Al-Haddad, Smile, and the world will smile back, composé de vidéos prisent par un portable, d’une descente de soldat israéliens chez une famille palestinienne. Intenable, ces quelques minutes nous placent dans une situation désagréable, on se sent incapable face à cette situation, révolté.

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