Archives pour l'étiquette Debord

Debord : pour changer

Guy Debord était un artiste et un penseur qui vécut de 1931 à 1994. Il a mené une existence comme Albert Camus la concevait : par la lutte et la révolte. L’un de ses mots d’ordre était : « Ne travaillez jamais ! ».

Il est le fondateur de l’Internationale Situationniste, une organisation révolutionnaire qui souhaitait purement et simplement annihiler la société capitaliste issue de l’après-seconde guerre mondiale. Il l’appelle la Société du spectacle, l’un de ses livres clés. Sa rébellion n’était pas gratuite, il espérait pouvoir enclencher un changement.

L’un des piliers du situationnisme est la réappropriation de l’espace public. Les situationnistes la prônaient par le graffiti notamment, ou les performances artistiques.

L’héritage de Guy Debord se fait encore sentir aujourd’hui : la réappropriation de l’espace public, c’est l’un des termes qu’utilisent le plus les partisans de la Nuit Debout. L’enjeu est là : dans une société de plus en plus dépolitisé et où les citoyens n’ont pas l’impression de s’exprimer véritablement dans les urnes, occuper l’espace public comme Guy Debord aurait pu le faire peut apparaître comme une alternative.

La sociopolitique de spectacle

Guy Debord est un homme qui aime à toucher à toutes les formes de l’art, quelles soient d’ordre littéraire, cinématographique etc…

Il est à l’origine du mouvement du situationnisme qui succède au dadaisme, au surréalisme ou même le lettrisme. Ce mouvement tente d’en finir avec le malheur que les époques précédentes ont subits et ainsi mène à une révolution politique, sociale etc.

Debord est alors le premier à mettre en place une définiton pour la notion de « sociopolitique de spectacle ».

D’après ce qu’il nous dit, à notre époque tout ce qui touche à la communication de masse ou à la culture de masse ont une emprise forte sur notre société, les commerçants, les industries façonnent notre pensée pour que nous pensions tous à l’identique.

« Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. »

C’est ainsi que nous avons une autre approche du mot de spectacle. N’a-t-on jamais voulu acheter quelque chose parce que l’objet était nouveau ? C’est ainsi que la société nous modèle, c’est ainsi qu’elle nous donne l’impression d’exister à travers nos envies, de nous montrer de part notre capacité à consommer ; ce qui est en fait une mauvaise chose ; il faut savoir prendre notre vie en main et ne pas succomber à ces tentations qui découlent de la manipulation.

 

Sources :  https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_du_spectacle_(livre)

Euro 2016 ?

Guy Debord (1931-1994) est à l’origine du courant dit « Situationnisme » (1952-1972) qui est une actualisation d’une pensée Marxiste. Inclassable, ni philosophe ni sociologue, il se définit comme rebelle, stratège, engagé. Il défend sa pensée comme radicale, hors-norme, contre la société et l’institutionnalisation. « Les philosophes ne font qu’interpréter le monde à leur manière, ce qui compte, c’est de le transformer » ; « La lutte, c’est sortir dans la rue ».

C’est bien connu : que demande le peuple ? Du pain et des jeux. En ce moment, c’est plutôt des jeux et des jeux. En France, où la situation politique prend de plus en plus une tournure de guerre civile, où l’on cherche de l’argent pour pouvoir garder un minimum de dignité de notre pays face au reste du monde, on nous propose actuellement de passer en sujet d’importance prioritaire la coupe d’europe de football 2016. Mais monsieur (ou madame ; aucune distinction sexiste dans mon propos) et les milliers de personnes qui défilent dans les rues ? Faites en sorte qu’elles n’y soient plus. En réglant leur problèmes ? Non quand même pas, il ne faut pas exagérer.

Aujourd’hui, les manifestants se battent aussi contre l’Euro 2016. On ne veut pas claquer des sommes astronomiques d’argent dans du foot tant que les problèmes majeurs qui concernent tout les citoyens ne sont pas réglés.

Dans le même genre, le scandale du Stade de la Coupe du Monde de foot au Brésil. Le Brésil est un pays où la pauvreté est omniprésente et où le Capitalisme puise des matières premières en pillant le pays. Les Brésiliens ont besoin d’argent pour leurs hôpitaux et leurs écoles, pas pour construire des stades qui vont coûter des millions, qui vont servir deux mois, et seront obsolète à la fin de l’été.

Mais que voulez-vous ? Cela permet de créer suffisamment de divertissement, pendant qu’on controverse le stade, on ne controverse pas autre chose ; et comme de toute façon, les politiques, les « grands de ce monde » se fichent d’écouter les revendications du peuple, et bah on aura droit à regarder de beaux match de foot tout les deux jours. Parce que on râle, on râle.. Mais on est pas bien, là, sur le canap’ avec des cacahuètes et une binouze ?

Abêtissement de masse et décadence télévisuelle

T.W Adorno et M. Horkheimer reprochent aux médias, et en particulier la télévision de faire du public un « jouet passif ». Ils transformeraient les citoyens en consommateurs abêtis, déshumanisé et égocentrique. Le spectateur devient une sorte d’homme générique, dénué de toutes capacités critique.

Les émissions de télé-réalité et reportages en tout genre s’inscrivent merveilleusement bien dans ce contexte. C’est le cas de Tellement Vrai.

Continuer la lecture de Abêtissement de masse et décadence télévisuelle

Fiat, Mini et consors: ces voitures vintage qui servent le conformisme

Guy Debord (1931 – 1994) est un essayiste français qui définit la notion de « société du spectacle » dans son livre éponyme, publié en 1967. Il dénonce le rôle des médias dans l’uniformisation de la pensée. La publicité, notamment, joue un rôle prépondérant en faisant croire à l’individu que ses goûts sont uniques, alors que ceux-ci entrent dans un moule commun à tous. Si le monde de la téléphonie mobile est très fort dans cette démarche marketing (Apple en tête), l’automobile n’est pas en reste.

Continuer la lecture de Fiat, Mini et consors: ces voitures vintage qui servent le conformisme

Une réalité spectacle

Depuis 2001, la téléréalité est en pleine ascension. De la nouveauté dans les scénarios , on en demande toujours plus. Ces émissions télévisées consistent à filmer la vie quotidienne de personnes précédemment sélectionnées pour y participer, mais pourquoi ont-elles une telle popularité ? En effet, le but de la production étant de faire monter l’audimat, elle influence les participants pour créer des situations, souvent tendu afin de capter l’attention du spectateur, sans oublier le montage qui joue un rôle important dans la retranscription de cette « réalité ».

Loft-story-logo-hd

Avec le temps, la société évolue et finit par demander de plus en plus de provocation. Entre  nudité, tromperie et violence, il s’agit avant tout de créer de buzz. « L’ile de la tentation » en est un exemple parfait, il y a quelques années ce phénomène était déjà présent avec « Love Story », la première téléréalité française, mais il ne fait que
s’accroitre tendant à faire disparaitre la perception de ce fossé entre réel et téléréalité. La téléréalité s’adapte à son temps,  techniquement et sociologiquement parlant, dans le but de produire plus d’argent.

Ici les médias renforcent les effets du spectaculaire en rendant futile et stérile tous les débats, fondés uniquement sur le divertissement. Assujettis au pouvoir, ils constituent, pour Debord, écrivain théoricien marxiste et cinéaste, les meilleurs pGuy Debordropagandistes de la société du spectacle, via la pratique de la rumeur et de la désinformation en manipulant les individus, les maintenant ainsi dans l’ignorance.

Selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme, il est un pendant concret de l’organisation de la marchandise. Plus précisément le spectacle est une idéologie économique. Elle légitime la pratique d’une vision unique de la vie. A travers les sens et à la conscience de tous, ou encore via une sphère de manifestations audio-visuelles tel que la téléréalité, par exemple. Le « spectacle » est à la fois l’appareil de propagande de l’emprise du capital sur les vies, aussi bien qu’un « rapport social entre des personnes médiatisé par des images ». Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.

L’art du « spectacle » par Debord

Le situationnisme est un mouvement d’avant garde né dans les années 1950. Il suit la lignée d’autres mouvements avant-gardistes tel que le dadaïsme, le surréalisme ou encore le lettrisme. Il représente une révolte contre l’empire capitaliste et la marchandisation.

Guy Debord est à l’origine de ce mouvement et incarne la lutte « à mort » contre la société post-industrielle, mais aussi la guerre contre la société capitaliste et ce qu’il estime être des simulacre ou autrement dit « le spectacle ». Le spectacle est pour lui le rapport social entre des individus médiatisés par des images données par la société capitaliste.

Son oeuvre La Société du spectacle (1967) est une critique radicale de la domination de la marchandise sur la vie de la population qu’il voit sous forme d’aliénation de la société de consommation. Il prône alors une mise en acte de la conscience que nous avons de notre propre vie contre une vie illusoire que nous impose la société capitaliste apparu notamment après guerre.

À la suite de cela, le street art se développe et devient un moyen efficace de dénoncer les lieux où s’exerce le contrôle de l’empire capitaliste. De nos jours, le street art est devenu un des moyens les plus employé pour se rebeller contre la société. Banksy par exemple est un artiste peintre revendicateur portant intérêt pour tout phénomène social. Il allie pochoirs et texte afin de scander haut et fort son opposition à certains faits sociaux ou certaines situations politiques pour  ainsi marquer l’esprit des passants.

Malheureusement interdit en France, le street art reste un des médium (si on peut l’appeler comme cela) les plus utilisés pour faire passer un message, qu’il soit pour ou contre les idées de la société dans laquelle il s’inscrit.

L’art Debord

Depuis la fin des années 90 un artiste à l’identité inconnue sème ses oeuvres d’art dans différentes villes du monde. Les oeuvres caractéristiques ce cette artiste désormais mondialement connu sont des personnages du jeu space Invaders. Grâce du caractère pixelisé du jeu l’artiste remplace les carrés de couleur par des morceaux de carrelages. 

A travers cela l’artiste Invader reprend le concept préconisé par les situationnistes notamment Debord. En effet Invader détourne les personnages du jeu en les explosants dans différents recoin du monde. L’artiste balise le territoire urbain par une forme non conventionnel, non normé. Comme si l’art avait décidé de s’inviter au milieu des panneaux urbain. 

Le street art construe ainsi à une forme humanisation du territoire urbain. Les villes et les rues ont vocation a être rationnel, logique, pour permettre une bonne circulation, sans marquage humain les rues ne se résumeraient qu’a des schémas urbains. 

Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

le-loup-de-wall-street-2

NE TRAVAILLEZ JAMAIS

debord1

Dans la société du spectacle décrite par Guy Debord, la société capitaliste mettrait en place un système aliénant pour la nature humaine.  Debord rejoint ici Marcuse dans le sens où il soutient que le capitalisme crée de faux besoins basés sur l’apparence, et où la satisfaction desquels justifieraient de considérer l’Homme en tant que simple consommateur.

Le point le plus flagrant serait la marchandisation de la culture. Ainsi, la puissance de l’art diminuerait à mesure qu’augmenterait sa valeur marchande. Il acquerrait ainsi une légitimité basée sur sa valeur au sein d’un système établi, et plus une légitimité historique et culturelle. La contestation doit alors passer par une réappropriation et un détournement de cette culture, elle pourra ainsi retrouver un sens qui lui est propre, et qui n’est plus relié à la sa valeur économique.