Archives pour l'étiquette critique

Manipulation publicitaire

Herbert Marcuse est un homme qui va axer sa réflexion sur la société contemporaine, sur la société de masse et la culture de masse. 

Il nous dit que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social à l’échelle collective et individuelle (cf L’homme Unidimensionnel). Pour lui cette société va assimiler en elle-même toutes les forces contraires ; elle va donner l’illusion d’une liberté de pensée, d’action mais en fait fait taire la critique. 

Il part du principe que la société crée de faux besoin en uniformisant et en standardisant les pensées et les modes de vie véhiculés par la culture de masse. Ces faux besoin sont des besoins qui font marcher la machine économique (donc capitaliste), dont la pub en premier lieu va pousser les consommateurs à acheter des objets dont ils n’ont pas besoin.99-francs-3621032

L’art de la publicité l’a bien compris. Quand on parle de manipulation et de publicité en même temps, le livre 99 francs de F. Beigbeder me vient automatiquement à l’esprit. Ce livre dénonce totalement ce monde, il est cru, parfois violent dans ses propos mais il nous illustre cette société qui nous connait, qui nous manipule, comment nous allons nous faire tomber dans le panneau ? comment nous allons consommer ?

Le livre, adapté en 2007 est un gros impact également sur notre société. Après les mots qui nous confrontent à la réalité, nous sommes face à des images qui peuvent avoir plus de répercussions.

Ces deux oeuvres nous expliquent en fait l’art de nous manipuler, l’art de nous faire consommer, l’art de tout photoshoper, l’art de nous donner envie, de nous faire jalouser pour quelque chose que nous n’avons pas, que nous pouvons avoir, mais dans le but d’un idéal que nous n’atteindrons jamais.

Comment j’ai développé mon esprit critique

Il est tentant de boire les paroles des grands penseurs tels qu’Adorno, que McLuhan, que Baudrillard etc. Il est facile de partir du principe qu’ils ont raison, ça nous évite de réfléchir et nous pouvons briller en soirée en critiquant les médias avec une aisance folle.

Mais dans le cadre du cours Modèles théoriques de la communication de masse, j’ai appris à critiquer. Et non pas à critiquer les médias (ah si, en fait), mais à critiquer les auteurs et leur pensée. Chose que je ne me serais pas permise de faire avant. J’ai beaucoup appris grâce à leurs théories, mais j’ai encore plus appris en les remettant en question.

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Des effets néfastes de la culture sur un jeune homme naïf

C’est le dernier article, et pour finir j’aimerais penser les notions abordées par rapport à notre environnement et ses nouveaux déterminismes numériques qui ont accentuées certaines notions de évoquées de la communication de masse. Par exemple la consommation devient un critère majeur d’identification individuelle. Sur facebook, la personne se décrit à travers les livres, la musique, les films et les séries qu’elle consomme. La culture devient « à la fois le résultat et le projet du mode de vie existant », souligne Guy Debord. Nous devenons chacun nos propres entreprises culturelles individuelles, faisait son auto promotion et vouant son propre culte. Chacun gère son blog et son compte facebook pour devenir son propre capitaliste, en croyant devenir sa propre star, son propre héros mais surtout son propre unique fan.

Désormais, même le temps libre doit se soumettre à la logique marchande. La culture, les loisirs, les divertissements, le sport, la télévision participent à l’aliénation dans la vie quotidienne. Par exemple la promotion de la culture pop valorise la forme et les postures au détriment du contenu, le style prime sur la vraie réflexion. On attache plus d’importance aux vêtements, aux accessoires. Il suffit de regarder brièvement le top 50 des charts musicales,  ce sont des chansons superficiels, dénuées de toutes recherches ou complexités et qui se ressemblent beaucoup pour la plupart, qui sont les plus rentables. On ne recherche que l’efficacité.

On valorise aussi souvent  le postmodernisme et la pop culture qui se contentent de transgressions formelles, comme les films de Quentin Tarrantino qui adoptés par le plus grand nombre grâce à l’habile recette qui mêle référence, hyper-violence et dialogues léchées pour en faire des œuvres dites cultes. Mais en soi ses films sont devenu des objets complètement conformes au standards du capitalisme, il n’y a plus vraiment d’âme, ni de contenu profond dans ces films.

Le constat global que j’en tire est assez négatif,  jusqu’ici mais n’étant pas quelqu’un de fataliste  je désire finir cette année sur une note légère mais tout en réfléchissant sur la modifications de nos comportements par rapport au capitalisme et aux médias :

Baudrillard et le complot de l’art !

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Jean Baudrillard, né en 1929 et mort en 2007 est un philosophe français.

Reconnu par ses multiples actes polémiste, et ses critiques sur la médiocrité de l’art contemporain. Jean Baudrillard fût reconnu par son article, intitulé « le complot de l’art ». La banalisation de l’art contemporain revendique son non sens, détruisant ainsi l’imaginaire. Baudrillard affirme également, qu’il n’y a en art qu’un seul plan, celui de la médiocrité. L’art contemporain part du nul et navigue vers le nul en visant le nul, tout en faisant croire qu’il est génial. Cette critique eu beaucoup plus d’impact que celle écrit sur Warhol.

Napoléon nous aide à comprendre Bourdieu

Texte ou image? Il est parfois difficile de saisir le fond d’une pensé. Tout dépend du canal utilisé pour l’expliquer. Pierre Bourdieu définit la stratégie de reproduction à travers un texte écrit. En cherchant d’avantage d’information sur ses idées je me suis rendu compte qu’un autre support permettait d’illustrer ses idées. Dès lors, on se rend compte qu’un schéma s’y prête bien. Comme le disait Napoléon Bonaparte : « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours. »

« Les stratégies de reproduction, ensemble de pratiques phénoménalement très différentes par lesquelles les individus ou les familles tendent, inconsciemment et consciemment, à conserver ou à augmenter leur patrimoine et, corrélativement, à maintenir ou améliorer leur position dans la structure des rapports de classe, constituent un système qui, étant le produit d’un même principe unificateur et générateur, fonctionne et se transforme en tant que tel. Par l’intermédiaire de la disposition à l’égard de l’avenir, elle-même déterminée par les chances objectives de reproduction du groupe, ces stratégies dépendent premièrement du volume et de la structure du capital à reproduire, c’est-à-dire du volume actuel et potentiel du capital économique, du capital culturel et du capital social possédés par le groupe et leur poids relatif dans la structure patrimoniale ; et deuxièmement de l’état, lui-même fonction de l’état du rapport de force entre les classes, du système des instruments de reproduction, institutionnalisés ou non. »  P. Bourdieu, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Éd. de Minuit, 1979, p. 145.

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Critique des sociétés modernes par Herbert Marcuse

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Penseur phare de l’école de Francfort, Herbert Marcuse utilise l’illusion du choix comme un des arguments majeure pour destituer nos démocraties souveraines de leur semblant de liberté. Communisme, capitalisme, gauche, droite, industrialisation… pour lui ce ne sont qu’un ensemble  coercitif qui pousse l’homme à rentrer dans le système pour un meilleur rendement. Son livre à été reçu comme un manifeste pour les révoltes estudiantines de mai 68 mais pour lui même les dissidents au système sont une force normale au sein de ce système.

Dans sa pensée c’est la communication de masse qui est la cause de cet effondrement, elle a transformer la culture en produit ce qui lui à fait perdre sa subversion. C’est ainsi que nos démocraties sont devenu des régimes autoritaires déguisés.