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sublimation répressive, forcément péjorative ?

La sublimation est un mécanisme psychologique qui vise à transcender le réel, en d’autre mots, à prendre distance de la réalité tout en la dépassant. Par exemple, le sport peut être une forme de sublimation de la violence qu’on porte en soi. C’est une forme d’extériorisation positive d’une pensée négative. De même, l’art peut être la sublimation d’une émotion non verbale néfaste. Son extériorisation apaise et ne nécessite pas de discussion. Le sublimation est donc considérée comme positive

De l’autre côté on a la sublimation répressive, celle-ci est exactement l’inverse de la sublimation, c’est à dire que, plutôt que de prendre distance avec la réalité, on y adhère de manière totale. Plutôt que de transformer une pulsion nous l’extériorisons sous sa forme brute. la vision qu’Herbert Marcuse a de elle-ci est négative. Néanmoins il s’est réapproprié ce concept freudien afin de penser la sublimation non répressive.

Mais la sublimation répressive des désirs est-elle vraiment si péjorative ? Et ci c’était l’inverse…
la sublimation impose un refoulement et un refus de confrontation direct avec la pulsion. Nous la transformons sans chercher son origine. Cela s’apparente à la reconstruction d’une maison sur les mêmes fondations instables ?
La sublimation non répressive serait une sorte de stase qui apaise mais qui ne résout pas.
D’un autre côté, la sublimation non répressive permet à un individu colérique de se canaliser et donc de pouvoir vivre plus sereinement avec son entourage. Sa colère peut dans ce cas également servir de moteur à la concrétisation de projets.

Afin d’amorcer un débat houleux : La religion peut elle être considérée comme la sublimation d’émotions tel que la colère, la tristesse, le désespoir… ?

Idéologie et Freudisme

Louis Althusser était un philosophe français du XXème siècle, appartenant au groupe du Parti communiste français, il suivait en parti la pensée marxiste, expliquant la lutte des classes et dénonçant l’exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie et le système capitaliste. Il consacra une grande partie de son travail à l’appareil idéologique d’état et aux modes de productions.

L’idéologie serait d’abord crée grâce aux appareils répressifs d’Etat, ce qui correspondrait à toute institution ayant une portée arbitraire et punitive à chacun comme la police et les tribunaux, l’idéologie serait aussi dictée par les appareils idéologiques d’Etat qui eux, toucheraient à l’ordre de lieux d’émergence d’idée et de pensées comme la famille, l’école et la religion.

A l’heure actuelle, le modèle d’Althusser est plus que valable, l’idéologie est bien dépendante de ces éléments. Cette théorie nous montre bien que c’est l’environnement dans lequel évolue chaque personne et les conséquences face à ses actes qui vont induire une idéologie propre. L’idéologie pourrait être alors identifié comme le « sur moi » de Freud dans sa psychanalyse, résultat du « ça » intérieur -qui regroupe toute nos pulsions primaires et nos envies- avec le « moi » qui se définit comme le libre arbitre. Le travail d’adaptation et de maitrise de soi construit la morale de chaque personne, on pourrait penser que les paramètres extérieures aient autant d’importance sur la construction d’une idéologie et le conscient, les deux étant liés, elles expliqueraient des actes déraisonnés comme l’enroulement de jeunes dans la guerre pour le djihad.

Herbert Marcuse l’unidimensionnel

Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons parler de Herbert Marcuse.

Herbert Marcuse est né à BerlMarcusein le 19 juillet 1898 dans une famille juive, et est mort le 29 juillet 1979 à l’âge de 81 ans. C’est un philosophe et sociologue marxiste membre de l’École de Francfort.

 

Sa pensée est fortement inspirée de 9782707303738la Marx et de Freud sur plusieurs aspects. En 1964, il publie son ouvrage « L’homme unidimensionnel » qui est une critique dénonçant le caractère inégalitaire et totalitariste du capitalisme durant « Les Trentes Glorieuses ».

A la différence de Freud, il dénonce l’inhumanité sur le principe de la réalité de la société en place. Il ne remet pas en cause les théories Freudiennes mais les adaptent à son époque. En revanche,  il critique le révisionnisme néo-freudien qui consiste à revoir l’ensemble des théories développées par Freud.

Merci et bonne lecture !

A la semaine prochaine !