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Un travail, une société de consommation : le chien se mort la queue

Aujourd’hui, l’idéologie de la société est d’avoir un travail qui permet de ramener assez d’argent pour s’acheter ce qui est “courant”. C’est ce qu’appelle Herbert Marcuse « société industrielle avancée ». Celle-ci crée des besoins illusoires qui permettent d’intégrer la population au système de production et de consommation par l’intermédiaire des mass media, de la publicité et de la morale.

C’est alors que le placement de produit ou la propagande publicitaire apparaissent. La société est tout simplement manipulée pour se créer des besoin dont elle n’a pas réellement besoin.

Une fois qu’elle s’est fait tromper, elle va redoubler d’effort dans son travail pour en fait travailler indirectement pour l’économie, l’économie elle qui lui dis de consommer. C’est une boucle sans fin.

La publicité s’empare de notre culture !

Membre de l’école de Francfort, Herbert Marcuse est un philosophe et sociologue marxiste qui écrit un ouvrage majeur sur la société contemporaine L’Homme unidimensionnel publié en 1964.

Il aborde notamment de ce qu’il appelle la stérilisation de la culture par la société à travers les médias de masse, en particulier la publicité.

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Vous avez vraiment besoin de ça ?

Attendez…  Vous êtes un homme et vous ne vous brossez pas les dents avec le nouveau Signal White Now Men?  En 2014, la marque a sortie sa gamme de dentifrice men. Il paraît pourtant normal d’utiliser ce produit, s’il existe il y a bien une raison.

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Herbert Marcuse est un philosophe allemand du XX° siècle. Il est considéré comme un des piliers de l’école de Francfort (à l’origine de la théorie critique des médias). Ses deux ouvrages de renom sont : Heros et civilisation (1964) et  L’homme unidimensionnel (1955). Marcuse y critique  radicalement la société contemporaine. Il considère la société comme totalitaire et restrictive alors qu’elle se dit démocratique. Elle fait taire la critique et ne laisse pas vivre ceux qui ne s’adaptent pas à elle. Marcuse souligne trois phénomènes de cette société : la société impose la maîtrise des besoins, l’uniformisation de la société en une grande classe moyenne et pour finir la stérilisation de la culture. 

Le point sur lequel je vais m’attarder est la maîtrise des besoins. En effet, Marcuse explique que la société créé et standardise des besoins qui ne sont pas vitaux. Ces fausses envies nous poussent à acheter plus que le strict nécessaire pour avoir une qualité de vie dans la norme et par conséquent à travailler encore plus pour pouvoir se le payer. Cela alimente la machine économique qui par conséquent recommence. Lorsque les besoins primaires (manger, boire, dormir…) sont satisfaits, il nous paraît important de continuer à acheter des choses qui ne nous sont pourtant pas nécessaires. Le fait d’avoir un confort de vie est bien sûr important mais les marques vont maintenant trouver des alternatives inutiles pour nous faire payer plus cher un produit qui vous correspond soit disant plus ( c’est vrai que les dentifrices basiques ne conviennent pas aux belles dents des vrais hommes).

Un article qui regroupe des produits destinés aux hommes, ils ont tout compris !

sublimation répressive, forcément péjorative ?

La sublimation est un mécanisme psychologique qui vise à transcender le réel, en d’autre mots, à prendre distance de la réalité tout en la dépassant. Par exemple, le sport peut être une forme de sublimation de la violence qu’on porte en soi. C’est une forme d’extériorisation positive d’une pensée négative. De même, l’art peut être la sublimation d’une émotion non verbale néfaste. Son extériorisation apaise et ne nécessite pas de discussion. Le sublimation est donc considérée comme positive

De l’autre côté on a la sublimation répressive, celle-ci est exactement l’inverse de la sublimation, c’est à dire que, plutôt que de prendre distance avec la réalité, on y adhère de manière totale. Plutôt que de transformer une pulsion nous l’extériorisons sous sa forme brute. la vision qu’Herbert Marcuse a de elle-ci est négative. Néanmoins il s’est réapproprié ce concept freudien afin de penser la sublimation non répressive.

Mais la sublimation répressive des désirs est-elle vraiment si péjorative ? Et ci c’était l’inverse…
la sublimation impose un refoulement et un refus de confrontation direct avec la pulsion. Nous la transformons sans chercher son origine. Cela s’apparente à la reconstruction d’une maison sur les mêmes fondations instables ?
La sublimation non répressive serait une sorte de stase qui apaise mais qui ne résout pas.
D’un autre côté, la sublimation non répressive permet à un individu colérique de se canaliser et donc de pouvoir vivre plus sereinement avec son entourage. Sa colère peut dans ce cas également servir de moteur à la concrétisation de projets.

Afin d’amorcer un débat houleux : La religion peut elle être considérée comme la sublimation d’émotions tel que la colère, la tristesse, le désespoir… ?

Et avant les perches, c’était comment ?

Marcuse est un pilosophe, sociologue marxiste. Américain il est né en Allemagne. Il est l’un des trois membres de l’école de Francfort.

Il pense que la société occidental contemporaine empêche de manière volontaire tout changement social car elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste. La société crée de faux besoins en uniformisant les pensées et les modes de vie qui vont être véhiculé par la culture de masse. Ses besoins font marcher la machine économique capitaliste.  La pub et les phénomènes de sociétés vont pousser les consommateurs à acheter des services, des produits dont ils n’ont pas besoin.

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Je vais prendre l’exemple des perches à selfies. Ils en existent de toutes sortes (perches wifi, bluetueeth, à bouton télécommandé etc…)  alors qu’elles servent toutes exactement à la même chose. Se prendre en photo. Dans une société où la population est de plus en plus individualiste, où l’image de soi est primordial ce gadget a réussi à faire le tour du monde.

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Les Stars aussi s’y mettent, le selfie le plus célèbre est celui pris par Bradley Cooper pendant la cérémonie des Oscars.. Le mot selfie est même rentré dans le dictionnaire. Les compagnies ont profité de cette mode pour créer des perches. La population mondiale arrivaient à faire des selfies avant l’arriver des perches, alors pourquoi en acheter ?

Du bipartisme au monopartisme

Dans les années 60 aux Etats-Unis, Herbert Marcuse avait démontré l’uniformisation de la société capitaliste en prenant l’exemple des partis démocrates et républicains. En effet, selon l’auteur, ces deux partis politiques avaient à peu près le même programme. Un programme libéral qui s’inscrivait dans la logique capitaliste, animant quelques différences sur des « sujets de société » pour occuper la vie politique et les médias.

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Je suis parfaitement d’accord avec Marcuse, même si les dernières primaires américaines ont montré que des outsiders progressistes (Bernie Sanders) ou réactionnaires (Donald Trump) pouvait venir agiter le jeu libéral de l’establishment américain. Mais je ne vais pas m’attarder sur les Etats-Unis et plutôt démontrer que le même phénomène est à l’œuvre dans notre pays entre le Parti Socialiste et Les Républicains.

Le phénomène n’est pas récent, il a commencé dès la présidentielle de Mitterrand et son « tournant de la rigueur » en 1983, rapprochant ainsi le Parti Socialiste vers une politique social-démocrate et non socialiste. L’uniformisation a continué de s’accentuer avec Lionel Jospin entre 1997 et 2002, avec une politique social-libéral malgré la « gauche plurielle ». Mais ce qui a définitivement fait prendre un tournant libéral au Parti Socialiste c’est le mandat de François Hollande depuis 2012.

En effet, Hollande s’est fait élire sur un programme qui était déjà considéré par beaucoup comme de centre-gauche mais en plus il ne l’a pas respecté pour y préféré des réformes libérales que même la droite n’avait pas osé. Il a répété les réformes de Sarkozy sur les retraites, la TVA, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux etc… N’a pas laisser en place des reformes phares pendant la campagne comme la taxe à 75% sur les très hauts revenus. Il s’est entouré de personnes considéré de droite comme le président du MEDEF, Pierre Gattaz ou Emmanuel Macron, ancien banquier chez Rothschild, qui lui fait maintenant de la concurrence dans la course aux présidentielles 2017.

Mais notre président ne s’est pas arrêtez la dans l’uniformisation de la vie politique française. Il a mis en place tout un tas de réformes libérales dans la continuité de celle de l’UMP (à  présent Les Républicains) tel que la loi Fioraso dans l’enseignement supérieur ou le pacte croissance emploi compétitivité. Récemment, la loi travail a agité les foules, même la droite n’avait pas osé un tel tour de force libéral. Les deux parties n’ont jamais été aussi proche en terme de programme.

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On peut se demander d’où vient cette uniformisation et la réponse n’est pas très compliqué à deviner. En effet, la France est soumise aux directives de l’Union Européenne, ce n’est plus vraiment elle qui a le contrôle sur l’ensemble de sa politique. L’Union Européenne a pour but assumé d’uniformiser la politique européenne, cette uniformisation se fait dans un sens libéral donné par l’Allemagne qui ne satisfait pas beaucoup d’européens. Malheureusement, ce type de discours n’est tenu en France principalement que par Marine Le Pen qui critique une uniformisation en proposant une nouvelle uniformisation, ce à quoi Herbert Marcuse s’oppose (tout comme moi).

sexualisation de la publicité

Herbert Marcuse est un philosophe et un sociologue marxiste. Dans son ouvrage « Eros et civilisation » paru en 1955, il tente de répondre à la question fondamentale : la libre satisfaction des besoins instinctuels de l’homme est-elle compatible avec l’existence d’une société ?

Pour cela, il étudie la différence entre répression et surrépresion, les nouvelles formes de domination et révisions du principe de rendement, des notions de progrès, de rationalité.

Dans les nouvelles formes de domination, il évoque le rapport à la sexualité. Pour lui un individu non libre est conditionné dans sa sexualité par la société ainsi la sexualité est devenu un très bon investissement de vente.

Par exemple, les différentes publicités que l’entreprise Lu a sorties en 2013 pour vendre le produit Tuc.

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Travail, Travail… oh j’oubliais, Travail!

Marcuse voudrait éliminer la notion de productivité car elle déshumanise l’homme. Elle développe le coté aliénant du travail, qui n’est pas nécessaire.

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Par la variante qui fait que le travail aliène l’homme, le travail est non productif, et de ce fait le principe meme de productivité n’est pas utile a l’homme. Ce concept pousse les hommes a aller hors de leur limites pour satisfaire un ratio, un résultat, une obligation imposée par une entité extérieur.

Nous ne disons pas que le travail est néfaste, mais seulement que le travail tel qu’il est, dessert l’humanité. Marcuse dans son œuvre présente le coté alarmant de celui-ci, que tout le monde vois mais que très peu dénonce…

En un mot, soyez innovant!

Quelque soit notre  nationalité et notre âge nous avons été et nous sommes toujours jugés selon des codes. Le système de notation varie, débutant au feux de couleurs en classe de primaire puis plus tard par des entretiens individuels en entreprise, en passant par les notes restituées en chiffres ou en lettres, notre travail est continuellement évalué. Herbert Marcuse, philosophe et sociologue se pencha sur la question du travail. Pour lui, les institutions rationnelles empêcheraient de donner un sens aux activités. Le travail est ainsi perçu comme une aliénation. On remarque dans la société actuelle une part importante de la population travaillant dans le seul but de gagner de l’argent et de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, le travail étant alors seulement un moyen, voire un outil.

Herbert Marcuse voulait rendre le travail attrayant et plus intelligent en rendant une place propre à l’humain qui semble déshumanisé. On retrouve une part de cet état d’esprit dans la nouvelle optique de recrutement des entreprises. Le besoin en innovation et créativité n’a jamais été aussi demandé dans cette société qui semble stagner en matière de renouveau, d’ou l’émergence et le financement en crowdfunding de nouvelles start-up.

Le système de compétences se complexifie et différencie bien plusieurs compétences dont les savoirs (théoriques), les savoir-faire (techniques) et les savoir être (trait de caractère et comportement). Le savoir être et la personnalité seraient alors privilégiés par rapport à un savoir-faire.

Aujourd’hui on ne cherche plus un profil mais bien des profils, car lors d’un recrutement, la richesse et la diversité sont toujours une ligne de conduite dans la valorisation organisationnelle de l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de capital humain. Selon les propos de Bernard Belletante, directeur général d’EMLYON, la nouvelle génération est et sera amenée à changer plusieurs fois de métiers au cours de sa vie professionnelle, de plus nous serons acteurs mais aussi créateurs de nos emplois. L’esprit d’entreprendre et la prise d’initiatives seront alors des atouts majeurs pouvant dépasser le bagage initial.

Eros and advertising

Aujourd’hui les pubs sont le meilleur moyen de promouvoir un produit. Elles permettent de transmettre des messages et pour les entreprises de faire vendre leur produits. Seulement nous pouvons voir que celles-ci sont de nos jour tournées, pour la plupart, de façon très sexualisé, ainsi tendant à attirer l’œil des spectateurs et à les pousser à acheter le produit proposé.

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On retrouve cette sexualisation notamment dans les publicités de parfums qui exploitent souvent ce sujet pour donner de la sensualité à ce produit qu’est le parfum et qui représente un objet de séduction. On peut donner comme exemple la publicité pour le parfum « Amor Amor » de Cacharel, en effet dans cette publicité on retrouve deux personnes qui commencent à se déshabiller , suivi d’une scène où l’un écrit sur le corps de l’autre de manière sensuelle on retrouve ici les premiers signes de sexualisation des images ; l’auteur de cette publicité à veux attirer l’attention du spectateur, de le mener à avoir envie du produit, de ressentir le besoin de l’acheter. Enfin la scène se termine par les deux personnages qui vont s’embrasser, ainsi l’auteur termine sa publicité par une image qui est une représentation simple du nom de son parfum, ici « Amor Amor ». On retrouve ainsi une super sexualisation du produit, sachant que le produit n’est exposé qu’à la fin, c’est la scène amoureuse des deux acteurs qui nous amène sur la découverte du produit qui se cache derrière ces images.

HerHerbert_Marcuse_in_Newton,_Massachusetts_1955bert MARCUSE (1898 – 1979) qui est un philosophe, il a étudié le rapport de l’Homme avec la sexualité à travers la société qu’il crée ; il développe à travers ce sujet une nouvelle forme de domination. En effet il affirme que la société conditionne l’Homme dans sa sexualité, elle serait devenue un très bon argument de vente, de nombreuse publicités reprennent ce concept pour « faire vendre ». Il dénonce cette utilisation qui serait un moyen de contrôle de la société sur les Hommes, une société de consommation qui utilise nos instincts primaire pour nous manipuler. En effet les publicités de nos jours sont le support principal de cette manipulation et MARCUSE le dénonce sans censure et affirme que celles-ci permettent à la société de consommation de manipuler les idées collective et donner un besoin et une envies qui ne sont en réalité pas nécessaire, en manipulant les images. La sexualité étant un sujet actuel MARCUSE à sut dénoncer son utilisation trop fréquente qui pousse à la construction d’une société où les préjugé reste présent et parfois même se développe.