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Les extraterrestres nous aggressent

Je vais ici vous parler du film Signes, un long-métrage réalisé par M. Night Shyamalan en 2002 dans lequel la planète Terre se fait attaquer par des extraterrestres. Nous suivons pendant l’intégralité du film une famille de fermier vivant en marge de la société qui se voit rencontrer un extraterrestre dans leur propriété et, finalement, l’affronter. A la fin du film, les personnages se rendent compte que le moyen de venir à bout des extraterrestres est de les asperger d’eau, ils y sont en effet très vulnérables.

Signes est un film beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait, car sous ses aires plutôt simples d’histoire banale racontée au cinéma, M.Night Shyamalan nous donne en réalité ici une véritable leçon sur le fait d’apprendre à voir par nous même et à ne pas faire une confiance aveugle aux médias. En effet durant l’intégralité du film le spectateur n’a aucun doute sur les intentions belliqueuses des extraterrestres : ils sont les méchants envahisseurs du film, seulement, une des théories sur ce film est qu’en réalité les extraterrestres sont venus sur Terre car ils n’avaient pas d’autre choix, ce qui explique qu’ils soient venus quand même malgré le fait que la planète soit recouverte en majeure partie d’eau, et qu’ils ne s’attendaient pas à être accueillis de la sorte : ils n’ont en réalité aucune intention belliqueuse.

Signes - M.Night Shyamalan
Signes – M.Night Shyamalan

Si vous demandez à quelqu’un qui a vu le film ce qui lui prouve que les extraterrestres sont hostiles, il vous répondra surement qu’ils attaquent les humains, sauf qu’a aucun moment on ne voit cela, l’un d’eux se fait même plutôt pourchasser dans le champ de la propriété, quand un des personnage voit sa main, il lui tranche des doigts, à aucun moment il n’y a d’agression de la part des extraterrestres.
Il y a une scène dans le film ou un des personnages principaux dit que la radio a annoncé que des extraterrestres attaquaient des gens, c’est le seul moment ou l’on parle de violence de la part des aliens, et pour trouver cet argument convainquant, il faudrait faire confiance à un personnage qui rapporte ce qu’il a entendu dans les médias. Ce qui fait que l’on pense les aliens hostiles ne repose sur rien d’autre que sur le fait que les personnages le croient. Ce qu’on nous montre ne nous permet pas de déterminer de façon certaine que les extraterrestres sont hostiles.

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Signes – M.Night Shyamalan notrecinema.net

Ainsi nous voyons en réalité une famille paranoïaque, coupé du monde, qui a passé ses derniers jours à regarder la télé en train d’agresser un étranger à coup de batte de baseball juste parce que les médias ont dis que les étrangers étaient belliqueux. Cela rejoint la pensée de Guy Debord sur la critique des médias et la société du spectacle. Les médias créent du sensationnel, du scoop : les extraterrestres envahissent la Terre, alors que dans la réalité des faits, rien ne le prouve, et ainsi certaines personnes se nourrissant un petit peu trop de ces médias croient absolument tout ce qui y est dit et son prêt à attaquer l’alien alors que celui-ci ne leur a rien fait.

Ou s’arrêtera la machine de guerre Marvel?

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Le cinéma contemporain s’intègre parfaitement dans la culture de masse. Il est destiné à être consommé par un grand public hétérogène. Il est  produit  pour assouvir le désir d’une société qui demande de plus en plus de saga. Je vais prendre ici l’exemple des films Marvels. On perd toute authenticité quand l’on voit que chaque film n’est qu’un gabarit prédéfinit.  

Que ce soit Thor, Iron Man ou Captain America, ils sont tous beaux et doivent défendre leurs pays contre un ennemi qui souhaite imposé le mal. On nous réchauffe se modèle à toutes les sauces sur différents super héros (Spider Man ). D’ici 2020 Marvels prévoit treize films soit une moyenne de trois long métrages par an.  On peut parler d’une vrai industrie filmique qui engrange des millions et qui ne veux pas s’arrêter. On retrouve ici la majeur partie des points qui compose la culture de masse : Industrialisation du bien culturel – Diffusion Massive – Accessibilité – Diversification – Divertissement et Consommation Volontaire.

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Pour satisfaire le public et apporté un peu de nouveaux de temps en temps on met tout ses super héros dans un seul et même film pour un cocktail encore plus explosif.

Marvels se lance même dans les séries en partenariats avec Netflix pour produire Daredevil ou Jessica Jones.

Ou s’arrêtera la machine de guerre Marvel ?

Mon ClermontFF16

le festival de Clermont-Ferrand était une Occasion unique et exceptionnelle de toucher du bout des doigts un métier que j’affectionne tout particulièrement, celui de réalisateur. L’ennui est un mot que l’on ne connais pas dans cet événement. Cocteau, B. Vian, le Comédia, Jaudé… sont des salles où on été projetés les films et où le talent des réalisateurs s’est offert à nous.

Les files d’attentes qui s’allongeaient au fils des séances, les places de cinéma encore chaude du spectateur précédent, les salles qui suintent l’excitation et l’enthousiasme…..

Pour moi c’est une expérience à refaire, car on est dans un bain de création inouï. Les rencontres au café EXPRESSO, avec les réalisateurs, celle que l’on fait en dehors, avec d’autres étudiants, avec qui on échange sur nos formations et nos passions, avec les acteurs du festival. Il m’a été donné de rencontrer la productrice du film La Ville Bleue et les quelques minutes échangé avec elle était d’une utilité stupéfiante. Elle m’a parler de son travail, des ses passions et cette rencontre complétait les enseignement que je reçois, pour un étudiant c’est le Graal. Il me tarde de renouveler l’expérience.

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https://twitter.com/CamilleTchagahIMG_20160210_190747[1]

Le podium de ClermontFF16

Pour l’occasion de la 38eme édition du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand. https://twitter.com/CamilleTchagah/status/697473265284075520

Il m’a été permis de visionner les films sélectionnés. Après cette expérience au combien intéressante, je dégage un top trois subjectif.

Au sommet de classement nous avons un allemand : La Baignoire de Tim Ellrich est une comédie qui traite, avec un grande finesse des rapport entre frères. Il y a beaucoup de justesse dans le traitement des personnages, avec des gages et une immersion totale dans cette famille, par le billet d’une simple histoire de photo. Mais le plus impressionnant c’est que le tout tient dans un plan séquence, fixe.

Sur la deuxième marche nous avons l’ours noir de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, comédie française déjantée, et gore a souhait. Si au premières secondes du films l’humour un peu potache vous laisse indifférent, l’esprit décalé, la narration précise et le jeux d’acteur sans compter les effets spéciaux, ne manquerons pas de vous séduire.

C’est Courber L’Échine de Khadija Ben-Fradj qui clôture notre top. Ce court métrage d’une vingtaine de minutes, nous transporte dans l’univers de jeunes arabes, plus précisément celui d’une jeune fille qui mène une double vie. Cette satire de ce que le pour de la culture peut faire peser sur un individu quand il es différent est très poignant.

Speed looking: Clermont Film Fest

 

Premier festival de  cinéma pour ma part, où nous avons avec plusieurs de mes  camarades organisés notre séjour pour pouvoir visionner le plus de court métrage possible.

Les conférences « expresso » pour nous étaient primordiales et nous ont montré et prouvé que beaucoup de choses sont possibles, avec un peu de créativité,  beaucoup de travail et un soupçon d’ambition. Continuer la lecture de Speed looking: Clermont Film Fest

Le festival de Clermont, le marathon du cinéphile

Si vous avez l’âme d’un challenger  ou tout simplement que vous êtes un petit sensible du cinéma vous n’avez pas pu passer à côté du Festival du court métrage qui se déroule à Clermont-Ferrand du 5 au 13 Février.

Au cas ou et pour ceux qui vivraient dans une grotte c’est un évenement qui vise à faire partager une expérience filmique inédite sur des courts métrages concourant dans trois catégories différentes: international, national et labo. Il ne sera pourtant pas étonnant de voir des séances dans une piscine au cours des programmes spéciaux à partir d’aujourd’hui.

Regarder tous les films… c’est simplement râpé puisque le festival comporte un total de plus de 300 films. (Programme spéciaux: 42 films, Jeunes publics: 53 films, Star-système : 19 films, Takami Productions: 10 films, La Collection; 12 films Sudédois: 31 films, Régional: 11 films, Français: 57 films, Fémis: 14 films, Decibels: 23 films, Labo : 30 films, Internationaux : 81 films…). Autant devenir un as de l’organisation et planifier votre programme du festival comme un vrai tacticien afin de pouvoir profiter de votre matinée avec les réalisateurs le temps d’un café à l’espace Expresso même si ce n’est pas la tasse de thé de certains (cf Marcin Podolec réalisateur de Dokument).

Durant l’événement nous avons pu animer à notre tour sur le Festival via Twitter et le #ClermondFF16, cela nous a permis de développer notre présence sur les réseaux sociaux.

L’événement vous permettra aussi de découvrir plusieurs expositions concernant le marché du cinéma et L’atelier disposant de  présentations des techniques de l’audiovisuel (stand photo, plateau de tournage, stop motion). Vous pourrez aussi rencontrer des réalisateurs accompagnés de leurs producteurs mettant en place leurs affiches ce qui est ma foi bien sympathique.

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Enfin pour les plus téméraires et chanceux, le festival se finira par la soirée de clôture et la remise des Vercingétorix.

Clermont Film Fest 2016: des réalisateurs pas à court d’idées

Lundi 8 février à 12h00: rendez-vous à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand pour notre première séance du Festival du court-métrage. Je découvre une salle immense et pleine à craquer. Les lumières s’éteignent ; ça y est, ça commence.

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Après trois jours passés au Festival du court-métrage 2016, je reviens sur Lyon avec des images plein l’esprit. Des films d’animation, des films suédois, d’autres africains, des courts-métrages expérimentaux ; je ne sais plus où donner de la tête. Tout se mélange un peu, je n’arrive pas à me souvenir de tout. N’oublions pas que nos journées se résumaient à minimum 6 heures de visionnage par jour.

Même si les souvenir sont confus, certains sont très clairs. J’ai été émue, perturbée, mal à l’aise, émerveillée. J’ai été choquée de certaines civilisations inconnues pour moi : Anuj Gulati réalise dans The Manliest Man un court-métrage bouleversant montrant un homme détruit par sa culture. Avec tous ces courts-métrages tant différents les uns que les autres, ces trois jours pourraient se résumer à un nombre incalculable ‘d’ascenseurs émotionnels’.

Le fait qu’il y ait autant de catégories (internationale, régionale, polars, labo) m’a permis d’ouvrir mon esprit à d’autres cultures, aux idées osées de certains réalisateurs, aux projets délirants de d’autres. J’ai d’autant plus apprécié ce festival que je me suis surprise à faire attention à des détails cinématographiques pendant les séances. La machine est lancée ; je suis désormais capable d’appliquer certains de mes cours de cinéma pendant que je regarde un film, et ce sans m’efforcer de le faire.

 

Epicentre de la création filmique : 37 ème Clermont Film Fest

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Première expérience au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand et il n’y a qu’un seul mot : enrichissant. Le court-métrage est un genre que j’avais très peu abordé et ce avec regret désormais. Son format et ses contraintes inhérentes ( techniques, financières, temporelles…) mènent souvent à  une narration, une écriture et une réalisation innovante en opposition aux trames toutes faites des films distribués dans nos salles de cinéma.
Les différentes programmations permettent d’avoir un œil sur une grande diversité de nationalités de court-métrages mais aussi de genres de court-métrages et c’est cette diversité qui est appréciable dans une séance : on passe d’une fiction, à une animation expérimentale pour finir sur un documentaire.
J’ai tout de même eut une préférence pour les séances laboratoires qui sont pour moi, un vrai terrain de jeux et d’observations pour tout étudiant qui touche au cinéma. J’ai ainsi pu faire l’ensemble des séances de cette programmation.
Mon seul regret me concerne, je n’ai eut aucun contact avec des personnes travaillant dans ce milieu, que ce soit pour un stage, un projet ou même juste pour m’enrichir. J’ai manqué d’initiative à ce sujet.
Malgré cela l’expérience reste plus que positive, j’ai pris énormément de plaisir à participer à cette ambiance effervescente et si j’ai l’occasion je retournerais sans hésitation à ce festival.