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Walter Benjamin parle de la reproductibilité technique des oeuvres.

Considéré comme un des majeurs penseurs allemands, la vie et l’œuvre de Walter Benjamin va être marquée par une question majeure qui est celle du totalitarisme et plus particulièrement le

Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.
Zeitgenössische Aufnahme des deutschen Literatur- und Kulturkritikers und Essayisten Walter Benjamin. Er wurde am 15. Juli 1892 in Berlin geboren und floh 1933 nach Paris. Nach der Besetzung Frankreichs durch die Nationalsozialisten beging er, um einer Auslieferung an die Nazis zu entgehen, am 26../27. September 1940 im spanischen-französischen Grenzort Port Bou Selbstmord.

nazisme, en étant né dans une famille juive berlinoise. En 1936 paraît son ouvrage L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique dans lequel il va traiter le thème de la modernité en se questionnant notamment sur l’aura des oeuvres et leurs authenticité, dès lors que celles-ci peuvent être reproduites en masse, grâce aux nouveaux moyens de l’époque.

Aujourd’hui, les oeuvres d’art sont produites et reproduites. A partir d’une peinture, photo, ou autre oeuvre originale, chacun peut avoir sa réplique personnelle.

De nombreux sites Internet sont dédiés à ce phénomène de reproduction, destiné à la masse. 

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Désormais, tout le monde peut avoir la Joconde chez soi, choisissant même le format, la technique d’impression etc.

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Cela pose le problème de l’authenticité de l’oeuvre d’art. Quelle est désormais la valeur de la véritable oeuvre, celle de l’artiste ? Il reste celui à l’origine du projet mais qu’en est-il de la technique, si une toile peut être reproduite en des milliers d’exemplaires, quelle est la performance de l’artiste ?

A ce propos, Benjamin parle de standardisation et consommation de l’oeuvre d’art. Grâce aux nouvelles techniques d’impression, elle va pouvoir être reproduite en masse, et elle perd de son essence au fil des reproductions, et devient un objet commercial.

Selon moi, il faut faire la distinction entre la véritable oeuvre d’art, l’originale, celle réalisée par l’artiste et l’objet commercial qu’est sa reproduction que la masse se procure, renvoyant à la consommation. L’oeuvre ne perd pas totalement de son aura au fil des reproductions et aura toujours cette valeur, ce quelque chose que nulle autre de ses copies ont. D’ailleurs, sinon, comment expliquer que les musées soient toujours autant fréquentés, et que les toiles authentiques soient vendues à des tels prix ? La satisfaction d’être face à une oeuvre originale est largement supérieure à celle d’observer une copie de celle-ci. On est ainsi plus proche de l’artiste lui-même. Pour moi, le phénomène de reproductibilité des oeuvres d’art donne au spectateur encore plus envie de se trouver face à face avec la réalisation de l’artiste telle quelle.

L’art doit « élever mais pas flatter » in Big Eyes de Tim Burton

« Big Eyes » de Tim Burton sort sur les écrans cette semaine. C’est une histoire vraie et étrange, notamment sur l’essence de l’oeuvre d’art. Nous pouvons ainsi rapprocher la réflexion de Tim Burton avec les théories de Walter Benjamin : « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique »

The First Grail by Margaret Keane, Courtesy Keane Eyes, San Francisco.

 

 

Les Keane ont un petit succès avec les « Big Eyes ». Cependant ils choisissent d’étendre leur réputation en faisant toutes sortes de copies qu’ils vendent de partout. Walter Benjamin explique que l’oeuvre d’art perd son « aura ». Dans le film plus la toile (ci-dessus) est promue et reproduite plus l’artiste se sent dépossédé et perdu. Les œuvres de Keane deviennent des divertissements. Les gens achètent les affiches, qui font la promotion de la galerie d’exposition, plutôt que de s’intéresser aux œuvres de Keane en elles-mêmes. Burton, comme Benjamin, partage les spectateurs entre critiques : « L’art doit élever mais pas flatter » ; et spectateurs soumis. Le succès des Keane est partiellement dû au fait de cette promotion à échelle industrielle (imprimerie, presse, télévision). Es-ce-que les Big Eyes de Keane sont encore des œuvres d’arts ? Walter Benjamin expliquerait que leur reproductibilité a provoqué la perte de leur « aura » et de leur « hic et nunc » : ici et maintenant.