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La télé réalité

Bourdieu dit que la télévision est un danger pour le champ culturel mais aussi pour la politique. A la télévision, c’est le règne de l’ego  qui prime, dans le cas où la plupart des intervenants viennent pour être vu. On retrouve beaucoup ça dans la télé réalité.

On pourrait se poser la question de quel est l’intérêt à se montrer à la télévision juste pour exposer notre vie, pour se faire voir en train de manger, en train de dormir, en pleine crise ou tombant amoureux ? Le m’as-tu-vu est tellement présent de nos jours qu’il est difficile de faire la liste de toutes les télés réalités qui inondent notre marché visuel.

Alors qu’est-ce qui fait leur popularité ? qu’est-ce qui fait que ces télés-réalités marchent-elles tant ?

Nous sommes dans une société où tout est visible, où tout peut être montré, ou plus rien ne choque vraiment. C’est internet qui nous plonge dans ce système là, et c’est ainsi que les télés réalités trouvent autant de succès auprès du public. Les candidats sont dans la provocation.

Ils se montrent en spectacle, c’est un danger pour le champ culturel, les télés-réalités prennent place sur les chaines principales pour montrer du prosaïque vulgaire q ne sert qu’à assouvir le côté « voyeurisme » des téléspectateurs.

La culture est une dépravée

Adorno et Horkheimer ont écrit Dialectique de la raison, texte édité en 1944. C’est un ouvrage qui vise à déconstruire toutes les valeurs sur lesquelles les sociétés occidentales se sont construites depuis la Révolution Française, ou plutôt à démontrer que leur application est défaillante. Ils faisaient partie de l’école de Francfort, école de pensée allemande qui a visé à élaborer la théorie critique des media.

Dans leur texte fondateur issu de Dialectique de la raison, « La production industrielle des biens culturels », ils décrivent la dépravation de la culture.

Selon le dictionnaire, dépravé signifie : dénaturé, pervers, indigne, ingrat, corrompu, immoral, vicieux, cynique, malhonnête, malsain, obscène, dissolu, licencieux, inconvenant, scandaleux, débauché, libertin, dévergondé, mauvais, gâté, altéré, vicié, perverti, impudique.

Si vous souhaitez vérifier la dépravation de la culture, vous pouvez allumer votre téléviseur à 18h sur D8. Cyril Hanouna y anime Touche pas à mon poste, une émission à laquelle beaucoup des qualificatifs cités au-dessus.

Je ne cherche pas ici à faire de leçon de morale, il m’arrive moi-même de regarder. Cette émission est un divertissement qui peut nous prendre au piège en quelque sorte, mais cela n’empêche pas de poser un regard critique sur celle-ci.

Je ne suis pas plus intelligent, je suis de moins en moins con.

Sympathique adage de mon cru que j’ai coutume d’utiliser pour moi-même. En effet, la culture est une qualité que je trouve primordiale. Savoir décrypter les codes de communication et connaître les plus grandes idées de nos penseurs sont quelques unes des clés pour comprendre le monde dans lequel on évolue. C’est pourquoi j’ai toujours apprécié le cours de ‘Modèle théorique de la communication de masse’, même si ça fait seulement 10 jours que je retiens l’intitulé. J’ai eu et ai encore plaisir à expliquer mon cours à diverses personnes afin de partager mon savoir. J’ai passé un semestre fort agréable avec ce cours.

Bilan pour ouvrir les portes d’un monde réel

Nous venons d’étudier les modèles théorique de la communication de masse ; nous avons pus voir de nombreux auteurs qui partagent généralement un point de vue commun dans leurs idées en fonction de la notion et du thème développés. De la notion de masse média et masse culture à la notion de masse média à l’ère post-industrielle, nous avons pus voir de nombreux sujets qui critiquent généralement notre société capitaliste et dénonces ses vices.

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Ce cour aura été pour ma part une découverte de tout ces auteurs et m’aura permis de développer une nouvelle pensée sur le monde d’aujourd’hui. Finalement on découvre une nouvelle approche de notre société ; que se soit du point de vue culturel ou sociale ; finalement nous sommes dans une ère médiatique très développer et l’utilisation des médias devient quotidien à tout les individus. Ce cour nous aura permis de découvrir les vices de cette époque et de nous faire réfléchir nous même sur notre propre vie du quotidien.

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Finalement la communication de masse nous montre que les médias nous enferme dans une fausse réalité, nous ne vivons que comme spectateur de notre propre vie et ne cherchons pas assez à ouvrir les portes du monde réel. Nous vivons à travers les écran et oublions de découvrir ce qui est vraiment réel et ce qui est important de connaître, la culture se décomposent, les œuvres perdes leur aura, nous ne contrôlons plus l’ensemble de ce que l’on fait. Ce cour a donc été une nouvelle ouverture sur le monde.

Un festival riche et diversifié

En début de semaine j’ai eu l’occasion de participer au festival du court métrage à Clermont-Ferrand. C’est dans le cadre des cours que j’ai découvert avec ma classe des films courts qui cassent les codes avec le cinéma traditionnel. 

Le festival était organisé autour de plusieurs programmes : internationale, laboratoire (cinéma experimental), Suédois et plein d’autres encore. Cette diversité nous a permis de toucher plusieurs horizons différents les uns les autres. Passant du cinéma asiatique au cinéma africain, de l’animation au court métrage réaliste j’ai pu voyager dans différents pays et univers.  Certains courts métrages sont incompréhensibles d’autres très personnels mais ils m’ont tous ouvert  un peu plus l’esprit en ce qui concerne ma vision du cinéma.

Je repars de Clermond-Ferrand  plein d’images et d’idées en tête.

L’hospitalité dans notre culture

Jacques Derrida est l’un des philosophes contemporain  français les plus connus aux Etats-Unis. Ses réflexions philosophiques se portent principalement sur la phénoménologie et le structuralisme. Aujourd’hui nous allons parler de l’hospitalité  décrite dans notre société actuelle.

A l’égard d’un visiteur il y à deux comportements possibles selon Derrida:

  • L’invitation : le fait de recevoir quelqu’un selon les règles en usage chezl’hôte
  • La visitation : le fait de laisser sa maison ouverte à n’importe qui

Derrida décrit la loi de l’hospitalité inconditionnelle (la visitation) comme une loi qui va au delà de toute démarche juridique. Bien qu’elle semble inconcevable en pratique, elle est incontournable conceptuellement .

Si on considère l’hospitalité comme infinie elle ne s’applique pas seulement à l’homme mais aussi à l’animal, le végétal, ect..

Dans notre société actuelle notre hospitalité se restreint seulement à l’invitation. Par exemple nous n’acceptons pas d’être à la merci de la nature, on tend toujours à vouloir la contrôler, la prévoir et de minimiser son impact dans notre vie. On constate alors que dans la plupart des cas l’hospitalité inconditionnelle n’est pas ancrée dans la majorité des cultures qui existe aujourd’hui.

 

Le soft power : diktat de la culture ?

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Ignacio Ramonet, le rédacteur en chef du Monde Diplomatique, dont nous connaissons les prises de positions tranchées en matière d’anti-mondialisation, s’est attaché, dans cet ouvrage, à nous montrer de manière tangible et empirique comment nous étions tous manipulés, plus ou moins selon les cas à notre insu, voire parfois avec notre accord complaisant ou délétère.

A l’heure d’Internet et de la révolution numérique, événements qui nous impactent tous et sans lesquels vous ne seriez pas en train de lire ces lignes, Ignacio Ramonet a choisi d’illustrer ce constat évident de manipulation par des exemples pris dans les domaines culturels : cinéma, télévision…

Par exemple on encense souvent la formidable industrie culturelle américaine, qui rayonne sur le monde entier. Mais cela revient au fait que les mass médias des différentes nations sont dominé par l’influence américaine, et si nous ne disposons pas de notre imagerie singulière comment pouvons-nous nous considérer comme étant maitre de nos propres déterminismes.

Télévision ou Télémouton ?

A notre époque, l’information est la base du pouvoir politique et économique : c’est l’enjeu principal.

Ceux qui contrôlent l’information contrôlent ceux qui la lisent. Or, en 2015, l’information passe par la télé, les journaux, la radio et surtout, internet. Il faut savoir qu’il y a 96% des foyers français qui possèdent un poste de télévision en 2014, et 61% de la population française possède un smartphone en 2015 (donc un accès a internet), soit environ 36 millions de français. Tous ces outils technologiques qui permettent de partager l’information sont appeler médias de masse car ils permettent de passer un message à un nombre extrêmement large de la population.

Les médias de masse permettent : la communication de masse ; donc d’instaurer une culture de masse. La culture de masse permet à celui qui contrôle l’information d’influencer la façon de penser d’une population. En France on peut citer les journaux officiels tel que TF1, France 2 et France 3, cette liste n’étant pas exhaustive.

On sait maintenant que les grandes chaines de communication de l’information sont subventionnées par des sociétés très puissantes dans le monde (n’oublions pas que celui qui contrôle l’information à le pouvoir) tel que Bouygues, Total, Lagardère, Monsanto, Nestlé, etc.
Voici un schéma montrant les sociétés qui contrôlent les médias français, ça fait froid dans le dos… carte-du-parti-de-la-presse-et-de-l-argent

Bourdieu a écris un livre intitulé Sur la Télévision, dans lequel il démontre que les émissions télévisées sont structurées de façon à censurer les informations. Tel événement important sera montré comme ordinaire et tel événement ordinaire sera montré comme extra-ordinaire.

Le téléspectateur, ainsi que le lecteur pour les journaux, doit se faire sa propre idée sur l’information. Il est de son devoir de trier les sources en faisant des recherches par lui-même afin d’avoir sa propre façon de penser, son propre avis et non celui que les médias de masse lui donne.

Soyez critique ! Osez les débats en soirée ! N’ayez pas peur d’exprimer votre façon de penser !

Gilles Lipovetsky vs Swagg Man

Gilles Lipovetsky avance le fait que nous sommes entrés dans l’âge de l’individualisation du luxe. Selon lui les individus, quelque soit leur classes sociales, ont les mêmes aspirations. Cela se retrouve dans leur gout pour le luxe. Dans les années soixante il est vrai que peu de marque de luxe étaient connues pour de tous. C’est à dire que la logique de consommation ne s’applique pas en fonction des classes mais selon des phénomènes de mode. Il n’y a plus de culture de classe de consommation. Certes le model économique actuel, empêche l’homogénéité des classes mais favorise la popularisation de la consommation de luxe. Apple l’a très bien compris avec sa politique d’écrémage s’adressant à tout les utilisateurs. Au-delà des considérations esthétiques et technologiques d’usage, il est facile d’affirmer que cette popularisation répond avant tout à une tendance structurante du marché mondial. C’est pourquoi pour se distinguer des masses, l’élite choisit aujourd’hui l’ultra-exclusif que l’on appelle « hyperluxe ». Cette nouvelle tendance, dont Louis Vuitton serait l’exemple, remet en question la stratégie de massification de la consommation qui va de pair avec le pouvoir d’achat en hausse. L’hyper-luxe part du principe que le consommable se veut personnalisée, discret et sans aucune restriction. C’est dans une démarche de customisation que l’hyper luxe marque la fin du « luxe démocratique » souligné par Gilles Lipovetsky.