Archives pour l'étiquette Guy Debord

Le réolutionnaire

La génération de Guy Debord a ainsi été durablement marquée par le situationnisme, produisant des inconditionnels radicaux et des procureurs haineux. Lui-même paraît éprouver des sentiments mélangés, entre admiration et répulsion. Le plus insupportable peut-être est que Debord, ce révolutionnaire revendiqué très tôt, demeure comme l’icône rigide du possible renversement de la société, alors que son parcours montre qu’il a beaucoup improvisé au gré des événements.

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L’avenir de la Performance

Guy Debord appelait à une esthétisation de la vie quotidienne – ou peut-être l’inverse.

Le situationnisme a donné lieu à la pratique de la Performance Artistique.

Une performance d'Abramovic
Une performance d’Abramovic

Dans quelques décennies, peut-être ne sera-t-il plus envisageable de prétendre créer une œuvre d’art sans sacrifier sa vie.

L’artiste sera celui qui donne sa vie pour son œuvre.

situationnisme / néoréalisme

Guy DEBORD était un intellectuel inclassable, il n’était ni philosophe, ni sociologue, il se définissait comme étant un rebel, enragé ou stratège. C’est un des créateurs du mouvement situationniste. Le situationnisme est un mouvement d’avant-garde apparut dans les  années 50, dans un contexte de révolte contre l’emprise de la logique capitaliste ainsi que sur tous les aspects de la vie et prône une révolte sur la marchandisation de notre existence.

Ce mouvement a été influencé par d’autres mouvements en marge tel que le corpuscule marxiste,  et anarchiste. Ce mouvement d’avant-garde a pour essence, but de lutter contre tout ce qui a été établie antérieurement, c’est une approche marqué par la radicalisation.

Le postulat de base de ce mouvement est que les moments de vie peuvent faire œuvre, être mis en scène, le quotidien peut donc faire  l’objet d’un spectacle. Il va transformer les moments simples du quotidien en situation et ainsi réinvestir l’espace urbain qu’il juge devenu trop lisse, l’incarnation de la marchandisation notamment avec la présence de publicité.

On peut relier se mouvement au mouvement cinématographique du néo-réalisme. Le néo-réalisme  est apparu en Italie, il est lié au contexte sociale et  historique puisqu’il est né au lendemain de la Second Guerre Mondiale. La principale caractéristique de ce mouvement est de représenter les réalités quotidiennes dans ce contexte social, en adoptant une position plus ou moins importante entre un scénario établi, la réalité et le documentaire. Les acteurs n’étaient pas professionnels, c’était des personnes qui se trouvaient dans la rue. Il y a d’autres caractéristiques, se sont le regard du réalisateur sur un individu face à la collectivité, une affection pour la narration ainsi que l’analyse lucide de scène difficile et enfin une critique ouverte à l’autorité en place.
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Par certain point, on peut voir que le mouvement duquel fait partis Guy DEBORD peut être rattaché au mouvement néo-réaliste.

Debord : pour changer

Guy Debord était un artiste et un penseur qui vécut de 1931 à 1994. Il a mené une existence comme Albert Camus la concevait : par la lutte et la révolte. L’un de ses mots d’ordre était : « Ne travaillez jamais ! ».

Il est le fondateur de l’Internationale Situationniste, une organisation révolutionnaire qui souhaitait purement et simplement annihiler la société capitaliste issue de l’après-seconde guerre mondiale. Il l’appelle la Société du spectacle, l’un de ses livres clés. Sa rébellion n’était pas gratuite, il espérait pouvoir enclencher un changement.

L’un des piliers du situationnisme est la réappropriation de l’espace public. Les situationnistes la prônaient par le graffiti notamment, ou les performances artistiques.

L’héritage de Guy Debord se fait encore sentir aujourd’hui : la réappropriation de l’espace public, c’est l’un des termes qu’utilisent le plus les partisans de la Nuit Debout. L’enjeu est là : dans une société de plus en plus dépolitisé et où les citoyens n’ont pas l’impression de s’exprimer véritablement dans les urnes, occuper l’espace public comme Guy Debord aurait pu le faire peut apparaître comme une alternative.

Le Spectacle de la Vie

Le scandale de la projection du film Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou au festival de Cannes (avril 1951) marque le jeune Debord et lui ouvre le champ de création qu’est le cinéma, le poussant à participer aux activités du mouvement lettriste, participation qui prendra fin en novembre 1952 à la suite d’un autre scandale, le « scandale Chaplin ».

Les « internationaux » lettristes incarnent une sorte de Saint-Germain des Prés souterrain, loin des projecteurs braqués sur le Tabou et Les Deux Magots, vivant de façon clandestine leur refus de la norme sociale dans un Paris de l’après-guerre.

Les urbanistes pour lequel ces lettristes se passionnent, y voyant le décor possible, à condition de l’étendre et de l’aménager, pour une future civilisation du jeu qui semble à même de se réaliser dans l’avenir.

Le bar Chez Moineau, rue du Four à Paris, devient leur quartier général. Plusieurs livres témoignent de cette période, notamment écrits, comme ceux de Jean-Michel Mensiondans Le Temps-gage ou de Patrick Straram dans Les bouteilles se couchent, ou de photos, comme celui du Hollandais Ed van der Elsken Love on the left bank. Debord.

« Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade. »

 

 

Sources et références :

Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Debord

JR dans la rue


Récemment JR a fait disparaître la pyramide du Louvre.

Son vrai nom est Jean René et cet artiste français s’est fait connaître grâce à ses différentes séries de collages. Nous pouvons citer dans les plus connus Women are heroes, un projet qui consistait à afficher dans de nombreuses villes du Brésil, Kenya, Liberia, Cambodge, Sierra Leone et d’Inde, le visage de femmes sur des grandes affiches.

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Il a également placardé des photos sur la « barrière de sécurité » c’est à dire le mur qui sépare les Palestiniens des Israeliens. En plus d’être illégale,  l’oeuvre Face 2 Face a beaucoup fait parler d’elle vu que les portraits en question étaient ceux des personnes de l’autre coté du mur faisants des grimaces ( les Israéliens voyaient les Palestiniens et inversement). Il a fait en quelque sorte tomber ce mur en béton avec cette oeuvre. Ces clichés reposent la plupart du temps sur une vision positive du monde qui tend en tout cas à le rendre meilleur. Continuer la lecture de JR dans la rue

Dismaland, une représentation sarcastique de la société capitaliste

Né d’un mouvement culturel à la fin des années 60, le street art est devenu aujourd’hui un art à part entière qui garde l’idée de défendre une cause ou de se révolter contre la société en place. Actuellement le street art reste interdit en France sous peine d’amendes (Blek le rat en ayant fait les frais à de nombreuses reprises dans les années 90).

Banksy est aujourd’hui un des street artistes les plus engagés dans son art. Avec son utilisation de pochoirs à travers le monde, l’anglais nous livre un véritable combat. Il a pour habitude de dénoncer la société de consommation capitaliste libéral.
Un de ces plus gros projets reste encore cette oeuvre éphémère de 2013 : Dismaland. Une dystopie du produit de la société du spectacle de Disneyland.
A travers les thèmes d’actualités, l’auteur de cette gigantesque oeuvre à quelques kilomètres de Bristol, sa ville natale, prouve que cette oeuvre est un moyen immersif de prendre du plaisir et de comprendre les vrais enjeux et non de se laisser avoir par la simple marchandisation de l’art ou des biens. Par exemple, plusieurs activités sont proposées comme la pêche aux canardes, du moins aux boat people qui permet de sauver de manière fictive des réfugiés.

Guy Debord, grand écrivain, cinéaste et révolutionnaire français publie en 1967, La société du spectacle, un essai pour le moins pertinent puisqu’il connaîtra un franc succès après les révolutions de mai 68.  Dans cet ouvrage, vient dénoncer entre autres la marchandisation des biens en ce qu’il appelle une société spectacle, tout est alors basée sur l’industrialisation et le marchandisage.

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles.  »

Disneyland peut donc être considéré comme cette société du spectacle avec la capitalisation de ses biens à travers le monde, l’ouverture de plusieurs parcs immenses, flouant notre conception de la réalité. 

Dismaland, busement park est donc plus qu’une simple oeuvre de l’artiste Banksy, elle permet la réflexion sur les priorités sociales et contemporaines. De plus l’artiste prouve encore à quel point il est possible d’organiser un évènement artistique majeur sans l’utilisation d’argent public et l’idée de but lucratif est écartée car la plupart sont bénévoles ou d’autres artistes venant aider leur partenaire dans sa cause.

Les extraterrestres nous aggressent

Je vais ici vous parler du film Signes, un long-métrage réalisé par M. Night Shyamalan en 2002 dans lequel la planète Terre se fait attaquer par des extraterrestres. Nous suivons pendant l’intégralité du film une famille de fermier vivant en marge de la société qui se voit rencontrer un extraterrestre dans leur propriété et, finalement, l’affronter. A la fin du film, les personnages se rendent compte que le moyen de venir à bout des extraterrestres est de les asperger d’eau, ils y sont en effet très vulnérables.

Signes est un film beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait, car sous ses aires plutôt simples d’histoire banale racontée au cinéma, M.Night Shyamalan nous donne en réalité ici une véritable leçon sur le fait d’apprendre à voir par nous même et à ne pas faire une confiance aveugle aux médias. En effet durant l’intégralité du film le spectateur n’a aucun doute sur les intentions belliqueuses des extraterrestres : ils sont les méchants envahisseurs du film, seulement, une des théories sur ce film est qu’en réalité les extraterrestres sont venus sur Terre car ils n’avaient pas d’autre choix, ce qui explique qu’ils soient venus quand même malgré le fait que la planète soit recouverte en majeure partie d’eau, et qu’ils ne s’attendaient pas à être accueillis de la sorte : ils n’ont en réalité aucune intention belliqueuse.

Signes - M.Night Shyamalan
Signes – M.Night Shyamalan

Si vous demandez à quelqu’un qui a vu le film ce qui lui prouve que les extraterrestres sont hostiles, il vous répondra surement qu’ils attaquent les humains, sauf qu’a aucun moment on ne voit cela, l’un d’eux se fait même plutôt pourchasser dans le champ de la propriété, quand un des personnage voit sa main, il lui tranche des doigts, à aucun moment il n’y a d’agression de la part des extraterrestres.
Il y a une scène dans le film ou un des personnages principaux dit que la radio a annoncé que des extraterrestres attaquaient des gens, c’est le seul moment ou l’on parle de violence de la part des aliens, et pour trouver cet argument convainquant, il faudrait faire confiance à un personnage qui rapporte ce qu’il a entendu dans les médias. Ce qui fait que l’on pense les aliens hostiles ne repose sur rien d’autre que sur le fait que les personnages le croient. Ce qu’on nous montre ne nous permet pas de déterminer de façon certaine que les extraterrestres sont hostiles.

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Signes – M.Night Shyamalan notrecinema.net

Ainsi nous voyons en réalité une famille paranoïaque, coupé du monde, qui a passé ses derniers jours à regarder la télé en train d’agresser un étranger à coup de batte de baseball juste parce que les médias ont dis que les étrangers étaient belliqueux. Cela rejoint la pensée de Guy Debord sur la critique des médias et la société du spectacle. Les médias créent du sensationnel, du scoop : les extraterrestres envahissent la Terre, alors que dans la réalité des faits, rien ne le prouve, et ainsi certaines personnes se nourrissant un petit peu trop de ces médias croient absolument tout ce qui y est dit et son prêt à attaquer l’alien alors que celui-ci ne leur a rien fait.

société du spectacle, bonheur inassouvi

Nous faire espérer atteindre l’inatteignable, tel est le crédo du monde de la pub. L’Homme subit sa course folle à la consommation.
Mais la question que Debord ne se pose pas, c’est que le bonheur réside peut être dans l’attente que le consommateur s’inflige avant d’acquérir son produit.

Guy Debord est un écrivain, essayiste, cinéaste et poète français. Il conceptualisa la notion sociopolitique de « spectacle » dans « la société du spectacle » (1967)

D’après lui, les médias tendent à uniformiser la manière de penser des individus afin de former une masse normo-pensante. Les médias s’adressent à la masse tout en persuadant le consommateur de son individualisme. En menant les individus à penser de la même manière que les autres individus au sein d’une même société, celle-ci acquiert le pouvoir de manipuler la masse. Les individus une fois pris au piège souhaitent se démarquer les uns des autres.

La publicité, conduisant à la consommation, peut être considérée comme la finalité de la société du spectacle. L’Homme se retrouve dépendant de la mode, et de manière intrinsèque, à la nouveauté.
Sa condition de vie étant impactée et influencée par l’individualisme auquel tend à atteindre la masse.

Quelques exemples aberrants poussant à la consommation :

Apple rend ses anciens produits obsolètes au gré des mises à jour. Mises à jour stipulant une amélioration de la fluidité des anciens modèles.
Tandis que du côté d’Activision, des jeux comme destiny sont vendus en kit (incomplets). Mais le vice ne s’arrête pas là, les extensions payantes viennent paralyser le jeu tel qu’il fut vendu à sa sortie au point qu’il soit obligatoire de passer à la caisse si l’on veut pouvoir continuer à jouer au jeu payé au prix fort (70 euros).

Banalisation d’une fatalité : la mort

Pierre Bourdieu, figure majeure française en sociologie a étudié plusieurs facettes des médias de masse et notamment de la télévision. Il dénonce par exemple la circulation de l’information ou le fast-thinking. Bourdieu explique ce dernier par une course contre le temps. Les journaux télévisés trient et choisissent des informations compréhensibles par tous pour ne pas avoir les développer par soucis de temps, de rendement, tout ceci bien sur dans la logique capitaliste du monde dans lequel nous vivons.

Bourdieu parle également de la banalisation que font les médias, en particulier dans l’information télévisuelle, mais c’est valable dans un grand nombre de domaines, tels que la mort…

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