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Parce que mon Article le vaut bien

Si vous lisez ces lignes, c’est que le titre de cet article vous a surpris, ou du moins a attisé votre curiosité (à moins que vous ne soyez forcés de le lire). Car tel un slogan, cet ensemble de mots s’est incrusté dans votre conscience et a fait en sorte de vous communiquer « les bienfaits de mon article ».

Vous l’avez surement constaté, ce slogan est ici une reprise parodique du célèbre « Parce que je le vaux bien » utilisé chez L’Oréal Paris.

Je me propose ici à exposer en quoi un slogan peut-être surprenant et peut capter l’attention dans notre société où le marketing, la vente du produit de marque, est plus importante que la qualité du produit lui-même.

Utilisons alors l’exemple de ce fameux slogan qui nous provient directement de l’une des plus grandes compagnies de cosmétiques du monde. Mais afin de le décrypter, je vais me baser sur les travaux que fit Roman Jakobson sur l’étude du langage qu’il publia dans ses Essais de linguistique générale en 1960.

En effet, Jakobson, penseur russe structuraliste et linguiste très influent du XXème siècle, étudia de près la langue, travaillant beaucoup sur ses aspects phonétiques et poétiques. Son travail le plus reconnu est sa construction montrant les six différentes fonctions du langage, travail basé sur le schéma initial de Shannon et Weaver qui parut en 1948.

Portons alors notre attention sur les différentes fonctions que connait le slogan de L’Oréal.

La fonction expressive est basée sur le jeu des personnes qui la prononcent. Ce slogan est écrit sur des panneaux publicitaires en tout genre, mais est surtout connu pour être dit dans des publicités, et cela grâce à sa fonction expressive. Car ce sont de belles et sensuelles femmes qui disent le slogan à l’écran après avoir utilisées le produit ; de nombreuses effigies telles qu’Eva Longoria, Scarlett Johansson, Pénélope Cruz ou encore Beyoncé l’ont ainsi prononcées.

La fonction conative est ici implicite, c’est-à-dire qu’à la place de donner un conseil et de dire « acheter l’Oréal », ici l’émetteur du message va dire « regardez ce que peut faire l’Oréal » en exposant des personnalités magnifiques.

La fonction phatique qui permet de maintenir le contact entre l’émetteur et le récepteur est ici implantée dans le regard caméra des effigies. En effet, en tant qu’homme mais aussi en tant que femme, comment ne pas succomber lorsque ces femmes exposent leur beauté tout en fixant d’un air chaleureux l’objectif ?

La fonction métalinguistique qui est relative au code, au mode d’emploi, correspond ici à la traduction que connait ce slogan dans différentes langues. En effet, en anglais par exemple, c’est « Hey ! Because we’re worth it », ce qui ne correspond pas à la traduction formelle du slogan mais à une version plus ouverte, plus fun.

La fonction référentielle est relative au contexte extérieur du message, au monde, à la culture ou aux informations qui lui sont liés. Ici en l’occurrence, ce slogan a été créé en 1971 alors que les femmes surfaient sur leur vague de féminisme et montraient leur révolte dans la société. Ce slogan montre ainsi la prise de parole que connait la femme, et la fait parler d’elle au travers de la marque, de sa situation.

La fonction poétique est relative au message en lui-même, aux agencements des mots, à leurs phonétiques et à leurs sonorités. Ici le slogan est intrigant parce que commence directement par nous exposer la raison, le parce que, sans nous informer des causes, du questionnement qui précède cette explication. Ainsi ce slogan nous pousse à essayer de comprendre la source de cette réponse, la question initiale.

 

A présent, nous discernons plus distinctement grâce à cette étude structuraliste la complexité que connaissent les slogans, qu’ils soient plutôt courts ou même un peu longs. Mais gare tout de même, en utilisant cette méthode, aux interprétations erronées.

En effet, le discernement est essentiel afin de comprendre les slogans, c’est pourquoi la fonction référentielle est la plus importante de toute car permet de connaitre leurs enjeux culturels et contextuels.

Il ne s’agit pas de « le valoir bien » : le produit de haute qualité L’Oréal, parce qu’on est belle, ou parce qu’il est assez cher, mais en fait parce que l’on cherche la qualité et que c’est notre droit de femme.

« Ce n’est pas que je me soucie de l’argent. Ce qui compte le plus, c’est le bien-être de mes cheveux. En fait, peu importe que L’Oréal me fasse dépenser plus. C’est parce que je le vaux » : Slogan initial développé par Ilon Specht.

 

Sources et références :

Jakobson, R. (1963) Essais de linguistique générale. [Essai]. Paris : Les Editions de Minuit.

Parce que je le vaux bien. Wikipédia. Consulté le 16/11/2015 sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Parce_que_je_le_vaux_bien

Photographie : Barbara Palvin for L’Oreal Paris Rouge Caresse.

L’idéologie de la femme

L’idéologie est un vaste sujet que le célèbre auteur Atlhusser a étudié pendant de longues années. En effet, définie comme l’ensemble de croyances, d’idées caractéristiques d’une personne, d’un groupe ou d’une société à un moment donné, on peut l’appliquer à la femme.

Par là je veux dire que de nos jours, la vision de la femme est totalement différente des siècles précédents. Il est vrai qu’à l’époque de Louis XIV et bien avant, la femme parfaite avait des rondeur, ce qui la rendait séduisante.

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Tableau de Gustave Courbet

Or, depuis quelques années déjà, la vision de celle-ci a bien évoluée. Elle doit être mince, grande, avec un sourire blanc et si elle n’a pas tous ces critères, elle est critiquée et mal vue.

Cette idéologie crée le malaise chez beaucoup d’entre nous. En effet, pour en avoir connu, certaines jeunes femmes se sentent, à cause de ces critères, mal dans leurs peaux et cherchent à tout prix à ressembler à cette vision idéale que la société nous montre dans les publicité, films ou encore défilés de mannequinat. Une vision presqu’illusoire et difficile à atteindre.

Du coup, il est vrai de dire que cette idéologie de la femme entraine (malheureusement) chez beaucoup d’entre elles des maladies tel que l’anorexie ou la boulimie. Si nous prenons les chiffres exacts, en France, à peu près 1,5% de la population féminine (de 15 à 35 ans) est annorexique, ce qui représente environ 230 000 femmes à travers le pays. Des chiffres effrayants, que nous aimerions changer en un claquement de doigts…

 

Libérée, délivrée

Le sémiologue français Roland Barthes souhaite avoir la pensée la plus libre : c’est en rédigeant Mythologies qu’il a le réel sentiment de liberté. Dans cet ouvrage, il remet en question la société actuelle de part sa conception du langage notamment. Le langage est la capacité d’exprimer une pensée et de communiquer au moyen d’un système de signes. Par ailleurs, le mythe est selon l’auteur, une parole, une forme, un mode de signification. Il s’est à ce propos, longuement intéressé à l’évolution de la femme dans son hyper sexualisation, son aspect de libération.

Les femmes françaises continuent perpétuellement leur chemin 840_001
jusqu’à l’indépendance totale, l’égalité au sexe opposé. Mais quelques embuches se dressent encore sur leur passage. En effet, Alain Houpert attirait l’attention de la ministre des droits des femmes en 2012 sur la loi du 17 novembre 1800 toujours en vigueur, interdisant aux femmes de se vêtir de pantalon. Elle stipule effectivement que « toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour obtenir l’autorisation. » Quand bien même les femmes n’étant point punies par le non respect de cette loi, son abrogation est une étape de plus vers le mythe de la femme et son évolution.

http://www.liberation.fr/societe/2013/02/04/les-parisiennes-n-ont-plus-besoin-de-guidon-pour-porter-le-pantalon_879145

La Femme, une marque reconnue


 

Comment attirer l’attention d’un public large?

Quel rôle a la femme dans la communication?

 


 

Aujourd’hui, ces questions régissent le monde de la publicité où la femme devient un outils d’intérêt public. En effet nous sommes dans une hyper sexualisation de la femme. Celle-ci devient alors un objet fourni de clichés et d’attrait.

Nous prendrons pour exemple les femmes qui doivent paraître niaises afin de montrer la simplicité d’un produit à vendre. La femme se trouve alors rabaissée dans le seul but de promouvoir une vente. Mais aussi la beauté de la femme est utilisée pour détourner le regard du spectateur. En effet, aujourd’hui, il n’y a plus aucune gêne à dévoiler le corps d’une femme dans un but commercial. Le corps de celle-ci n’est alors plus respecté, étant présenté à tout le monde,même aux plus jeunes, comme un produit de consommation.

Sous prétexte de libération de la femme (mon corps m’appartient, j’en fais ce que j’en veux), il y a une utilisation profiteuse de la femme par les agents de la publicité dont la société profite largement.

Es-tu du genre Butler ou pas ?

Difficile de tout savoir sur les gens. L’image que nous donnons aux  autres peut s’ouvrir à toute sorte de projection fantasmatique. C’est sur cette idéologie que se base le film de Mario Fanfani.      Les Nuits d’Etés sont à la fois un hommage rendu à toutes les femmes et un questionnement sur les identités de genre. Cela fait l’objet de nombreux débats depuis quelques années notamment aux Etats-Unis avec la philosophe Judith Butler. Ses écrits portent sur notre identité sexuelle basé sur la construction sociologique. Elle approfondi le propos en que la biologie ne se suffit pas à elle-même pour être une femme ou être un homme. Dans Les Nuits d’Eté c’est l’histoire d’un notaire de province des années 50 qui décide de se travestir en secret avec des ami(e)s. Une facette que l’un de ses amis, puis plusieurs autres l’aide à explorer. En effet ce film met bien en relation le sexe biologique, l’identité des genres ainsi que la performance du genre. C’est également ce que illustre Tomboy avec un regard sur l’enfance. Mais cette fois perçu à travers le jeu sur notre identité sexuelle et celui de notre construction sociale.

 https://www.youtube.com/watch?v=NHebAaxnxKM               Bande annonce de TomBoy

 

Les tendances de #ClermontFF15

Mes très chers lecteurs,

L’heure est venue au bilan de ce festival du court métrage 2015. Ce festival s’est achevé le samedi 7 février et nous avons put remarquer  les tendances de cette édition en terme de format de sujet et de genre.

La première réflexion que je me suis faite au cours de ces visionnage de  séance  c’est que le sujet sur la prostitution était vraiment repris par plusieurs réalisateurs mais raconté de manières différentes.J’ai aussi trouvé que les femmes étaient  bien plus à l’honneur dans cette édition 2015 que les hommes. J’ai vu plus d’histoire, de parcours, de témoignage sur les femmes que sur les hommes.J’ai put aussi témoigner lors de ces trois jours qu’il y avait de nombreux travelling pour suivre certains personnages, leurs parcours. Je trouve que cela donne un dynamisme au récit, une certaine fluidité qui est agréable à regarder.

Pour tout vous dire c’est le premier festival du court métrage de Clermont-Ferrand que je fais. Je ne peux donc pas comparer avec d’autres tendances d’autres années, et ma faible expérience dans ce monde du cinéma ne me permet pas non plus de me rendre compte des nouvelles tendances…

J’espère que mon point de vue sur le festival du court métrage vous aura apporter certaines visions que vous n’aviez pas put remarquer. N’hésitez pas à me signaler votre point de vue en commentaire, je me ferais un plaisir à vous répondre.

A très bientôt mes chers lecteurs.

ML.

Mon top 3

Bonjour mes très chers lecteurs,

Cela fait maintenant 3 jours que je rentrée du festival du court métrage. J’ai donc put prendre du recul sur toutes les séances que j’avais put voir. C’est après une longue réflexion que je peux vous dévoiler mon TOP 3 des courts métrages. Nous pouvons remarquer que ces trois courts métrages ont un récit classique et ils relatent le parcours et l’histoire de 3 femmes au tempérament bien différents.

Mon Troisième coup de coeur s’adresse à un court métrage espagnol de Aitor Arregi intitulé : « Elle l’a acheté à Zarautz. ».C’est l’histoire d’une femme d’une quarantaine d’année tenant une boutique de mode. Elle a dut mal à gagner de l’argent. Nous comprenons que c’est un personnage sans beaucoup de problème qui a une vie paisible, elle n’a pas beaucoup de caractère. Elle décide d’arrêter de se résigner encore une fois lorsqu’elle comprends qu’une de ses clientes lui a volé un chemisier.C’est une histoire qui m’a touché dut à sa réalisation, à son montage, à la très bonne actrice car c’est avec tous ces éléments que j’ai put m’identifier à cette personne qui a dut mal à agir face à des actes qui la révolte.

Mon deuxième coup de coeur va au court métrage « Parking » de Yvaylo Minov.C’est l’histoire d’une femme d’une cinquantaine d’année qui dans la même journée; arrête une liaison avec son amant, va se faire renverser par une voiture et finit par rentrée chez elle pour retrouver son mari ayant un handicap. La gentillesse et l’amour de cette femme envers son mari m’a bouleversé. L’authenticité  de la dernière scène : « un baiser, un sourire, un baiser, un sourire …» m’a réellement touchée.

Et pour finir, ma palme d’or à moi s’adresse au film de Auguste Bernard et Kouemo Yanghu intitulé « Les empreintes doulereuses ». C’est l’histoire d’une femme d’une trentaine d’année ayant un doctorat de mathématique qui peine à trouver un emploi digne de  ses diplômes. On comprends son mal être face à ses origines camerounaise. Elle a l’impression que ses origines l’empêchent de s’intégrer en France, ce qui rends très triste sa mère qui ne  comprends pas.Le scénario et la justesse de film sur des propos d’actualités me fait placer ce film en 1 ère place.

J’espère que vous avez apprécié autant que moi ces courts métrages. Sinon faite le moi savoir en commentaire, je serais curieuse de savoir pourquoi.

A très bientôt mes chers lecteurs, pour encore plus de détails sur cet expérience de #ClermontFF15.

 

ML.