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En r’tard, en r’tard, j’ai rendez-vous quequ’part

Gilles Lipovetsky (1944-…) est à l’origine de la mutation culturelle la plus importante, à partir du concept d’écranocratie on vit ou l’écran règne. On vit dans une société régit par le capitalisme, la mondialisation et consommation touche à tout : individualité, spiritualité, objets qui va de paire avec le sentiment d’urgence.

Toujours connectés, l’information en direct, actualisation constante des réseaux sociaux,… Nous vivons dans un monde de l’urgence de l’information. On a envie de savoir ce que fait un tel, ce qui se passe à cet endroit,  qui est concerné par quoi,.? que ce soit de près ou de loin, ce sont nos nouvelles questions du quotidiens, dont le manque de réponse entraîne une frustration démesurée, et dont l’angoisse est « j’ai plus de réseau, j’ai plus de batterie, j’ai plus de place dans ma mémoire,..! »

Aujourd’hui, plus un enfant ne veux aller à la campagne, car « y’a pas de réseau, je vais m’ennuyer, je vais pas pouvoir jouer ». Avant, le jeu c’était de parcourir cette campagne.

Le bonheur paradoxal.

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Gilles Lipovetsky, essayiste et professeur de français, est aussi un professeur agrégé de philosophie. Son travail, à la frontière de la philosophie, de la sociologie et de l’histoire contemporain lui permet d’établir des analyses sur l’évolution des mentalités, des pratiques et des mœurs, et à restituer la signification des phénomènes sociaux. Ce qui nous amène à son ouvrage : « le bonheur paradoxal » publié en 2006 dans lequel il se penche plus particulièrement sur la société d’hyper-consommation. C’est un livre qui porte un regard critique, mais non manichéen, sur les rapports à la consommation. Il n’est sans nul doute pas inutile de rappeler que Lipovetsky voit plutôt le verre à moitié plein, contrairement à ses prédécesseurs , les penseurs de l’école de Francfort qui sont plus sur la réserve et pessimiste.

L’auteur distingue plusieurs phases dans l’histoire de la société de consommation. D’après lui, nous serions dans la 3ème, c’est à dire la phase ou émerge la figure de l ‘« hyper-consommateur » dont la condition est paradoxale. Le citoyen hyper-consommateur est certes plus informé qu’autrefois et plus libre dans ses choix, il est cependant encore plus dépendant des modes de vie, des plaisirs et des goûts qui sont de plus en plus sous la dépendance du système marchand. En clair, les nouveaux modes de consommation sont plus « émotionnels » et on consomme davantage en loisirs tandis que la publicité met de moins en moins les avantages techniques et fonctionnels des produits que ce pourquoi ils sont vendus initialement. En effet, ceci pose problème…