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Fiat, Mini et consors: ces voitures vintage qui servent le conformisme

Guy Debord (1931 – 1994) est un essayiste français qui définit la notion de « société du spectacle » dans son livre éponyme, publié en 1967. Il dénonce le rôle des médias dans l’uniformisation de la pensée. La publicité, notamment, joue un rôle prépondérant en faisant croire à l’individu que ses goûts sont uniques, alors que ceux-ci entrent dans un moule commun à tous. Si le monde de la téléphonie mobile est très fort dans cette démarche marketing (Apple en tête), l’automobile n’est pas en reste.

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Les loups au quotidien

Guy Debord écrivain et cinéaste (court métrage) rédige en 1967 La société du spectacle.

Selon lui l’emprise de la marchandise sur les masses est omniprésente dans nôtre société de consommation, sur tous les aspects de la vie. Les commerciaux utilisent les médias de masse pour que toute la société pense la même chose . Un produit est montré de façon extraordinaire dans les média mais lorsque la masse obtient cet objet, il devient vulgaire car un nouvel objet est présenté.

NO SPOIL

Dans le dernier Martin Scorcese (Le Loup de Wallstreet) Jordan Belfor, trader, est addict à l’argent. Il nous raconte au fil de l’histoire (biographie) ses sensations (achat des derniers modèle de voiture…), ses désirs (la mode), ses motivations dans la vie (toujours acheter,  dépenser). Tout ce que dit Guy Debord sur l’emprise de la société sur les individus est illustré dans ce film.

Comme l’explique Guy Debords : « le spectacle est une idéologie économique ». Il font leur réunion pendant les soirées.

Enfin, le travail de Jordan Belfor le déshumanise. Il se perd dans les drogues, les femmes… Le spectacle des marchandises fait aussi parti du processus de son aliénation. On pourrait même dire qu’il devient  le spectacle à la fin…

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NE TRAVAILLEZ JAMAIS

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Dans la société du spectacle décrite par Guy Debord, la société capitaliste mettrait en place un système aliénant pour la nature humaine.  Debord rejoint ici Marcuse dans le sens où il soutient que le capitalisme crée de faux besoins basés sur l’apparence, et où la satisfaction desquels justifieraient de considérer l’Homme en tant que simple consommateur.

Le point le plus flagrant serait la marchandisation de la culture. Ainsi, la puissance de l’art diminuerait à mesure qu’augmenterait sa valeur marchande. Il acquerrait ainsi une légitimité basée sur sa valeur au sein d’un système établi, et plus une légitimité historique et culturelle. La contestation doit alors passer par une réappropriation et un détournement de cette culture, elle pourra ainsi retrouver un sens qui lui est propre, et qui n’est plus relié à la sa valeur économique.

 

Kriegspiel !

Echiquier

Le Jeu de la Guerre (Kriegspiel) est un jeu de société breveté par Guy Debord en 1965 et commercialisé 10 ans plus tard. C’est un jeu de société, stratégie militaire avec une forte composante de stratégie de télécommunication basé et établie par la théorie de la guerre de Clausewitz qui est une référence en matière stratégique. Ceci a donc pour modèle historique la guerre classique du XVIIIe siècle, prolongé par les guerres de la Révolution de l’Empire.

Ce jeu de société oppose deux adversaires sur un plateau de 500 cases proposant un champ de bataille modifiable composé de montagne, col, deux arsenaux et trois forteresses. Chaque joueur a un réseau de lignes de communication qui doit être maintenu et protégé. Ces lignes de communication irradient des deux arsenaux de chaque joueur, sur les lignes verticales, horizontales et diagonales. Chaque joueur dispose aussi de deux unités de transmissions qui ont la capacité de réfléchir les lignes de communication. Les unités combattantes d’un même camp doivent rester en liaison avec ce réseau ou elles risquent d’être capturées. Les lignes de communication peuvent être interceptées par l’ennemi, et ont donc une importance stratégique primordiale

Le but du jeu est de détruire l’ennemi, soit en éliminant toutes ses unités combattantes, soit en prenant ses deux arsenaux.