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Décalage permanent entre présent intuitif et présent réel

Derrida, grand philosophe français, très populaire aux Etats-Unis, a travaillé principalement sur le phénoménologie. Il introduit la méthode de la déconstruction qui concerne les différents types d’écrits, que ce soit la philosophie, la littérature ou les journaux.

Dans l’ouvrage Echographies de la télévision Derrida explique avoir une fascination pour la television, qu’il il tente d’analyser.

Il va se questionner non pas sur les programmes, non pas sur ce qu’on voit mais plutôt sur le travail réalisé en amont et en parallèle. Pour les actualités par exemple, il se questionne sur la production, et se pose plusieurs questions : qui décide ? qui choisit les sujets ? etc.

Il va notamment étudier la notion de direct qu’il met en relation avec la différence entre présent intuitif et présent réel.

A la télévision, entre l’émission en direct et ce que l’on voit vraiment, il y a toujours un décalage, ce qu’on voit nest en réalité déjà plus d’actualité, quelque chose d’autre a commencé.Screen Shot 2016-01-15 at 09.38.18

Dans la vie de tous les jours, c’est le même principe. On fait face à quelque chose dans le présent, mais en fait, le temps qu’on en prenne conscience, qu’on analyse, qu’on se demande comment réagir, l’instant présent est mort. Dès lors, le present reel est en permanence en deczlage avec le présent intuitif, celui auquel on se fie.

Le don peut-il rendre narcissique?

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Derrida a publié deux volumes thématisant le don : Donner le temps, aux Éditions Galilée en 1991, et Donner la mort, texte paru d’abord dans le collectif L’éthique du don. Le don selon Derrida, pour qu’il y en ait, et s’il y en a, c’est ce qu’on ne peut ni ne doit savoir, cela afin qu’il n’y ait aucune place pour une réappropriation narcissique. Le don est ce qui doit « interrompre le cercle économique » et c’est pour cela qu’il faudrait, à la limite, ne pas savoir que l’on donne ni ce que l’on donne.

Bill Gates est le plus gros donateur au monde. Au cours de sa vie il a donné plus de 37 milliards de dollars ( la moité de sa fortune personnel ) à des associations, pour lutter contre les maladies et le protection de la planète.

Je ne pense pas que Gates soit devenu narcissique comme le penserai Derrida à cause de ses nombreux dons. Il est resté humble. Il  peut être fier de lui, il utilise son argent pour aider les populations dans le besoin, pour des causes nobles. Peut être que ne pas savoir combien l’on donne pourrait aider certaines personnes à rester modestes, mais je ne pense pas que ce soit une solution.

Pensez vous que le don pourrait rendre l’individu narcissique?

Folie, combat et idée : ce que Derrida nous enseigne sur l’écriture.

Et je me dis… « mais tu es fou ! », raconte Jacques en portant un doigt vers sa tempe,  »tu es fou d’écrire ça, tu es fou de t’attaquer à ça ».

Il n’est pas anodin que Jacques Derrida, auteur, philosophe et linguiste, associe son œuvre avec la folie. Il lui arrive de craindre les concepts qu’il théorise et défend ; il ne s’agit pas d’une peur de l’écriture, l’auteur a en fait peur des idées qu’il présente, et du potentiel qu’elles renferment.

Ce que révèle cette relation, c’est sûrement le pouvoir de l’idée. En menant sa pensée vers la novation, Derrida fraie de nouveaux chemins, il poursuit une réflexion vers de nouveaux espaces, il étend le domaine des idées ; quitte à ce que ces nouvelles routes se face de force. Écrire, pour Derrida, s’apparente souvent au combat, à un geste agressif. Car en menant sa pensée vers des chemins jusqu’alors inexplorés, l’auteur refuse l’établi, cette doxa qui semble pourtant si naturelle tant elle est usuelle. Écrire est un combat, le texte est une arme de déstabilisation massive, qui peut blesser, inquiéter ceux qui pourraient se trouver en désaccord. Derrida ne clame pas pour objectif de blesser, mais il a conscience de la puissance de son outil, et l’use avec la conscience de son geste.

L’écriture telle que la présente Derrida pourrait sembler à des années lumières de nos intérêts lorsqu’il s’agit d’écrire en 2015. On ne blesse plus par une doctrine ou par des dogmes, car l’agressivité de l’écriture est devenue insoutenablement normale. Le nombre de publication est tel qu’il devient nécessaire, pour sortir de la masse, de porter un geste puissant dans chaque œuvre, l’extension du domaine de l’idée est devenue nécessité et non cheminement naturel. Lorsqu’un livre novateur et à contre-courant est publié, peut on encore le considérer comme une révolution, comme un geste combatif, alors que la nouvelle doxa veut la multiplication de ces courants agressifs ? L’accélération de la métamorphose des contenus semble rend muette toute révolution idéologique, comme si on ne pouvait plus distinguer la couleur rouge sur un caméléon changeant sa peau en permanence. Il y a en définitive peut-être trop de révolution pour aujourd’hui distinguer de véritables courants, on ne retiendra sûrement que les influences.

Pour une meilleure écriture aujourd’hui, il est intéressant d’observer ce que Derrida proposait sur son travail, lors des divers interviews qu’il donna au cours de sa vie. Voici une liste de trois points qui permettrait d’orienter l’écriture vers un aboutissement plus essentiel, moins objectivé :

  1. Ne pas chercher à intimider l’autre par son écrit, mais plutôt ne pas être intimidé par l’écriture.

C’est à dire : un étudiant diffuse un article dont le contenu vous révulse, vous n’êtes pas d’accord. Au lieu de chercher à discrédité les concepts promulgués en prouvant par A + B qu’ils sont faux, Derrida propose de créer un nouvel article, dans lequel vous proposerez des concepts différents voir inverses, car c’est à ces concepts même de contrer les affreuses divagation de l’autre étudiant.

  1. Écrire par nécessité d’expression, sans jamais se limiter à l’artificiel.

C’est à dire : Derrida écrivait énormément par nécessité, et utilisait la plume pour prolonger sa pensée, non pour la décrire. Écrire permet d’observer ses idées, et se contenter de la surface ne permet pas d’obtenir l’essence de l’idée, le concept qu’elle cache. Il faut toujours creuser une idée, dès que l’idée se manifeste, il viendra alors par l’habitude ce sentiment de nécessité de sortir les concepts de sa tête, de les préciser.

  1. Arrêter de faire comme si ce qui n’est pas naturel est naturel.

C’est à dire : si Derrida nous apprend bien une chose, c’est que les concepts et dogmes, même globalement acceptés, ne sont pas nécessairement justes, et qu’il faut arrêter d’écrire en les acceptant si on ne les considères pas naturels. Il faut accepter la folie de s’attaquer à certaines choses, et apprendre à faire sans une règle prédéfinie, si celle-ci nous semble illégitime.

Il s’agit après de savoir proposer une alternative à ce que l’on défait par l’écrit. Derrida n’attaquait pas, mais construisait, quitte à empiéter sur une propriété adjacente. C’est cela qu’il pensait fou, qui l’animait : combattre en construisant la nouveauté à ses yeux légitimes, face à un ancien sans naturel.

Pas de billard pour Bob Lennon

Contextualisation : Bob Lennon fait parti de cette communauté de personnes que l’on appelle «Youtubeur» c’est à dire de personne qui gagnent leur vie en postant des vidéos sur la plate-forme de vidéos en ligne Youtube. Il possède avec son ami et associé Fanta les chaînes FantaBobGames et TheFantasio974. C’est sur cette dernière que l’on peut trouver la série «Crusoé» réputée pour permettre aux deux animateurs d’offrir du contenu vidéoludique basé sur le jeu Minecraft, tout en ayant des discussions profondes de philosophie de comptoir.

Jacques Derrida est un phénoménologue et philosophe français du XX°S. Il a travaillé sur l’impact des nouvelles technologies -Internet et la télévision- sur notre société. Dans notre cas, la production de contenu sur Internet, on se retrouve face à un producteur (de contenu) et au public. Il y a bien sûr «son» public, le public visé, c’est à dire les habitués, les abonnés à sa chaîne ; mais aussi le reste du monde, n’importe qui, puisque la vidéo est accessible au monde entier. Et cela, représente donc notre société. Nous allons voir comment cette société conditionne le producteur de contenu.

Passons à l’extrait vidéo. Bob Lennon exprime la pensée de son père, qui lui a confié son inquiétude car il a l’impression que son fils ne se dévoue qu’à son travail, et non à sa vie, à sa femme, à des voyages etc. Fanta et Bob s’accordent sur le fait que le père de Bob a raison. Sauf que Bob apporte la nuance : tout les gens individuellement lui diront sincèrement de se reposer parce qu’il bosse trop, mais c’est bien là le piège : en groupe et en communauté, Internet et Youtube ne toléreraient jamais qu’il s’arrête. Ce n’est qu’une apparence sociale. C’est exactement le même principe que quand tu dis à ta chérie «Chérie, j’vais passer ma soirée au bar avec mes potes et faire du billard et passer un bon moment en général» et qu’elle te dit «Ok ok, ouais, vas-y, c’est bon» et toi t’es là «T’es sûr, ça va ? -Nan mais c’est bon, tu peux y aller, y’a pas de PROBLÈME. Y’a aucun problème tu peux y aller ; je t’en voudrais JAMAIS.. !» Et elle te le fait payer sur dix générations. Ce à quoi, la seul réponse possible pour la paix des ménages est «Finalement, je vais rester avec toi» et tu vois tes potes se barrer avec le billard, et t’es là : «Bon bah tant pis». C’est pareil avec Youtube. En apparence on te dira qu’il n’y a aucun problème, mais en général, on te dira que tu bosses pas, que tu laisses tomber ta communauté, etcaetera etcaetera ; car on s’est habitué à une diffusion massive périodique en oubliant qu’Internet plus qu’autre part en un espace de liberté.

L’extrait en vidéo :

Dérivés de Derrida

Jacques Derrida (1930-2004) est un phénoménologue français de renommé qui fit ses études littéraires à Louis le Grand, puis se lia dans ses travaux avec Foucault et Althusser à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et devint ainsi structuraliste, puis enseigna en Hypokhâgne dans une école préparatoire et à l’université de la Sorbonne.

Derrida prône une compréhension des phénomènes du monde dans leur objectivité la plus pure grâce à la déconstruction (méthodologie par l’absence de structure) ; il cherche avant tout à comprendre et à retranscrire ses travaux de manière universelle.

Dans ses Echographies de la télévision, une interview menée par Stiegler retranscrite sous la forme d’un livre, Derrida explique quelle est la place des nouveaux médias à son époque et quels sont leurs effets sur notre philosophie de vie.

Derrida cherche à savoir à quel point les médias peuvent contrôler des individus. Il veut dépeindre et tenter de penser de manière éthique la place des médias et des nouvelles technologies dans notre société.

 

Voici un extrait qui, par l’exemple de la télévision, montre l’enfermement qu’elle fait subir.

« Prenons l’exemple de la télévision. La télévision introduit dans le chez-moi l’ailleurs, et le mondial, à chaque instant. Je suis plus isolé, plus privatisé que jamais, avec chez moi l’intrusion en permanence, par moi désirée, de l’autre, de l’étranger, du lointain, de l’autre langue. Je la désire et en même temps je m’enferme avec cet étranger, je veux m’isoler avec lui sans lui, je veux être chez-moi. Le recours au chez-soi, le retour vers le chez-soi est d’autant plus puissant, naturellement, qu’est puissante et violente l’expropriation technologique, la délocalisation. »

Derrida montre le pouvoir de la télévision, un médium qui permet de s’ouvrir au monde tout en restant chez soi. Nous comprenons alors l’effroi encouru par un dispositif audiovisuel aussi attrayant, effroi qui est que nous ne maitrisons pas ce qui est diffusé et que nous en sommes pour ainsi dire esclaves, car notre psychisme interagit sans qu’on le veuille avec ce que la télévision diffuse.

Il est alors terrible de se rendre compte que la télévision nous empoisonne, qu’elle nous fait croire à des choses en nous privant de notre sens critique. C’est le cas notamment des émissions de télé-réalité ou des TV-shows qui vont nous donner des informations liées au domaine du social et peut-être nous inciter à nous imprégner de certains mode de vie.

 

Dans Confessions d’un homme dangereux réalisé par George Clooney, Mr. Barris, le personnage principal, est un producteur de jeux télévisés qui va inventer des émissions populaires telles que The Dating Game, The Gong Show ou encore The Newlywed Game et les diffuser sur les chaines américaines. Il va pervertir l’esprit de millions d’américains à cause de leur contenu pesant et provocateur.

Extrait de Confessions d’un homme dangereux qui montre le contenu critiquable de la télévision américaine de la fin des années 70 : ici, c’est le Gong Show.

 

Nous devrions donc puiser dans les œuvres de Derrida un conséquent nombre d’informations afin à l’avenir de ne pas nous sentir dépasser par le développement des technologies et de ne pas sombrer face à l’explosion et au contrôle interne des médias.

 

Sources et références :

Derrida, J. Stiegler, J. (1996) Echographies de la télévision. Entretiens filmés Paris : Galilée.

Clooney, G. (2002) Confessions d’un homme dangereux. Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne : Miramax Films, Mad Chance, Section Eight, Allied Filmmakers, JVS & Co., The Kushner-Locke Company, NPV Entertainment and Village Roadshow Pictures.

Youtube. Confessions of a Dangerous Mind (6/10) Movie CLIP – The Gong Show (2002) H. Depuis la chaine de Movieclips. Consulté le 27/11/2015 sur https://www.youtube.com/watch?v=nOu9n4ulmRk

Photographie : Image extraite d’une scène du film

L’hospitalité dans notre culture

Jacques Derrida est l’un des philosophes contemporain  français les plus connus aux Etats-Unis. Ses réflexions philosophiques se portent principalement sur la phénoménologie et le structuralisme. Aujourd’hui nous allons parler de l’hospitalité  décrite dans notre société actuelle.

A l’égard d’un visiteur il y à deux comportements possibles selon Derrida:

  • L’invitation : le fait de recevoir quelqu’un selon les règles en usage chezl’hôte
  • La visitation : le fait de laisser sa maison ouverte à n’importe qui

Derrida décrit la loi de l’hospitalité inconditionnelle (la visitation) comme une loi qui va au delà de toute démarche juridique. Bien qu’elle semble inconcevable en pratique, elle est incontournable conceptuellement .

Si on considère l’hospitalité comme infinie elle ne s’applique pas seulement à l’homme mais aussi à l’animal, le végétal, ect..

Dans notre société actuelle notre hospitalité se restreint seulement à l’invitation. Par exemple nous n’acceptons pas d’être à la merci de la nature, on tend toujours à vouloir la contrôler, la prévoir et de minimiser son impact dans notre vie. On constate alors que dans la plupart des cas l’hospitalité inconditionnelle n’est pas ancrée dans la majorité des cultures qui existe aujourd’hui.

 

Déconstruire est-ce abolir ?

Jacques Derrida (1930 – 2004) est un phénoménologue, écrivain et philosophe acteur du courant pensé post-structuraliste. Son œuvre principale porte sur la théorie de la déconstruction plus reconnue sur les campus américains que français.

En 1999, Derrida, d’une personnalité très engagée politiquement, consacre un séminaire aux États-Unis sur la peine de mort à laquelle il s’oppose violemment.

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Derrida face à Barthes

Jacques Derrida est un philosophe post-structuraliste français qui a entre autre été professeur à l’ENS ( Ecole Normale Supérieure). Il est également très connu aux Etats-Unis principalement pour sa théorie sur la décontraction mais également pour ses thèses sur la différance ou encore sur la phénoménologie. La déconstruction vise en effet à disséquer le texte pour trouver son sens caché, ce qui lui permet d’être intéressant en fin de compte.

Un texte n’est un texte que s’il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d’ailleurs toujours imperceptible. »

Cette théorie a été de nombreuses fois remise en cause mais elle reste l’oeuvre centrale de Derrida. Déconstruire ce n’est pas détruit, au contraire, c’est analyser pour trouver l’essence même du texte.

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Est-on prisonnier de sa propre parole ?

Dans un précédent billet, De Saussure et l’accent du Ghetto, j’avais expliqué d’une part le concept de la parole, qui est la manière individuelle d’utiliser la langue, et d’autre part comment ce concept de parole pouvait être utilisée pour réduire l’importance d’une culture. Ainsi les media cherchaient à réduire le véritable langage développé par les jeunes de banlieue en en parlent comme d’un accent, concept qui se rattache à la parole et non au langage.

La pensée de Jacques Derrida peut nous aider à explorer cette piste de la parole comme expression individuelle du langage.

L’œuvre de Derrida a en partie consisté à déconstruire les grands textes de la pensée. Déconstruire ce n’est pas détruire, c’est décomposer le texte en lui-même, et surtout le procédé créatif latent de l’auteur. En effet selon Derrida personne ne peut se soustraire à sa propre subjectivité. Quoi que nous écrivions, nous le faisons toujours sous le joug de règles et de logiques que nous ne connaissons pas vraiment, dont nous ne sommes pas vraiment conscients.

« L’écrivain écrit dans une langue et dans une logique dont, par définition, son discours ne peut dominer absolument le système, les lois et la vie propres. Il ne s’en sert qu’en se laissant d’une certaine manière et jusqu’à un certain point gouverner par le système. »

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Jacques Derrida et temporalité

Aujourd’hui
Jacques Derrida se méfie des notions d’époque, de progrès ou d’évolution historique, trop linéaires à son goût. Ce qu’on nomme aujourd’hui modernité n’est-il pas le prolongement d’une longue tradition pour laquelle d’autres noms peuvent être proposés (logocentrisme, phonocentrisme, phallocentrisme, etc…)? Ce qui nous semble nouveau ne se rapporte-t-il pas à des archives plus anciennes, archi-dissimulées? Mais d’un autre côté, les failles qui abritent ces archives ne peuvent s’ouvrir que dans certaines circonstances historiques : ruptures, mutations, transformations.
La déconstruction ne nie pas l’histoire, elle analyse ce qui arrive aujourd’hui avec des mots comme différance, dissémination ou déconstruction qui ne datent pas d’hier ni d’avant-hier, mais d’une certaine temporalité à analyser, qui ne se confond pas avec le présent. Pour questionner le « contemporain » (s’il existe), cette époque, « la nôtre » (si elle existe), nous devons nous adresser à un destinataire que nous supposons appartenir à ce « nous »; mais ce n’est qu’une supposition. Rien ne prouve que « notre temps » soit le même pour tous.
Aujourd’hui n’est pas une généralité, c’est une date, avec tout ce que ce mot comporte de complexité, d’obscurité et d’énigme.