Archives pour l'étiquette Gilles Lipovetsky

Une cigarette et un teckel à la main

Gilles Lipovetski est à la fois philosophe et sociologue qui s’est intéressé à la société contemporaine et notamment à l’évolution des mentalités.

Il constate que les années 70 et 80 sont marquées par une mentalité plus « cool » que celle d’aujourd’hui. Dans le passé, les gens s’épanouissaient plutôt bien dans leur vie, dans leur loisir, ils avaient tendance à penser d’abord à leur plaisir et menait une vie plutôt heureuse. Aujourd’hui, cette tendance est révolue, les gens sont stressés par leur travail, ils veulent s’engager dans la vie professionnelle, dans la vie de couple, investir pour acheter une maison… Il sont pris dans l’engrenage infernale de la vie quotidienne.

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Gilles Lipovetsky vs Swagg Man

Gilles Lipovetsky avance le fait que nous sommes entrés dans l’âge de l’individualisation du luxe. Selon lui les individus, quelque soit leur classes sociales, ont les mêmes aspirations. Cela se retrouve dans leur gout pour le luxe. Dans les années soixante il est vrai que peu de marque de luxe étaient connues pour de tous. C’est à dire que la logique de consommation ne s’applique pas en fonction des classes mais selon des phénomènes de mode. Il n’y a plus de culture de classe de consommation. Certes le model économique actuel, empêche l’homogénéité des classes mais favorise la popularisation de la consommation de luxe. Apple l’a très bien compris avec sa politique d’écrémage s’adressant à tout les utilisateurs. Au-delà des considérations esthétiques et technologiques d’usage, il est facile d’affirmer que cette popularisation répond avant tout à une tendance structurante du marché mondial. C’est pourquoi pour se distinguer des masses, l’élite choisit aujourd’hui l’ultra-exclusif que l’on appelle « hyperluxe ». Cette nouvelle tendance, dont Louis Vuitton serait l’exemple, remet en question la stratégie de massification de la consommation qui va de pair avec le pouvoir d’achat en hausse. L’hyper-luxe part du principe que le consommable se veut personnalisée, discret et sans aucune restriction. C’est dans une démarche de customisation que l’hyper luxe marque la fin du « luxe démocratique » souligné par Gilles Lipovetsky.

 

Gilles Lipovetsky ou l’un des rares optimistes !

Auteur d’importants essais, Gilles Lipovetsky fait autorité sur les questions de l’hypermodernité, de l’hyperconsommation ou de l’individualismecontemporain.

La thèse développée dans son ouvrage Écran Global est loin de signer la mort du 7e art. Il nous parles au contraire du phénomène qui existe désormais de plus en plus dans cinéma : la réadaptation de film. C’est à dire que le cinéma possèdes désormais ces films classiques et il est donc possible de les retourner avec un regard nouveau. Ce qui d’ailleurs fait grands débats entre les puristes et ceux à la pensée plus contemporaine disons. 

Par exemple, prenons le film Breakfast Club de 1986 de John Hughes il a été plusieurs fois questions d’une suite mais finalement c’est la formule du remake qui a été retenue avec Bumped qui sortira courant 2015-2016. Avec la même intrigue : 5 lycéens, coincés ensemble pour une après-midi refont le monde . Seul le lieu change, du coup la question ce pose quel est l’intérêt de refaire le même film pour juste changer le lieu ? 

Et bien pour le coup la je dit NON. Certains classiques doivent rester tels qu’ils sont …

Même exemple et avis, avec le film Footlose… Non.

CD.

 

Cinéma et bovarysme

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Durant mon projet de recherche au premier semestre, j’ai effectué un compte-rendu de lecture de l’ouvrage Le déclin du mensonge d’Oscar Wilde. La thèse dévellopée dans par Lipovetsky dans L’écran global rejoint celle de Wilde : ‘’La nature copie l’art’’. Ici, l’art dont on parle est le cinéma, le monde copierait le cinéma.

Il me semble que Lipovetsky, lorsqu’il affirme cette thèse, ne sert qu’un réchauffé de la thèse de Wilde, bien plus pertinente au regard de la periode où il écrit. En effet, en affirmant que  »La nature copie l’art », Wilde va au delà de la jolie formule. Il s’interroge sur la place du sublime, sur celle de l’artiste et sur la manière de transmettre une parole.  Lipovetsky semble au contraire se contenter d’une jolie formule et n’interroge pas sur la manière dont le cinéma porte une parole, il ne fait que lister les points sur lesquels l’homme serait influencé par le cinéma. Mais l’homme n’est pas le monde, et si il était question de prouver qu’il est possible d’influencer l’humain par le biais de l’art, je doute que seul le cinéma ait ce pouvoir. Il suffit de lire Mme Bovary pour s’en convaincre.

 

Gilles LIPOVETSKY

Bonjour, parlons ce jour de Gilles Lipovestsky !

lipovetsky3Gilles Lipovetsky est né en 1944. C’ est un essayiste et professeur de français. Il est professeur agrégé de philosophie, membre du Conseil d’analyse de la société et consultant de l’association Progrès du Management.

En 2007, il publie son ouvrage L’Ecran global, dans lequel il fait une critique de la tradition de la modernité occidentale. Dans ce livre, nous sommes dans l’époque du  » tout écran « .   » Les films sont le dialogue du monde d’aujourd’hui « . Cette phrase dénonce la logique commerciale.

Il met en valeur le dialogue entre la réinterprétation et l’original. D’après lui, les oeuvres fondatrices (telles que James Bond) peuvent êtres revisitées. Il parle également du fait qu’il y ait du cinéma dans le cinéma. En voici quelques exemples :

Gran Torino avec le retour sur lui même de Clint Eastwood avec la scène finale où il est comparable à un cow-boy près à dégainer. (cow-boy qu’il n’est pas dans le film)

> Les JT au cinéma (les faux JT) comme dans les Die Hard avec les flash infos qui informent de la situation (du film).

D’après lui, tout ces procédés servent à nourrir le cinéma.

On est amené a brier des codes instaurés par la nature. L’auteur apelle ce phénomène/époque l’hypermodernité, et l’on voit apparaitre l’hypercinéma. Cet hypercinéma a plusieurs caractéristiques :

  • l’ironnie (Ex : OSS 117 qui a tout d’un James Bond dans la forme, mais qui rajoute la touche burlesque humoristique)

  • les apparitions/cling d’oeil (Indiana Jones avec la scène de l’arabe qui jongle avec son sabre et Indiana qui lui colle une balle)

  • le détournement (Pulp Fiction avec le mafieux qui devient religieux, etc.)

Au final,  les idées transmises par le cinéma nous renvoient à faire une analyse sur nous même.

Merci de votre lecture et à bientôt !

Réalité ou Film – Cinéma ou réalité

Gilles Lipovetsky écrit avec Jean Serroy L’écran global en 2007. Ils critiquent l’époque du tout-écran. Les écrans organisent notre société, ils nous entourent au quotidien. Nous sommes rentrés dans l’ère hypermoderne.

Dans cette nouvelle société, ils développent notamment la notion de l’hypercinéma : un cinéma de l’hyperbolisation. Il consiste en trois critères. Prenons donc l’exemple du dernier film de Quentin Dupieux : Réalité  sorti en février 2015.

NO SPOIL

Nous avons :

  • L’image-excès qui consiste à donner du contenu violent et spectaculaire.

Dans le film, une petite fille cherche une cassette VHS dans les boyaux d’un sanglier mort. La scène est psychologiquement choquante pour le spectateur.

  • L’image-multiplexe qui est une dérégulation, une déstructuration des scénarios. C’est une  liberté que prennent les jeunes réalisateurs aujourd’hui.

Dupieux ne suit pas une structure narrative classique. Les éléments de son histoire sont dans le désordre. Il est difficile de saisir l’intrigue. Les actions causes conséquences se transforment en actions conséquences causes. Aucune explication possible de l’histoire.

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  • L’image-distance ou le clin d’oeil

Dupieux s’attaque au style de film « mindfuck » ou WTF en les imitant. Tout particulièrement les films de Christopher Nolan ( Inception et Memento). Le spectateur est poussé à l’analyse mais finalement…

Gilles Lipovetsky et Jean Serroyinfluence se rendent compte que le cinéma influence fortement nos vies : vêtements, relation amoureuse, les médias, le spectacle, les vidéos amateurs ou le sport.

Alors nos vies deviennent des films…   Et, où est la Réalité ?