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The Bling Ring: transposition du turbo-consommateur de Lipovestky au cinéma

Gilles Lipovetsky (né en 1944) est un essayiste français ayant développé la notion d’hypermodernité.  Il définit l’idée d’un individu « turbo-consommateur » obsédé par les marques, à la fois à la recherche du luxe , de la mode et d’une gratuité.
Une idée de l’individu que l’on retrouve notamment dans le long-métrage de Sofia Coppola, The Bling Ring, sortit en 2013.

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Lipovetsky, le cinéma vit.

Re-salutations,

Après un Pierre Bourdieu qui nous dit tout sur le fait qu’on ne nous dit pas tout (étrange paradoxe…), nous voyons maintenant la pensée de Lipovetsky, qui nous dit que nous nous identifions au cinéma car il nous montre tout ce que l’on connait, et même plus. Il s’agit du concept d’hyper-modernité.

Pas plus tard qu’hier, je lisais un article de Vice (oui, encore), sur l’expérience d’une jeune fille ayant testé ce  que l’on appelle les « drogues auditives » ou « drogues digitales ».

Pourquoi elle nous parle de drogue elle…? Tout simplement parce que, chers amis, la demoiselle raconte son expérience avec l’un des sons, qui lui a donné la sensation d’être le personnage d’Hunger Games. Le plus étonnant reste, à mes yeux, le fait que le son ait été crée pour vivre (en quelques sortes) son film préféré.

L’article ici : http://www.vice.com/fr/read/se-defoncer-avec-des-drogues-digitales

Nous en sommes enfin au lien entre Lipovetsky et cet article : L’homme s’identifie tellement au cinéma, qu’il rêve de vivre ce qu’il voit, et le désire parfois plus que son propre vécu. Certains vont jusqu’à « écouter » de la drogue pour ça. Le cinéma surpasserait donc nos propres vies?!

Ca me surpasse.

CD

Gilles LIPOVETSKY

Bonjour, parlons ce jour de Gilles Lipovestsky !

lipovetsky3Gilles Lipovetsky est né en 1944. C’ est un essayiste et professeur de français. Il est professeur agrégé de philosophie, membre du Conseil d’analyse de la société et consultant de l’association Progrès du Management.

En 2007, il publie son ouvrage L’Ecran global, dans lequel il fait une critique de la tradition de la modernité occidentale. Dans ce livre, nous sommes dans l’époque du  » tout écran « .   » Les films sont le dialogue du monde d’aujourd’hui « . Cette phrase dénonce la logique commerciale.

Il met en valeur le dialogue entre la réinterprétation et l’original. D’après lui, les oeuvres fondatrices (telles que James Bond) peuvent êtres revisitées. Il parle également du fait qu’il y ait du cinéma dans le cinéma. En voici quelques exemples :

Gran Torino avec le retour sur lui même de Clint Eastwood avec la scène finale où il est comparable à un cow-boy près à dégainer. (cow-boy qu’il n’est pas dans le film)

> Les JT au cinéma (les faux JT) comme dans les Die Hard avec les flash infos qui informent de la situation (du film).

D’après lui, tout ces procédés servent à nourrir le cinéma.

On est amené a brier des codes instaurés par la nature. L’auteur apelle ce phénomène/époque l’hypermodernité, et l’on voit apparaitre l’hypercinéma. Cet hypercinéma a plusieurs caractéristiques :

  • l’ironnie (Ex : OSS 117 qui a tout d’un James Bond dans la forme, mais qui rajoute la touche burlesque humoristique)

  • les apparitions/cling d’oeil (Indiana Jones avec la scène de l’arabe qui jongle avec son sabre et Indiana qui lui colle une balle)

  • le détournement (Pulp Fiction avec le mafieux qui devient religieux, etc.)

Au final,  les idées transmises par le cinéma nous renvoient à faire une analyse sur nous même.

Merci de votre lecture et à bientôt !