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Le petit blouson en daim d’Herbert Marcuse

Herbert Marcuse (1898-1979) est un philosophe américain et allemand. Il a théorisé l’idée de l’homme unidimensionnel et dénonce la « société industrielle avancée » qui crée le besoin chez l’individu pour l’intégrer à la société de consommation. Dénonciation bien ancrée dans l’univers du groupe Stupeflip.

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Capitalisme : domination ou ambition ?

Herbert Marcuse était un intellectuel allemande du 20eme siècle ayant fait partie de la théorie de pensée de l’Ecole de Francfort. Il est très engagé politiquement et est un des précurseurs de la New Left, une nouvelle gauche rejetant les erreurs du communisme et s’ancrant parfaitement dans le mouvement culturel et social de l’époque : le mouvement hippie des années 60.

Pour lui, la société occidentale empêche de manière volontaire à l’échelle individuel et collectif tout changement social et personnel. Elle veut assurer la pérennité de sa logique capitaliste, c’est une logique de domination.  Cette société va assimiler toutes les forces contraires, illusions d’une liberté de pensée. D’ou le terme d’unidimensionnel. La société ne laisse pas exister ce qui ne s’adapte pas à elle. La société contemporaine se veut démocratique alors qu’elle est sous une logique de domination due à l’industrialisation.

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Seulement, c’est comme en politique aujourd’hui : le discours du « Tous pourris » ne fait pas avancer les choses et est un peu simpliste ; ici dire que cette société est vraiment cruelle, ne laisse pas sa chance aux individus et les prive de liberté est un peu facile. Cette société a de nombreux travers c’est vrai, mais elle offre aussi de nombreux avantages. Jamais dans l’histoire de l’humanité autant de personnes ont pu cohabiter avec des standards de vie aussi haut dans les pays occidentaux. La vie que nous offre le système capitaliste, bien qu’elle soit loin de celle dont chacun rêverait au fond de soi, est une vie très confortable, nous ne manquons de rien ! Des vêtements, de l’eau, de la nourriture, des divertissements, etc… Même sans avoir particulièrement réussi professionnellement, nous pouvons jouir de tout cela, ce qui n’est pas donné dans tous les pays.
Ensuite Marcuse affirme que la société empêche volontaire tout changement social et personnel. Ah bon ? L’ascenseur social est-il vraiment bloqué ou est il bloqué pour ceux qui n’ont même pas envie d’appuyer sur le bouton ? Je ne dis pas que pour réussir il suffit de le vouloir, je dis que tout ceux qui ont réussi le voulait, et on compte une multitude d’histoires d’homme et de femmes partis de 0 et ayant aujourd’hui accompli leurs rêves.

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Herbert Marcuse, l’Homme unidimensionnel

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous parle de Herbert Marcuse et de son livre « L’homme unidimensionnel ».

La société industrielle avancée est, pour lui, une société totalitaire. « Elle manipule les besoins au nom d’un faux intérêt général ».

Marcuse traite des différents/nouvelles formes de contrôle de la masse dans la première partie de son livre. Pour lui, la société contemporaine est un énorme piège qui tente de nous uniformiser. Elle cherche également à nous abrutir pour avoir la main sur nous. Elle nous créée de nouveaux besoin pour que l’on consomme plus.

Pour lui les faux besoins (produire, consommer, par exemple : la mode, les loisirs) vont justifier un travail pénible, qui fait naître l’agressivité des gens.

L’art crée une société bidimensionnelle, puisqu’elle parle d’un autre monde, d’une autre réalité. Mais aujourd’hui la réalité dépasse la culture. L’idéal est devenu accessible et nous n’avons plus besoin de l’art pour y parvenir, l’art est aujourd’hui « classique ».

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Marcuse et les Hippie

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Les hippies étaient principalement des jeunes du « baby boom » d’après-guerre. Ces derniers souhaitaient s’opposer à certaines normes et valeurs de la société occidentale, en contestant et refusant l’ordre établi. C’est dans le but d’aller à l’encontre de la société de consommation, le système capitaliste et le conformisme, que les communautés hippies se sont formées, urbaines ou rurales, et vivaient ainsi en marge de la société. Marcuse définissait les hippies de rebelles politiques et sociaux. Il désapprouvait le comportement excentrique les rendant peu crédibles aux yeux de l’opinion publique. En revanche, il restait convaincu que certains hippies pouvaient créer une société meilleure. Selon lui, les valeurs qu’ils défendaient, et en lesquelles Marcuse croyait, s’opposaient nettement à celles de l’ordre établi. De plus, l’individu et la liberté avaient une place de choix dans le vocabulaire hippie, ce qui ne pouvait que le satisfaire.

Voici un extrait de son ouvrage : Herbert Marcuse, Raison et révolution, Paris, Éditions de Minuit, 1969

 

Tolérance répressive, toujours est-elle ?

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C’est le nom d’un essai rédigée par Herbert Marcuse en 1965. En effet le titre est clair et parle donc de tolérance et de répression. Mais qu’est-ce que la tolérance répressive politique ? La réponse à cette question peu être de même clairement formulée : c’est une démocratie totalitaire.

La violence et la répression sont adoptées, pratiquées et défendues aussi bien par les gouvernements démocratiques qu’autoritaire. Leur tolérance n’est que formelle et permet à la société de laisser croire qu’elle offre des libertés comme celles de se rassembler, de penser, de s’exprimer, etc… mais ceci n’est bien qu’une illusion. Les gouvernements ne tolèrent que ce qui ne tolère pas l’action révolutionnaire ; La tolérance est étendue à des politiques, des états et des modes de comportement qui ne devraient pas être tolérés parce qu’ils font obstacle au changement tout simplement. La répression y est finalement totale.

Un exemple concret s’est produit du vivant de Herbert Marcuse et qui a radicalement changé son rythme de vie. Selon lui, c’est la tolérance répressive qui a autorisé la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne. Cette sorte de tolérance renforce la tyrannie de la majorité d’un parti contre laquelle se sont élevés les libéraux authentiques.

En France à aujourd’hui, lorsque l’on dispose d’une démocratie démocratique bien assise ; faudrait-il se poser la question de savoir si la tolérance répressive règne ? La réponse est toujours claire. La France rentre doucement dans la description…