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Des courts métrages qui ne laissent pas indifférent: ma sélection du Festival de Clermont 2016

Si par hasard vous passez en Auvergne, laissez donc nos vieux volcans et faites un crochet par Clermont-Ferrand pour découvrir la programmation du festival du court métrage 2016.

A moins d’y passer la semaine, c’est impossible de voir tous les films. En voici au moins 3 qui pourraient vous plaire…

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Courts métrages qui touchent

« The lasting persimmon »

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C’est un court métrage de Kei CHIKAURA, tourner au Japon en 2015, c’est un documentaire – fiction, le titre signifie « Le goût du kaki ». Ce film raconte l’histoire d’une jeune fille qui s’appelle Risaki, elle rentre chez elle dans la campagne enneigée de Yamagata situé à 400 kilomètre de Tokyo. On y découvre une famille vivant dans une atmosphère monotone, au rythme de la neige et des pelles ; cette ambiance chaleureuse nous transporte, on ressent la douceur et la légèreté du récit. En effet ce court métrage donne un avant -goût de la vie dans ces campagnes, de ses kaki  et nous montre qu’il en faut peux pour donner de l’amour et de la chaleur à toute personne ; on se perd dans des images douces et lumineuses avec  la neige qui donne au film un rythme harmonieux et posé.

« Johnny Express »

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Un court métrage réalisé par Kyungmin Woo qui vient de la Corée du Sud, c’est une fiction-animée réalisé en 2015. Dans ce court métrage on retrouve Johnny travaillant comme livreur de l’espace et atterrit sur une planète où tous les habitant et la ville est miniature, après avoir détruit sans le vouloir une partie de la planète, il repart dans sa fusée et finit par détruire la planète complètement. Un histoire déganté qui nous fait revenir à l’enfance pour quelque minute de rire et de joie qui nous font repartir la tête pleine de rêve. On vit à travers ce film, deux vies, celle du livreur qui se sent perdue dans l’espace sur une planète qui lui semble vide, il reste passif ne voyant pas les désastres qu’il cause au même moment ; et celle des petits êtres vivant sur la planète, qui vivent des instants chaotique et une fin du monde des plus improbable. Une animation qui saura vous faire rire et reprendre goût à l’animation comique.

« Yuri Lennon’s landing on alpha 46 »

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Un court métrage d’Anthony VOUARDOUX, Allemand –Suisse, tourné en 2010, c’est une fiction. Yuri est un astronaute qui suite à son atterrissage sur Alpha 46 va se retrouver confronter à un paradox extraordinaire. En effet il découvre sur cette planète une bille dans étrange avec laquelle il capture la terre , c’est ainsi qu’il se retrouve avec le destin de tout les êtres vivants qui y vivent et se retrouve à tenter d’expliquer à son commandant de mission pour quelle raison il ne peut pas ramener cette bille sur terre ni rentrer car la terre est dans ses propre doigt . Finalement en tentant de remettre la terre en place, il l’a fait tomber et comme le comique doit aller jusqu’au bout il finit simplement par l’écraser. C’est ainsi que dans cette histoire on assiste au tragique final Terrien ; ce film mélange drame et humour, en effet le comique de situation est bien là ; Yuri Lennon repartant en sifflant après avoir détruit la Terre nous laisse un final des plus drôles qui nous fait faire abstraction au drame qu’il vient de causer. Un film qui sait vous transporter dans un univer nouveau et vous fait rêver avec des paysages cosmiques qui vous font briller les yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un festival riche et diversifié

En début de semaine j’ai eu l’occasion de participer au festival du court métrage à Clermont-Ferrand. C’est dans le cadre des cours que j’ai découvert avec ma classe des films courts qui cassent les codes avec le cinéma traditionnel. 

Le festival était organisé autour de plusieurs programmes : internationale, laboratoire (cinéma experimental), Suédois et plein d’autres encore. Cette diversité nous a permis de toucher plusieurs horizons différents les uns les autres. Passant du cinéma asiatique au cinéma africain, de l’animation au court métrage réaliste j’ai pu voyager dans différents pays et univers.  Certains courts métrages sont incompréhensibles d’autres très personnels mais ils m’ont tous ouvert  un peu plus l’esprit en ce qui concerne ma vision du cinéma.

Je repars de Clermond-Ferrand  plein d’images et d’idées en tête.

Trois courts métrages à voir (absolument)

C’est dans la capitale arvene que j’ai passé trois jours à visionner des courts métrages à l’occasion du festival de Clermont-Ferrand. Ce festival annuel s’est déroulé du 5 au 13 février 2016. Parmi les nombreux courts métrages que j’ai eu l’occasion de découvrir, trois d’entre eux m’ont vraiment marqués.

Tout d’abord Son in the baber shop réalisé par Nathan Douglas en 2015. Un plan séquence bluffant  de sept minutes dans lequel deux conversations se croisent. J’ai adoré la manière dont le réalisateur à pensé son court métrage pour mettre en évidence la souffrance d’un adolescent en mal de son père. Un court métrage touchant avec un jeu d’acteur remarquable.

Ensuite Mademoiselle remarquable et sa carrière  réalisé par Joanna Rubin Dranger en 2010. Une animation presque enfantine qui témoigne du mal être d’une jeune femme rongée par son passé. L’angoisse du personnage face à sa vie est très bien illustrée. L’histoire est très réaliste et bien ficelée. Ce court métrage suscite en nous une réflexion personnelle concernant notre propre vie.

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Enfin Son du serpent réalisé par Tami Ravid en 2015. Une chorégraphie tant poétique qu’époustouflante ne permettant pas au silence de s’installer. L’association de la musique et de l’image dans ce court métrage nous plonge dans des traditions africaines aussi incompréhensibles qu’émouvantes. De belles images, un beau pays, beaucoup d’émotions, un court métrage réussi.Afficher l'image d'origine

Top 3 des meilleurs court métrage vu au Festival du Film de Clermont Ferrand

A l’occasion du festival du court métrage à Clermont Ferrand, nous étions présents avec les bccn afin de pouvoir visionner les travaux de ces cinéastes souvent peu connus. Grâce à ces 3 jours intenses, je vous dresse un classement des films des sélections qui m’ont le plus touché, pris d’émotion ou interpellé.

Le premier est HOTARU un film de fin d’étude à la Femis de William Laboury. Si ce film vu en séance labo 2 le dernier jour du séjour m’as particulièrement impressionné c’est d’abord pas le sujet abordé : la mémoire, sujet vaste et bien complexe. Ici Martha est une jeune femme hypermnésique décide de donner son corps à la science afin de développer la mémoire la plus puissante et variée sur Terre.
A travers des images pixelisées, 3D  ou encore d’archives, le jeune réalisateur nous immerge totalement dans la mémoire de Martha et rend le visionnage très beau visuellement et spirituellement. En effet ce court métrage mêle à la fois le rêve et la mémoire lorsque qu’un mystérieux personnage fait son arrivée et bouscule la science vaincu par l’amour et la perséverence d’une idée qui fleurit à l’intérieur de la mémoire de Martha.

Le deuxième est aussi issu d’une séance labo. A COAT MADE DARK (Sous le Manteau) de Jack O’Shea est un film noir d’animation relatant l’histoire d’un chien manipulateur se servant d’un humain en lui demandant de porter un manteau spécial qui recèle bien des vices. J’ai trouvé très bien construit ce film par l’ambiance générale dégagée. Une ambiance très sombre, asservissant l’homme à ce chien vicieux et très mystérieux. Le décor permet de se rendre plus compte du cadre que veut transcrire le réalisateur. Ce chien qui réussit même avec les contestations finales de l’homme à parvenir à ses fins. Un monde qui fait penser à un conte pour enfant retravaillé en un univers mystérieux et sombre.

L’OURS NOIR, un visionnage ou j’ai particulièrement rit. Cette comédie tordue de la sélection nationale de Méryl Fortunat et Xavier Seron mêle le gore et l’humour tout le long du visionnage. Un groupe d’amis partis faire une randonnée pour les rapprocher de la nature et communier avec se retrouve piégé par un ours bien que mignon, très violent et poussé par des pulsions meurtrières. Une mystérieuse voix guide nos aventuriers qui ne finissent pas en bon état après ne pas avoir bien respecter les règles pour échapper au fameux Ours Noir.
« Règle n°1 : Ne nourrissez jamais les Ours.  »

 

Mon Top 3 Festival Clermont Ferrant.

Lundi 8 février 2016, le marathon des courts métrages au Festival de Clermont Ferrant commence pour moi. Dès la première programmation un court métrage me touche, il s’agit de Har Gaf Sayfan (Des étés chauds et secs) de Sherif El Bendary, réalisateur Egyptien.

Le film nous plonge dans la chaleur oriental en plein mois d’été, avec un personnage attachant, en face terminal d’un cancer qui va se retrouvé en plein milieu de préparation d’un mariage. Le lien improbable entre ce vielle homme fragilisé par son cancer et cette jeune femme apprêté crée une situation drôle, touchante mais à la fois triste. C’est cette opposition mort certaine et mariage qui m’a émue.

Les séances s’enchaînes et un autre court métrage me frappe, Amal d’Aïda Senna. La réalisatrice est Marocaine, c’est notamment ce qui me plait dans ce film, on voit une autre culture, et en particulier ici comment le viol et la grossesse sont perçu au Maroc. Cette jeune femme pleine d’avenir va devoir faire face à une grossesse non désiré tout en devant le cacher à ses parents. Derrière cette atmosphère lourde on voit cette jeune fille se préparer à son mariage, les dialogues entre ses femmes est très représentatif de la culture marocaine et offre un bol d’air à ce court métrage.

Mon dernier coup de coeur malgré qu’on est eu le temps de tout voir est Yuri Lennon’s Landing On Alpha 46 (On a marché sur Alpha 46) d’Anthony Vouardoux.

YURI LENNONS LANDING ON ALPHA 46 from Beat Solèr on Vimeo.

Ce qui frappe en premier est la qualité de l’image, on se croirait dans Seul sur Mars de Ridley Scott, un astronaute se retrouve seul sur une planète. En plus des images l’humour du personnage et du scénario place ce court métrage dans mon top 3.

Le festival Film court de Villeurbanne

Cet année près de Lyon le court-métrage était représenté à Villeurbanne pour la 35iem édition du Festival du Film Cour.

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C’est l’occasion pendant ces 10 jours de se passionner, d’échanger autour de « table ronde » ou encore de découvrir des auteurs, réalisateurs en herbe.

Ce petit festival vous permettra de vivre une expérience unique : « Les yeux fermés » ; « Histoire de Courts » ; Rêves en court » ou encore « Les Courts du réel ». Afin de vous permettre d’avoir une autre vision des courts.

Par rapport, au Festival Internationale de Clermont-Ferrand. Celui de Villeurbanne est plus petit mais il est aussi plus proche de son public. Il regorge de rencontres adaptées pour toutes les génération : « Musique, Maestro ».

Au final, 170 films sélectionnés pour les compétitions européenne, numérique et Images Virtuelles.

 

A Clermont-Ferrand les nouvelles tendances du film naissent..

On retrouve dans toutes les séances visionnées au Festival de Clermont-Ferrand les thèmes suivants :

Le films sur le sexe sont majoritaires, comme si on ne pouvais pas faire un film de 15 min sans montrer des scènes de jambes en l’air : Jour J, Beauty, S, Les oiseaux-tonnerrre, carapace, vous voulez une histoire, A ciambra et bien d’autres (pédophilie, inceste, prostitution).

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Nous avons aussi vu des films dits « d’actualités » qui informe le spectateur sur une situation critique : révolutionnaires a Hong Kong, précarité en Afrique du Sud, en Iran ou en Italie , le conflit conflit israelo-palestinien…

Enfin, le bon point du Festival reste les séances labo ce sont des formats de court expérimentaux, originaux : très mode.

Un petite dédicace aux séances décibels

 

Bon qu’on se le dise, cela fait quand même plaisir d’écouter du son au cinéma.

Visualisez la chose, fermez les yeux. Installez vous confortablement dans votre siège. Le silence et le noir se font en même temps dans la salle et la un gros son bien grave vous fait rouvrir les yeux illico pour voir un sublime clip de Gesaffelstein ! Oui oui quand je vous disais que c’était intense.

Et bien sûr cela ne s’arrete pas la puisque par la suite s’enchaînent plusieurs clips aussi créatifs et intéressants les uns que les autres.

Allez un petit dernier pour la route qui vous permettra de vous échapper un petit peu !

CD.

Des films bons, et des films très bons

Mon Top 3

Des courts métrages, on en a vu plein. Des bons, des moins bon. Mais on en a aussi vu des excellents! Des films qui méritent le détour, et qui méritent de figurer dans un Top 3.

3 – Le Dernier des céfrans (F9)

Le dernier des céfrans

Un jeune de cité, le dernier d’origine française du quartier, doit annoncer à ses amis qu’il s’engage dans l’armée.

Une comédie drôle et touchante. Nous avons eu la chance de rencontrer une partie de l’équipe du film, qui a pu nous expliquer tout le processus la réalisation du film.


2 – Oh, Lucy! (L10)

Oh Lucy

Setsuko, une employée de bureau japonaise, se rend à des cours d’anglais. Son professeur, assez spécial, lui propose une méthode bien particulière: endosser le rôle d’un personnage anglais, Lucy. Elle rencontre un autre élève, et lorsque son professeur s’en va subitement, elle se retrouve seule.

Un film touchant, réalisé avec finesse et tendresse.


1 – L’Île à midi (F3)

L'ile a MidiUn stewart du vol Paris – Beyrouth tombe sous le charme d’une petite île grecque que l’avion survole tous les jours à midi pile. Fasciné, il décide de s’y rendre afin de la visiter, mais son voyage n’est en fait qu’un rêve duquel il est réveillé par le crash de l’avion.

Adapté de la nouvelle de Julio Cortazar, ce court-métrage est d’une justesse sans égale, mettant en scène le destin tragique d’un homme aux rêves inaccessibles.


Mon coup de coeur

Let Me Down Easy (L2)

Let Me Down EasyUn groupe de personnes se rend dans un territoire interdit, afin d’affronter les péchés dénoncés par un dogme religieux local. Peu à peu, la débauche s’installe au sein du campement: gourmandise, alcool, sexe… Jusqu’à ce que finalement, une des personnes se retrouve en contact avec l’eau présumée maudite du lac. Plongée dedans, elle se noit car elle ne sait pas nager: le groupe en déduit que le lac est vraiment maudit.

Une magnifique critique de la pensée unique, de la religion et des croyances dictées par une communauté. Un coup de coeur mérité pour une réalisation sans défaut: Let Me Down Easy ouvre les yeux sur la facilité à contrôler les autres par une menace invisible.