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Le triomphe d’une masse-media

La chanteuse Adèle est à ce jour le mass-media par excellence.

Adèle...
Adèle…

Songeons aux critères posés par Edgar Morin pour définir un mass-media : industrialisation, diffusion massive, accessibilité totale, diversification des contenus, divertissement, consommation

Adèle est un pur produit de l’industrie du disque.

La diffusion d’un titre d’Adèle est optimale : l’orchestration fera trembler les murs, sa voix vous percera les tympans.

La musique d’Adèle est on ne peut plus accessible : beauf ou bobo, néophyte ou mélomane averti, en écoutant Adèle vous serez forcé de l’admettre : « Quelle voix ! »

Diversification des contenus : disponible sur CD, DVD, fichier MP3, youtube, itunes, etc…

Divertissement : il est possible de danser en écoutant du Adèle ; en revanche, impossible de travailler en même temps.

Adèle est un pur produit de consommation.

La formule de Marshall McLuhan se voit encore vérifiée: « Medium is message. » La voix d’Adèle, la silhouette d’Adèle, les clips d’Adèle… Un medium d’un tel calibre nous en dit long sur le message des maisons de disque : «Adèle, c’est du lourd, c’est du très lourd ! »

Le softpower relève-t-il de la malhonnêteté intellectuelle ?

Le soft power (puissance douce, pouvoir de convaincre) est un concept utilisé en relations internationales. Il décrit la capacité d’un acteur politique —État, firme multinationale, ONG, institution internationale — d’influencer indirectement le comportement d’un autre acteur ou la définition par cet autre acteur de ses propres intérêts à travers des moyens non coercitifs.

En effet, le soft power a tendance à sembler rassurant comparé à la répression et la mise en évidence de rapports de force, mais n’est-il pas plus dangereux que le hardpower?

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Comment gagner $10,000 dollars en seulement 3 heures?

C’est assez simple car aujourd’hui des marques proposent de se faire tatouer leur logo ou leur slogan contre une rémunération. Ce concept américain à la base (oh mais quelle surprise !)  s’est répandu il y a environ 5 ans notamment grâce à la chaîne de casinos « Golden Palace ». Le salaire pour chaque tatouage varie en fonction de son emplacement (le  front est l’endroit qui est le plus rentable) et également  s’il est permanent ou ne reste « que »  3 mois.  Continuer la lecture de Comment gagner $10,000 dollars en seulement 3 heures?

Le populaire c’est bien, mais pas trop.

La société économique est-elle que les entreprises cherchent à réaliser de plus en plus de bénéfices et ce en limitant les pertes. Une des manières de se protéger dans la prise de risques est de se réapproprier les codes qui ont déja marché lors de campagnes et productions précédentes par le biais de la culture populaire.

La culture de masse étant alors la cible privilégiée de ce modèle par sa quantité et sa rentabilité. Cette dernière est produite par une industrie culturelle. Selon Edgar Morin, la culture de masse correspond à un agglomérat d’individus, individus qui vont être pris séparément mais qui vont être considérés massivement des codes qui marchent.

4792408_6_5a54_2015-10-19-9644df6-23620-irycre_2fc3ea95cb36078aadd9728153e377eaCette manière d’opérer peut se défendre puisqu’elle permet de répondre à des attentes du public dans de nombreux domaines comme les films de genres. Les spectateurs ou plutôt la « masse » aime pour un temps visionner un film d’horreur pour frissonner ou bien un film romantique pour fantasmer sur un idéal. Les films de sciences fictions comme la saga Star-Wars a vu s’opérer la réutilisation de ses codes afin de retrouver un film de ce genre avec le prolongement de l’univers précédent (paysages, costumes, bande originale). Les bases étants nécessaires pour relancer la machine au prés d’un nouveau public, plus jeune.

On peut cependant s’interroger sur le bénéfice réel des entreprises à changer le fond des oeuvres d’origine face à nouveau public plus « casual ».

Dans l’industrie du jeux-vidéo il est maintenant courant depuis de nombreuses années de démocratiser l’image de ce divertissement autrefois réservé à un public plus marginal. Les lignes éditoriales des jeux ont pour but de faciliter le niveau de difficulté afin de pouvoir élargir la tranche d’âge. (Intelligent Systems et Fire Emblem, Square Enix et Final Fantasy, Nintendo et The legend of Zelda). On retrouve cet exemple avec la sortie ce mois-ci, du film et jeu Ratchet et Clank développé par Insomniac Games.

RATCHET-CLANK-approved-teaser-poster1L’expérience du jeu s’est vue infantilisée en baissant dans la qualité des dialogues, la stratégie et le scénario. En voulant satisfaire la masse, le résultat produit ne satisfait plus personne ou seulement ceux qui ne connaissaient pas les jeux d’origines. En vendant une expérience de jeu aussi nue en contenu, le risque est de faire naitre une nouvelle génération aseptisée de point de vue critique. Le film quand à lui à réaliser une opération marketing très forte en choisissant de doubler des personnages par des célébrités comme Nikos Aliagas et le youtuber, Squeezie. En choisissant ce célèbre youtuber suivi par la nouvelle génération, les producteurs du film ont espéré toucher ce nouveau public qui ne connaissait pas la génération de jeux. Ce désir de vouloir étendre la saga à tout le public s’est senti aussi par le prix de commercialisation plus bas que la moyenne soit 39,99€ au lieu de 79,99€ habituellement pour un jeu PS4.

La satisfaction du « spectateur de la masse » pollue des oeuvres d’origines au nom du « fan service ». Le « fan- service » est une manière de satisfaire le public de fan en introduisant des éléments superflus et souvent sexuels et n’apportant pas de valeur au contenu primaire. Ce procédé répond au modèle de Soft power introduit par Edgar Morin ou la séduction permet d’influer sur le comportement du consommateur.

Il est maintenant important que les industries culturelles prennent conscience que les productions qu’elles délivrent sont la base de repères et de connaissances des nouvelles générations. En créant du contenu de qualité, les enfants seront plus aptes à s’interroger et réaliser des choix pertinents pour leurs futurs. En servant un contenu destiné à une masse, on fabrique du contenu préformaté qui empêche l’imaginaire de se développer ainsi que l’originalité.

 

Culture de masse et télévision

Qu’est ce que la culture de masse? À quoi correspond-t-elle vraiment? Edgar Morin, un sociologue et philosophe français nous en donne une définition simple mais efficace. Pour lui, la culture de masse est une culture produite en fonction de sa diffusion massive, s’adressant à une masse humaine, c’est à dire à une agglomération d’individus considérés en dehors de leur appartenance professionnelle ou sociale.

Malheureusement, cette culture est influencée et diffusée grâce aux médias omniprésents dans notre société actuelle. En effet, à cause du développement de la télé, la population est principalement renseignée par ce médium et par les chaines d’informations qui leur sont proposées. De ce fait, la société est informée par des courants de pensées catégorisées par les différentes chaines présentes à la télévision.

Edgar Morin soulève alors un point intéressant: la culture n’émane pas seulement des médias de masse, mais aussi des inter-influences des cultures. Pourtant, les médias de masses sont, généralement, les principaux canaux de cette culture de masse, elle relève ainsi d’une massification de l’ensemble des maillons de la chaine culturelle: production, diffusion et réception.

À cause de cela, beaucoup de personnes ne se créent pas leur propre culture et se contentent d’écouter et de gober ce que la télévision peut leur raconter. Pour moi une culture est personnelle, elle vient d’ouvrages lus, de films visionnés, de voyages réalisés, de rencontres faites… Chaque experience vécue apporte une valeur ajoutée à notre culture qui nous est propre. Malheureusement, au cours de notre siècle, on assiste à un aveuglement de la population, dirigé par les personnes à la tête de la société.

La dernière fois je regardais la télévision, ce qui m’arrive rarement, et je suis tombée sur une chaine d’information. J’avoue avoir eu envie de pleurer en la regardant: toutes les informations données sont à propos de catastrophes naturelles ou humaines. Tout est vu d’un aspect négatif, et presque rien de jovial ne nous est communiqué. En l’éteignant je me suis dis que cette société était plongée dans le négatif, on y brasse des informations effrayantes ou on nous vend du rêve avec la publicité. Même les programmes fait pour nous divertir et certifiés « réalistes » sont écrits et organisés en amont.

Pour moi, on nous manipule, tout simplement.